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La FIMEB, union des acteurs électroniques bordelais

dans DIVAGATIONS LOCALES/POLITIQUE & SOCIÉTÉ

Douze acteurs locaux des cultures électroniques viennent de se réunir autour de la FIMEB, la Fédération Inter-associative des Musiques Électroniques de Bordeaux. Pensé pour promouvoir cette culture auprès du public et des élus, ce regroupement d’associations et de collectifs constitue un levier pour consolider la scène de la ville. Un premier événement est prévu le week-end du 21-22 septembre sur le parvis de la MECA dans le cadre des journées du Patrimoine en compagnie des différents crews.

Culture émergente par excellence, la musique électronique a longtemps souffert d’un manque de relais et de soutiens institutionnels pour promouvoir ses activités. Si la donne a bien changé depuis quelques années au niveau national (avec pêle-mêle ; un ancien ministre de la culture aficionados du club Concrete, une légion d’honneur remise à un dj…) comme au niveau local à Bordeaux (à l’image de certains collectifs subventionnés par la Mairie pour organiser divers événements autour de cette culture), il n’en demeure pas moins qu’en comparaison avec d’autres acteurs culturels, les porteurs de projets d’événements « électroniques » ne sont pas forcément les mieux lotis.

La FIMEB : l’union fait la force

Pour répondre à cette problématique et promouvoir leur message, des organisations locales se sont donc regroupées autour d’une fédération, la FIMEB. Comme indiqué sur la page du projet, l’objectif de celle-ci est relativement simple : « unir nos forces pour promouvoir une culture que nous défendons tout au long de l’année ». Quoi de mieux en effet qu’un tel regroupement afin de porter d’une voix unique auprès des élus certaines revendications nécessaires au développement de la filière ? Avec une pléthore d’événements ayant rencontré un succès populaire lors de l’été 2019, les collectifs et organisations locales ont bien démontré l’intérêt de leur activité et du soutien auquel ils peuvent légitimement prétendre.

Derrière la FIMEB, ce sont pas moins de 12 structures qu’on retrouve ; médias, collectifs, associations, promoteurs… Tous se retrouvent autour de valeurs communes et la volonté de défendre leur scène et de développer la culture électronique à Bordeaux. Parmi eux, de nombreux partenaires du Type tels que À l’eau, les Amplitudes, le festival Bordeaux Open Air, Canal 113, Eclipse Collective, Electrocorp, MICROKOSM, Ola Radio, L’Orangeade, SUPER Daronne, tplt ou Les Viatiques. On notera l’absence de certains collectifs et promoteurs locaux, dont on ignore s’ils n’ont pas été sollicité ou s’ils ont tout simplement refusé d’intégrer cette fédération.

Des Journées Électroniques à la MECA

En guise de première étape marquante pour la FIMEB, des Journées Électroniques sont d’ores et déjà prévues les 21 et 22 septembre à la MECA. Ce nouveau bâtiment proche de la Garonne qui accueille notamment le FRAC, l’OARA et l’ALCA a récemment ouvert ses portes et fait figure de haut lieu culturel ici à Bordeaux. Durant ce week-end qui s’inscrit dans le cadre des journées du patrimoine, ce sont 25 artistes des différents crews qui se succéderont aux platines. Deux jours de musique, d’activités et de culture au programme pour une première édition marathon qui pourrait presque s’apparenter à un mini-festival, accessible gratuitement qui plus est.
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Entretien sans frontières avec Tushen Raï du label Hard Fist

