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Rock

Persepolis, they can’t control : nouveau clip

dans LES NOUVELLES/MUSIQUE

Le duo montois Persepolis revient avec son deuxième EP Temptation Part I&II le 9 février. Un premier extrait est disponible avec le clip sombre et explosif de « Can’t Control ».
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Walk in the Wood : ballade en forêt avec Ben et Rémi.

dans MUSIQUE

Il y a quelques jours, on est allé s’aventurer dans le Lot-et-Garonne (47), à Agen. Ville qui ne paie pas de mine mais qui grouille d’énergie. On a posé nos oreilles et notre cœur de rockeur au Florida (la salle de concert d’Agen) pour assister à la résidence de Walk in the Wood. Ben (le bassiste) et Rémi (le batteur) nous ont ouvert les portes d’un rock sauvage qui ne se limite pas aux frontières du 47. Une tournée se prépare. Cinq lieux. Cinq soirs. Il faut que tout soit cadré, au riff près (oui oui je sais). Une résidence, c’est trois jours de boulot. On teste, on se positionne, on se perd, on s’engueule, on fait comme-ci, comme-ça, on avance. On se perfectionne, on dialogue beaucoup, on demande des avis. On en sort grandi. Entre deux répétitions, on a pris le temps de discuter avec WW. Go on.

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En quelques mots, une résidence c’est quoi ?

WW : Il y a plusieurs types de résidence. Tu as une résidence de travail où tu peaufines ton set, tes transitions… Et tu as des résidences de créations, où tu n’as rien à proposer et tu crées pendant plusieurs jours. Nous on vient de finir trois jours de résidence de travail en préparation de la tournée.

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Justement, cette tournée ?

C’est une tournée de cinq jours, dans cinq lieux différents en Aquitaine. Ce sont des groupes en voie de développement choisi par les SMAC (salles de musique actuelles) de la région. On va avoir l’occasion de se produire sur différentes scènes de la région. On gagne mine de rien en visibilité puisque notre nom est affiché partout dans les salles, et puis on part à la rencontre d’un autre public. C’est excitant.

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Walk in the Wood c’est une ballade tranquille en forêt ?

Non du tout. WW c’est l’imprévu, c’est le côté noir de la forêt. C’est assimilé à la vie. Les chemins qu’on emprunte, les erreurs qu’on commet, les critiques, les encouragements.. c’est un tout. C’était mieux que Weed & Whisky (rires) ! Ça fait 1 an et demi qu’on existe et on est plutôt satisfait de notre évolution. On a réussi à se créer une identité sonore et développer pas mal de choses qui prennent du temps.

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Comment vous composez ?

Ben :  Je pars d’une base couplet/refrain, puis je passe du temps sur ma basse et je peaufine la chanson et une fois qu’on a mis le morceau en place avec Rémi, j’écris les paroles. J’ai besoin d’avoir un aperçu musicale, de me faire ma propre histoire avant d’écrire.

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Agen c’est votre fief. Et si on voit plus loin ?

Bien sûr ! Agen c’est notre base. Après, tu sais, quand tu es un groupe de musique, tu te développes partout. C’est une question de date. On envisage de faire des minis tournées en peu partout en France. L’essentiel c’est de jouer à l’extérieur, après le lieu où tu vis importe peu !

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Est-ce qu’aujourd’hui il est difficile pour un groupe de rock de trouver sa place ?

Effectivement… C’est un peu compliqué de tirer son épingle du jeu ! Mais c’est à nous de prouver notre valeur en se faisant connaître petit à petit. Pour au fur et à mesure se retrouver sur des scènes conséquentes.

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Du coup, comment le public envisage le rock ? Comment êtes-vous accueilli ?

Le rock possède des messages forts. C’est une musique animale, puissante qui dégage quelque chose qui n’a pas d’égal. Ce n’est pas le genre qui prime aujourd’hui et on ne lui offre pas autant de visibilité qu’à l’époque mais elle reste très vivante, empreint de férocité. Il y a plusieurs façons d’envisager le rock mais le public apprécie toujours autant cette musique. Sur les concerts qu’on a faits, on pas souvent eu des lieux très remplis… C’est compliqué pour un public de se lâcher quand il se sent seul (rires), mais sur la plupart des dates qu’on a fait, il y a une réactivité du public. On ne peut pas le nier, notre musique est énergique, et quand tu arrives à emporter les gens, ils bougent ! Un public qui aime le rock, il aimera la voix, il aimera la batterie, la basse, l’ensemble…

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Le rock est une musique à message. Est-ce que WW aspire à cet héritage ?

Au-delà du rock, la musique est faite pour faire passer des messages. Après, sur les morceaux que l’on compose, on expose notre désaccord avec le système, avec « Welcome to the jungle » ! Mais on parle surtout de thème neutre.

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Une basse et une batterie, c’est suffisant ?

C’est les deux instruments les plus beaux au monde (rires). Non, ils se complètent parfaitement. Tu as toujours besoin d’une basse et d’une batterie, c’est les instruments qui gèrent la rythmique. On ne ressent pas le besoin de rajouter un instrument ou une voix. On est bien comme ça.

