Tag archive

Rock School Barbey

Carnaval des 2 Rives : chasse aux brigands et défilé 2.0

dans ANNONCES/ART ET CRÉATION/ÉVÉNEMENTS

Une fois encore, le Rocher de Palmer et la Rock School Barbey s’associent afin de donner une toute autre tournure au carnaval en y ajoutant une dimension virtuelle à travers une application ce dimanche 3 mars, lors du Carnaval des 2 Rives.

Un projet qui rassemble les plus grands : Guillaumit se joint au Rocher de Palmer et à la Rock School

Depuis 2018, le Carnaval des 2 Rives se déploie grâce aux co-organisateurs du Rocher de Palmer et de la Rock School Barbey, sous la direction artistique de Guillaumit. Ce dernier, artiste bordelais aux facettes multiples, illustrateur, graphiste, designer, performer ou encore réalisateur de films d’animation, a pu voir son travail exposé aux yeux du monde, de Paris en passant par Londres et Berlin, ou encore Tokyo. C’est une chance que le bordelais donne de son temps pour un projet tel que celui-ci, qui rassemble petits et grands autour de cette tradition universelle.

Imaginer un carnaval axé sur le numérique c’est réfléchir et jouer avec les peurs et la fascination d’un monde nouveau qui advient. Réunir les populations sur des sujets actuels et nouveaux en utilisant les codes traditionnels du carnaval : créations, extravagances, peurs, projets co-construits, échanges, fêtes, pratiques disruptives…

Une deuxième édition toute aussi riche et ludique que celle de 2018

Après une première édition réussie, les deux grands acteurs culturels de Bordeaux nous offrent à nouveau un spectacle haut en couleurs pour nous présenter un travail de plusieurs mois en collaboration avec le collectif Cmd+O. Comme l’année dernière, des ateliers, spectacles et expositions seront mis en place afin de faire de cet événement un moment convivial entre toutes générations confondues. Depuis début février, le 308 – Maison d’Architecture devient l’espace d’exposition principal pour une période de 2 mois où œuvres, costumes, dessins d’enfants, masques et chars sont exposés.  Ces mois de préparation auront également permis à des établissements comme les écoles, centres aérés ou EHPAD de vivre une aventure enrichissante et captivante autour d’un projet de création de jeux vidéos. Mais le Carnaval des 2 Rives vous donne rendez-vous pour 6 autres ateliers de danse pour amateurs et confirmés, percussions, dessin, découverte code et réalité augmentée, et costumes. Les enfants seront bien évidemment mis à l’honneur puisqu’ils pourront profiter de ciné-concerts organisés par Le Club des Chats.

De la récupération et de l’amidon de maïs : un message de respect pour la planète

En plus d’être un projet ludique pour les enfants, ce carnaval garde une dimension écologique, une priorité dans le monde actuel. La récupération est le mot clé de ces ateliers, notamment pour la création de costumes de Sew&Laine, où chacun ramène son propre sweat-shirt afin de le personnaliser à la façon du duo. Plutôt que d’utiliser du plastique, les masques en 3D sont également faits à partir d’amidon de maïs qui produit du PLA, un bio-plastique.

Bien sûr, la tradition reste la même que celle de votre enfance : déambuler dans les rues déguisés pour s’en prendre à Monsieur Carnaval. Via l’application du Carnaval Augmenté, partez à la chasse aux brigands : 9 brigands sont à chasser pour récupérer des pouvoirs, afin de faire chuter Monsieur Carnaval lors du grand final place Pey Berland le dimanche 3 mars. A vos applis !

Report photo : LaCraps, Bastard Pro, La Chronik & Diverset Music

dans ÉVÉNEMENTS/REPORTAGES

Jeudi 31 janvier, nous nous sommes rendus à la Rock School Barbey pour assister au concert de LaCraps, Bastard Prod, le collectif La Chronik et Diverset Music. Soirée pleine de bons flow, de rimes bien placées et d’énergie débordante, on a été conquis par la prestation de tous les artistes présents. Qui plus est dans un écrin intimiste et parfait pour ce genre d’événements : le mini club de la salle de concert. Retour sur un live bien motivant et plein de bonnes intentions.

Les Tambours : le bronx à la Rock School Barbey

dans MUSIQUE/REPORTAGES

Vendredi 14 décembre dernier, la salle mythique bordelaise de la Rock School Barbey accueillait les Tambours du Bronx, pour un show spécial métal ! Lire plus

Les Typiques #09 – Medusyne

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Nouveau rendez-vous sur le webzine, avec des cartes blanches offertes à des acteurs culturels bordelais et de la région, qui viennent présenter des photos, vidéos, morceaux et autres œuvres qui composent leur univers esthétique. A travers ces « typiques », ces promoteurs, médias, lieux, restaurants, associations et autres organisations locales présentent ainsi leur identité artistique. Dans ce neuvième volet, c’est Medusyne, qui nous cerne par ses multiples tentacules, « chac(une) distincte les un(e)s des autres », qui se livre. Ce sont cinq membres de cette association qui s’expriment et délivrent ici leurs coups de cœurs artistiques. Cette structure vise à fédérer les différents acteurs culturels de la région, dans des univers relativement divers. On les retrouve d’ailleurs derrière l’organisation d’Under the Skurt le vendredi 9 novembre à la Rock School Barbey, une soirée qui mettra en avant la scène hip hop féminine, avec des artistes comme Danitsa, Blu Samu ou Cheeko. Agathe, Mélodie, Louise, Morgane et Nolwenn nous présentent ainsi leurs inspirations du moment.
}

                                Agathe Dampick (Dampick Factory)

}

HDBeenDope – For The Record

« C’est toujours difficile comme exercice de sélectionner un artiste, parmi tout ceux que j’aime ! J’ai choisi HDBeenDope, car je pense qu’il a réussi à garder le flow du hip-hop « originel ». Il avait joué dans le bar où je travaillais à Orléans, en 2015, lors de sa tournée en France. J’ai eu l’occasion de l’interviewer sur son parcours pour mes cours. Il est tout jeune, comme moi, et possède une très bonne prestance sur scène. Très bon souvenir d’une de mes toutes premières production. »
 

 Mélodie Dubois (Rock School Babey et Tribal Traquenard)

)
)

