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AHOY ! Bordeaux : deuxième édition du festival à succès

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

Après le succès de la première édition, en 2018, AHOY revient le 6 juin pour une soirée de concerts en plein air. De quoi bien commencer l’été avec une programmation variée.

À l’origine de ce projet, l’Iboat et l’association culturelle basée à Bordeaux, Trafic. Connu pour ses nombreux événements musicaux à bord du bateau, l’Iboat accueille pas moins de 2000 artistes tous les ans. Trafic, quant à elle développe un projet pluridisciplinaire, sur le terrain des cultures électroniques et numériques. Elle est associée à l’Iboat avec qui elle collabore en développant l’action culturelle du lieu, intra mais également hors les murs…

En 2018, lors de la première édition, les 1, 2 et 3 juin, AHOY avait investi quatre sites différents : la dalle du Pertuis, au pied de la base sous-marine, dans la Base Sous-Marine et à l’Iboat. Concerts, lives audio-visuels, performances digitales (dont 2 gros projets inédits à la Base Sous-Marine), déambulation artistique autour des Bassin à flots, spectacles jeune public, dj sets, ateliers de création numérique ou de production musicale, la programmation s’est avérée pluridisciplinaire et avant-gardiste, réunissant plus de 10 000 personnes et une quarantaine d’artistes.

Cette année, quatre groupes musicaux sont attendus sur la dalle du Pertuis pour une soirée de concerts en plein air de 18H à 01H, le jeudi 6 juin. Au line-up, nous retrouvons le collectif né à Kinshasa, KOKOKO. Recyclant et détournant la matière disponible, ils créent les moyens d’une esthétique radicale et résolument dansante. S’en suit, le groupe Ko Shin Moon. Brouillant les frontières temporelles et géographiques, le duo (que nous avons rencontré) mêle instruments acoustiques de diverses régions du monde, machineries analogiques, musiques traditionnelles, arrangements électroniques, sampling et enregistrements de terrain. AHOY invite également le duo Bruxas, qui se caractérise par une esthétique latine et tropicale, utilisant dans leurs productions disco et house des percussions sud-américaines, synthés vintages et lignes de basses accrocheuses. Enfin, nous pourrons entendre l’afro-caribbean space disco du collectif The Mauskovic Dance Band.
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Eclectype #52 — La playlist bordelaise — mai 2019

dans MUSIQUE/SÉLECTA

Rendez-vous mensuel pour découvrir de nouveaux artistes issus de la scène bordelaise tout en redécouvrant des pépites locales bien de chez nous, enfouies parfois dans les bas-fonds des internets. Sans trier, on sélectionne de manière éclectique dans cette playlist des univers parfois très différents, du rock psyché à la house en passant par le hip hop ou la musique de chambre, toujours dans une démarche de promotion de la création, émergente ou non, à Bordeaux.
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Mydgar — View From the Space

Mydgar continue son voyage vers le cieux et au-delà avec son nouveau titre « View from space », second morceau de son EP plutôt spatial. Basé sur une interview de l’astronaute Neil Armstrong qui décrit la Terre et la Lune à son retour de la mission Apollo 11, le morceau et ses longues nappes invitent aux rêves dans un crescendo progressif particulièrement agréable.
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Insomni Club — Envie

Il est cool, bordelais, musicien mais aussi réalisateur des clips de Miel de Montagne et il vient de sortir son dernier son « Envie » le mois dernier. En première partie de Flavien Berger à la Rock School Barbey, Insomni Club, de son nom d’artiste joue régulièrement à Bordeaux et si vous souhaitez en savoir plus sur lui, on a, là aussi, eu la chance de lui poser quelques questions lors d’une rencontre.

Obsimo — Tigari

Figure montante de la scène locale, le jeune Obsimo a tout juste sorti son premier LP. 7 titres électroniques particulièrement mélodiques aux textures soignées et aux univers riches, à l’image de « Tigari » qu’on vous laisse découvrir.

Piscine — Philippe Lucas

En plus de balancer un math rock tendance noise de qualité, l’équipe de Piscine a le sens de l’humour, comme l’illustre ce délicieux bien nommé « Philippe Lucas » sorti par le groupe en 2015 sur l’album Chlore.
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Hirschmann — Transhumance

A la tête du collectif et média Eclipse, Hirschmann nous emmène en transhumance avec ce titre à l’ambiance dérangeante et aux rythmiques maléfiques. On nous glisse dans l’oreille qu’un EP est en cours de préparation…
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Double C — RDLV

« Rentre dans le vice gamin » ; le Double C invite aux malices avec « RDLV », sorte de trap néo-futuriste aux rimes rigolotes (big up à Nadine Morano) inspirés d’une nouvelle scène rap francophone qui ne se prend pas au sérieux tout en restant efficace.
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The Oversleep — Whatever

Très beau et délicat « Whatever » du duo The Oversleep, avec sa belle ligne de piano. Semble-t-il inspiré par la SF des années 90, le morceau est le deuxième épisode d’une série entamée avec le titre «  Like Blood On Snow ». A découvrir le 31 mai en concert à La Voûte !
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Cocktail bananas – I will Insist

Originaire de Bordeaux, Cocktail Bananas est un groupe composé de six artistes musiciens et chanteurs dont Jessica Bachke que nous avons eu le plaisir d’interviewer (lien ici). Avec un style folklore américain, ce groupe sillonne la France mais particulièrement Bordeaux où l’on a déjà pu les entendre jouer au Central Do Brasil, l’Iboat, Le Lucifer, le Café Brun et autres…
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Sweat Like An Ape! — Witch

On continue sur le thème de la sorcellerie avec « Witch » de Sweat Like An Ape!, qui sort tout juste son nouvel album chez Platinum Records, entre indie rock et influences disco voire tropicales ! Release party du groupe à ne pas manquer au Krakatoa le 23 mai (des places à gagner sur notre page Facebook).
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La Prune — Jack

La Prune a encore frappé ! L’Epicerie Gang, « pas venu pour débattre sur la chocolatine »  continue son petit bout de chemin et distribue les bons points et les bonnes rimes au fil de ses morceaux. On est donc particulièrement contents de les retrouver en pleine forme sur ce « Jack », toujours impec’.
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MLX — Flamme

Toujours ultra léché et quali, les productions visuelles d’OCTANT Studio régalent sur chacune de leurs sorties. Qui plus est quand elles se couplent avec des productions d’un artiste tel que MLX qui maîtrise à la perfection l’exercice avec « Flamme », à l’instru tout aussi propre.
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Hill Billy — résidence sur Ola Radio


Deep & break servi par la joyeuse team d’Hill Billy qu’on a maintenant l’habitude de retrouver sur Ola Radio ou lors de divers événements, notamment à l’Iboat, avec une prochaine date prévue le 6 juillet pour fêter l’anniversaire du collectif !