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Vous faites du « Rock Testiculaire » ! Ok, on m’explique ?

Tout d’abord, parce que c’est drôle ! Non, surtout on nous a dit qu’on faisait un rock qui était plutôt couillu.

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L’EP est prêt. Comment s’est passé l’enregistrement ?

Très vite ! Sur trois jours ! C’était fatigant mais on a beaucoup appris. Puis surtout, avec la tournée on s’est dit que ça serait intéressant de proposer une trace de notre travail. Du coup, l’enregistrement de l’EP s’est imposé de lui-même. Aujourd’hui, tu as « Kiss your Lips » qui est dispo ! Le CD sera disponible lors de La Tournée qu’on commence mardi 25 Octobre à la Rock School Barbey à Bordeaux (puis le 26.10 au Rocksane le 27.10, au Le Florida, le 28.10 à l’Ampli Billère et le 29.10 au Cafémusic Mont de MarsanMont de Marsan).

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Si tu le souhaites, tu peux pré-commander ce 1er EP en nous envoyant un mail à : walkinthewoodcontact@gmail.com

Merci les gars !

 

Interview : Radio Elvis

dans MUSIQUE
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Rencontre avec Pierre Guénard (chant et guitare) et Colin Russeil (batterie et clavier) de Radio Elvis avant leur concert à la Teste-de-Buch, en première partie de Bertrand Belin.

Il y a des groupes qui, même face à un public au départ peu enclin au déhanchement, se donnent comme jamais… Perché au sommet d’une vague rock et synthétique, Radio Elvis a dégommé tous les vieux fantômes et autres pantins d’un rock en français sans élan. Un live sans aucune commune mesure avec l’écoute de l’album Les Conquêtes, bien que très largement réussi. Le pied sur la cymbale et les mains sur le clavier de Colin Russeil en pleine face y étaient pour quelque chose.

En clair : un concert puissant, un groupe généreux et un Type ébahi. Le bon pressentiment s’est donc largement vérifié.


Avant le show, dans un Théâtre Cravey sûrement habitué à des soirées beaucoup moins vibrantes, le Type est allé poser quelques questions aux deux tiers de Radio Elvis :

Radio Elvis s’est construit petit à petit. Comment s’est passée la formation du groupe ?

Colin : Le groupe s’est formé autour de l’enregistrement du premier EP. On avait déjà commencé avec Pierre. Puis Manu, qu’on connaissait déjà, nous a rejoint pour nous donner un coup de main. A partir de là, on s’est dit qu’on avait qu’à faire un groupe ensemble. Naturellement.

Pierre : On a dit à Manu : « on va te payer et tu vas rester »

Colin : Plutôt : « on va pas te payer mais tu vas rester ! » (rires)

Pierre : Au final, le groupe s’est monté en 4-5 mois.

Au départ, Radio Elvis, ce n’était que toi Pierre qui faisait du slam. C’est ça ?

Pierre : Oui, c’était une étape avant d’avoir un groupe de rock. Ça me permettait d’écrire et de faire de la scène facilement.

A quel moment avez-vous trouvé « votre son » ensemble ?

Pierre : A vrai dire, je ne sais même pas si on l’a trouvé (rires). Dès le début, avec Colin, on s’est dit qu’on voulait garder le côté batterie et clavier qu’il utilise. Ensuite, Manu est arrivé et a voulu faire de la guitare. Cela s’est fait naturellement, sans trop réfléchir. Après, le son a forcément évolué avec l’album et il continue d’évoluer avec la tournée.

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Colin Russeil & Pierre Guénard © Marion Bernès

 

Tu utilises beaucoup de métaphores dans tes chansons, notamment de voyages et de grands espaces. C’est une méthode pour garder une certaine pudeur ?

Pierre : C’est surtout parce que le champ lexical est joli et ça permet effectivement d’exprimer des choses assez intimes. Cela rend le propos universel aussi. L’idée, c’est que chacun se l’approprie, même si ce n’était pas voulu à la base. Et puis tous les artistes qu’on écoute écrivent de cette façon. On n’est pas vraiment dans la chanson réaliste.

Chanter en français s’est imposé spontanément ?

Pierre : Ouais, et j’ai l’habitude de dire que la vraie décision artistique est de chanter en anglais quand on est français en fait. Il y avait une volonté d’écrire, de faire de la musique et j’ai pas trop réfléchi à ça.

Il ressort d’interviews que j’ai pu lire énormément d’influences littéraires, au détriment parfois d’influences musicales. Vous pensez quoi de cette mise en avant particulière des paroles de vos chansons ?

