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L’Amicale de la Chenille au Pavillon d’été

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

Ce 9 août aura lieu un événement tout particulier, l’arrivée de l’Amicale De La Chenille à Bordeaux, et plus précisément au Pavillon d’été de L’Orangeade pour une guindoule en bonne et due forme !

C’est quoi L’Amicale De La Chenille ?

L’idée est partie d’une bande de potes bordelais à l’esprit créatif (Djs ou promoteurs d’événements pour certains) qui ont voulu replacer l’esprit de fête et de communion au centre des événements. Soucieux de vouloir rapprocher les gens, avec une identité visuelle et sonore à part entière, il s’agit avant tout d’un bon en arrière pour aller de l’avant, et se retrouver dans une fête populaire qui remonte à notre enfance, la chenille. Cette même chenille que l’on rencontrait des fêtes de village aux événements plus ou moins populaires, s’adressant autant au petites qu’aux grandes personnes.

Un projet commun et du travail d’équipe

Composé de Boris, Hugo, Bastien et Alex, l’amicale est une aventure d’entraide et de débrouille. Avec un petit atelier niché dans le quartier Saint Michel de Bordeaux, ils ont préparé longuement une scénographie en accord avec l’esprit enfantin et festif de l’amicale. Le top-départ sera lancé pendant le Pavillon d’été de L’Orangeade et nous pourrons découvrir une petite caravane préparée avec soin, dans laquelle les chenilles viendront mixer et nous régaler pendant que ce formera (au plus grand nombre possible) une chenille géante, et pourquoi pas remporter un record du monde ? Si ce n’est pour commencer que la plus grande chenille bordelaise.

Boris:  « Le but ce n’est pas de battre un quelconque record, c’est faire en sorte de proposer un univers interne à un autre événement, faire se rapprocher les gens, se toucher, ne pas se concentrer sur un dj, s’éclater et retrouver les traces de l’enfance. »

Hugo: « On veut être le moins sérieux que possible. C’est un projet que l’on peut emmener partout, faire venir d’autre djs, et leur faire enfiler un déguisement de chenille. Là il n’y a plus de tête d’affiche etc, c’est une amicale, tout le monde peut venir y participer et y jouer, on casse les codes. »

Et l’idée est tentante de retrouver un jour L’Amicale dans d’autres festivals à travers la France, et d’y importer fraîcheur et second degré.

En attendant, on vous attend ce soir pour le record de la plus grande chenille, le rendez-vous est à 18h00 jusqu’à 1h00 et ça se passe au Pavillon d’été.

Night Mess #3 : et si on questionnait la notion d’identité ?

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Organisé par les étudiants de seconde année de l’ICART Bordeaux (école de médiation culturelle et de marché de l’art), Night Mess revient pour une troisième édition habiter les lieux de l’espace Saint Rémi le 29 mai au soir. À travers des expériences artistiques immersives et décalées, cette soirée inédite sera l’occasion de questionner la notion d’identité à savoir faire découvrir à chacun les différents masques que peut revêtir l’art.

Rencontre musicale et artistique pluridisciplinaire, Night Mess réunit DJ’s, peintres, photographes et graphistes. Et puisque l’art n’a pas de frontière, des talents locaux et internationaux seront mis à l’honneur à l’occasion de cette troisième édition.

L’espace Saint-Rémi réhabilité

Après une seconde édition autour de la fameuse Factory d’Andy Warhol, cette année les étudiants décident de bousculer la vision du public en faisant évoluer les artistes au cœur d’une scénographie unique, alliant néon, miroir et jeux de transparence. Le tout dans l’espace Saint-Rémi et son église, édifiée entre les XIe et XVIe siècles. D’abord magasin à fourrage, puis magasin des douanes, écurie, garage pour enfin finir réserve du musée d’Aquitaine, l’espace Saint-Rémi accueille désormais des expositions artistiques temporaires et des événements culturels éclectiques. Éclectique tel est le mot qui définit la programmation tant attendue de cette troisième édition.

La notion d’identité au sein des projets

En longeant les murs de cette espace atypique, on pourra tomber sur une série de peintures des artistes Xing Xiao et Xiyue Hu, mettant en scène l’identité au sein de frontières identitaires et politiques. À ces côtés, des instants de vie capturés par Octave Pineau, qui joue avec les formes géométriques de son environnement afin de composer ses photographies. Côté musique, on retrouvera le trio incontournable des Amplitudes pour donner de l’amour en rassemblant le public autour de bonnes ondes mais également un DJ-set en fin de soirée assuré par l’artiste autodidacte Thomas Gosset allias Toums. Il y présentera des œuvres originales créées pour l’événement. Le DJ émergent Billy Vers les accompagnera avec son originalité et sa musique qu’il définit comme « musique d’asile » aux côtés de Cepren synth (Victor Gaudin).