Hector Gachan – Untitled ’91

« Moi j’ai envie de vous parler d’Hector Gachan, ce mec qui vient de Sarajevo et qui est parti vivre en Australie, qui nous propose une pop lo-fi comme on aime. Il a sorti son album Untitled 91 il n’y a même pas un an et on kifferait bien le faire venir jouer à Bordeaux un de ces quatre !  »
}

}

                               Louise Bertin (Euphonik Bazar)
a

T. Rex – Cosmic dancer

« Cosmic dancer parce qu’on est tous des danseurs de l’univers ! Notre capacité à nous mouvoir sur des émotions qu’un son nous procure… Cette chanson m’accompagne depuis que je suis ado, ces paroles me donnent toujours autant la pêche et son rythme me transporte dans l’univers. Perso, je danserai jusqu’à ma mort. »
}

                     Morgane Tenenbaum (VU et Medusyne)}

 

Blu Samu – Nathy ft. Peet


« Diggeuse de musique depuis toujours, j’ai fondé Medusyne pour partager mes découvertes au grand public. Blu Samu, au même titre que Danitsa qui seront en concert sur notre #1 fait partie de mes coups de cœur de l’année. Jeune nana au tempérament bien trempé, membre du collectif belge le 77, elle représente ces femmes samouraïs des temps modernes qui nous font vibrer, par leur timbre mais aussi par ce qu’elles dégagent et nous inspirent…  A travers le clip « Nathy », Blu assume sa patte, entre douceur et décadence. Un bijou à déguster sans modération. »
}

                               Nolwenn Migaud (Banzaï Lab)

)

Socalled – You Are Never Alone

 « « You are Never Alone », superbe chanson par les géniaux Socalled ! Comme son nom l’indique, c’est une track qui explique que quoi qu’il arrive, tu n’es jamais seul dans la vie ! Je crois que c’est pour ça qu’on kiff autant la musique ! Même seul, loin et perdu, si tu as une chanson qui te plait sur ton mp3/walkman/téléphone, tu es en bonne compagnie finalement :) »
} )

L’empereur de la crasserie Alkpote à Bordeaux

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Le rap français est à l’honneur à Bordeaux. Depuis quelques mois, les concerts s’enchaînent dans la ville avec ceux qui font l’actualité d’un courant musical en vogue. Le 13 avril dernier, c’est encore l’une des figures marquantes du genre qui était de passage dans une salle bordelaise ; Alkpote. Ce dernier est pourtant une sorte d’OVNI du rap hexagonal. Admiré par les anciens et la nouvelle école pour sa maîtrise technique et ses textes corrosifs, l’artiste originaire d’Evry souffre néanmoins d’un manque de reconnaissance de la part de médias culturels qui tentent progressivement de rattraper leur retard. Témoin de son évolution et de son ascension au sommet, le Type s’est pour sa part rendu sans hésiter à son concert à la Rock School Barbey. L’occasion de tirer le portrait du bonhomme qui a délivré une prestation à son image : folle et démesurée.
}

Tremplin MUE : 5 finalistes à la Rock School Barbey

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

On vous en parlait ici, le label bordelais Banzaï Lab a récemment lancé un tremplin à destination des artistes émergents de « musique urbaine ». Après une sélection de 5 finalistes (DNA, Met H Ode, Obsimo, Lehmanns Brothers et Génial au Japon), un concert les regroupant a été organisé à la Rock School Barbey pour juger de la qualité des 5 groupes et/ou artistes. Le Type y était et met en image la prestation de ces 5 talents régionaux.
)

                       

Vacarm : un évènement qui fait du bruit à la Rock School Barbey

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Mercredi 24 mai, la deuxième édition de Vacarm prendra place à la Rock School Barbey pour une soirée aux plaisirs variés, entre DJ set, concerts, food, chill & ambiance à la cool ! 

}

Événement proposé pour la deuxième année consécutive par l’association SOSCV, Vacarm vise à promouvoir le meilleur de la scène bordelaise. Pour cette seconde édition, c’est donc tout naturellement que les organisateurs se sont tournés du côté des forces vives locales pour proposer un plateau composé de différents artistes, proposant un panorama non exhaustif de ce qui se fait de mieux à Bordeaux. Sorte de mini-festival, la soirée verra ainsi se succéder plusieurs temps : de l’happy hour ambiancé par un DJ set de Jayco (DavyCroket Crew) aux 4 concerts de Sweat Like An Ape, Moloch/Monolyth, Choukri et Doktor Avalanche, en passant par un passage en restauration, chacun trouvera motif de réjouissance, qui plus est veille de jour férié ! Éclectique et festive, la programmation saura à coup sûr contenter et fédérer un grand nombre de locaux qui répondront on l’espère présent à l’appel lancé par la jeune association bordelaise.

}

Interview et réconciliation Bordeaux-Toulouse : Scarecrow

dans MUSIQUE

Le 29 septembre dernier, à la Rock School Barbey, les toulousains de Scarecrow sont venus faire leur show. Sorte de blues / hip hop intriguant, la musique que distille les 4 compères avait déjà séduit le Type en 2013. Rebelote trois ans plus tard pour l’occasion avec Antibiotik, Le Pap’s, Jamo et Slim Paul, pour un entretien, entre leur évolution, leur projet et leur ville adorée, Toulouse.

 }

Quel âge a Scarecrow, et quelles ont été les circonstances de la rencontre ?

Le Pap’s : En 2017, Scarecrow fêtera ses 6 ans. La rencontre s’est faite entre Slim Paul (guitare/chant), bluesman du groupe, et Antibiotik (rappeur scratcheur). A Toulouse, ville du Sud-Ouest de la France. Précisément à un spot qui s’appelle La Daurade, en quai de Garonne. Paul posait un guitare/voix et Adri est passé par là et a commencé à rapper dessus. Un premier déclic, puis il se sont revus plus tard pour entamer des compos à deux, un peu plus sérieusement. Ensuite Jamo est arrivé à la basse.

Jamo : J’ai rencontré Paul avant en scène ouverte. Et nous on s’est trouvé à l’école Dante Agostini, parce qu’avant j’étais batteur. En fait ça a été des rencontre simultanées, variées et fortuites. Ça suffit ça comme adjectif ?

Slim Paul : Pour la question « Quel âge à Scarecrow ? » je pense que ça suffit.