Pierre : En fait, je pense que c’est bien français d’appuyer là-dessus. J’ai finalement plus d’influences musicales que littéraires. J’ai pas fait d’études littéraires, je suis plutôt un autodidacte et je lis de la littérature plutôt populaire. J’ai des influences de lecture mais comme je peux en avoir de cinématographiques, de voyages… Tout est au même niveau, je crois. Je lis comme j’écoute de la musique, avec intensité. J’aime bien dire que j’ai lu peu de livres mais beaucoup. Je m’en imprègne vraiment, quitte à relire plusieurs fois la même page, surligner des passages… J’essaye toujours d’en retirer le plus d’émotions. D’ailleurs, je me souviens très bien de mon premier passage à la librairie Mollat, à Bordeaux, où j’ai acheté mes premiers livres. J’étais dans la ville de Bertrand Cantat, j’en pouvais plus, j’étais comme une jeune fille… (rires)

Vos précédents EPs ont été très bien reçus par la critique et le public. Vous sentiez sur vos épaules une pression particulière avant la sortie de l’album ?

Colin : On avait envie de bien faire c’est sûr. Après, on a beaucoup tourné après les EPs donc il s’est passé quasiment trois ans sans qu’on sorte un disque. On savait qu’on était attendus mais on avait déjà pas mal de morceaux d’avance. On savait ce qu’on voulait, même si artistiquement on était parfois tendus.

Pierre : J’ai le sentiment que la pression arrive plus maintenant en fait. Ça fait une semaine que l’album est sorti, on commence à avoir de bons papiers… C’est plutôt ça qui nous met la pression, dans le sens où on a franchi une nouvelle étape. Mais la pression, c’est aussi et avant tout faire des bons concerts.

Colin : Mais c’est de la bonne pression. La mauvaise pression, c’est être obligé, ce qui n’est pas le cas. Elle peut s’expliquer parce qu’on ne s’est pas trouvés artistiquement ou parce qu’on n’est pas entourés des bonnes personnes. Ce n’est pas le sujet pour nous, vu notre histoire et comment on procède. Tous les signaux sont plutôt cools en ce moment et on profite de ça.

Pierre : La seule angoisse, c’est que le public ne réagisse pas à l’album. Avoir des beaux papiers ne fait pas tout. Et puis, rater un concert nous embêterait vraiment. Pour l’instant, on n’en a jamais raté et j’espère que cela n’arrivera jamais.

On trouve très peu de chansons des précédents EPs sur votre album. C’est une façon de repartir à zéro ?

Pierre : Ça faisait quand même deux ans qu’on tournait avec le premier EP et on se devait de montrer autre chose au public. Pour nous aussi, artistiquement, c’était le propos. Il y avait un côté un peu facile de remettre tous les titres déjà sortis.

Colin : On dit aussi souvent qu’on n’avait pas envie de s’économiser et de garder les dernières chansons composées pour le prochain album. On avait envie de tout sortir maintenant. Et puis, ça tient beaucoup à la façon de considérer les chansons je crois. Je trouvais assez chouette par exemple de garder “Goliath” sur l’EP plutôt que de la ré-enregistrer ou alors de la mettre sur l’album, sans qu’il ait de lien, parce qu’elle n’a pas été enregistrée au même endroit. Ce n’est pas le même son, ni la même histoire en fait.

Parmi vos “anciennes” chansons qu’on retrouve sur l’album, il y a “Le Continent”. Sur l’album, elle est rallongée, dure 14 minutes et clôture l’album. C’était un clin d’œil de finir le disque avec ce morceau particulier ?

Pierre : On voulait finir le disque avec un objet en plus. Sur le double vinyle, le deuxième disque contient une face entière avec ce titre. Sur l’album, il est un peu détaché. Ce n’est pas un morceau caché, c’est juste qu’on voulait le traiter comme un objet artistique à part. On l’a ré-enregistré en studio en prise live. Ce morceau renouait avec notre tradition rock : finir un album avec une chanson de 10 – 15 minutes comme les Doors ou Noir Désir ont pu le faire.

Justement, on vous compare souvent à Noir Désir… Vous vous reconnaissez là-dedans ?

Pierre : Je crois qu’on a tous écouté Noir Désir dans le groupe. Manu est plus Tostaky alors que Colin et moi on est plus d’accord sur les débuts et le dernier. Mais oui, on comprend la comparaison parce qu’il y a la même démarche en fait. Ça m’a aussi ouvert sur la scène rock des années 80, notamment rennaise, et les Doors. C’est vraiment un des premiers groupes que j’ai écouté, avec Louise Attaque. Je me suis aussi mis à lire après ça et je me suis mis à chanter en reprenant du Noir Désir.

Depuis la sortie de l’album, il y a un gros emballement médiatique autour de vous. Comment vous arrivez à gérer ça tout en restant un groupe “étiqueté indé” ?

Pierre : La cocaïne. (rires)

Colin : On s’habitue à avoir presque tous les jours quelqu’un qui nous appelle pour nous dire qu’il nous a vu à la télé ! (rires)

Pierre : Après, on a une équipe qui nous suit et tout est bien organisé. Ça reste fatiguant par moments mais ça fait longtemps qu’on travaille pour ça.

Colin : Et puis, comme le titre de l’album le laisse entendre, on est toujours en mode “conquête”. C’est super excitant d’aller chercher des gens.

Et il y a un souvenir particulièrement marquant dans ces derniers moments ?

Colin : Peut-être notre premier direct à C à vous.