dans ENTRETIENS/MUSIQUE

Co-fondateur du label lyonnais Hard Fist, Tushen Raï explore depuis maintenant quelques années une facette globale et ouverte de la musique. Défenseur d’un décloisonnement des genres musicaux et porteur d’une vision militante de la culture, Baptiste (de son vrai prénom) œuvre au développement d’une scène artistique qui fait fi des frontières et se connecte de Vilnius à la Palestine en passant par la Russie ou le Mexique. Également bien implanté à Lyon, l’artiste porte aussi un regard éclairé sur sa ville devenue l’une des références en Europe dès lors qu’on parle de cultures électroniques. Celui qui a choisi un nom qui renvoie à « l’essence de l’âme » (issu d’un dialecte ouest-africain) s’apprête à jouer à l’Iboat le vendredi 19 juillet pour la résidence Nouveaux Mondes : l’occasion idéale de revenir avec lui sur sa scène, son parcours, la création de son label ou encore les liens entre Bordeaux et Lyon…

Crédit photo : Gaétan Clément

Le Type : Peux-tu commencer par te présenter et nous raconter ton rapport à la musique ?

Tushen Raï : Pendant des années j’ai collectionné des disques, du disco, boogie, des vinyles plutôt old groove, de la musique traditionnelle… J’ai toujours écouté beaucoup de musique. J’ai diggé pas mal de trucs qui venaient d’Amérique Latine, d’Afrique, du Moyen-Orient… Je me suis plutôt tourné sur des continents du Sud, même si j’ai aussi pas mal de musiques afro-américaines, et d’éléments de la culture américaine au sens plus large. Puis j’ai commencé à digger des disques de musiques primitives, de field recording, des musiques enregistrées par des musiciens anthropologues des années 1960-1970.

Comment on passe de cette passion au fait de créer un label ?

J’ai fais la rencontre de Cornelius Doctor il y a environ trois ans. Il gérait un label de house (Art Feast qui va fêter ses 11 ans) à l’époque tout en étant producteur – et il avait envie de faire autre chose. On s’est retrouvé notamment sur des esthétiques rock, sur notre patrimoine un peu plus ado, voire le patrimoine de nos parents. Il a fini par sortir un premier EP qui n’avait rien avoir avec ce qu’il faisait auparavant, sous un autre alias. On a trouvé ça mortel et on s’est dit avec tous les gars du collectif qu’il fallait qu’on créé un nouveau label, quelque chose de différents avec des choses qu’on avait vraiment envie de faire. C’est comme ça qu’on a créé Hard Fist. On ne savait pas vraiment à qui on allait s’adresser, ni pourquoi on le faisait, quelle était la stratégie. Tout ce qu’on savait c’est que, ce son-là, on n’avait pas beaucoup l’habitude de l’entendre. On avait quelques références d’artistes, notamment israéliens, lituaniens ou mexicains qui faisaient des trucs un peu dans ce délire… On a commencé comme ça.

Comment on construit l’identité d’un tel label et comment les premières sorties se font ?

L’idée de ce second label Hard Fist, était vraiment de proposer quelque chose de différents avec Guillaume et le crew d’origine ; Romain, Etienne… C’est un projet collectif. Le premier EP a été fait par Guillaume en une semaine chez lui. C’est un EP que j’adore et qui a apporté, quand il est sorti il y a trois ans, un truc que tu trouvais très difficilement. A l’époque il y avait une ou deux sorties par an dans ce délire. Aujourd’hui il y en a tous les jours !

On a sorti le deuxième avec Bawrut que j’ai découvert sur Ransom Note. On avait une émission sur Nova avec Guillaume à ce moment. C’était une porte d’entrée pour connecter des artistes en leur demandant de faire des podcasts. C’est comme ça qu’on a eu Bawrut. Un jour il m’a envoyé des démos, notamment d’un edit remix de Gainsbourg du son « Marabout ». Il l’a appelé « Chien de temps », une version africaine de ce track que Gainsbourg a lui même volé au Gin-go-lo-ba… On s’est dit que c’était aussi marrant de lui voler.