Enfin, nos oreilles auront le plaisir d’entendre le projet musical (et visuel) Tolo the Grandpa qui s’inscrit dans une mouvance lo-fi. La maison éclose, maison bordelaise de Drag 2.0 se déplacera pour l’occasion avec T.Beast et La Señorita Maryposa. Le collectif Si (?), association qui vise à promouvoir et diffuser les œuvres des artistes adhérents, abordera le thème de la sexualité, autour de l’exercice du monologue. Le tout, animé par le duo Poulets Pastaga qui déambulera au travers des sculptures de Lucas Leclercq afin d’interagir avec le public. L’art de la danse aura l’honneur de se greffer à cette soirée en compagnie de Claudia, Lola, Morgane et Isolde qui nous viennent toutes les quatre du Pôle d’Enseignement Supérieur de la Musique et de la Danse de Bordeaux. Pour cette soirée mystérieuse leurs corps se laisseront aller vers une danse innovante et poignante. Enfin, un atelier de Flash tattoos sera également de la partie. Sans oublier les artistes Clément Houbart, Mathilde Lacombe et Lucie Duranson, qui sont réunis pour nous présenter leurs œuvres d’art en s’interrogeant sur la notion d’identité.

Mais Night Mess #3 nous réserve encore des surprises. Deux nouveaux noms viennent d’être annoncés ; Wenceslas Joch et ses peintures transcendantes aux côtés de Marie Viard et ses images à l’univers mélancolique.

 

Euphonik Balade : nouveau festival éco-responsable de la région

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Euphonik Balade, c’est l’idée de créer un événement à la programmation éclectique tout en limitant son impact sur l’environnement par la réduction des déchets. Né de l’association Euphonik Bazar, ce festival se déroulera, pour sa première édition, au cœur des Deux-Sèvres, à La Chapelle-Pouilloux, dans un écrin de nature. Ça se déroule un samedi 18 mai et c’est ouvert à tous (prix libre). Alors foncez !

Euphonik Bazar : une association où les membres sont regroupés par le plaisir et la motivation, le partage et la création

Constituée de différents acteurs du milieu festif et nocturne Poitevin, l’association Euphonik Bazar est garnie majoritairement de membres du Lustucrew & Echo System mais aussi des Rabouins et de LHO, et plus globalement de bénévoles motivés qui partagent le même souhait. Ensemble, ils ont déjà organisé trois gros événements (Imminent Take Off, Mayday et ABYSS) sur le superbe site des « Petites Aubuges » ainsi que de nombreuses soirées dans les bars locaux. Créée en 2014, avec pour volonté, la promotion de la musique électronique mais également de la culture au sens large en Deux-Sèvres, cette association se lance dans la réalisation de son premier festival : Euphonik Balade.

Avec une programmation éclectique, de sorte qu’il y en ait pour tous les goûts (dub, piano, electro), Euphonik Bazar cherche également à promouvoir, à travers ce festival, un nouveau mode de pensée basé sur des enjeux éco-responsables. Le but étant d’organiser une soirée en limitant son impact sur l’environnement par la réduction des déchets. Des composts, des poubelles de tri et de déchets seront mis à disposition pour permettre une visibilité auprès du public, de la production des déchets durant l’événement. Afin de favoriser les circuits courts, l’association proposera également une restauration et une buvette préparée en collaboration avec des agriculteurs, maraichers, brasseurs et commerçants de la région.

Une programmation d’artistes régionaux

Outre le formidable concept éco-responsable de ce festival, le line-up est jovial et bordelais. Qui demander de mieux que MEZERG et son piano boom boom ? Si vous l’avez raté le 30 avril à la Rock School Barbey à Bordeaux, c’est l’occasion d’aller écouter ce musicos aux multiples talents, qui sait allier l’humour à son instrument favori, le piano. Le groupe TravelerZ sera aussi de la partie ; entre digital reggae/dub, electro, disco et plus, ce trio a sorti son premier opus « Welcome to the Unknown », disponible en libre téléchargement sur le net.