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Et découvrez d’autres Eclectypes avec d’autres artistes locaux à découvrir :

Post-punk apocalyptique 2.0 au BT59 : Rendez-Vous

dans ÉVÉNEMENTS/REPORTAGES

Francis, Elliot, Maxime, Simon et Guillaume ont retourné ce 17 avril la totalité du public bordelais du BT59 aux cotés de VvvV, croisé en première partie. Le groupe old school dévoilait en octobre 2018 un nouvel album : Superior state, avant de se lancer à corps perdu dans une tournée mondiale jusquʼà la fin de lʼannée. Depuis leurs premières dates en 2015, Rendez-Vous ne cesse de régaler la soif littéralement insatiable de leurs fans et ce, pour notre plus grand plaisir. On a kiffé ce concert organisé par l’Iboat (et donc délocalisé au BT59) et on vous propose, en quelques clichés, de sombrer dans cette ambiance frénétique.
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Euphonik Balade : nouveau festival éco-responsable de la région

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

Euphonik Balade, c’est l’idée de créer un événement à la programmation éclectique tout en limitant son impact sur l’environnement par la réduction des déchets. Né de l’association Euphonik Bazar, ce festival se déroulera, pour sa première édition, au cœur des Deux-Sèvres, à La Chapelle-Pouilloux, dans un écrin de nature. Ça se déroule un samedi 18 mai et c’est ouvert à tous (prix libre). Alors foncez !

Euphonik Bazar : une association où les membres sont regroupés par le plaisir et la motivation, le partage et la création

Constituée de différents acteurs du milieu festif et nocturne Poitevin, l’association Euphonik Bazar est garnie majoritairement de membres du Lustucrew & Echo System mais aussi des Rabouins et de LHO, et plus globalement de bénévoles motivés qui partagent le même souhait. Ensemble, ils ont déjà organisé trois gros événements (Imminent Take Off, Mayday et ABYSS) sur le superbe site des « Petites Aubuges » ainsi que de nombreuses soirées dans les bars locaux. Créée en 2014, avec pour volonté, la promotion de la musique électronique mais également de la culture au sens large en Deux-Sèvres, cette association se lance dans la réalisation de son premier festival : Euphonik Balade.

Avec une programmation éclectique, de sorte qu’il y en ait pour tous les goûts (dub, piano, electro), Euphonik Bazar cherche également à promouvoir, à travers ce festival, un nouveau mode de pensée basé sur des enjeux éco-responsables. Le but étant d’organiser une soirée en limitant son impact sur l’environnement par la réduction des déchets. Des composts, des poubelles de tri et de déchets seront mis à disposition pour permettre une visibilité auprès du public, de la production des déchets durant l’événement. Afin de favoriser les circuits courts, l’association proposera également une restauration et une buvette préparée en collaboration avec des agriculteurs, maraichers, brasseurs et commerçants de la région.

Une programmation d’artistes régionaux

Outre le formidable concept éco-responsable de ce festival, le line-up est jovial et bordelais. Qui demander de mieux que MEZERG et son piano boom boom ? Si vous l’avez raté le 30 avril à la Rock School Barbey à Bordeaux, c’est l’occasion d’aller écouter ce musicos aux multiples talents, qui sait allier l’humour à son instrument favori, le piano. Le groupe TravelerZ sera aussi de la partie ; entre digital reggae/dub, electro, disco et plus, ce trio a sorti son premier opus « Welcome to the Unknown », disponible en libre téléchargement sur le net.

Avec son style hard rock, electro/metal, le groupe Carbon Killer évolue dans le genre musical et artistique, la synthwave. Ils ont déjà joué au PAMA à Pessac, à l’IBOAT, La Voûte, le VOID // BDX ou encore à l’Antidote à Bordeaux. Enfin, pour finir la soirée sur une note d’électro, techno et house, les DJ’s du crew de Euphonik Bazar viendront mixer. Il y aura Djelat, Titou, Indiana Ju’ et Sfunky.

SUPER Daronne fête ses deux ans en deux étapes

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

A l’occasion de leur second anniversaire, SUPER Daronne voit les choses en grand. A l’initiative de ce collectif, quatre mecs amoureux des belles sonorités qui partagent avec fougue leur ivresse musicale. Deux dates sont prévues pour célébrer deux années de groove intensif. Tandis que la première se déroulera le 26 avril à l’Iboat, la seconde aura lieu le 11 mai dans un hangar qui reste, pour du moins, secret. Revenons sur l’évolution de ce crew qui ne cesse de nous faire danser.

SUPER Daronne c’est l’association de quatre DJs bordelais, plus communément appelés sous les pseudonymes de Rigo, Juniore, Doowi et Neida. Fondé en 2017, ce crew s’est vu évoluer à Bordeaux où la musique occupe une place de plus en plus importante. Heureux de pouvoir contribuer au développement de cette ville nous confient-ils, ce collectif puise ses inspirations dans la musique électronique, passée et présente.

SUPER Daronne, 2 ans de teufs à Bordeaux

On peut les retrouver à l’Iboat, où ils s’expriment avec récurrence depuis deux ans maintenant ; institution locale qui a su leur faire confiance et sans qui, ils n’auraient pas évolué de la sorte. SUPER Daronne y a notamment invité des artistes comme Boo WilliamsAfricaine 808, Bradley Zero, Glenn Underground, Bamao Yendé, Earl Jeffers ou encore Nu Guinea et autres avec qui, ils ont collaboré sur des sets le temps d’une soirée.

Mais SUPER Daronne ne s’arrête pas là. Sur Bordeaux, on a pu les entendre à Darwin (lors des Heures Heureuses), Le Fridge, l’Astrodome, Le Poisson Rouge, Les Vivres de l’Art ou encore à l’Union Saint-Jean. Ils ont également été invités sur des plateaux comme le Ahoy Festival, le Carré Coast à Biarritz, le Debonair à Paris (ce fut la toute première fois qu’ils sortaient de Bordeaux avec l’équipe au complet) ou encore le Bordeaux Open Air où ils ont rassemblé plus de 10 000 personnes sur les pelouses du Jardin Public.