Depuis, cette aventure c’est beaucoup de fraternité, l’amitié. Il n’y a pas une ligne directrice claire ; on a sorti des trucs avec MR TC en mode post punk, ambient, psyché… Et des trucs plus banger, tropical un peu plus happy, disco… On fonctionne beaucoup à l’affect, aux rencontres qu’on fait. Au total on a eu 6 sorties ; la septième arrive en septembre, ce sera le deuxième volet d’une compilation dédiée aux musiques arabes dans la musique électronique : qui s’appelle Princes of Abzu,

Par rapport aux influences que tu cites ; est-ce que tu considères que toi et Hard Fist évoluez dans une scène particulière ?

Ce qui est sûr, c’est qu’il y a une scène, c’est indéniable. C’est une scène hyper intéressante ; elle est très globale – c’est d’ailleurs un mot qu’on utilise beaucoup pour en parler, même si cette idée de globalisation de la culture est quelque chose de très péjoratif au premier abord. Elle sous-entend la globalisation économique, celle des marchés… Elle a plutôt été hégémoniste dans un premier temps, avec la vision d’une culture occidentale qui écrase toutes les cultures du reste du monde…

Cette scène existe donc. Elle est hyper militante et passionnante…

On prend un peu cette idée à contre-pied. On promeut plutôt l’idée que la globalisation culturelle arrive dans une seconde phase, avec plutôt une mise en valeur de différents patrimoines traditionnels qui n’ont pas d’appartenances direct. Ce que je veux dire par là c’est que tout le monde peut se l’approprier. C’est ce qu’on plaide. Et c’est en lien avec notre génération, celle qui a fait Erasmus, qui a eu une certaine facilité pour voyager, pour passer les frontières… C’est tout ce qui fait qu’aujourd’hui on peut se passionner pour une culture qui n’est pas du tout la nôtre, qui ne fait pas partie de notre patrimoine culturel de base.

Cette scène existe donc. Elle est hyper militante et passionnante, dans le sens où on y retrouve des acteurs qui ne sont pas uniquement dj ; ils sont aussi directeurs de labels, promoteurs d’événements. Ils sont hyper activistes en fait. C’est d’ailleurs ce qui fait que cette scène grandit vite, parce qu’elle est très très fraternelle. On a tendance à tous s’appeler brother alors qu’il y a des tonnes de gars avec qui on parle depuis 2 ans et qu’on a jamais rencontré parce qu’ils sont à Tokyo…

Artistiquement parlant, comment tu pourrais décrire cette scène ?

C’est assez difficile de mettre un nom d’esthétique dessus… On n’a pas mis d’étiquettes dessus et je pense qu’on va se battre longtemps pour qu’il n’y en ait pas, car c’est plein de choses différentes. Ça va de la techno lente avec beaucoup d’influences cold wave, post punk, à de la musique plutôt tribale, africaine, quasi chamanique, psychédélique, acid… En terme général, on est slow tempo, on est dans un truc qui prend son temps, dans des sets qui se construisent avec une dimension de rituel, quasi-cérémonial où on essaye de créer une symbiose entre les danseurs, de créer quelque chose où on se libère complètement. Quelque chose d’assez introspectif en soit.

Sur Hard Fist on fait un mix entre de la musique électronique et de la musique organique ; que ce soit avec le rock des guitares ou des percussions, des voix et la musique du sud. Dans le côté électronique il y a un truc qui lit un peu tout ce qu’on fait, c’est l’acid house qu’on a dépitché (dont la vitesse a été ralentie, ndlr) et qu’on a rendu plus dark.

On a récemment rencontré Axel de Ko Shin Moon (qui jouaient à AHOY, le festival de l’Iboat) qui as utilisé l’expression de musique « extra-occidentale » pour parler de la musique qu’il écoutait (et non pas de la musique qu’ils font comme initialement écrit dans la première version de l’entretien, ndlr). De ton côté tu vas jouer sur une résidence «  Nouveaux mondes » à l’Iboat, qui renvoie de loin à l’expression contestée de « musique du monde ». Comment tu envisages cette notion et considères-tu que tu fais de la musique « extra-occidentale » ?