Pierre : Taratata aussi c’était cool. En plus, on est nés avec. C’était nos premières grosses télés donc un stress assez intense.

Pour finir, qu’est ce qu’on peut vous souhaiter pour la suite ?

Colin : Un bon concert pour ce soir déjà !

Pierre : Plein de concerts et que le disque soit bien reçu par le public.


Bonus :

Pour vous rendre compte de l’intensité scénique de Radio Elvis, le Type ne peut que vous conseiller d’écouter leur session live sur France Inter du 11 avril. Bon casque de rigueur.

Radio Elvis sur les internets :

Photos : Marion Bernès

Radio Elvis @ La Teste-de-Buch, 09/04

dans MUSIQUE
Radio Elvis

Le groupe, qui vient de sortir son premier album Les Conquêtes, sera de passage à la Teste le 9 avril, en première partie de Bertrand Belin. L’occasion de voir sur scène un groupe qui détonne dans le paysage du rock français, de par son élégance et son écriture.

Les Conquêtes s’écoute comme la bande originale d’un film entre western et film d’aventures. Les thèmes du voyage et de l’évasion reviennent constamment avec l’écriture onirique du chanteur, Pierre Guénard, issu de la scène slam.

Impossible de ne pas rapprocher Radio Elvis d’une lignée française déjà bien fournie de groupes lettrés. Mais les chansons réussissent à échapper aux comparaisons un brin faciles souvent évoquées au travers des EPs précédents (Bashung, Dominique A, Noir Désir…). Grâce à de belles envolées synthétiques et à un constant changement de tempo, le groupe ne tombe pas dans le piège d’une copie du passé, sans âme et sans envergue.

Et d’envergure, il en est question justement. Les envies de prendre le large sont là, tout comme les marins, les dunes de sable, les chevauchées fantastiques… On se laisse emporter par les mélodies effrontées et la voix puissante de Pierre Guénard. Les paroles sonnent comme des mantras, prêtes à être reprises par les foules, et les tempos frénétiques ne laissent aucun répit durant ce carnet de voyage auditif.

Pour goûter aux pays imaginaires de Radio Elvis, le Type s’aventurera du côté de la Teste-de-Buch, au Théâtre Pierre Cravey, à partir de 20h. Le groupe fera la première partie de Bertrand Belin.

Source photo : Page Facebook de Radio Elvis

2×1 places : Last Train + Cliché + I Am Stramgram @ Krakatoa, 11 mars

dans DIVAGATIONS LOCALES

S’il est peut-être encore nécessaire de le faire, Last Train ne sera bientôt plus à présenter. La vingtaine, un EP, ils sont jeunes ils sont beaux ils sont frais, et ils débarquent au Karakatoa vendredi pour le plus grand plaisir des oreilles girondines en mal de rock’n’roll. Rock’n’roll écorché, énervé. On sent le hard-rock anglo-saxon des années 70 mâtiné de pop contemporaine. Ok, je les ai vu en avril 2015 à Lyon et ai été plutôt déçu, mais depuis on a l’impression que c’est LE groupe à suivre, chef de file du renouveau rock en France. Alors il faut aller voir ça, retenter l’expérience, ne pas rester sur un échec.

Et comme j’aime être -bien- accompagné, Le Type vous invite, toi et toi, à venir avec lui. D’autant plus qu’il y aura Cliché, finaliste du Ricard Live 2015 (et en interview chez nous ici), et I Am Stramgram, lauréat du même tremplin et poulain de la pépinière du Karakatoa. Pop, folk et rock, que du bon. Qu’est-ce que tu attends pour réclamer ton dû au Type qui te fait des cadeaux ?

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2×2 places : Pneu + Deux Boules Vanille @ IBoat 16/02

dans DIVAGATIONS LOCALES

Belle journée, le Type t’offre 2 places à bord de l’iBoat le 16 février, avec Pneu et Deux Boules Vanilles pour animer la croisière. Deux noms atypiques, pour deux duos très rythmiques. Guitare/batterie pour les premiers, qui balancent nonchalamment leur math-/post-/hardcore-rock minimaliste depuis 2006 et trois albums. Apparemment, des fois, ils jouent en slip.

Pour ce qui est des Deux Boules Vanilles, deux batteries couplées à deux synthétiseurs suffisent. Du bricolage en amont, et on avale du plaisir haute tension. Musique survoltée, répétitive et saccadée, ce soir-là pas d’épileptique à bord. A moins de chercher les ennuis, bien sûr !

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Bordeaux Rock, Jour 1

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Depuis 12 ans, le festival Bordeaux Rock sert de mémoire à une génération. Celle des années 70/80 qui ont assisté à l’émergence du rock à Bordeaux. Ce rock qui faisait vibrer la France. Et qui la fait toujours vibrer. C’est à cette époque que le rock s’est installé durablement à Bordeaux. Ils ont fait de Bordeaux une valeur sure sur la carte de France du rock. Depuis 2003, le festival Bordeaux Rock célèbre les musiques indépendantes et alternatives. Cette année Bordeaux Rock se joue sur 4 soirées regroupant 10 lieux emblématiques de la vie bordelaise. Pour ne rien louper, Le Type t’a concocté un agenda.