Avec son style hard rock, electro/metal, le groupe Carbon Killer évolue dans le genre musical et artistique, la synthwave. Ils ont déjà joué au PAMA à Pessac, à l’IBOAT, La Voûte, le VOID // BDX ou encore à l’Antidote à Bordeaux. Enfin, pour finir la soirée sur une note d’électro, techno et house, les DJ’s du crew de Euphonik Bazar viendront mixer. Il y aura Djelat, Titou, Indiana Ju’ et Sfunky.

NSENSE, nouveau festival multi-culturel

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

À l’heure où Bordeaux est en pleine émancipation culturelle, un nouveau projet vient de faire son apparition : NSENSE. Pour la première édition de ce festival multi-culturel, NSENSE s’installe aux Vivres de l’Art, projet et lieu d’échanges et de partage artistique. Avec une programmation éclectique, NSENSE a pour but de mettre en avant des artistes émergents, tous domaines confondus : la peinture, la musique, la danse, la photo, l’humour…

NSENSE : un festival aux multiples facettes

NSENSE, c’est avant tout, une volonté d’appuyer et de suivre des artistes émergents pour les élever au meilleur de leurs capacités. Cette journée sera rythmée par des concerts, expositions, battle de danse anystyle, dj sets, conférence ou encore one man show.

Concerts

Les concerts seront assurés par les chanteurs LuXe, MLX et la brillante Naë (« No Fears », extrait de son premier EP est disponible dans notre playlist du mois – Eclectype #51).

  • Naë – Jeune musicienne nu-soul / R&B, son premier EP, “No Fears” est sorti en décembre 2018. Elle travaille actuellement sur un deuxième EP, écrit entièrement en français, prévu pour 2019.
  • LuXe – À 14 ans, sous le surnom de Nasty Yass, il s’est pris de passion pour le break. Il ne remet les pieds à Paris qu’en 2015 et sort une mixtape en 2016, la luXemixtape, téléchargée plus de 15 000 fois en 24h, et qui connait un succès croissant (150 000 téléchargements à ce jour).
  • MLX – Il rejoint MJK en 2015 et ses premières sorties se font en 2016. Caméléon hyperproductif, il sort trois projets en quelques mois et est adoubé lauréat du dispositif STRI-IT pour la rentrée 2018.

Expositions

Côté expositions, NSENSE se verra accueillir Kebab Noir, Flavor Kevs, Flavia Sistiaga et Simon Morda-Cotel.

  • Kebab Noir – Artiste à multiples facettes : plasticien, street artiste, peintre sur textile, photographe. Fada d’argentique, Kebab travaille les formes, déforme les corps et les images manuellement. 
  • Flavor Kevs – Issu de la culture graffiti qu’il pratique depuis plus de 20 ans, Flavor Kevs ne cesse de décliner et multiplier son personnage à travers ses voyages et son terrain de jeu : la rue. 
  • Flavia Sistiaga – Après des études d’art, elle se lance officiellement dans la photographie à Paris. Elle se spécialise dans le portrait et la mode, en travaillant principalement à l’argentique. 
  • Simon Morda-Cotel – Ambivalente et sensible, structurée, architecturale et contemporaine, l’oeuvre de Simon Morda-Cotel s’articule autour de questions de perception et d’espace. Egalement connu sous le nom de WOSE, c’est le graffiti qui l’amène naturellement vers la peinture.

Danses

Mais NSENSE ne s’arrête pas là puisque ce festival multi-culturel nous proposera des battles de danse avec Arnaud Deprez, SKORPION ainsi que Doudou, Marwan Lo, Clemence Juglet & more.

  • Arnaud Deprez – Danseur et chorégraphe, sans cesse en recherche d’un nouveau mouvement, d’un nouvel effet à la fois physique, musical et visuel, Arnaud Deprez, trouve son inspiration dans la musique électronique, hip-hop et les arts contemporains. 
  • SKORPION – Sa créativité et sa gestuelle animale lui ont valu de remporter de nombreux titres internationaux (double vainqueur « Juste Debout”, Hip Hop International) et de collaborer avec les plus grands Artistes (Kylie Minogue, Taylor Swift, Madonna).

DJ sets

Pour animer cette journée, NSENSE a également prévu des Djsets avec Ola Radio, webradio culturelle née au début de l’année 2019 à Bordeaux, spécialisée dans les musiques électroniques. Mais aussi Future Sound, collectif événementiel spécialisé des musiques électroniques futuristes en tout genre : futurehouse, futurebeats, futurebass, futuretrap… 

Humour

Enfin, pour encore plus de divertissement, le public pourra assister à un one man show du bordelais Nordine Gonso ; fragile mais pas victime, c’est le genre de mec qu’on a envie de prendre dans ses bras pour lui apprendre la vie… C’est ainsi qu’il se résume.