}

Du coup, vous n’avez jamais changé de composition ?

Le Pap’s : Moi je suis arrivé en 2010 ; le projet existait déjà, donc si. Mais disons que la formation n’a pas changé depuis ma venue.

Slim Paul : En fait, pour rétablir la vérité, Scarecrow tourne depuis 2010 avec cette formation là, mais y’a un passé. Sous un autre nom, un prémisse, des bases qui ont été posée. Mais Scarecrow, c’est nous quatre, et le premier album, comme toutes la production du groupe, est sortie sous le nom de Scarecrow.

}

D’ailleurs, vous faites tout vous-même pour l’instant ? Deux albums c’est ça ?

Slim Paul : Deux albums, et entre-temps on a sorti des EP. Tout nous-même, oui on essaie, surtout sur la production filmographique. On écrit, on fait les visuels, on mixe. On s’entoure de prestataire pour faire les choses qu’on ne sait pas faire, comme le mastering. Sur la tournée on est entouré, on a un tourneur, mais on reste avec une équipe réduite.

 }

Avec une boite de production toulousaine ? Vous êtes restés basés à Toulouse ?

Le Pap’s : Oui, on est basé sur Toulouse, le groupe est né là-bas et même si on vagabonde à droite à gauche assez souvent, on vit là-bas !

 }

Vous avez l’habitude des scènes comme Barbey, 700 personnes ?

Slim Paul On connait les SMAC, on a une grosse expérience de festival mais on a toujours un plaisir particulier à jouer dans ce genre de salle parce que les technicien chers à notre cœur que sont Victor Perrin et Simon Hublot peuvent vraiment s’amuser, avec leur matos. Faire sonner Scarecrow comme il se doit et mettre Scarecrow en beauté. En festival, c’est plus difficile on ne sait jamais sur quoi on va tomber.

scarecrow-le-type

}

Plutôt une préférence pour ce genre de concerts alors ?

Slim Paul : Y’a pas de préférence, c’est selon les humeurs et les saisons. La saison des festival, quand elle arrive on la sent et on se prépare pour. Déjà physiquement, parce qu’en général c’est assez fatiguant, il faut faire face à un certain rythme. Les concerts en salle c’est autre chose, on prend plus le temps c’est sûr.

Jamo : C’est pas le même plaisir. C’est comme une jauge à 100 personnes et une jauge à 20000. Tu prends du plaisir sur les deux mais pas de la même manière. Comme toi, en tant que public quand tu vas voir un concert avec les artistes à 50cm ou dans un grand festival, tu vas kiffer mais différemment.

Slim Paul : 50cm c’est le cirque !

}

Quand est-ce que vous avez quitté les petits bars ?

Slim Paul : On ne les a jamais quitté ! Y’a des endroits qu’on affectionne particulièrement. Je pense au Showcase Time à Pau qui est un bar qui nous a fait confiance il y a 4 ans, et on y a encore fait un concert cette année parce qu’on est potes avec Eric, le patron. Après, on essaie d’éviter au maximum parce que quand tu fais une tournée avec 70 dates, quand on t’amène dans un bar Il ne faut pas fournir la même énergie. Mais c’est toujours un plaisir ! Tu sens le public, tu sens la bière, une chaleur… On vient de là, faut pas l’oublier.

 }

Je vous ai vu y’a deux ans à l’iBoat, ici à Bordeaux. Est-ce que vous avez beaucoup changé depuis ? Les méthodes de travail par exemple.

Jamo : Non, on change pas une équipe qui gagne. Forcément la musique évolue parce qu’on grandit et on continue à prendre du galon et de l’expérience. Les musiciens sont les mêmes, le concept est le même, mais on vit avec notre temps et on a beaucoup tourné, on fait beaucoup plus de gros festivals. Mais Scarecrow est resté Scarecrow.

Le Pap’s : Toujours le même kif de monter sur scène, quelques soient les conditions.

 }

Quand est-ce que vous avez sorti votre dernier album ?

Jamo : Le 26 mai. L’album est dans les bacs depuis mi-juin.

 }

The Last, c’est ça ? Mais ce sera peut-être pas le dernier.

Jamo : En tout cas il s’appelle The Last

 }

La prochaine étape ?

Le Pap’s : La prochaine étape j’ai envie d’te dire que c’est Perpignan dans deux jours, au Médiator.

En terme de production je voulais dire…

Slim Paul : Ça va être de clipper un deuxième morceau de l’album après « Shake It », mais c’est en pourparler. Moi j’aimerai bien qu’on sorte un live, même en CD. C’est un truc qui se fait plus trop, et on est un groupe de live avant tout. Je m’y mettrai l’année prochaine. Mais là il reste trois dates de la tournée, ensuite on va prendre de bonnes vacances bien méritées, on va poser le cerveau et les idées viendront d’elles-même.

Jamo : On n’a pas vraiment pris de vacances depuis 6 ans ! Donc là on prend 6 mois !

Slim Paul : L’album est sorti en juin, il a encore une belle année devant lui. Il peut encore nous servir de bannière pour la prochaine tournée. Il est bon, on en est fier, je le dis honnêtement, et on peut se pencher sur autre chose comme un live ou une production visuel.

}

Une dernière chose : Le Type est un web-magazine centré sur la vie culturelle bordelaise. On va s’exporter à Toulouse avec vous. Des bonnes adresse pour manger, boire ?

Slim Paul : Manger à Toulouse ? Faut aller au Bon Servant, au Pied Sous La Table. Si tu veux boire un coup tu vas au Bohème, au N5, tu vas à La Comtesse

Jamo : Une petite parenthèse sur le N5 : on est à Bordeaux, ville de vin. Le N5 vient d’être élu meilleur bar à vin d’Europe. Ils ont une cave de 2200 références, c’est un truc de malade ! Tu peux aller manger au Solilesse aussi.

Slim Paul : On a des supers tables à Toulouse !

Jamo : Puis ça bouge, c’est dynamique ! On a toute une génération de trentenaires qui reprennent les rennes et qui propose pas mal de choses que ce soit en restaurant, en bar ou autre.