Je suis à l’aise avec aucun des deux concepts. Pour notre scène (et beaucoup d’autres l’ont fait avant nous), le combat c’est de bannir l’appellation « musique du monde ». C’est une notion très péjorative. Je ne suis pas non plus tout à fait d’accord avec Ko Shin Moon, même si je vois ce qu’ils veulent dire. Pour moi, le concept de musique extra-occidentale refait un cloisonnement entre le sud et le nord. Aujourd’hui notre philosophie c’est plutôt d’être curieux, de s’intéresser à des cultures qu’on ne connaît pas forcément. Je ne me retrouve dans aucun des deux termes, mais en même temps je pense qu’on tâtonne et qu’une définition en deux mots ça ne peut pas marcher. L’expression « nouveaux mondes » me va bien. Dans le sens où on parle avec notre musique de ce nouveau monde où la notion de frontière dans la culture est prête à être complètement abolie !

Pour donner un exemple, il y a le projet d’un pote qui s’appelle Gal Kadan. Il est israélien et nous a invité chez lui où il organise des teufs israélo-palestiniennes. Il vit maintenant à Berlin depuis 1 an où il a monté Awesome Orientalists From Europa. C’est donc un mec du Moyen-Orient qui se base à Berlin et qui fait un projet pour découvrir des sons géniaux orientaux mais fait en Europe ! Il déterre des trucs de big beats belge, du disco de la diaspora maghrébine en France de années 1990-2000 qui ont utilisé leur patrimoine en faisant des trucs de disco. Gal Kadan ne réédite que ces trucs là en free edit. Sa démarche renverse pas mal ce débat finalement.

Toi et Hard Fist êtes basés à Lyon. Quel est ton regard sur cette scène locale ?

Au moment où on a créé le label, on commençait beaucoup à parler de « scène lyonnaise », avec une sorte de hype autour, avec BFDM, G’boï et Jean Mi (de La Chinerie, ndlr), le label KUMP de Markus Gibb, Sacha Mambo… Beaucoup d’artistes qui font de la super musique, certains depuis très longtemps. On faisait des cartographies de Lyon, des visites de Lyon pour la musique alternative et les musiques indépendantes électroniques. Nous on ne voulait pas faire un « label lyonnais ». Le propos reste worldwide, global, ouvert… Du coup on a pas du tout basé notre propos là-dessus. D’ailleurs pendant longtemps très peu de personnes savaient qu’on était basé à Lyon !

Malgré ça on représente Lyon avec grand plaisir car on adore notre ville, on est vraiment connectés avec cette scène qui est hyper fraternelle, familiale… Lyon est un village ! On se croise tout le temps pour boire un coup, aller à un concert, digger des skeuds… On va tous aux mêmes endroits. On se connaît tous, on fait tous des trucs ensemble mais en même temps on respecte beaucoup l’indépendance des uns et des autres. Cette scène lyonnaise existe, c’est légitime d’en parler comme ça.

Comment cette scène a pu se développer et être identifiée comme une scène aussi active et rayonnante sur le plan des musiques électroniques ?

Déjà, il y a un truc qu’on dit rarement mais qui pour moi est important : Lyon est devenu une putain de capitale européenne du city break et du tourisme urbain éphémère ! Cet élément est forcément bénéfique pour les activités culturelles qui s’y développent.

Ensuite, ce qu’a fait BFDM est hyper qualitatif, leur édito sur Lyon est très fort. Après, tout le monde le dit, et on le répète ; la présence de Chez Emile Records est essentielle dans ce développement local. C’est un disquaire qui a ouvert à Lyon il y a 6 ans. Ils ont monté une plateforme de distribution qui a vraiment œuvré au soutien des labels locaux. Ils ont accompagné des artistes qui faisaient de la musique mais qui n’avaient pas de labels. Chez Emile Records les aide à monter un budget, ils s’occupent ensemble de la presse des disques, de leur distribution… Ils l’ont fait merveilleusement bien et de manière passionnée. Avoir un shop distributeur au coin de ta rue est une chance incroyable ! Avant, on bossait avec Bordello A Parigi (un disquaire/distributeur basé à Amsterdam, ndlr) on aurait pu aussi avec Rush Hour (autre disquaire amstellodamois, ndlr)… Mais les contacts se font par mails, il n’y a pas de rencontres, ce n’est pas le même rapport.