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Pour bien commencer, on te conseille d’aller prendre le pouls de la scène locale au plus près. Pour cela, tu pourras déambuler dans la ville, dans ces lieux indépendants, ces endroits qui font vivre la musique. Tu auras pour cette soirée d’ouverture l’occasion de te rendre dans pas moins de 7 lieux différents et d’écouter au totale 17 concert. À 19h, laisse tes pas te porter au 49 cours d’Albret. Tu pourras assister au concert d’ouverture du festival. Gatha, violoncelliste et chanteuse te charmera pour attaquer la soirée sous les meilleurs auspices.

Tu es prêt pour entamer ton parcours musical urbain. Au choix, du punk et du noisy pop au Wunderbar, du folk au Quartier Libre, de la pop psyché et du rock au bar tabac saint Michel, de la pop indie à La Cueva, du blues chez El Chicho et au VOID tu pourras explorer les recoins sombres de ton âme avec du drone et du doom.

Cette traversée musicale te coûtera la modique somme de 3 euros.

Un pass qui te donnera l’accès à tous les clubs tout au long de la soirée.

Programme complet : http://www.bordeauxrock.com/

 

2×1 places : Kadavar @ Krakatoa 22/11

dans MUSIQUE

Trio berlinois au son crade mais à la pilosité soignée, Kadavar porte haut  les couleurs du stoner sauce psychédélique depuis 2010. Des gros riffs, des cheveux long mais propres, une penderie psychédélique, la formule est aguichante. Après un premier album remarqué en 2012, le groupe a vu sa notoriété grandir rapidement dans les cercles intimes du rock psychédélique. Kadavar, c’est gras mais digeste, on trouve Black Sabbath mais aussi Grand Funk, et bien entendu le krautrock n’est jamais très loin. Alors n’hésite pas à venir affronter la fosse dimanche, le Krakatoa c’est pas si loin de chez toi et grâce au Type c’est gratuit !

En plus il y a du bonus : les barbus seront entourés d’autres poilus, The Shrines, Satan’s Satyre et Horisont assureront la mise en bouche. Espérons qu’il reste de la place pour le dessert…

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Balthazar @ Krakatoa, 30 janvier

dans MUSIQUE

Souvent comparé à des groupes comme Editors ou Deus, Balthazar sera sur la scène du Krakatoa samedi 30 janvier. Le concert était initialement prévu le 14 novembre mais il avait été annulé en raison des attentats de Paris.

Lancinant et efficace sont les premiers mots qui viennent à l’esprit du dernier album des belges de Balthazar. En effet, construit sur la route comme une bombe pop rock et produit par Ben Hillier (Depeche Mode, Blur…), Thin Walls est un disque rempli de refrains imparables et de mélodies gentiment salies. Bien servie par la voix AlexTurnesque de Maarten Devoldere, des chansons comme « Nightclub » ou « True Love » laissent planer une atmosphère de gueule de bois royale et mélancolique.

Petite pause acoustique :

Mais rassurez-vous, les chansons de Balthazar ne tournent pas qu’autour de fins de règnes sublimes et nonchalantes. La preuve avec « Then What », titre phare de l’album, qui s’écoute comme une chevauché grandiose, aux senteurs d’alcool et de tabac froid.

Sur la scène du Krakatoa le samedi 30 janvier, Balthazar a de quoi transformer la soirée en une grande transe collective, entre désillusion magique et réveil voluptueux. Parole de Type, prêt à savourer chaque miette d’une rêverie qu’il sera très sûrement bien dur de clôturer.  #muchdeep

Copyright photo : © Anton Coene

[EP] Save What’s Left, de Body Mind Soul : Chronique + Jeu concours

dans MUSIQUE

Vous vous souvenez de la release party de Body Mind Soul à l’iBoat ? Ok, c’était il y a déjà un mois et demi, et j’avais pas trop goûté la prestation live. Bref, à cette occasion le mignon petit chanteur m’a filé un EP. Que j’ai distraitement laissé croupir au milieu du joyeux bordel de ma toute nouvelle chambre à coucher. On s’en fout ? On s’en fout. Mais je suis finalement retombé dessus et en fait la galette est agréable à mastiquer. Je vais pouvoir vous raconter son histoire… Et vous proposer de remporter un exemplaire du précieux sésame.

Intro alarmiste : énumération de tout les maux du monde du sapiens sapiens moderne sur fond de musique de film d’horreur/science fiction. Avec un peu d’imagination, bien sûr, mais la ligne de basse est assez oppressante et le clavier se prend pour un tableau de bord spatial. Le message est clair et moraliste : « The human race have to learn how to leave the world alone ». Je crois que c’est ça qu’il dit à la fin, même si le sens de cette phrase m’est relativement flou.