Slim Paul : Je voudrais quand même parler du Bohème, parce que c’est un peu mon fief. C’est un bar en périphérie du centre-ville, et un des derniers avec une scène. Avec le Connexion – mais j’aime pas le Connexion alors on n’en parle pas. Le Bohème c’est un bar qui paye pas d’mine, qui est pas très classe, mais y’a une scène et la programmation est très éclectique et recherchée. T’as tout. Soirée électro, soirée métal, punk, des scènes ouvertes… J’y ai joué avec tout mes groupes.

J’ai fait quelques soirée à Bordeaux, et j’ai trouvé beaucoup de similitudes entre les deux villes.

Et il faut savoir un truc, chers bordelais : l’album The Last a été enregistré à Bordeaux, au studio Berduquet. Toute les productions phonographiques de Scarecrow sont masterisées à Bordeaux chez monsieur Alexis Bardinet, Glode Audio. Bon, on s’aime pas, on se crache dessus depuis des années, mais on arrive à coopérer !

Merci beaucoup ! Allez salut, bise au chat.

Walk in the Wood : ballade en forêt avec Ben et Rémi.

dans MUSIQUE

Il y a quelques jours, on est allé s’aventurer dans le Lot-et-Garonne (47), à Agen. Ville qui ne paie pas de mine mais qui grouille d’énergie. On a posé nos oreilles et notre cœur de rockeur au Florida (la salle de concert d’Agen) pour assister à la résidence de Walk in the Wood. Ben (le bassiste) et Rémi (le batteur) nous ont ouvert les portes d’un rock sauvage qui ne se limite pas aux frontières du 47. Une tournée se prépare. Cinq lieux. Cinq soirs. Il faut que tout soit cadré, au riff près (oui oui je sais). Une résidence, c’est trois jours de boulot. On teste, on se positionne, on se perd, on s’engueule, on fait comme-ci, comme-ça, on avance. On se perfectionne, on dialogue beaucoup, on demande des avis. On en sort grandi. Entre deux répétitions, on a pris le temps de discuter avec WW. Go on.

}

En quelques mots, une résidence c’est quoi ?

WW : Il y a plusieurs types de résidence. Tu as une résidence de travail où tu peaufines ton set, tes transitions… Et tu as des résidences de créations, où tu n’as rien à proposer et tu crées pendant plusieurs jours. Nous on vient de finir trois jours de résidence de travail en préparation de la tournée.

}

Justement, cette tournée ?

C’est une tournée de cinq jours, dans cinq lieux différents en Aquitaine. Ce sont des groupes en voie de développement choisi par les SMAC (salles de musique actuelles) de la région. On va avoir l’occasion de se produire sur différentes scènes de la région. On gagne mine de rien en visibilité puisque notre nom est affiché partout dans les salles, et puis on part à la rencontre d’un autre public. C’est excitant.

}

Walk in the Wood c’est une ballade tranquille en forêt ?

Non du tout. WW c’est l’imprévu, c’est le côté noir de la forêt. C’est assimilé à la vie. Les chemins qu’on emprunte, les erreurs qu’on commet, les critiques, les encouragements.. c’est un tout. C’était mieux que Weed & Whisky (rires) ! Ça fait 1 an et demi qu’on existe et on est plutôt satisfait de notre évolution. On a réussi à se créer une identité sonore et développer pas mal de choses qui prennent du temps.

}

Comment vous composez ?

Ben :  Je pars d’une base couplet/refrain, puis je passe du temps sur ma basse et je peaufine la chanson et une fois qu’on a mis le morceau en place avec Rémi, j’écris les paroles. J’ai besoin d’avoir un aperçu musicale, de me faire ma propre histoire avant d’écrire.

}

dsc08439

}

Agen c’est votre fief. Et si on voit plus loin ?

Bien sûr ! Agen c’est notre base. Après, tu sais, quand tu es un groupe de musique, tu te développes partout. C’est une question de date. On envisage de faire des minis tournées en peu partout en France. L’essentiel c’est de jouer à l’extérieur, après le lieu où tu vis importe peu !

}

Est-ce qu’aujourd’hui il est difficile pour un groupe de rock de trouver sa place ?

Effectivement… C’est un peu compliqué de tirer son épingle du jeu ! Mais c’est à nous de prouver notre valeur en se faisant connaître petit à petit. Pour au fur et à mesure se retrouver sur des scènes conséquentes.

}

Du coup, comment le public envisage le rock ? Comment êtes-vous accueilli ?

Le rock possède des messages forts. C’est une musique animale, puissante qui dégage quelque chose qui n’a pas d’égal. Ce n’est pas le genre qui prime aujourd’hui et on ne lui offre pas autant de visibilité qu’à l’époque mais elle reste très vivante, empreint de férocité. Il y a plusieurs façons d’envisager le rock mais le public apprécie toujours autant cette musique. Sur les concerts qu’on a faits, on pas souvent eu des lieux très remplis… C’est compliqué pour un public de se lâcher quand il se sent seul (rires), mais sur la plupart des dates qu’on a fait, il y a une réactivité du public. On ne peut pas le nier, notre musique est énergique, et quand tu arrives à emporter les gens, ils bougent ! Un public qui aime le rock, il aimera la voix, il aimera la batterie, la basse, l’ensemble…

}

dsc08261}

Le rock est une musique à message. Est-ce que WW aspire à cet héritage ?

Au-delà du rock, la musique est faite pour faire passer des messages. Après, sur les morceaux que l’on compose, on expose notre désaccord avec le système, avec « Welcome to the jungle » ! Mais on parle surtout de thème neutre.

}

Une basse et une batterie, c’est suffisant ?

C’est les deux instruments les plus beaux au monde (rires). Non, ils se complètent parfaitement. Tu as toujours besoin d’une basse et d’une batterie, c’est les instruments qui gèrent la rythmique. On ne ressent pas le besoin de rajouter un instrument ou une voix. On est bien comme ça.

}

dsc08209

}

Vous faites du « Rock Testiculaire » ! Ok, on m’explique ?

Tout d’abord, parce que c’est drôle ! Non, surtout on nous a dit qu’on faisait un rock qui était plutôt couillu.

}

L’EP est prêt. Comment s’est passé l’enregistrement ?