Une fête d’anniversaire en 2 étapes

Pour célébrer sa deuxième bougie, SUPER Daronne organise pour l’occasion une première soirée qui se déroulera le 26 avril à l’Iboat en compagnie de Mr. Scruff, qui nous vient tout droit de Manchester. Soul, Hip-Hop, Jazz, Downtempo, Afro, Jungle, House & co se retrouvent joyeusement dans les bacs, et sont conviés sur le dancefloor sous le regard amusé et enfantin de l’ami Scruff. Mais qui dit deux bougies, dit deux événements. Le second aura lieu le 11 mai dans un hangar où l’adresse est tenue, jusqu’ici, secrète. Ce que l’on sait, c’est que la SUPER Daronne ne va pas nous décevoir une fois de plus.
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Le weekend en grande pompe de l’Iboat avant cale sèche

dans ANNONCES/DIVAGATIONS LOCALES/ÉVÉNEMENTS/VIE DE QUARTIER

Pour son dernier weekend avant « cale sèche », l’Iboat propose une programmation XXL étendue sur deux jours avec concerts, ateliers et bien sûr des soirées clubs aux line up bien aiguisés.

La cale sèche : utilisée dans le vocabulaire maritime, cette expression fait référence à la « cale sèche », à savoir le lieu aménagé dans un port pour permettre de mettre à sec des bateaux qui y entrent pour être entretenus ou réparés. Pendant 10 jours notre ferry bordelais sera absent de nos radars. Et pour cause. Prendre soin de son public bordelais depuis 7 ans (et pas que) à l’année c’est du boulot. Il fallait bien pour entamer la saison estivale faire peau neuve. Comme chaque instant est une fête, plutôt que de partir le cœur vide, le bateau nous as concocté une java chavirante (histoire de tout bien casser là-dedans avant le contrôle technique).

Un weekend kids-friendly

Samedi 16 mars, de 11h00 à minuit ; tout est gratuit Il sera donc possible de profiter du vent du large en accès libre. Et en famille. Une grande partie de la fête sera réservée à nos petits matelots, avec des ateliers « guirlande de capitaine » dès 15h30 : pliage , collage , découpage, recyclage… Vos enfants repartent avec une jolie suspension de bateaux en origami. S’en suivra un mini club des marins, avec une boum dans la cale à 16h30 avec un dj set par Elodie Nelson & Dante. Ainsi qu’un bar à bonbons, un bar à sirops et, à 18h00, une séance ciné et plateau apéro pour les enfants (chips, grenadine et saucisson). Qu’y-a-t-il de mieux que de prendre le large avec ses enfants ? (non on ne répond pas, c’est une question rhétorique).

Maxi loto, marinière et légende house new-yorkaise

Pour attiser votre âme de gagnant, un maxi loto sera organisé et vous pourrez aller vous délecter de votre victoire sur la piste de danse car oui, après les petits matelots vous pourrez également aller danser. Le dress code est sans grande surprise : une belle marinière. Et si vous n’en avez pas dans vos tiroirs pas de panique, vous en trouverez sûrement à la friperie des marins. Pour couronner le tout samedi on annonce un grand soleil avec une température de 21 degrés. On termine en beauté avec une soirée club le samedi soir qui verra la légende de la house new-yorkaise François K s’emparer des platines avant d’envoyer le bateau en cale sèche. Un weekend radieux en prévision, on vous aura prévenu !

AHOY SAMEDI les marins !

Insomni Club : la rencontre

dans ART ET CRÉATION/ENTRETIENS/MUSIQUE

Festival Grand Coeff, Get Wet Party à l’Iboat, première partie de Flavien Berger à la Rock School Barbey, Insomni club multiplie les apparitions et les performances. Entre musique et vidéo, le bordelais nous confie ses passions et sa philosophie. Entretien avec le musicien et aussi réalisateur des clips d’un certain Miel de Montagne

Le Type : Salut Insomni, comment vas-tu ?

Insomni Club : Ça va et toi mon frère ?

Beh écoute, la grande forme ! Comment te sens-tu au lendemain de la sortie du clip de « L’Amour » de Miel de Montagne ?

Satisfait de ouf ! J’ai commencé à écrire le scénario en décembre alors que j’étais parti trois semaine au Maroc. Milan et Joris m’ont appelé et m’ont demandé si j’étais chaud, ça m’a mis un peu le jus. C’était un peu tendu là-bas car j’étais en mode wild, sans portable etc. Pendant une semaine on s’est envoyé les pitch, c’était « L’Amour », et puis on s’est dit qu’on voulait le faire à la montagne, directement.

Du coup la montagne c’était le clin d’œil direct à l’artiste ?

Ouais en quelque sorte. Milan (Miel de Montagne) voulait le faire là-bas depuis le début. On était parti dans l’idée de faire le clip de « Pourquoi pas » à la montagne, mais finalement c’était pas le bon timing et plus celui de la plage ! Pour ce dernier clip, on voulait représenter l’amour, mais pas forcément l’amour homme-femme tu vois, c’était plutôt un amour universel. L’amour que tu peux avoir pour tes amis, quand tu es seul devant un coucher de soleil, etc… quelque chose de pur et naïf. On est parti sur plusieurs idées. Au final il a fallu un mois au total entre l’écriture, le montage et le tournage, ce qui est assez rapide.

Tu as réalisé les clips de « Pourquoi pas », « Slow pour mon chien », « Petit Garçon » et « L’Amour »As-tu rencontré des difficultés pendant tes tournages ?

Des difficultés forcément, mais en soit j’en garde de supers souvenirs car c’est avec les potes quoi. C’est toujours entre copains, le scénario est écrit seconde par seconde, mais sur le moment on improvise aussi. Le but c’est de progresser tous ensemble. Par exemple pour « Slow pour mon chien », c’était un délire de driver des petits vieux pendant leur cours de danse avec un chien-homme en plein milieu, ahah. Ils se sont pris de ouf au jeu et criaient : « Eh Gildas ! Tu veux des croquettes ?! ».

« Pourquoi pas » c’était mon premier clip, c’était un lourd défi de filmer depuis un autre bateau. D’ailleurs quand on a décidé de faire le clip, j’étais à l’Iboat avec Milan, on s’est dit « tiens on va faire du ski nautique », et c’est parti ! Il n’avait jamais fait de ski nautique, il était obligé de chanter sans entendre la musique car les moteurs faisaient trop de bruit ! Pendant ce temps ça bougeait dans tout les sens, c’était la première fois que j’utilisais vraiment un vrai boitier (comparé à mes caméras au poing) et bien sur sans steady cam ou quoi que ce soit pour stabiliser !