Tu reviens d’une tournée entre le Mexique, la Russie, la Belgique, le festival Fusion en Allemagne, Israël avant ça… Qu’est ce que tu en as retiré et y a-t-il des territoires qui t’ont marqué ?

D’abord, même si ces pays ne sont pas forcément identifiés par les amateurs de musiques électroniques, ce sont des pays impressionnants où tout est 1000 fois plus cool et pointu qu’en France niveau club culture !

Parmi les dates qui m’ont le plus marquées, il y a ma première fois au Kabareet, le spot de Ayed et Rojeh de Jazar Crew à Haifa. C’est un lieu militant ouvertement pro-palestinien, ouvert aux communautés arabes. Ils font de la conférence, montent des résidences de création et organisent de temps en temps des teufs. En l’occurrence ils nous ont invité avec Ko Shin Moon. C’était d’une lourdeur incroyable, le public était tellement à fond dans la musique, comme j’ai rarement vu… Tu sens la liberté, ça fait énormément plaisir : ça rappel ce qu’on peut imaginer du début des teufs au début des années 1990.

Plus récemment l’expérience du Fusion m’a marqué. Au-delà d’un festival, ça fait partie d’un patrimoine qui pourrait être classé à l’Unesco. La date était incroyable, avec Tom Tom Disco, le label sur lequel on vient de signer. Il y a des fees égaux pour les dj, c’est complètement végétarien pour 70000 personnes. Ils travaillent à l’année sur une base militaire achetée il y a plus de trente ans, ils passent un an pour construire la scénographie… C’est un modèle alternatif de festival, de bulle qui dépasse la musique pour revendiquer une autonomie et une liberté totale basée sur le respect, la tolérance…

Tushen Raï et Cornelius Doctor, les deux boss d’Hard Fist

D’autres dates à venir dans des lieux tout aussi fascinant ?

Guillaume et moi on travaille à côté de cette vie, ce n’est pas notre profession. On doit donc s’organiser pour ces différentes dates. L’année prochaine on va partir en Asie, au Japon, Corée du sud, Hong Kong… Un endroit où on a très très envie de jouer sinon c’est l’Opium club à Vilnius…

Vilnius a l’air d’avoir une scène bien active dans un délire assez similaire à Hard Fist (et c’est d’ailleurs l’une des villes qu’on va explorer via notre nouveau projet Scene city). Il y a d’autres spots comme ça que vous suivez ?

Tel-Aviv et Vilnius sont deux scènes pionnières pour ça. La Russie et le Mexique aussi, avec un nombre de producteurs chanmés dans ce délire. Toute l’Amérique Latine commence à vraiment bouger. En Asie aussi, en Australie, du côté de Melbourne. Il y a des labels comme Animal Dancing (sur lequel les lyonnais The Pilotwings ont sorti leur dernier EP), il y a Calypso records à Mexico city qui est une grosse frappe. En Russie il y a un label qui s’appelle ИДА, Cornelius a sorti un track dessus qui défonce avec Front de Cadeau, Pletnev et d’autres artistes… A Saint-Étienne il y a aussi Worst Records qui est bien lourd.