Très vite ! Sur trois jours ! C’était fatigant mais on a beaucoup appris. Puis surtout, avec la tournée on s’est dit que ça serait intéressant de proposer une trace de notre travail. Du coup, l’enregistrement de l’EP s’est imposé de lui-même. Aujourd’hui, tu as « Kiss your Lips » qui est dispo ! Le CD sera disponible lors de La Tournée qu’on commence mardi 25 Octobre à la Rock School Barbey à Bordeaux (puis le 26.10 au Rocksane le 27.10, au Le Florida, le 28.10 à l’Ampli Billère et le 29.10 au Cafémusic Mont de MarsanMont de Marsan).

}

Si tu le souhaites, tu peux pré-commander ce 1er EP en nous envoyant un mail à : walkinthewoodcontact@gmail.com

Merci les gars !

 

2×1 places : Animal Collective @ Rock School Barbey 06/06

dans ART ET CRÉATION

Le Type t’offre deux places pour aller faire la teuf sur la pop joviale 2.0 du trio Animal Collective à la Rock School Barbey le lundi 6 juin.

}

Potes depuis leur plus jeune âge et activistes de la scène pop expérimentale, psychée et futuriste, la bande formée par Dave Portener (aka Avery Tare), Noah Lennox (aka Panda Bear) et Brian Weitz (aka Geologist) a sorti en début d’année un douzième album fascinant, aux influences multiples. Enregistré dans le mythique studio californien EastWest, où les Beach Boys ont enregistré Pet Sounds, Painting With marque le retour halluciné et hallucinant des prolifiques américains, quatre ans après Centipede Hz déjà signé sur le prestigieux label Domino Records (Caribou, Four Tet, Franz Ferdinand, White Lung pour la partie US…). Joviale et foutraque, c’est à coup sûr que la pop entêtante de ces animaux sauront remuer notre Rock School Barbey préférée. On retrouvera sur scène en première partie le duo dream-punk Pega Monstro, composé de deux sœurs originaires de Lisbonne : Maria et Julia. Une belle petite sauterie en somme, à laquelle le Type t’invite en te faisant gagner ta place.

}

▬▬▬▬ INFOS PRATIQUES▬▬▬▬

Evènement Facebook

 Pour gagner ton pass pour le festival ; like la fanpage et like le post concernant le jeu concours ou envoie un mail à
contact@letype.fr en objet « Animal RSB 06/06»
(Nom + Prénom + email)

}

2×2 places: Klub des Loosers + Dirty Tacos @ Rock School 22/04

dans MUSIQUE
Klub des Loosers live band

Il y a 10 ans sortait Vive la Vie, album culte du duo Orgasmic-Fuzati, plus connu sous le nom du Klub des Loosers. Depuis, le DJ et le MC Versaillais se sont éparpillés en plusieurs projets, mais le Klub des Loosers n’a toujours pas abandonné son public ; ce vendredi 22 avril, la Rock School Barbey accueille le Klub des Loosers live band et le groupe bordelais Dirty Tacos pour une bonne soirée hip-hop-what-the-fuck à ne rater sous aucun prétexte. D’ailleurs, non seulement le Type y sera, mais comme en plus il est sympa, il vous offre deux lots de deux places chacun. Rendez-vous en bas de page pour les instructions !

}

}

▬▬▬▬ INFOS PRATIQUES▬▬▬▬

Evènement Facebook

 Pour gagner des invitations like la fanpage et like le post concernant le jeu concours ou envoie un mail à
contact@letype.fr en objet « Klub des Loosers 22/04 »
(Nom + Prénom + email)

2×1 places : Oum @ Rock School Barbey 15/03

dans ART ET CRÉATION

Mardi, le Maroc s’invite à la Rock School Barbey avec la très talentueuse Oum et sa musique aux confins du jazz, de la soul et des sonorités orientales. Le Type t’offre deux places pour cette belle occasion.

}

Après un premier album (Soul of Morocco) en 2013 sur lequel elle s’était entourée de pointures du jazz hexagonal à l’instar du hautboïste Jean-Luc Fillon ou du saxophoniste Alain Debiossat, Oum a confirmé l’essai fin 2015 avec son nouvel effort, Zarabi. En tournée dans toute la France, c’est donc la Rock School Barbey qui accueillera à Bordeaux la diva marocaine. Puisant ses références dans le jazz, la soul et les sonorités orientales, Oum El Ghaït Benessahraoui laisse entrevoir à travers ses productions soignées – qu’elle écrit et compose elle-même – des racines sahraouies et une personnalité émouvante. Ce nouvel album a été préparé en Normandie et enregistré dans de désert, dans des conditions live, en posant des micros dans le désert, tout simplement. Yacir Rami au oud et Rhani Krija aux percussions (remplacé en tournée par Inor Sotolongo) accompagnent Oum sur ce projet qui rend hommage aux tisseuses de M’hamid qui, dans une logique de « mémoire vestimentaire », réutilisent des vêtements usagés afin de confectionner des tapis. Tant d’un point de vue musical que dans sa démarche artistique, c’est donc une artiste à bien des égards fascinante qui sera à Bordeaux mardi. Le Type te propose de gagner ta place pour ce concert particulier.

}

▬▬▬▬ INFOS PRATIQUES▬▬▬▬

Evènement Facebook

 Pour gagner des invitations like la fanpage et like le post concernant le jeu concours ou envoie un mail à
contact@letype.fr en objet « OUM 15/03 »
(Nom + Prénom + email)

Les Pirouettes, duo paillettes

dans MUSIQUE

De passage à la Rock School Barbey, le duo The Pirouettes s’est posé avec le Type pour répondre à quelques questions, juste avant leur concert en première partie de Perez.

Une occasion que le Type n’aurait pas aimé louper car cela fait un moment que les chansons du duo collent à ses baskets. En effet, sous leurs airs faussement naïfs, elles racontent le quotidien plus ou moins miroitant de chacun : les promesses de réussites comme des pactes, les fêtes douces et amères, les visages que l’on retient dans une soirée… Avec juste ce qu’il faut de dansant et de mélancolique, les chansons de Vickie Chérie et de Leo Bear Creek possèdent le pouvoir magique de s’immiscer l’air de rien en BO secrète de ta vie.

Comment est né le projet The Pirouettes, l’idée de jouer ensemble ?