En gros on s’éclate sur les clips, tout est bien taffé en amont, comme ça sur le moment on peut rajouter ce que l’on veut, des délires des blagues ou des idées. C’est la famille. Pour L’Amour on a loué un Van, on passait plus de temps à essayer les chaînes pour la neige que pour tourner le clip ! Bon, j’exagère mais on est arrivé le premier weekend et il tombait de la neige vénère, mon pote Joris (Picaszo) s’est mis quelques bons jus de conduite sur le verglas en plus des falaises ah ah. J’aime énormément notre équipe, on galère de ouf parfois mais c’est que de la débrouillardise qui régale. Que du Love en fait.

En vérité c’est quoi ton domaine de prédilection ? Musique ou vidéo ?

J’ai commencé la musique assez tôt au collège, puis j’en faisais vachement plus au lycée, j’avais un groupe de rock garage sur Bordeaux qui s’appelait les Wild Cactus. Après j’ai fait des études d’architecture que j’ai terminé il y a deux ans. Ça m’arrivait en école de sortir ma caméra pendant des projets et faire des petites vidéos tu vois, c’était genre une cam’ année 2000 mais ça faisait le taff. Du coup j’ai mis la musique de côté, j’avais l’appartement, les potes, les sorties et les filles. Et en passant mon diplôme je savais déjà que ça ne deviendrait pas mon taff. En soit les études était incroyables, j’étais super libre au niveau de la création. Je ne serais pas comme je suis sans ces années, elles m’ont formé et ont développé ma liberté. Puis j’ai eu un an de césure, et au lieu de voyager ou autre, je me suis dis que j’allais me remettre à faire du son. Et au final, la vidéo et la musique se sont liés.

Comment en es-tu venu à devenir Insomni Club ?

Le nom Insomni Club est arrivé quelques temps avant la fin de mes études. C’est quelque chose de vraiment personnel, je n’aime pas dire d’où ça vient mais ça ne veut pas forcément dire que c’est quelque chose d’incroyable tu vois, c’est mon truc tout simplement. Insomni Club c’est la partie de moi créative. Il y a mon moi avec mon nom réel, ça c’est pour mes copains, ma famille, ou toi qui voit mon visage. Et à côté Insomni Club c’est ce besoin de m’exprimer, de sensibilité, de partager ce que il y a en moi. Mon taff c’est du sentiment, que ça soit en musique ou en vidéo. Après l’archi j’avais une guitare et un petit clavier, puis j’ai acheté un clavier midi, une carte son, des enceintes et là c’est parti quoi ! De là j’ai commencé à poser ma voix sur mon premier Ep Lamentation, c’était compliqué de la trouver, je la cherche toujours d’ailleurs, mais comme un instrument ça se bosse. Aujourd’hui je prend vraiment plaisir à chanter ! »

C’est une forme d’exutoire en quelque sorte ?

Je pense que de manière générale je suis quelqu’un de sentimental, j’ai envie de retranscrire ces sentiments matériellement (en vidéo ou musique) et pouvoir partager ma sensibilité. Tout ça à la base c’est pour moi, c’est hyper personnel, je suis dans ma petite bulle, j’écris mes morceaux et ça me fait du bien. Les retours sont assez vrais, sur qui je suis, ma personne en général. Ce que j’aime ce sont les gens qui sont humbles, qui ont des sentiments hyper naturels tu vois, un peu naïfs, qui sont honnêtes et j’essaie de mettre ça en musique et dans mes lives. Rester modeste et authentique. La vérité c’est très très important pour moi. Et la famille !

Au niveau de tes scènes comment ça se passe ?

J’ai un souvenir de ma première scène en Allemagne dans un festival perdu mec, au fin fond de la pampa dans le nord, un pote m’avait invité à jouer là-bas et j’étais le seul mec qui chantait et jouait d’un instrument, il n’y avait que de la techno ! On était trois cent, que des allemands en mode teknivaliers, je suis arrivé là, c’était trop bien. Ce qui marche bien, et ça m’est arrivé plusieurs fois, c’est que l’on m’appelle souvent pour jouer sur des scènes avant des Djs, et il y a le côté un peu club, ça fait l’introduction et ça marche trop bien tu vois.

J’ai joué à Paris avec La Mamie’s, un collectif qui organise des soirées en mode Les Vivres de L’Art mais en mode un petit peu plus fat tu vois, les teufs commencent à 14h00 et finissent à minuit. Je devais passer justement à 14h00, sauf que le groupe qui jouait après moi a pris du retard sur ses balances et ils ont finalement du jouer à ma place, je me suis retrouvé à jouer à 20h00 devant mille personnes prêtent à faire la teuf en mode techno et se percher ! Et moi j’étais là avec les tracks de mon dernier EP Envie, et au final ça a super bien marché.

Le live devient vraiment très important pour moi. C’est là que l’échange se fait et que je peux montrer/partager qui je suis. C’est à chaque fois un défi, un jeux, une thérapie, un baiser, c’est tout en fait !!! c’est la vie ! J’aime beaucoup trop ça !!!!

On te revoit où et quand ?

Et beh je jouerai à La Maroquinerie le 5 avril en avant première du frère Miel de Montagne !

JAH BLESS !

2019 : la saison très cool de Night Cool

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Malgré une année précédente chargée en concerts et festivals, Night Cool ne s’arrête plus de nous surprendre et promet une année 2019 toute aussi qualitative, pour notre plus grand plaisir.

Night Cool. Il se peut que ce nom ne vous dise rien, mais si vous vous demandez à qui la scène locale doit la présence d’artistes de renom, la réponse est sous vos yeux. Derrière ces programmations du feu de Dieu se cache un passionné, François-Xavier Levieux, fondateur de Night Cool production. Suite à une année 2018 plutôt riche (on pèse nos mots), Night Cool ne se retient pas de continuer à nous balancer un programme des plus détonants. On les retrouvera notamment sur l’ancien ferry préféré des bordelais, l’Iboat, leur lieu de prédilection.