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Une webradio à Bordeaux : Ola Radio

dans ART ET CRÉATION/DIVAGATIONS LOCALES/MÉDIAS/MUSIQUE

Bordeaux verra débarquer dans un mois sa première webradio dédiée à la culture électronique et ses acteurs : Ola Radio. Le Type a eu l’honneur de rencontrer Alice, Rémi et Tommy, les trois créateurs de cette révolution musicale et culturelle locale longtemps attendue. Lire plus

Les Typiques #10 – Les Amplitudes

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Nouveau rendez-vous sur le webzine, avec des cartes blanches offertes à des acteurs culturels bordelais et de la région, qui viennent présenter des photos, vidéos, morceaux et autres œuvres qui composent leur univers esthétique. A travers ces « typiques », ces promoteurs, médias, lieux, restaurants, associations et autres organisations locales présentent ainsi leur identité artistique. Dixième épisode de cette série avec Les Amplitudes. Formé de 3 copains bien décidés à faire danser et bouger les lignes en ville, ce collectif navigue sur des influences différentes, « pour trois fois plus de plaisir ». Entre groove, house suintante, amour et soleil, Beby, Leyti et La Mouette nous présentent donc leur délicieux cocktail, juste avant leur soirée à l’Iboat le jeudi 13 décembre où ils invitent deux activistes des nuits bordelaises et parisiennes : Délicieuse Musique et House Of Underground.}

                                LEYTI

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Joe Cleen – Give You All I Got

« Je suis tombé un peu par hasard sur cette edit un dimanche soir ! Vague groovy qui t’envahit et crée une vraie envie de bouger et de danser. C’est l’objectif que je me fixe quand je digg des tracks. Sans vouloir nécessairement se limiter à des genres particuliers ou pointus, la volonté est surtout de faire passer une émotion joyeuse et fédératrice à partir des sélectas que l’on fait. »
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ANZU – Heartbreaker

« J’aime beaucoup l’énergie et la dynamique qu’il y a dans cette track. Petit coup de cœur en général pour le saxophone et les cuivres que l’on retrouve ici. Un plaisir à écouter, un bonheur à partager ! »

                                  BEBY

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I Need Some Money (Perdu Edit)

« Comme un petit souvenir d’été, que tu écoutes sans te prendre la tête, moment de relâche. Bien évidemment les percussions sont entraînantes c’est l’une des petites touches qui nous fait toujours tendre l’oreille. Un morceau qui me donne le sourire à chaque fois, c’est ça la musique non ? »
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Niles Cooper – Feelin’ U

« Ah le piano je pense que les gars pourront toujours le dire mais c’est peut être mon instrument préféré dans la house music, je suis tout de suite sensible quand je l’entends dans les tracks. Ce morceaux illustre parfaitement l’énergie qu’il peut apporter à nous et au public ! »

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                               La Mouette
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Bosq: Dem Know feat. Kaleta

« Depuis tout petit je fais des percussions, au fur et à mesure je me suis intéressé a tout style d’instrument et je me suis vachement retrouvé dans l’afro rythme. C’est entrainant, ça fait bouger quoi ! Ce track la c’est comme du Manu Dibango modernisé par Bosq ! Les cuivres c’est la vie ! »

KNG Edits – Damn Girl

« Je suis aussi sensible à la funk depuis tout petit, j’ai grandit avec The Commodores, The Brothers Johnson et bien d’autres ça fait partie de mes influences. Celui-là est un de mes tracks favori pour lancer le public, un sample de Gwen McCrae ça marche a tout les coups, ça groove, ça danse, ça siffle de partout c’est que du kiff de le jouer. »

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                                 Sarah

« Mes influences depuis petite sont la nature et ses courbes que j’adorais dessiner, j’ai grandi dans un environnement coloré, musical et festif. Je me suis toujours mieux exprimée par l’intermédiaire d’un crayon que par les mots. Marly Gallardo m’inspire beaucoup par exemple. Aujourd’hui, je retranscrits mon imagination dans un rendu joyeux et épuré. « L’artiste n’est que la passerelle entre rêve et réalité. » disait Pierre Paul Marchini. »
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WattsArt invite dOP à Dom Bedos