Léo : En fait, on se connaît depuis le lycée. J’étais amoureux d’elle et pour l’approcher j’ai écrit une chanson. La chanson lui a plu, elle est venue la répéter chez moi, une après-midi. C’est cette après-midi qu’on est devenu un groupe et un couple. C’est une histoire que je connais par cœur tellement je la raconte. (rires)

Tu jouais déjà dans un groupe, Coming Soon, alors que Vickie non. Le chant est venu naturellement pour toi Vickie ?

Vickie : Non pas vraiment. J’ai quand même pas mal galéré. C’était surtout de la timidité, forcément.

Léo : Tu es entrée facilement dans le bain quand même je trouve.

Vickie : Oui ça va mais j’étais un peu obligée aussi. On avait un objectif fixé : le premier concert au bout de 6 mois. Donc obligée d’apprendre à chanter rapidement !

Et pour toi Léo, par rapport à Coming Soon, tu vois comment The Pirouettes ? Comme une sorte d’échappatoire ?

Léo : A la base, c’était vraiment un projet pour m’éclater. Et puis, plus ça va, plus ça prend de l’ampleur. Au final, c’est devenu un projet aussi important pour moi que Coming Soon.

La première fois que j’ai entendu ta voix c’était avec Antsy Pants sur la BO du film Juno, avec la chanson « Vampire ». Tu penses que le petit garçon de l’époque porterait quel regard sur ta carrière actuelle, entre Coming Soon et les Pirouettes ?

Léo : Il m’aurait trouvé à la traîne parce que ça fait un moment que je fais de la musique et il serait temps que ça marche pour de bon.

Vickie : Tu es dur avec toi-même…

Léo : Oui c’est vrai. Mais ceci étant dit, je pense qu’il serait vraiment content d’entendre ce que je fais… C’est vraiment beau de se parler à soi-même ! (rires) Non mais sinon, j’ai pas l’impression de m’être trahi avec le temps et je pense qu’il y a une continuité mine de rien.

The Pirouettes

L’inspiration des chansons des Pirouettes vient d’où : de votre quotidien ou vous inventez des histoires ?

Léo : Cela part souvent de nous. On parle en notre nom pour rester le plus sincère possible. Pour ce qui est des thèmes, ils sont assez déterminés par le yahourt. Aux fraises, par exemple (rires). Non à la base, on cherche des mélodies avec des mots qui veulent rien dire. Puis, il y a une phrase qui marche bien et qui va déterminer le sens de la chanson.

Par rapport à votre dernière chanson « 2016 » ; personnellement, je la vois comme joyeuse et entraînante. Je l’ai faite écouter à d’autres personnes qui la voient comme hyper mélancolique. Vous la voyez comment vous ?

Vickie : Un peu les deux en fait. C’est une des chansons les plus chaleureuses dans le son qu’on ait faite. Mais après, dans la signification, c’est pas très heureux.

Léo : Elle est assez mélancolique parce qu’elle parle du présent au passé. Mais tant mieux si elle t’apporte de la joie !

 Il y a un couple qui vous inspire particulièrement dans leur démarche musicale ?

Léo : Pour ne pas dire France Gall et Michel Berger comme toujours, j’ai envie de dire les Moldy Peaches. Même si Adam Green et Kimya Dawson n’ont jamais été ensemble, c’est un duo qui nous a pas mal influencé mine de rien.

Vickie : Dans les paroles qui se veulent très simples et directes par exemple. Au début, on était très lo-fi.

Léo : Et même dans les mélodies parce qu’on a tellement écouté Adam Green que cela doit se ressentir. Après, il y a plein d’autres groupes qu’on pourrait citer comme Elli et Jacno. C’est un peu facile mais ça reste une grosse influence.

The Pirouettes

Et quelle serait votre collab de rêve? Merci de ne pas dire Booba.

Léo et Vickie (en chœur) : Justin Bieber !

Vickie : Pour qu’il chante le refrain avec moi.

Léo : Et moi j’dégage !

Vickie : Léo danse dans les couplets, se plaint, est trop triste…

Léo : Ou alors, toi tu fais un duo avec Justin et moi avec Selena Gomez.

Vickie : Ouais ça serait pas mal ça !

Léo : Et j’avoue que Booba, on l’a trop dit. T’as bien fait de nous demander autre que Booba.

J’ai l’impression que tout le monde dit la même chose, c’est fatiguant. Vous en pensez quoi d’ailleurs de son duo avec Christine ?

Léo : Moi, je l’ai trouvé naze. C’est dommage parce que j’aime les deux et ils auraient pu faire un truc incroyable ensemble.

Et qu’est ce qui tourne pas mal en boucle chez vous en ce moment ?

Vickie : On écoute beaucoup Alkpote & Butter BulletsHamza aussi.

Léo : On a beaucoup écouté le dernier Rihanna aussi ces derniers temps et une artiste américaine qui s’appelle Empress Of. Vraiment stylé je trouve.

Pour finir, quels sont vos projets pour la suite ?

Léo : Il y a quelques concerts de prévu et, surtout, on va sortir un album. On a un peu tardé à l’annoncer mais cette fois c’est sûr. Ça sera en septembre. On retourne en studio à la fin du mois d’ailleurs.

Et niveau tonalité, on retrouvera la même ambiance que sur vos dernières chansons ?

Vickie : Les trois dernières chansons qu’on a sorti – « Soleil rare », « Je nous voie » et « 2016 » – sont un peu les trois couleurs de l’album. Elles sont toutes très différentes mais restent complémentaires.

The Pirouettes

Pour conclure, qu’est ce qu’on peut vous souhaitez, au-delà de plein de succès pour votre album ?

Léo : Plein de concerts. Partir à l’étranger.

Vickie : On aimerait bien jouer en Belgique, en Espagne… Partout en fait !

Léo : Si on rêve, ça serait cool de faire un bon concert à Los Angeles, sur la plage.

Vickie : Ou New-York, au Webster Hall.

Léo : Ouais ça serait cool. Mais je prefère Los Angeles quand même.

Vickie : On en reparlera !

Les Pirouettes seront en concert :

Le 4 mars à Nancy, au Hublot.

Le 9 avril à Köln (Allemagne), au Die hängenden Gärten von Ehrenfeld.

D’autres dates sont à venir, stay tuned !