En ce mois de février, le bateau le plus côté des quais accueille l’électrique Yarol Poupaud, aussi ancien guitariste de notre Johnny, ainsi que l’américain excentrique de 20 ans Gus Dapperton le 11 février. Encore et toujours à l’Iboat, c’est l’artiste pluridisciplinaire Johan Papaconstantino qui se produira le 25 avril, avant d’attendre le 18 mai où Night Cool et l’Iboat présenteront Miel de Montagne, auteur de « Pourquoi pas » avec qui Le Type avait eu la chance de s’entretenir quelques minutes à l’occasion de l’édition 2018 du festival Vie Sauvage. Night Cool participera également à la programmation du festival Jalles House Rock à Saint-Médard-en-Jalles dès le 5 juillet et, bien évidemment, au festival Vie Sauvage.

Le festival se déroulera cette année du 14 juin au 16 juin dans la citadelle de Bourg-sur-Gironde et frappe une nouvelle fois très fort. Après avoir ramené Rejjie Snow, Tommy Cash, Miel de Montagne, Yuksek ou encore Étienne de Crécy l’année dernière, les premiers noms de 2019 sont arrivés : le fascinant Flavien Berger et Marc Rebillet, ancien bedroom producer qui a visiblement pas mal percé. Des noms très prometteurs donc…

Festival Bordeaux Rock, numéro 15

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS/MUSIQUE

Du 23 au 27 janvier, le festival Bordeaux Rock investit la ville du même nom pour une quinzième édition qui met les petits plats dans les grands. En invitant artistes de renoms et talents locaux émergents, l’événement applique une recette qui a fait ses preuves et qui fait le succès d’une manifestation culturelle bordelaise devenue à bien des égards incontournable.
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Explorer les Nouveaux Mondes à l’Iboat

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS/LES NOUVELLES/MUSIQUE

Habitué des soirées aux programmations pointues et défricheuses, l’Iboat s’apprête à accueillir une nouvelle résidence, Nouveaux Mondes. En formant club, ces soirées proposeront une autre vision des musiques électroniques, plus ouvertes et globales, à travers des influences africaines, sud américaines ou orientales. Refusant l’étiquette trop réductrice de « world music » et désireux de casser les frontières habituelles de genres, Alix, programmateur de cette résidence, nous livre ici sa vision du prisme musical qu’il entend défendre lors de ce nouveau cycle. Pour découvrir celui-ci, rendez-vous le mercredi 31 octobre pour une première date avec Esa Williams, membre d’Ata Kak et résident sur WorldWide FM.
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Le Type : Salut Alix, tu lances une nouvelle résidence à l’Iboat à partir du 31 octobre intitulée « Nouveaux Mondes » : peux-tu nous présenter le concept ?

Alix : Salut Le Type ! En réalité, c’est un format qui existait déjà à l’IBoat, il y avait eu deux éditions et j’avais joué sur la seconde avec Awesome Tapes From Africa et Joe. C’était vraiment cool, car c’était la première fois que je faisais un set dans un club sans jouer de musique électronique. Et le concept c’est un peu ça, proposer un format club avec une programmation qui ne se limite pas à la musique électronique. Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de musique électronique, c’est plutôt qu’on essayera de casser les frontières habituelles pour laisser place à des influences larges. Je n’aime pas trop résumer la programmation avec le mot « world music » car c’est un peu un mot fourre tout… mais ça résume l’idée qui est d’apporter des influences africaines, sud américaines, orientales, etc. à la programmation de ce format. On aura aussi une scénographie sympa, je n’en dis pas plus.

Justement, le nom même de la résidence « Nouveaux Mondes » semble renvoyer indirectement aux « musiques du monde » (world music) dont tu parles. Une appellation assez contestée et contestable car renvoyant à un imaginaire hors-Europe un peu trop englobant. Quelle est ta vision sur cette question et sur le regain d’intérêt pour ces esthétiques, qu’on peine finalement souvent à décrire ?

Je pense que, de manière générale, les gens confondent les influences géographiques et le genre musical, ce qui entraîne cette contestation de l’utilisation du terme « musiques du monde » de façon générique. Mais la musique n’est pas toujours facile à décrire, donc on utilise les mots que l’on connaît, et que l’on comprend surtout ! Généralement, dès qu’on touche à des esthétismes musicaux spécifiques, qui ne sont pas prioritairement destinés au grand public, ça peut vite être compliqué de mettre les mots justes dessus.

Concernant la hype actuelle autour de ces genres musicaux, en soit, ils ont toujours été utilisés à des fins festives. Alors ça a du sens que dans l’univers du clubbing et de la musique électronique en général, ils soient aussi utilisés pour faire la fête. Il fallait juste quelques bons DJ qui sachent amener ces styles sur le dancefloor, pour habituer et éduquer le public. Certains médias ont joué un rôle important aussi.

Tu penses à quels médias en particulier ?

En Europe on pense bien évidement Worldwide FM la radio de Gilles Peterson, qui a proposé des résidences à tout un panel d’artistes venus des quatre coins du monde, qu’ils s’agisse de légendes vivantes ou d’artistes de la nouvelle génération. Ou encore des blogs comme Stamp the Wax ou The Ransom Note qui ont fortement participé à la promotion de cette scène mêlant de la musique aux esthétiques électroniques à des influences géographique multiples. Certains artistes ont également développé leur propre formats blogs comme Awesome Tapes From Africa ou bien Dj Okapi avec AfroSynth.
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Justement, peux-tu nous citer quelques noms d’artistes qui gravitent dans cette galaxie musicale et que tu aimerais bien voir participer à une date de « Nouveaux Mondes » ?

La liste est longue ! En live j’adore BCUC, Konono N°1, Mark Ernestus’ Ndagga Rhythm Force, Vaudou Game, Voilààà Soundsystem, Africaine 808, Femi Kuti, Ebo Taylor, ESG, Ata Kak, Pat Thomas… Pour les dj je pense à Mafalda, Dj Okapi, Sassy J, Sadar Bahar, Mr Bongo, Analog Africa, Auntie Flo, Alma Negra, Selvagem, Onsulade, Antal, Vakula, etc. Je m’arrête la !

Concernant la première date, c’est donc Esa, leader du groupe Ata Kak, qu’on retrouvera derrière les platines. Tu peux nous en dire plus sur cet artiste et pourquoi ton choix s’est orienté vers lui ?