Suit « As Sweet As Blood », jolie chanson bien trippante et épurée. Trip-hop classique, tempo lent et basse en avant accompagnant une voix féminine. Ah non, c’est un mâle ! Mais l’effet est bluffant. Le refrain est réussi, efficace et penche rock avec sa bonne grosse guitare saturée. On sent beaucoup d’électronique, d’effets synthétiques – pas sûr que ça se dise mais j’ose espérer que vous comprendrez. La deuxième chanson est plus rapide, avec un côté dansant qui est bien pensé. Le son de la batterie est quand même trop plastique. Pas trop ma tasse de thé. « Maïdan », troisième chanson, renoue avec l’intro. Ambiance feutrée, nappe aiguë et rythmique grasse et hachée sur laquelle le chanteur pose quelques vocalises sans grosses prises de risque. Pas de batterie ici et basse discrète, un interlude ma foi sympa.

On arrive à « Save What’s Left », titre également de l’EP. Pas pour rien. C’est clairement la meilleure chanson de la petite galette. Le niveau de composition est plus élevé, les sonorités plus soignées. Les paroles sont toujours un peu précieuses, mais rien de gênant c’est en anglais. Après une intro floydienne (terme galvaudé je vous le concède, mais Ô combien racoleur), on se laisse aisément entraîner par l’entrelacement guitare/clavier guidé par un basse/batterie qui swingue à la mode trip-hop. S’il n’en faut qu’un seul, c’est celui-là ! Quoique le morceau suivant est mignon aussi. Toujours pas de quoi casser trois pattes à l’inspecteur Canardo, mais y’a de jolis sons. Voilà. Pareil pour le Outro final. C’est vraiment un peu toujours pareil et on pourrait s’attendre à une musique plus « expérimentale » de la part de musiciens de cette technicité. Ils restent quand même très terre à terre. Mais ça marche, on est d’accord. Pas de révolution dans la musique, pas même une réelle évolution mais ça fait vibrer tes enceintes sans faire saigner tes oreilles (de plus en plus rare).

Pour résumer, Body Mind Soul c’est pas le feu en concert mais ils savent enregistrer des chansons correctes. Qui s’écoutent bien en voiture. Ou pour mettre un peu d’ambiance dans une soirée, par exemple chez ton pote qui ne sait toujours pas s’il a complètement viré musique électronique ou s’il lui reste un peu de place pour le rock dans les tripes.

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Australia Part. II de Ménage à trois

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Si tu es un fidèle lecteur du Type, Ménage à Trois n’a déjà presque plus de secret pour toi. Rentrée réussie pour eux, avec la seconde partie de leur EP « Australia », qui démontre que la scène britannique est loin d’être morte. Le Type t’en parle.

Cracki Records (L’impératrice, Isaac Delusion…) confirme, une fois de plus, son statut d’excellent label en signant ce ménage talentueux originaire de Manchester. Ils nous avaient déjà agréablement surpris avec Australia Part. I, que vous aviez pu découvrir sur le Type, et viennent aujourd’hui encore nous rappeler que la relève de leur ville ne se résume pas qu’à de pseudo groupes indie-rock (oui oui on sait, terme galvaudé…) pompés sur les célèbres mancuniens des Smiths ou Oasis. Ce Ménage à Trois, au contraire, se rapprocherait plus d’un cocktail entre shoegaze à la Slowdive, dream pop et une pointe groovy presque R&B. Un mélange qu’ils qualifient d’australiana.

Ce nouvel EP reste toujours dans la thématique de l’océan et du soleil australien (une obsession chez eux) comme en témoigne le tracklisting avec des titres comme « Byron Bay », du nom de la célèbre plage australienne, ou la magnifique pochette. Cet Australia Part. II a des sonorités un peu plus groove que le premier, avec moins de titres aux longs passages instrumentaux psychés, mais ça n’en reste pas moins hyper réussi. Conseil d’ami : allez jeter un coup d’oeil à leurs clips, tous réussis, qui vous emmèneront loin de la grisaille bordelaise. Une seule interrogation subsiste : à quand Australia Part. III ?

Eagles of Death Metal @ Krakatoa, 19 juin

dans MUSIQUE

Quand on cite quelques noms de supers groupes, Eagles of Death Metal arrivent souvent dans les premiers. Bonne nouvelle, le groupe de Josh Homme débarque au Krakatoa pour un peu de rock primaire. 

Histoire de poser de suite les bases, les Eagles of Death Metal ne jouent absolument pas du death metal. Le nom du groupe viendrait en fait d’une réflexion de Josh Homme, leader des Queens of the Stone Age. Après avoir écouté le groupe polonais de death metal Vader, il aurait alors déclaré : « Ce sont les aigles du Death Metal ». Emballé, pesé, le terme est suffisamment accrocheur pour en faire un nom de groupe de rock !

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Depuis, Josh Homme, qui était à la base batteur au sein d’Eagles of Death Metal, ne participe quasiment plus aux concerts du groupe qu’il a formé en 1998 avec son meilleur ami Jesse Hughes. En fait, le projet s’agrémente au gré des allers et venus de musiciens pas trop débutants : Dave Grohl, Taylor Hawkins, Nick Oliveri

Même si les fans de Josh Homme seront sûrement déçus de son absence, le public pourra quand même applaudir le 19 mai au Krakatoa le fameux Jesse Hughes (guitare, chant), Dave Catching (guitare), Brian O’Connor (basse) et Joey Castillo (batterie).