dans ÉVÉNEMENTS/MUSIQUE/REPORTAGES

Depuis leur premier event, le 13 mai 2017, WattsArt ne cesse de grandir et continue d’inviter des artistes toujours plus renommés. Ce samedi 13 Octobre 2018, ils marquent une nouvelle fois la capitale aquitaine en invitant le terrible dOP, joyeux DJ aux sonorités envoûtantes qui ne vous laisseront pas de marbre.
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Une après-midi sous le signe du soleil, de la musique et de la bonne humeur, voilà ce qui met un terme au sublime été que nous venons de passer. Les 7 heures 30 minutes de mix annoncés par l’association WattsArt étaient bien au rendez-vous avec un opening de Groovy Eddie pour mettre tout le monde en jambe suivi du grand dOP qui lâchera un mix de 3 heures avant de laisser place à Pierre Ethien et enfin Nicolas Marzin qui clôturera cette journée bien rythmée. Je vais maintenant me taire et vous laisser vous même vous imprégner de l’ambiance présente à Dom Bedos ce samedi.
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Quand Afrika Bambaataa ambiance l’Iboat

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Afrika Bambaataa, Kevin Donovan de son vrai nom, nous a fait l’honneur de sa présence mardi 27 mars à l’IBoat. On parle bien d’honneur dans la mesure où le bonhomme est ni plus ni moins considéré comme l’un des fondateurs du mouvement hip hop et de la Zulu Nation. Cette organisation fondée outre Atlantique dans les années 1970 visait à réconcilier et apaiser les relations entre les gangs new-yorkais notamment, à travers la diffusion du hip hop et la mise en avant de toute forme de création. Dès lors, la présence à Bordeaux de celui qui en est à l’initiative a tout d’un moment exceptionnel. Intuition confirmée dans la cale d’un Iboat bien remplie et complètement acquise aux vibes du DJ. On y était, on vous décrit ça en image.

Bordeaux : Too Many DJ’s 3/5 – Captain

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Vivier culturel, la ville de Bordeaux regorge de talents dans différents domaines, du théâtre à la danse, en passant par le cinéma ou la musique. A travers la série Too Many DJ’s, le Type a voulu mettre un coup de projecteurs sur ceux qui ambiancent nos soirées dans les bars et clubs locaux, grâce à des sélections de disques savamment maîtrisés. Pour ce troisième volet, Captain a répondu aux questions du Type.

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Quel(s) genre(s) musical-aux mixes-tu ?

Pas mal de trucs tordus de 1930 à nos jours… Je mélange tout en fait, en essayant de garder un esprit rock’n’roll comme fil rouge… Rock’n’roll parce que je suis un vieux punk (ça ne se guérit pas) et bien mélangé, parce que, depuis 1977, il s’est passé un tas de trucs quand même… Du rock, c’est sur, j’en ai bouffé et du sauvage.. Après, j’ai fait mes classes en funk et soul auprès de Francis d’Allez Les Filles et puis je suis resté 9 ans chez radio Nova à Bordeaux, c’est formateur, le Grand Mix….

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Quels types de lieux, de soirées ?

Au hasard, Balthazar… Ça peut être n’importe où… L’important pour moi, ça n’est pas le cachet, je gagne ma vie par ailleurs, c’est plutôt les bonnes vibrations de l’évènement… J’aime bien jouer à la Sirène de La Rochelle, ils ont une super équipe, à l’IBoat pareil… Et le lendemain tu me trouveras dans une salle des fêtes au fin fond de la campagne, un mois après dans un festoche citoyen gratuit et le samedi d’après dans une teuf’ chez des potes… En gros, je préfère jouer gratos chez des gens bien que pour un gros cachet chez des cons.

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Quel(s) support(s) utilises-tu ? Pourquoi ?

Je joue sur ordi, parce que trimballer des caisses à vin pleines de 33T, j’ai donné pendant longtemps… Par contre, je ne joue pas de MP3 pourris… J’achète tous mes morceaux, histoire d’avoir une bonne qualité de son et de faire bouffer un minimum les artistes.

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Quels sont tes titres incontournables ou fétiches dans tes playlists ?

Quel que soit le style de la soirée, j’aime bien commencer par «  The Bottle » de Gil Scott Heron… J’ai pas trop de mal à le placer car j’aime bien faire les before, les ouvertures des portes et les débuts de soirées… On est plus libre, on peut passer vraiment de tout, mélanger de la country et de la musique africaine, de la pop sixties et de l’électro orientale, du punk et de la soul… En gros, j’essaie de dégotter des morceaux qu’on n’entend pas assez ailleurs et qui, éventuellement, font danser les filles… Après, des morceaux fétiches… c’est pas facile… « It’s like that » de Run Dmc, « Party for Your Right to Fight » des Beastie Boys, « Ballroom Blitz » des Sweet, « Stealin’ all Day » de C.C.Haddock, pas mal de trucs façons Andrew Weatherhall, les edits de Pilooski ou ce bon vieil Ebo Taylor remixé par Henrick Schwartz, sans oublier « Loose » des Stooges que j’aime bien caser vers la fin quand c’est possible…

Ton ou tes derniers coups de cœur ?