Tu as joué récemment à Bordeaux et tu reviens pour la résidence Nouveaux Mondes à l’Iboat le vendredi 19 août avec Deena Abdelwahed. Tu connaissais déjà cette ville ? Lyon et Bordeaux restent deux villes mal connectées mais qui ont des similitudes…

J’y ai joué une première fois il y a deux ans, pour un truc alternatif, une sorte d’expo. J’avais beaucoup aimé la ville. Ma sœur y a vécu donc je connais un peu, mais surtout la dimension touristique. La dernière fois qu’on est venu c’était pour les 2 ans de SUPER Daronne. On a kiffé cette ville, on suit beaucoup ce qui s’y passe, ça bouge bien ! Il a l’air de s’y passer beaucoup de choses, avec Bordeaux Open Air, l’Iboat qui a une programmation hyper classe. Il y a des tonnes de collectifs comme tplt qui font des trucs mortel… Aujourd’hui c’est une ville qui a un énorme potentiel et où tu sens la passion, comme à Lyon pour ses musiques alternatives électroniques. Mais on sent malgré tout qu’il n’y a pas le même niveau de développement, notamment sur ce dont on parlait avant avec le rôle qu’a pu avoir Chez Emile Records à Lyon… Il manque peut-être des noms d’artistes qui résonnent, des producteurs… Il y en a des anciens comme Djedjotronic (qui n’est d’ailleurs pas forcément affilié à Bordeaux car il a une carrière internationale) mais pas tellement dans la nouvelle génération… Il y en a sans doute plein de talentueux mais ils ne font pas de disques, il n’y a pas de Premiere (morceaux qui sortent avant leur sortie officielle sur Soundcloud par exemple, ndlr)… C’est comme ça que je m’informe et que je découvre des nouveaux noms d’artistes ! Nantes a un développement similaire à Bordeaux, et est arrivé à mieux passer ce step-là ; pas mal de plaques de très bonnes qualités sortent depuis là-bas.
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Les clubs solidaires de l’Iboat du mercredi

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

Cet été l’Iboat propose un nouveau format engagé et solidaire tous les mercredis soirs. L’idée à travers ce concept est de reverser les bénéfices de la billetterie (à prix libre) au profit d’une organisation avec qui la soirée aura été imaginée avec le club bordelais.

Club solidaire…

A l’arrivée de l’été, certains clubs ont pour habitude de proposer une grille de programmation spécifique, à travers des nouveaux formats. C’est le cas de l’Iboat qui, depuis 2011, se réinvente régulièrement avec divers concepts, notamment en période estivale. Pour cette saison 2019 ce sont les Clubs « with love » qui font leur apparition sur le programme du bateau bordelais. Chaque mercredi, c’est avec un organisme engagé et solidaire que sera imaginée la soirée. L’Iboat exprime ainsi son soutien à une association ou structure d’intérêt général en reversant l’ensemble des bénéfices de la billetterie à ce dernier.

Qui plus est, l’équipe du ferry met à disposition de cette organisation de l’espace et du matériel qui permettra d’expliquer sa démarche et donc sensibiliser le public présent ce jour-là. Un premier événement a ainsi mis à l’honneur Pratikable, « une association qui a pour objectif de valoriser le handicap à travers les sports de glisse et les sports à sensation ». Les prochains clubs with love seront quand à eux consacrés à Cap d’agir et Kfé des familles, dans les domaines de l’éducation et de la famille. Environnement, éducation, accueil… Ce sont ainsi une multitude de sujets qui seront mis en avant à travers ce format engagé pour la bonne cause !

… aux line up locaux

Au-delà de cette dimension solidaire, ces clubs du mercredi seront également l’occasion de (re)découvrir les talents artistiques locaux. Ce sont en effet uniquement des collectifs et artistes du coin qui sont conviés à l’Iboat lors de ces événements pour des all night long de minuit à 4 heures. En plus de soutenir la scène locale, l’Iboat diminue ainsi l’empreinte carbone de ces événements, bien en adéquation avec l’idée derrière ce format engagé.

Le 7 août, c’est Le Type Soundsystem (aka Birouette) qui jouera dans la cale de l’Iboat !