Esa Williams, c’est un artiste que je suis depuis un bail, je l’avais découvert grâce à son premier EP d’edits sur Highlife, il y a 4 ou 5 ans. On voulait le programmer pour Bordeaux Open Air invite Londres, mais on était finalement parti sur Mafalda, donc c’était logique de penser à lui pour Nouveaux Mondes. C’est un artiste multi-casquettes, originaire de Cape Town en Afrique du Sud, vivant maintenant à Glasgow, où il a collaboré avec les artistes majeurs de la scène locale comme Auntie Flo, Jonnie et Keith de Optimo, ou bien Andrew Thomson le boss de label Huntleys + Palmers. Résident sur Worldwide FM, il sortait en 2017 un EP archi solide sur Dekmantel. Il est également aux commandes des machines et boites à rythmes sur le live ghanéen Ata Kak, remit sur le devant de la scène en 2015 grâce à une réédition sur le label de Awesome Tapes From Africa. Il est également investit dans des programmes éducatifs axés sur la musique électronique à Cuba, en Afrique orientale et en Afrique du Sud.
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Pour accueillir cette résidence, le choix de l’Iboat s’est fait naturellement ?

Alors comme je te disais, la résidence existait déjà. J’avais joué sur la seconde édition, puis Florian le programmateur club du bateau m’a proposé de m’investir davantage sur le projet, en tant que curateur. Ça fait m’a fait vraiment plaisir, car ça fait un moment qu’on bosse ensemble et j’avais envie de développer un projet à l’Iboat avec lui, donc j’ai tout de suite accepté !  L’Iboat est un lieu qui peut faire à la fois des formats club et concert, donc les possibilités artistiques sont tout de suite plus larges en terme de programmation. On peut imaginer des projets live, sans faire de concession sur l’accueil technique des groupes.

La « scène » que tu souhaites valoriser avec cette résidence est-elle représentée à Bordeaux selon toi ?

Bien sûr que cette scène est représentée ! On retrouve ce genre d’esthétisme sur la programmation de collectifs locaux comme L’Orangeade, tplt, Ciao!, Super Daronne, À l’eau, etc.  Ou encore des festivals comme Bordeaux Open Air, Hors Bord… Attention, de ce côté Bordeaux n’est pas en reste, mais selon moi il manquait un rendez-vous club récurent autour de cet univers artistique.

Au-delà des collectifs et festivals que tu cites, comment tu situes Bordeaux par rapport aux autres villes sur la carte des cultures électroniques en France ?

Objectivement, on est pas trop mal ! Paris et Lyon restent clairement les capitales de la musique électronique en France, de part le nombre de lieux, collectifs, labels, festivals, etc. qui animent les scènes locales. Mais l’été 2018 a été assez impressionnant à Bordeaux, dans le même week-end on pouvait retrouver : Chez Damier en open air avec Ciao!, Bordeaux Open Air invite New Delhi au Jardin Public, Around the World ou Good Block à la friche exploitée par L’Orangeade, la team
Baleapop invitée par tplt aux Vivres de l’art pour Le Verger, Omar S à l’IBoat pour leurs 7 ans…  J’ai hâte de voir ce que les Bordelais prévoient pour 2019 !

Pour finir, tu peux nous parler de Parade Studio, à l’origine de la très belle identité visuelle de Nouveaux Mondes ?

Alors, Parade Studio, ça fait un moment que je suis leur travail, et je n’avais jamais trouvé l’occasion de bosser avec eux. Je les ai contacté pour la résidence, on est allé boire une bière et on a tout de suit accroché musicalement, donc bosser avec eux avait du sens ! Ils font pas mal de création graphiques dans la musique : Grand Coeff, Moonrise Hill Material, More Festival, la residence Wonder au Warehouse à Nantes, Nuits de la Filature, et j’en passe ! Le mec derrière ce studio est hyperactif, il est à l’origine du blog le Tournedisque, la marque de sape Pavane, la web radio Prose, etc…  Bref c’est le début d’une belle collaboration !

Merci Alix ! Un dernier mot à ajouter ?

Allez checker l’émission de ESA sur Worldwide FM, c’est une mine d’or !
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Get Wet et Night Cool sont sur un bateau

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Rentrée agitée pour deux organisateurs bordelais qui mettent leurs forces et leur réseau en commun : Get Wet et Night Cool. C’est l’ancien ferry Iboat, installé dans le quartier des Bassins à Flots à Bordeaux, qui accueillera les deux soirées très prometteuses, les 5 et 12 octobre. Au mois d’octobre, le bateau résonnera donc avec deux dates marquantes mettant en scène quatre artistes influents au sein de la nouvelle génération de la musique pop électro. 

Get Wet Party électrisante le 5 octobre

Révélée depuis son morceau « A la fin« , après sa collaboration avec Moodoïd, Maud Nadal, de son nom de scène Halo Maud s’inspire depuis toujours de PJ Harvey, chanteuse et compositrice britannique réputée. Le vendredi 5 octobre sera l’occasion pour les fans d’électro de découvrir ou de redécouvrir une artiste singulière en live, qui à l’image de son personnage musicale cherche et souhaite voler de ses propres ailes.

La soirée poursuivra avec une autre artiste, Le Prince Miiaou. Une autre, oui, en effet, si le nom est trompeur, il s’agit bien d’une femme au clavier. Considérée comme l’un des plus beaux projets musicaux français de ces dernières années, Le Prince Miiaou de son vrai nom, Maud-Élisa Mandeau sera de la partie. Si les deux artistes ont toutes les deux un style différent, ce n’est pas pour autant que les deux ne peuvent pas se marier, en effet, avec Le Prince Miiaou, le public sera auditeur de chansons rock/pop/electro décalées avec comme sources d’inspirations : Arcade Fire ou Tom York. Bref, deux Maud pour le prix d’une… excellente soirée électrisante.

Une Night Cool avec Pendentif et Insomni Club

Pour son deuxième et nouvel album appelé « Vertige exhaussé », le groupe électro pop bordelais, Pendentif donne de la couleur dans la culture pop, à l’image du clip de la chanson : « L »Originel ». Nouveauté dans cet album par rapport au premier, ce n’est plus la voix de Cindy Callède, présente dans l’album Mafia douce mais celle de la belle Julia Jean-Baptiste, intégrée dans le collectif Pendentif en 2014 repérée notamment par sa musique au sein du groupe Nouvelle-Vague.  Si la chanteuse n’était pas destinée pour la pop française, c’est après une déception du monde de la musique suite à l’émission Star Academy qu’elle s’intéressera à cet univers qu’est la pop.


Autre artiste présent sur la scène de l’Iboat le 12 octobre, il s’agit d’Insomni Club. Son côté nonchalant et chill fait le charme de cet artiste, produit par Picazso. Son style est le panaché d’une inspiration diverse où ses textes enivrants vous feront passer une excellente deuxième partie de soirée.