Les Pirouettes sur les internets :

Photos : Alice Belair

Entretien avec Georgio

dans MUSIQUE

Après trois EP réussis (Mon Prisme en 2012, Soleil d’hiver en 2013 avec son frère d’arme Hologram Lo, et A l’abri en 2014), une Grünt (la 11, d’une très bonne facture), des collabs et des concerts, le premier album du rappeur Georgio était attendu au tournant. Financé via une campagne de financement participatif (Kisskissbankbank) et empreint d’un univers assez mélancolique, Bleu Noir avait de quoi surprendre, sur le fond et sur la forme. Laissant transparaître une personnalité relativement atypique dans un rap game  trop souvent associé à des égos surdimensionnés, l’album est une vrai réussite. De passage à la Rock School Barbey de Bordeaux en décembre dernier, on a profité de l’occasion pour échanger un peu avec l’artiste. Interview.

Salut Georgio, première fois à Bordeaux ?

Oui première fois. J’étais déjà venu visiter, mais j’étais très jeune. J’ai de vagues souvenirs.

T’es en pleine tournée à travers la France, est-ce que tu prends plus de plaisir sur scène justement ou en studio ?

Je prends autant de plaisir en fait, mais ils sont différents… (Réfléchis). Non en fait, à bien y réfléchir, je crois que je prends un peu plus de plaisir en live mine de rien. Mais j’adore le studio quand même.

Quand tu sors du studio, tu sais déjà que ton morceau ça va être de la grosse frappe ou tu as besoin de faire valider par certaines personnes ?

Je n’ai pas la prétention de dire que c’est de la grosse frappe… Avant que mon morceau ne sorte, il n’y a pas plus de trois personnes qui l’ont écouté. Je me valide un peu tout seul. Sur Bleu noir, j’aurai pu faire un 40 titres, mais il y a énormément de couplets que je ne termine jamais. En fait, je jette plus que je ne garde. Je fais plein de morceaux mais il y en a certains, je me dis que c’est de la merde et que ça ne sert a rien de les garder.

Tu ne récupères pas des couplets ici et là que tu rassembles pour créer des morceaux ?

Non, j’écris de manière instinctive donc je traite un morceau d’un coup.

GEORGIO_3

Pour parler de Bleu noir plus précisément ; tu l’as fait financé par la plateforme de financement participatif KissKissBankBank. Pourquoi ce choix ? Quels avantages tu as pu en tirer par rapport à avoir signé sur un label de manière plus classique ?

Parce que j’ai rencontré plein de labels qui ne comprenaient pas vraiment le projet. Ils étaient lents à sortir des contrats et je me suis dit « pourquoi je le fais pas moi même ? », avec les personnes qui me soutiennent. J’ai toujours fonctionné comme ça au final. J’avais l’ambition de faire un gros album qui soit très bien produit, bien mixé, qui se vende bien. Et qu’on le fasse nous-même. En fait c’était possible si on le faisait comme ça, et on a réussi. Les avantages c’était qu’on était totalement libre ; zéro contraintes. C’est que des partis pris, zéro compromis.

A l’écoute de l’album, on ressent un univers assez mélancolique, est-ce que ça reflète ton état d’esprit ou c’est plus une façon de faire ?

Ce n’est pas un fond de commerce ou une marque de fabrique, c’est juste que j’écris le plus souvent quand je suis frustré ou en colère, ou déçu, et c’est finalement dans ces moments-là que j’ai envie de penser à autre chose… Direct je vais me lancer dans l’écriture dans ces moments. Ça me fait limite plus de mal quand je le fais, mais je crache ma rage, mon venin. Je lâche mes cris du cœur mais sur le moment je me sens mieux. Je sais pas si c’est une thérapie, parce que je ne sais pas si ça me soigne vraiment. Mais sur le moment ça me soulage.

Tu chantes pas mal sur l’album, tu commences a pousser la voix ; est-ce que c’est parce qu’il s’agissait justement d’un projet plus important que tes EP précédents, avec plus de résonance ? Ou est-ce que tu l’as fait pour faire comprendre aux gens que le hip hop c’était pas quelque chose de brut, et que ça pouvait aussi être quelque chose de plus mélodique ?

Je l’ai fait pour encore une autre raison mais qui s’approche plus de la deuxième hypothèse. Je l’ai fait pour sortir du rap en fait. Parce que je n’avais plus envie de faire que du rap, pur et dur. J’avais envie de m’éclater que ça soit un peu plus mélodieux, pour pouvoir chanter… Parce que j’écoute pleins de truc différent en fait.

Justement par rapport à ça on a poussé la comparaison de Bleu Noir avec Bleu pétrole d’Alain Bashung. Est-ce que cet album et la chanson française en général t’ont inspiré pour Bleu noir ?

Ouais, j’aime beaucoup Miossec. Bashung et Biolay ont de super textes aussi.

GEORGIO_7

Genre c’est ce que tu écoutes dans ta voiture ?

Mec j’ai pas de voiture (rire). Dans le métro ? Ouais j’écoute pleins de truc en fait, je peux écouter Nekfeu et SCH, et puis le lendemain je vais écouter le dernier album de Abd Al Malik avec Laurent Garnier. Et puis le week-end écouter The Libertines et Leonard Cohen.

On est dans un contexte politique assez particulier (interview réalisée la veille du second tour des élections régionales, ndlr), est-ce que ce genre d’événements peuvent te pousser à t’engager plus dans tes textes, dans la mesure où tu as un certain écho auprès de la jeunesse ?

Ouais je sais, mais je ne m’y connais pas assez en politique. J’ai pas de très grandes idées en la matière. Dans ma famille on est pas du genre à parler de politique à table, et moi ce n’est pas un truc qui m’intéresse. Je regarde jamais les infos. Je suis le dernier au courant de tout. Ça sert à rien d’être engagé politiquement si c’est pour finalement être sans convictions, juste pour être violent parce qu’il y a des trucs qui sont choquants. Si après derrière y a pas vraiment de fond, ça sert à rien. Finalement faire de la musique ou toute autre forme d’art, je trouve que c’est déjà un acte de militantisme et engagé…

Tu entretiens toujours de bonnes relations avec le collectif L’Entourage ?

Avec certains, comme 2Zer ou le S-Crew, on a rempli nos deuxièmes chargeurs ensemble. On s’est rencontré vers 2011-2012, on s’est retrouvé dans plein de plans galères ensemble, partagé plein de moment de vie. Les Grünt aussi. Ils sont là depuis le début, on a vécu plein de trucs ensemble dans la musique et en dehors.