On a pu déjà retrouver FLTH lors du premier club sous cette forme, et on aura bientôt le plaisir d’aller écouter Remy Estera & Leroy Washington ou Timothy Curtis. Suivront ainsi Juniore du crew SUPER Daronne, ou encore Sisto Perez, Baron ou encore vos fidèles serviteurs puisque Le Type Soundsystem (aka Birouette) aura le plaisir de venir passer quelques disques dans la cale du bateau le mercredi 7 août !

Fête de la Musique à Bordeaux : guide 2019

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

Encore une fois cette année, la Fête de la musique à Bordeaux s’annonce bien chargée. Collectifs et associations s’en sont donnés à cœur joie pour proposer une multitude d’événements. Il y en a donc pour tous les goûts. Pour s’y retrouver, on vous propose ce petit guide non-exhaustif pour dégoter la teuf qui vous conviendra le mieux.

Crédit photo : Astrid Lagougine

La plus défricheuse : tplt x Ola Radio (Crédit Municipal de Bordeaux)

Comme chaque année, on se rendra avec intérêt à l’événement organisé par le collectif tplt. A l’initiative du Verger et de La Serre, le crew et ses différents résidents (Superlate, Yougo, Insulaire et Blumm) ont pour habitude de dégainer les disques rares aux sonorités variées. C’est donc naturellement qu’on les retrouve cette année avec la webradio émergente de la région bordelaise qui donne sa place aux différentes assos de la ville : Ola Radio.
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La plus rock’n’roll : L’Astrodøme x Musique d’Apéritif (Place du Palais)

Non contents d’avoir organisés un grand raout psyché en début d’année, L’Astrodøme et Musique d’Apéritif rempilent et nous proposent un casting rock et punk bien adéquat pour cette fête de la musique. Cinq groupes et un dj set par leur soin ; de quoi régaler un grand nombre de bordelais qui risquent forcément de passer par la Place du palais.
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La plus fat’ : Odezenne x l’Orchestre National Bordeaux Aquitaine (Place des Quinconces)

Odezenne. Gratuit. Place des Quinconces. A-t-on besoin d’en rajouter ?
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La plus groovy : L’Orangeade x Délicieuse Musique (Square Dom Bedos)

On ne présente plus Délicieuse Musique ni L’Orangeade, collectif qui vient de fêter ses 5 ans en grandes pompes place Saint Michel. Assez proches artistiquement parlant, les deux collectifs joignent donc leur force pour cette fête de la musique sur le super spot de Square Dom Bedos ! Au menu ? House, disco, mais surtout ambiance tropicale, « danses de vandales sur des rythmes venus du monde entier et amour sous les étoiles ».
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La plus queer et bordélique : Bordeaux Rock x Bordelle (Place Fernand Lafargue)

Joli coup pour l’association Bordeaux Rock et Bordelle qui s’allient et investissent la belle place Fernand Lafargue. Lieu de passage central, celle-ci verra défiler notamment un show drag queen de Maison Eclose et les live de Zebra Lova et PointPointVirgule. Un dj set de l’équipe de Bordelle est à prévoir. Joyeux bordel en prévision, donc.
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La plus funky : Les Amplitudes x Future Sound

Les copains des Amplitudes s’unissent de leur côté avec Future Sound, pour une teuf sur la Place Saint Projet, au bord de la longue rue Sainte-Catherine. Les deux crews risquent fortement de faire vriller les murs aux alentours !
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La plus extended : IBOAT : Open air & Club (Courtesy & Peach)

Douze heures : c’est le marathon proposé par l’Iboat à l’occasion de cette fête de la musique ! Accompagné par 3 excellents collectifs du cru (Crème Fraîche, Canal 113 et A l’eau), l’équipe du bateau fera résonner le Bassin à Flot sur deux niveau ; à la fois au pied de la Grue Wellman en open air, et dans sa cale, avec : Courtesy et Peach.
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La plus sunshine et aventureuse : Rocher de Palmer x FIP