Les Typiques #06 – Raibow Pony

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Nouveau rendez-vous sur le webzine, avec des cartes blanches offertes à des acteurs culturels bordelais et de la région, qui viennent présenter des photos, vidéos, morceaux et autres œuvres qui composent leur univers esthétique. A travers ces « typiques », ces promoteurs, médias, lieux, restaurants, associations et autres organisations locales présentent ainsi leur identité artistique. Dans ce sixième épisode, ce sont Clément et Étienne du collectif Raibow Pony qui se sont prêtés à l’exercice. Avec leur crew, ils sont à l’origine d’un certain nombre de bringues à Bordeaux et ont invité des artistes tels que Borrowed Identity, Demuja ou Bellaire, notamment à l’Iboat. Ayant récemment exporté quelques événements à Paris, Raibow Pony a aussi marqué le coup avec une fête de la musique bordelaise d’envergure place Saint Projet, en compagnie des locaux Les Amplitudes. Petit tour d’horizon de leurs inspirations musicales.
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Sophie St. Laurent – Sex Appeal

« Les années 80, le disco, on peut tout à fait dire que c’est la base de tout.
Un de mes tracks favoris, impossible de rester en place sur ces instrus typiques de cette époque. Mais ce qui me rend le plus réceptif c’est cette voix incroyable qui te porte durant cinq minutes. »
 

Sunkids Feat. Chance – Rescue Me (Bini & Martini ‘999’ Funk Mix) (1999)

« Du funk, de la house et une voix qui te perce de tous les côtés. C’est juste LE genre de house qui nous fait kiffer. C’est positif, c’est entrainant, pure balle. »
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Moby – Bodyrock (Olav Basoski’s Da Hot Funk Da Freak Funk Remix) (1999)

« Alors ce track c’est ce qui nous représente lors de nos sets club. Grosse house tappageuse et d’un coup boom, ça part en break hip-hop. Rien de plus linéaire et ennuyeux qu’un set house avec que du 4/4. Il Faut savoir variété les beats. On écoute beaucoup de hip-hop, de break, de trap même et pouvoir balancer des tracks de ce style c’est juste du bonheur pour nous et pour les gens qui nous écoutent. »

 

Adryiano – Move it move it

« On adore les « postives vibes » mais on adore aussi quand ça tabasse ! Dernière sortie d’Adryiano sur Heist Recording, le label de Detroit Swindle. Sur un peaktime tu déboites tout avec ce track. Tu sens l’acid arriver, le kick t’entraines sans que tu comprennes rien. Tu galopes comme un poney. »
 

Armless Kid – Renforcement Musculaire

« Pour finir, Armless Kid et sa deep house. Un artiste qu’on a rencontré très tôt dans nos débuts. On aime beaucoup ce qu’il fait, particulièrement celui-ci qu’on a souvent joué en club. »
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Photo report : CunninLynguists à l’Iboat

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Groupe au statut quasi-mythique au sein de la scène hip hop, le trio CunninLynguists était récemment de passage à l’Iboat. Présent pour capturer leur prestation impeccable, Le Type a également eu la chance de découvrir les artistes sud-africains Solo et le BETR Gang, grâce au boulot de l’équipe d’RK2. Entre hip hop américain alternatif et vibes sud-africaines énergiques, la cale du bateau s’est vite embrasée, offrant au public présent une expérience agitée enthousiasmante. Retour en images.

Mama Killa VS Le Type

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Le Type est récemment parti voir en live à l’Iboat le groupe Mama Killa. Boris Larzul et Stéphane Del Castillo nous ont offert une expérience scénique envoûtante, où la composition et le plaisir s’orchestre en duo. Ce fût également l’occasion de découvrir leur nouvel EP.  Alors, parlons musique.
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Boris, Stéphane, j’aimerais bien savoir comment vous en êtes arrivés à être des musiciens. Racontez-moi.

Boris : Et bien, pour ma part, la batterie, c’est un truc qui m’a toujours fasciné. Ce que je veux te dire c’est que j’ai vraiment été attiré par cet instrument très tôt et j’ai commencé à jouer sur une vrai batterie vers l’âge de 11 ans. Ce sont mes parents qui m’ont plongé dans le bain du rock. Ce qui était assez en opposition avec la mode de l’époque plutôt rap. Et donc je me suis amusé à décortiquer des morceaux de Led Zep, Nirvana, les Doors…. J’ai poussé le vice jusqu’à intégrer l’école Dante Agostini  et même maintenant en plus du projet que j’ai avec Steph j’y donne des cours. Donc c’est vraiment quelque chose qui me passionne littéralement.

Stéphane : De mon côté, c’est pas vraiment la même ambiance. Bien sûr c’est une histoire de passion également, je crois que ça c’est complètement indissociable de la pratique. Pour autant j’ai commencé avec du gros classique avec un professeur particulièrement rigoureux. Cela m’a un peu dégoûté de l’instrument, puis en écoutant les Red Hot quand j’étais ado j’ai eu envie de reprendre la guitare pour jouer et de composer le style de musique qui me plaisait. Le groupe qui m’a fait frissonner pour ma part c’est Radiohead avec ses mélodies riches, la violence de ses changements rythmiques et surtout l’émotion dégagée quasi palpable.

Boris : Pense à l’enfer de Whiplash ! (rires). Je crois que la pratique de la musique, en tout cas la partie technique, c’est quelque chose qui dépend beaucoup de la motivation et de l’âge du fait de la rigueur de travail que l’on doit s’imposer.

Je ne peux qu’imaginer les sacrifices et les efforts que ça demande. Mais j’imagine aussi que c’est souvent des moments de plaisir intense non ?

Boris :  Oh oui, t’imagines pas. C’est vraiment quelque chose de monter sur scène et de tenter de transmettre un truc. En fait, c’est un exutoire. Après le concert tu as tout oublié. T’es dans une phase complètement aérienne où tu t’abandonne totalement.

Stéphane : Je suis bien d’accord. Et en mon sens, là où ça devient vraiment puissant c’est justement quand tu as un partage qui se créé avec le public. Un lien. Tu as une espèce d’osmose qui se dégage, tu rentres dans une histoire où ce n’est plus seulement de la musique ou un concert mais une histoire d’émotions partagées. Et ça tu vois c’est un truc qu’on a d’abord eu la chance de mettre en place sur de petites scènes, c’est là où la proximité avec le public est la plus simple à établir.