Alors,  ces dernières semaines, j’ai fait de gros mélanges… Ba Power, le dernier album de Bassékou Kouyaté : avec son Ngoni à 4 cordes, ce type tricote comme Hendrix… J’ai bien kiffé le dernier Ricky Hollywood, celui avec les disciples… Et pris une grosse claque avec les Tiny Giants, des australiens qui font du rock psyché de tarés. Je me suis racheté le Tappa Zukie, In Dub de 1978, j’ai précommandé le prochain Baba Zula et depuis ce matin, j’ai dans la tête le « lalali lalala » du « Gypsy Woman » de Crystal Waters parce que je ai trouvé le re-edit  en téléchargement gratos sur le soundcloud de Souleance… Si tu mélange tout ça, t’as un peu le genre de playlist bâtardes que j’aime bien pratiquer….. Ah oui, le premier album d’Acid Arab aussi….

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Bordeaux ça le fait ?

Objectivement, oui. La ville est bien plus belle, plus agréable que quand j’y ai débarqué en 1981. Si tu as envie de jouer, les endroits ne manquent pas… Après, si la ville est devenue plus belle, elle est aussi devenue moins rebelle… Je commença à m’y ennuyer un peu. Tous ces hipsters bobos béats, ça me déprime, et d’ici 5 ans, je me casse savourer une retraite bien méritée en Bretagne, là où gambadent encore de vrais cow boys….

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Un message, une date à annoncer, un coup de gueule, une déclaration d’amour ?

Une déclaration d’amour ? Oui, aux équipes de La Sirène de la Rochelle, du Confort Moderne à Poitiers et d’Allez Les Filles à Bordeaux.

Un message ? Don’t believe the hype.

Un coup de gueule ? Non, même pas… A mon âge, on est blasé, l’étendue de la connerie humaine ne m’effraie même plus… Vicieuse ambiance.

 

Bordeaux : Too Many DJ’s 2/5 – Andreea

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Vivier culturel, la ville de Bordeaux regorge de talents dans différents domaines, du théâtre à la danse, en passant par le cinéma ou la musique. A travers la série Too Many DJ’s, le Type a voulu mettre un coup de projecteurs sur ceux qui ambiancent nos soirées dans les bars et clubs locaux, grâce à des sélections de disques savamment maîtrisés. Pour ce deuxième numéro, Andreea a répondu aux questions du Type.

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Quel(s) genre(s) musicaux mixes-tu ?

Cold wave, new wave, synth pop, punk, EBM, death rock principalement, et parfois un peu d’italo disco, de dance 90’s ou de new beat.

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Quels types de lieux, de soirées ?

Bars ou lieux indépendants pour des DJ set lors de soirées à thèmes ou pas, ça dépend. Ou après des concerts à Bordeaux.

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Quel(s) support(s) utilises-tu ? Pourquoi ?

Un ordi PC et un contrôleur Hercule mk4 parce que je possède beaucoup plus de son en format mp3, et que ça permet de pouvoir varier les morceaux plus souvent. Je n’aime pas préparer de playlist à l’avance, ça me permet d’avoir le choix d’un morceau à l’autre le moment venu. C’est aussi beaucoup plus simple à transporter !

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Ton ou tes derniers coups de cœur ?

En ce moment j’écoute tout le temps Noir Boy George.

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Quels sont tes titres incontournables ou fétiches dans tes playlists ?

Ça dépend, parce que par périodes les titres incontournables peuvent changer… Je peux quand même en citer 3 : « Teenage kicks » de The Undertones« Rituel » de She past away et « Abracadaver » de Brane.

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Bordeaux ça le fait ?

Oui, même si souvent la fête s’arrête quand elle vient de commencer

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Un message, une date à annoncer, un coup de gueule, une déclaration d’amour ?

Déclaration d’amour au festival Bordeaux Rock qui s’est déroulé fin janvier, avec les concerts des Eagulls, Rendez-vous, Vidéodrome… J’ai passé du son avec Arthur Über-Alles le 27 au VOID. J’en profite pour saluer Aymeric Monsegur et faire un bisou à Klaus Nomi.