Avec leurs moustaches et leurs blousons de cuir, on pourrait croire qu’ils sont à la limite de la caricature… Pourtant, force est de constater qu’Eagles of Death Metal produit depuis maintenant de longues années des sons toujours catchy et reste fidèle à son style bluegrass-metal teinté de garage. Un son atypique et efficace dans toutes les situations, que cela soit pour danser ou pour déclencher une émeute.

En conclusion, ce concert au Krakatoa sentira bon le rock and roll californien, certes pas très subtil, mais reste inratable !

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GOOD LUCK

 

Chocolat & OBN IIIs @ iBoat, 20 mai 2015

dans MUSIQUE

On m’a proposé d’aller voir Chocolat, j’y suis aller sans grande conviction. J’avais à peine jeter une oreille dans le Bandcamp, ça sonnait bien mais un peu trop policé pour le sale Type que je suis. Je m’attendais à voir une bande de sagouins sapés fripes de luxe et casquettes pastels, aux idées courtes et aux dents longues, claviers en cascade arc-en-ciel et guitare super-fluette. FAUX !

Je me sens lancé sur Chocolat, je vais continuer. On parlera d’OBN IIIs ensuite si vous le voulez bien, mais gardons en tête que le concert s’est déroulé dans l’autre sens.

Après la tornade d’Austin, Texas (leur label est basé à Chicago mais ce sont de vrais texans), arrivent donc nos compères québécois. De suite l’ambiance s’installe, chaleureuse et complice. Ils sont avenants et n’hésitent pas à discuter avec le public. La langue ici n’est pas une barrière, contrairement à OBN IIIs qui a eu du mal à communiquer. L’accent bien connu et souvent moqué apporte même une touche d’exotisme bienvenue. En plus ils n’ont pas de casquettes pastels ! Plutôt des cheveux long et filasses très engageants. La musique se lance et mon scepticisme s’envole rapidement. Ces gars-là font du lourd avec du doux, à coup de rythmiques souvent répétitives sans être redondantes. Le bassiste met tout le monde à l’aise et on sent que ses camarades s’appuient facilement sur ses lignes rondes. Il a l’air d’un sacré joyeux luron ! Plus tard il lâchera sa basse pour se jeter dans le public et tâter le plafond de l’entrepont. Mais la tête pensante est apparemment le chanteur-guitariste (pour changer), aux épaules frêles mais solides, portant son groupe avec aisance et décontraction. Alternant anglais et français, son chant aérien mais vif se pose comme une évidence sur ce rock tantôt léger et planant tantôt dur et électrisant, toujours entraînant. Les fades douceurs tant redoutées au clavier se sont révélées nappes frénétiques et le tout est parfaitement agencé. Ça sent les aromates psychédéliques. Ça sent parfois l’Amérique. Ah oui, ils sont excellents sur des boogies à la Status Quo (« Tss Tss ») ou des pilonnages distordus sans fin façon Black Angels (« Apocalypse »). Et même ailleurs, finalement, même quand le mur de son se mue en jolie toile mélodique, c’était bon. Magnifique « Mèche », presque frissonnant en live alors qu’il m’avait laissé froid face à mes – petites – enceintes. C’était chaud et doux et fin et très cool, Chocolat. Pas de rappel, pas d’anecdote ultra-croustillante mais un moment tellement agréable que si l’album avait été à dix euros, à l’entrée, je serait parti avec. Malheureusement c’était douze et je n’avais que mon billet rouge. Triste histoire.

Avant ça, quand même, il y avait OBN IIIs. Qui vaut le coup qu’on en parle ! En fait, j’étais venu surtout pour eux parce que ça tâche et que j’aime quand ça tâche. Bon, Chocolat leur a volé la vedette que je leur avait nonchalamment attribuée, vous l’aurez compris, mais j’ai quand même bien trippé avec le gang de punk garage. Directes et brutes, leur compositions tiennent autant des Stooges les plus violents que du hard-rock de la fin des années 70. J’ai pensé à Airbourne qui serait resté coincé dans un hangar en tôle en plein soleil pendant quelques jours, et bien sûr à la récente scène garage californienne, même si ici on ne retrouve pas le côté surf music d’un Ty Seagall ou Thee Oh Sees par exemple. Batterie binaire et pressée, grosse distorsion et hurlements urgents. Enfin, c’est toujours difficile de trouver des points d’ancrages pour ce genre de groupes, ça ressemble à beaucoup de chose mais quand il s’agit de mettre des noms, c’est plus difficile. Pour résumer, c’est du punk assez lourd. D’après moi. Le blond chanteur à guitare est un vrai boute-en-train, il mène sa barque d’une main de fer et est même assez impertinents de temps en temps. Il n’hésite pas à se foutre de la gueule du public qui ne comprend pas ses invectives et multiplie les attitudes défiantes typiques du fameux « rock’n’roll way of life ». Ça plait ou ça plait pas, en tout cas l’énergie est là et le show est à la hauteur de mes espérances. Deux beaux bordels ce soir, je reviendrais !