Puisque vous rentrez dans le sujet du partage en concert, il y a un point que j’aimerais aborder avec vous. Sur la question du partage en grunge. Ma question est ; est-ce vraiment un genre qui peut être écouté sur piste ?

Boris : D’abord, il faut comprendre quelque chose. Quand tu regardes la présentation d’un groupe, c’est-à-dire le style, les genres qui leur sont attribués, c’est pas forcément les musiciens eux-mêmes qui ont une réelle volonté de dire nous on est comme ça on est comme ci.

Stéphane : C’est plutôt une façon de cataloguer les artistes si tu veux. C’est pour ça que tu as souvent des associations de genre comme nous. En soit « rock-pop-electro-grunge », ça ne veut pas dire grand-chose sorti du contexte. On dira new grunge pour associer l’influence des années 90 avec la modernité des musiques actuelles.

Boris : Ensuite, pour répondre à ta question, dans le grunge, c’est le traitement de la composition, pas la composition en elle même qui est grunge. Globalement, c’est à la base une super mélodie – comme Nirvana – posée sur une instru très énergique, avec un gros son, et une interprétation sincère, écorchée.

En parlant d’énergie, il y a une chose qui m’a frappé durant votre concert à l’Iboat. Et ça se voit aussi sur les clichés. Il y a des phases, des instants particulièrement calmes, qui précédent des moments d’explosion.

Stéphane : Dans mes compos il y toujours eu ce côté « saute d’humeur » ; on aime jouer sur les nuances et sur la surprise, la puissance d’un riff peut être vraiment accentuée lorsqu’un moment de calme le précède, ou qu’il n’arrive pas au moment où on l’attendait. Vu qu’on est que deux sur scènes, il faut penser à être efficace et à se suivre dans l’énergie qu’on dégage.

Donc c’est une histoire de duo ? Et vous ne cherchez pas à partager la scène avec d’autres artistes ?

Stéphane : Pour nous, oui. Partager la scène.. pas vraiment non. Enfin ponctuellement. Comme avec la danseuse que tu as réussi à photographier. On aime bien l’idée de faire occasionnellement des « shows éphémères » comme on avait fait à Barbey avec cinq danseurs complètements absorbés par leurs téléphones portables dans une rame de métro. Mais l’essence de Mama Killa c’est un duo.

Boris : Oui tout à fait. Mama Killa c’est l’intimité d’un duo. C’est assez différent des groupes que j’ai eu jusqu’à présent où l’on était plus nombreux, ça nous oblige à mettre en place quelque chose de plus brut, une composition particulière. Autant cela limite notre marge de manœuvre, autant cela nous canalise et nous fait aller plus vite à l’essentiel.

Comment la ressentez-vous cette manière de procéder ?

Stéphane : On se sent un peut comme des « guerriers » (rire). C’est hyper stimulant. Si l’un lâche l’autre aussi et forcément le show va en souffrir.

Boris : Oui complètement. C’est une pression très positive. Si on veut faire avancer les choses, on se doit d’être à l’écoute et très attentif à la volonté de l’autre, un peu comme dans un couple (rire). C’est un échange vraiment enrichissant. Pour nous, et pour la musique que l’on tente de proposer.

Justement, parlons maintenant de votre musique et de votre dernier EP. Que raconte t il ?

Stéphane : Alors, il y a pas mal de compositions qui marquent notre intérêt pour les années 90. Le but du jeu, là, c’est de marquer une période. On veut franchir un palier en posant ce que nous faisons et en le proposant clairement. En fait, cela fait une année que nous écrivons notre propre répertoire. Jusqu’alors c’était entrecoupé de covers.

Boris : Je rajoute que cela ne fait que quelques mois que nous nous sommes essentiellement focalisés sur Mama Killa. On a réussi à avoir la chance de pouvoir vivre de la musique, donc on se plonge presque entièrement dans ce projet. On essaye vraiment de mettre en route une dynamique de progression.

Peut être s’ouvrir à d’autres répertoires ? D’autres styles ?

Stéphane : Oui, peut-être. Après tout, cet EP on l’a mis en place assez rapidement. Mais au fond on est capables de jouer beaucoup de choses. Donc oui, l’envie est là. On est bien tentés de proposer quelque chose de plus élargi et donc tendre vers quelque chose de plus moderne.

Boris : En sachant que Steph doit apprendre à se canaliser ! (rires). Oui on a bien envie mais on sait très bien aussi que l’on peut nous reprocher parfois d’être assez hétérogènes sur nos travaux. Mais après tout c’est ça le processus créatif.

Il y a des éléments de la scène bordelaise qui sont une source d’inspiration ?

Boris : Il y a eu l’époque Noir Désir évidemment. Maintenant sur Bordeaux ce qui est plutôt pas mal c’est la multitude de musiciens. Donc personne en particulier mais une grande diversité. Et ce qu’il faut voir également, c’est aussi un déficit de scène malgré la diversité des musiciens. Beaucoup de salles se ferment dans le milieu qui s’attache au rock au profit des ambiances electro ou jazz car c’est plus simple à mettre en place.

Stéphane : La scène bordelaise se porte plutôt pas mal et il y a beaucoup d’artiste talentueux , alors tout ce qu’on entend à Bordeaux ou ailleurs, que ça nous plaise ou pas, rentre dans notre subconscient et est ensuite retransformé de façon innocente, cela s’appelle l’inspiration .

Vous arrivez tout de même à vous lancer dans des projets avec d’autre musiciens ?

Boris : Oui ! On fait parti du label La Tangente et du collectif La Veilleuse. L’idée c’est clairement d’étendre notre réseau et aussi d’échanger et de développer nos compétences. Le but étant que tous les groupes s’entraident et se tirent vers le haut afin de pouvoir tous étendre notre notoriété et vivre de notre passion commune pour la musique.

Merci Mama.

From Detroit to Bordeaux : Black Milk à l’Iboat

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Producteur prolifique issu de la scène hip hop de Détroit (au côté d’Eminem, Dilla…), Black Milk était récemment de passage à l’Iboat pour une prestation cinq étoiles parfaitement calibrée. Ce dernier a collaboré au cours de sa carrière avec de très grands artistes issus de scènes diverses, témoignant de sa capacité à s’entourer des plus grands tout en illustrant son ouverture artistique. Jack White ou Robert Glasper ont déjà travaillé avec Black Milk qui affirme ainsi sa volonté de sortir le rap de son carcan et de faire évoluer un style tournant parfois en rond. Impossible donc de passer à côté de son concert à Bordeaux ; on y était, on s’y replonge.
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