 

Rencontre avec NONMA

dans MUSIQUE

Dj installée à Biarritz et membre du collectif sans frontières Flow-fi, NONMA a animé 2015 avec une série de mixes publiés sur Soundcloud mettant à l’honneur un groove à la croisée des genres. Le timing était donc idéal pour évoquer avec elle son parcours, ses projets futurs mais aussi sa vision de la place des femmes dans la musique.

Peux-tu te présenter en deux mots pour ceux qui ne te connaissent pas encore ?

Je m’appelle Manon. J’ai 25 ans, j’habite à Biarritz. Je suis dj à mes heures perdues mais avant tout passionnée de musique et diggeuse archarnée.

Tu es membre du collectif australien Flow-fi, raconte nous en plus sur cette connexion ?

En fait, Flow-fi c’est vraiment international, le roster est composé d’artistes des 4 coins du monde. Le collectif  a été créé par des artistes que je suivais de près en 2013/2014 (Aywy, Fortune, Subdaio…).

Je commençais tout juste à poster des mixes sur mon Soundcloud. On avait tous plus ou moins les mêmes influences (à savoir tout ce qui était « future beat »/hip hop) c’est ce qui a fait la connexion. Apres avoir échangé quelques tweets et messages, le producteur parisien Maximus MMC m’a fait la proposition de rejoindre le collectif, c’était une bonne surprise. Le label a pris du poids et ses artistes aussi en 2 ans, certains tournent désormais dans le monde entier, je suis fière d’eux.

Il est vrai que le milieu du mix est majoritairement masculin, comment tu vois la place des femmes dans la musique aujourd’hui ?

Ces dernières années on a quand même pu voir une évolution. Il y a eu de plus en plus de soirées organisées avec des filles derrière les platines, notamment à Paris ou dans les grandes villes (c’est aussi grâce à la montée des labels comme Soulection par exemple) je trouve ça vraiment chouette. Dj c’est une passion, un talent et une profession. Ce serait bien que l’étiquette masculine associée à cette pratique s’efface petit à petit. L’image de la fille dj « sexy » persiste encore, une fille qui mixe c’est souvent attractif simplement parce que c’est une fille. Je trouve ça lassant et dépassé. Mais c’est bien parti pour changer.

Ce qui serait bien aussi c’est voir la pratique du beatmaking et la production de musique en générale se développer chez les filles. Pour le coup, si il y a peu de dj femmes, il y a encore moins de beatmakers femmes. Je trouve ça tellement dommage. Je suis persuadée que les femmes auraient bien des choses à apporter que ce soit dans la production de beat de rap ou d’electro, une sensibilité, une vision différente…

Et justement, comment tu expliques qu’il y ait moins de femmes à la production ?

En fait je pense que c’est parce que pour produire de la musique avec un ordinateur et des logiciels il faut avoir un coté geek, qui fondamentalement est plus associé aux garçons… Les filles auraient plus tendance à jouer d’un instrument « réel ».

De plus, le beatmaking est un terme qu’on associe au rap/hip-hop en général et produire pour des rappeurs est quelque chose qui a sans doute attiré les garçons plutôt que les filles à l’origine. Cependant c’est intéressant de voir que de plus en plus de chanteuses produisent leur propre musique et posent leur voix dessus. Il y a aussi aujourd’hui des filles très reconnues dans cette pratique, je pense par exemple à Wondagurl.

Ton dernier mix s’appelle « No Rap Mix », est-ce une réaction à une tendance rap qui prend de plus en plus de place ces derniers temps ?

Je l’ai appelé comme ça car c’était le premier mix que je postais sur mon Soundcloud sans aucun track de rap. Du coup c’était juste pour annoncer un peu la couleur avant l’écoute.

Tu partages essentiellement des mixes, est-ce que tu t’es déjà essayée à la production ?

Oui bien sûr, c’est une chose que je rêve de faire en fait. La nuit je rêve même que je fais des beats super cools. Et je me réveille déçue, sans aucune compétence.

J’ai téléchargé des logiciels de productions, Ableton, Fl studio… j’ai bidouillé des trucs. Mais ça demande vraiment de la patience, du temps, de l’entrainement, du visionnage de tuto… Je ne perds pas espoir d’arriver à faire quelques chose dans les mois ou années à venir, en attendant j’écoute ce que font les copains et donne mes idées et avis.

Quelle place a la musique dans ta vie aujourd’hui ?

La musique est clairement vitale, comme pour beaucoup. J’aime vraiment écouter de nouvelles choses tous les jours et prendre des claques sur des morceaux. Je fouine partout à la recherche d’une perle. La musique selon moi, c’est le moyen d’expression le plus efficace, le plus puissant et le plus communicatif. Il n’y a pas de musique sans rencontres et de rencontres sans musique.