[PLACES A GAGNER] 2×1 places pour Chocolat & OBN’III’S @ iBoat le 20/05

dans MUSIQUE

C’est du bon ! Pas noir, plutôt au lait mais y’a des pépites dans ce Chocolat. Après une légère écoute du dernier Tss Tss, Le Type peut affirmer qu’il sera au rendez-vous mercredi soir. Oscillant entre pop, blues et rock « élégant », Chocolat nous promet une belle soirée à bord de l’iBoat. Et pour ne rien gâcher, OBN’III’S ouvrira avec son rock garage plus conventionnel et brutal. Allez viens, c’est cadeau !

▬▬▬▬ INFOS PRATIQUES ▬▬▬▬

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BONNE CHANCE

The Wanton Bishops + KéPa @ Bootleg, 23 avril 2015

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Jeudi dernier je n’avais rien d’autre à faire, alors je suis entré au Bootleg pour écouter un peu ce que valaient ces Wanton Bishops. J’en avait lu du bien, et sur la présentation du concert je crois même que le Bootleg parlait des « Black Keys libanais ». Je ne suis pas spécialement fan des Black Keys, et je n’ai jamais approuvé cette façon de comparer un groupe à un unique autre. Parce que la cage est trop petite. M’enfin, j’aime le blues, j’aime le rock garage, le Bootleg et je m’emmerde ce soir. En plus il y a un p’tit gars du Sud-Ouest en première partie. Allons-y !

Je ne sais plus à quelle heure je suis arrivé, mais j’ai eu le temps de boire une pinte de Campus (ce fléau) avant que KéPa ne débarque sur scène avec son beau chapeau, son harmonica, sa guitare à résonateur et surtout, son gilet d’employé-troufion de supermarché. En preuve de soutien aux « nombreuse personnes qui font ce genre de jobs pourris ». Un geste qui se veut engagé, oui, pourquoi pas. Sa musique, c’est du blues léger. Guitare en son clair et petit pad au pied pour simuler la grosse caisse. Rien de nouveau, rien de très original mais ça sonne assez bien pour qu’on reste attentif jusqu’au bout. L’ersatz de grosse caisse sur tous les temps finit quand même par être redondant et superflu. On en attend une dynamique renforcée mais au contraire, ça plombe plus qu’autre chose. KéPa nous présente donc sobrement une petite dizaine de chansons agrémentées de quelques blagues dont je n’ai aucun souvenir précis. Il en chante même une qu’il a, nous dit-il, écrite pour sa pauvre mère malade (à l’époque). Le fait de le savoir la rend peut-être un peu plus poignante mais dans l’ensemble le concert est relativement plat. Pas mauvais, on prend plaisir à écouter, mais ça manque de sincérité, ça manque de vibrations intimes, d’odeur de sueur et de suif, tout ce qui fait qu’un blues est bon. On se rapproche parfois de la chanson, c’est vous dire ! Allez, je suis tatillon, c’était pas mal, KéPa. Il est jeune, il fait du skate (j’ai cru comprendre qu’il était professionnel), et il est mignon. Mais la musique, c’est dur.

Passons aux Bishops. C’est aussi du blues, mais du côté que j’aime. Électrique, humide, pervers, gras, qui cogne au cœur directement. Le chanteur/guitariste/harmoniciste est un barbu aux biceps tatoués et à la langue bien pendue qui doit fréquemment fréquenter les salles de sport. Le guitariste, second pilier fondateur du groupe, est au contraire du genre imberbe à l’air discret, avec un jeu qui lui correspond. Sans être très technique, sa guitare sent le blues et ça fait plaisir. Le batteur et le bassiste, relativement effacés, font leur job de façon efficace et le tout balance bien. Pour ce qui est des influences, j’entends autant de Black Keys que de Black Rebel Motorcycle Club. En y réfléchissant, maintenant, à froid, si le son chaud me parait marqué Black Keys les ambiances penchent clairement vers celles des australiens. Mais The Wanton Bishops sont plus proches du blues originel que ces deux formations. Bien ou pas bien, je n’en sais rien, le fait est là. Dans tous les cas, ils font du neuf avec du vieux, l’exercice n’est pas toujours facile – parce que la critique l’est, elle – et j’ai trouvé ça réussi. Une énergie contagieuse, un son qu’on sent travaillé, des chœurs et des arrangements originaux, l’expérience est convaincante. Quelques mélodies sont excellentes, et pour preuve, je me suis surpris à les fredonner jusqu’à quelques jours après le concert… sans parvenir à retrouver d’où elles venaient de prime abord ! Le seul bémol est venu du chanteur qui, au fur et à mesure du show, m’est progressivement apparu très ego-centré. Bien sûr, c’est son rôle de se montrer et de faire bonne figure, mais j’avais l’impression qu’il se complaisait dans cette adoration pourtant éphémère que lui portait le public. Rien de grave en soi, et voilà encore un très bon moment passé dans la fosse du Bootleg.

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