C’est internet qui a permis votre rencontre ?

C’est le rap qui a amené ça, en concerts… Par exemple, Lo (Hologram Lo, ndlr), pour faire Soleil d’hiver, on a enregistré un freestyle chez Walter, qui est un mec qui rap dans l’entourage de L’Entourage, un peu comme moi. Et y avait Lomepal, Alpha (Alpha Wann, ndlr), Mothas (Mothas la Mascarade, ndlr). Avec Lo on s’est rencontré ce soir-là. Il avait fait la prod du freestyle, et on a fait un morceau direct. C’était juste après Mon Prisme, je voulais faire un projet. Je contacte Lo, je lui demande s’il est chaud de me filer des prod, je prépare un autre truc, il me dit qu’il aime bien ce que je fais et que ce serait cool qu’on fasse un EP ensemble, 4-5 titres. Ok, on roule, et finalement on fait 9 titres.

Grâce à Hologram Lo t’es sorti de ta chrysalide ?

Exactement, il m’a donné de la force, à fond.

Si il y avait des artistes avec qui t’aimerai collaborer aujourd’hui ou pour un futur album, pas forcément en rap, ce serait qui ?

Il y en a tellement peu. Tu vois par exemple, je te disais que j’adore Miossec. J’aimerai beaucoup le rencontrer pour parler de musique avec lui. Mais est-ce que un morceau avec lui serait intéressant ? Est-ce que ça servirait ? Pas sûr… Pas sûr non plus que ça marcherait. C’est pas parce que j’aime bien ce que tu fais que faudrait qu’on fasse un truc ensemble. Après j’ai 2-3 idées de feat. que je garde pour moi, mais Nessbeal j’aimerai bien faire un truc avec lui.

T’as déjà commencé à écrire de futures chansons ? T’as déjà des idées pour le prochain album ?

L’écriture c’est un exercice cérébral, et quotidien, que je perds pas, donc oui. J’écris tard le soir chez moi, j’écris pas trop dans la rue comme ça. Parfois je réfléchis à des phases comme ça. Mais plus que je réfléchis à des phases, j’ai une espèce de pensée ou une vision et je vais la garder et quand je veux écrire je vais la ressortir.

Fini le vol à Monoprix ?

Ouais gros. J’ai grandi, L’homme de l’ombre j’avais 18 ou 19 ans, j’en ai 22. Forcément on évolue.

Dans la longue interview que tu as accordé à Grünt, tu disais que pendant l’enregistrement de l’album, le rap te saoulait. Est-ce que ça va mieux maintenant que t’as accouché de Bleu noir ?

J’écoute de moins en moins de rap. Je suis tout, j’écoute tout en avance, mais ça me traumatise moins qu’avant. J’écoute plein d’autres trucs.

GEORGIO_5

Du coup tu ferais peut-être évoluer ton trip vers d’autres univers ?

Bah je sais pas, car finalement c’est dans le rap que me retrouve le plus. C’est la musique sur laquelle tu peux mettre le plus de mots, varier les flow, les rimes. C’est très dense le rap. Et c’est pas dans toutes les musiques que tu peux faire autant de variations. Du coup, comme je disais, j’écris souvent frustré ou en colère et c’est donc dans le rap que je me plais le plus à écrire, parce que je peux tout lâcher, et c’est vachement intense. Et je vais continuer.

Si tu faisais pas du rap tu ferais quoi aujourd’hui ?

Je serai dans un groupe de rock. Ou même peut-être de jazz. Je ferai du piano, c’est mon instrument préféré. Dans le piano y’a pas de demi-mesure ; soit c’est vraiment de la merde soit c’est le plus bel instrument. Après ça ce serait la guitare.

Tu fais d’un instrument, ou tu composes un peu des beats ?

J’ai essayé un moment, ça ressemblait à des sonneries de Nokia 33-10.

Merci Georgio, bonne continuation pour ta tournée !

 

Interview réalisée avec Kontadit /Crédits photos : Alice Belair.

Album dispo un peu partout sur les internet et dans les bacs
Georgio continue sa tournée un peu partout en France.

2×2 places à gagner : Lomepal x Georgio @ Rock School Barbey 12/12

dans MUSIQUE

Le samedi 12 décembre, Georgio et Lomepal viennent défendre leurs projets respectifs à la Rock School Barbey et Le Type t’offre l’occasion de gagner deux places.

Les deux rappeurs en orbite autour de la constellation L’Entourage ont chacun sorti un album en 2015, ce qui leur a permis d’occuper une place à part entière et chère au vu de la densité du paysage du rap français cette année.

Après avoir sorti une série de clips sur Face B et collaboré avec Hologram Lo’, producteur de 1995, Georgio n’a pas attendu longtemps pour dévoiler son album Bleu Noir. Financé par les auditeurs sur la plateforme de financement participatif KissKissBankBank, Bleu Noir est teinté d’un rap mélancolique, les ombres de la Scred Connexion et Lunatic planant toujours au dessus du rappeur du 18ème. La rue, les soirées à cogiter et ses névroses, voilà les thèmes que Georgio affectionne. Et le rappeur semble s’être affranchi de ses mentors avec cet album plus personnel que jamais.

Lomepal est également issu de cette scène parisienne rayonnant à la fois dans les open mics et dans les suggestions YouTube. Avant de sortir l’album Majesté, Lomepal s’était fait remarqué avec son projet en collaboration avec Caballero et Hologram Lo’ sur le projet « Le singe fume sa cigarette » puis son projet solo « Cette foutue perle ». Mêlant introspection, observations et dérision, Majesté s’inscrit dans cette lignée, entouré du producteur parisien Stwo et de ses producteurs fétiches Meyso et Hologram’ Lo.

Maintes bonnes raisons d’aller (re)découvrir les deux rappeurs s’exercer en live…

▬▬▬▬ INFOS PRATIQUES▬▬▬▬

Evènement Facebook

 Pour gagner des invitations like la fanpage et like le post concernant le jeu concours ou envoie un mail à
contact@letype.fr en objet « Lomepal x Georgio »
(Nom + Prénom + email) 

Retourner là haut