J’ai moins eu l’occasion de me concentrer sur le label et les dj sets ces derniers temps. Je joue toujours un peu de musique dans les bars à Biarritz (penser local c’est important !) j’ai d’ailleurs rejoint le collectif « Musique d’Apéritif » qui organise pas mal de concerts, soirées, expos et se bougent les fesses pour faire vivre un peu le coin. J’aime beaucoup leur enthousiasme et leur état d’esprit.

Sinon, je pense upload un mix (un peu différent) très prochainement.

Quels sont tes prochains projets ?

Mon vrai plaisir c’est plutôt d’aider les autres à faire connaitre leur projet, partager, discuter. En plus de mon truc perso, l’envie de créer un blog/site qui parlerait justement des femmes dans la musique et qui donnerait peut être envie à celles-ci de se lancer dans la production de musique me trotte dans la tête depuis un moment maintenant. J’aimerais vraiment me pencher dessus. C’est une affaire à suivre.

Si tu devais en choisir un, avec quel artiste aimerais-tu partager les platines le temps d’une soirée ?

Un artiste, c’est super dur… En fait je dirais avec tous les gars de Flow-fi ! Mais sinon je choisirais surement Kaytra…parce que ses influences sont géniales et que je l’affectionne particulièrement.

Pour finir, quels ont été tes coups de cœurs musicaux en 2015 ?

Bon sans surprise l’album de Tame Impala est une pure merveille. Ceux de Kendrick et Tyler the Creator également. Plus récemment celui de King Krule.

Et en vrac, j’ai eu un coup de coeur pour les projets/albums/eps  de Anderson Paak, Sevdaliza, Toro y moi, Unknown Mortal Orchestra, River Tiber, Tory Lanez, Potatohead People, Nao, Maribou State, The Internet, Tuxedo…(et tellement d’autres).

Et Bordeaux ?

Où est ce qu’on peut te voir danser le samedi soir jusqu’à 5h du mat’ ? Je ne vais pas être originale, mais je vais dire l’Iboat. La programmation est cool. On y croise les copains. Et j’ai fait mon 1er set là-bas, forcement c’est sentimental.

Où est ce qu’on peut te voir manger un dimanche midi (le lendemain donc…) ? Dilemme, je ne mange pas vraiment le lendemain de cuite… Mais je peux conseiller un burger chez Edmond Pure Burger ou au Kokomo.

Dans quel quartier peut-on te croiser avec un appareil photo ? J’aime beaucoup le vieux Bordeaux, quartier Saint Pierre ou chiller sur les quais quand il n’y a pas trop de monde.

Captive // Strasbourg, Mz Sunday Luv, Dj Faon & Larcier

dans MUSIQUE

On nous a dit que la lune était pleine le soir du 10 novembre et que les gens sont émoustillés les soirs de pleine lune. Un phénomène mystique lié à l »absorption d »énergie(s) dégagée(s) par la lune. Alors, on a pensé que les gens préféreraient danser plutôt que d »errer dans les ruelles électrisées. La musique hypnotique captive et transcende la nuit du 10 novembre à l »Hôtel Particulier.

Entre Bordeaux et Berlin, voilà une soirée qui promet un beau voyage inter-dimensionnel entre le  cold rock hypnotique de Strasbourg (Bordeaux), la deep house métallique de Mz sunday Luv (Berlin) et la house minimale électrisante du duo bordelais Faon & Larcier (Bordeaux). On se donne rendez-vous demain soir à partir de 22h00 à l »Hôtel Particulier ?! .

Line-up

MZ SUNDAY LUV

« Sunday fait vibrer les murs froids de Berlin au son de sa Deep House métallique. Dès que sa voix hypnotique vient se poser sur les beats et basses aériens, elle ensorcèle la piste de danse. Le répertoire de la Berlinoise est très varié, son album digital « Regrets » dénote de l »univers house sur certains morceaux plus rocks. »

STRASBOURG

« Du cold rock franc et enivrant. On retrouve dans Strasbourg des habitués de la scène bordelaise qui se sont réunis et se sont laissés aller vers un projet bien plus sombre. »

FAON & LARCIER

« DJs bordelais house/minimale, bien connus de la scène électronique. Le duo clôturera la soirée par un set électrisant. »

Infos Pratiques

Hôtel Particulier
4 rue Bac Ninh 33000 Bordeaux
Tram C – Gare St Jean

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