Beau programme rive droite au Rocher de Palmer ! La SMAC convie FIP pour une nuit loin du centre mais au cœur du soleil avec l’electro-hip hop de la réunionnaise Maya Kamaty, le duo funky DjeuhDjoah ou le collectif Cotonete et son groove complètement transmissible. Un beau plateau qui régale !
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La plus à-la-cool : Bruit Rose Music x Brüme (rue Neuve)

Bruit Rose Music et Brüme s’associent le 21 juin pour une formule bien connue de ceux qui ont l’habitude de côtoyer les teufs de ces deux collectifs : « chill au soleil, cocktails, tapas et DJ sets ». What else?
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La plus incestueuse : Super Daronne x Hill Billy (Musée des Arts décoratifs et du Design)

Encore un spot de rêve pour fêter la musique de belle manière : l’écrin du Musée des Arts décoratifs et du Design. Aux manettes, on y retrouvera les collectifs Super Daronne et Hill Billy, adeptes de groove et qui alterneront entre « gros pains et cabrioles spectaculaires ».

SUPER Daronne fête ses deux ans en deux étapes

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

A l’occasion de leur second anniversaire, SUPER Daronne voit les choses en grand. A l’initiative de ce collectif, quatre mecs amoureux des belles sonorités qui partagent avec fougue leur ivresse musicale. Deux dates sont prévues pour célébrer deux années de groove intensif. Tandis que la première se déroulera le 26 avril à l’Iboat, la seconde aura lieu le 11 mai dans un hangar qui reste, pour du moins, secret. Revenons sur l’évolution de ce crew qui ne cesse de nous faire danser.

SUPER Daronne c’est l’association de quatre DJs bordelais, plus communément appelés sous les pseudonymes de Rigo, Juniore, Doowi et Neida. Fondé en 2017, ce crew s’est vu évoluer à Bordeaux où la musique occupe une place de plus en plus importante. Heureux de pouvoir contribuer au développement de cette ville nous confient-ils, ce collectif puise ses inspirations dans la musique électronique, passée et présente.

SUPER Daronne, 2 ans de teufs à Bordeaux

On peut les retrouver à l’Iboat, où ils s’expriment avec récurrence depuis deux ans maintenant ; institution locale qui a su leur faire confiance et sans qui, ils n’auraient pas évolué de la sorte. SUPER Daronne y a notamment invité des artistes comme Boo WilliamsAfricaine 808, Bradley Zero, Glenn Underground, Bamao Yendé, Earl Jeffers ou encore Nu Guinea et autres avec qui, ils ont collaboré sur des sets le temps d’une soirée.

Mais SUPER Daronne ne s’arrête pas là. Sur Bordeaux, on a pu les entendre à Darwin (lors des Heures Heureuses), Le Fridge, l’Astrodome, Le Poisson Rouge, Les Vivres de l’Art ou encore à l’Union Saint-Jean. Ils ont également été invités sur des plateaux comme le Ahoy Festival, le Carré Coast à Biarritz, le Debonair à Paris (ce fut la toute première fois qu’ils sortaient de Bordeaux avec l’équipe au complet) ou encore le Bordeaux Open Air où ils ont rassemblé plus de 10 000 personnes sur les pelouses du Jardin Public.

Une fête d’anniversaire en 2 étapes

Pour célébrer sa deuxième bougie, SUPER Daronne organise pour l’occasion une première soirée qui se déroulera le 26 avril à l’Iboat en compagnie de Mr. Scruff, qui nous vient tout droit de Manchester. Soul, Hip-Hop, Jazz, Downtempo, Afro, Jungle, House & co se retrouvent joyeusement dans les bacs, et sont conviés sur le dancefloor sous le regard amusé et enfantin de l’ami Scruff. Mais qui dit deux bougies, dit deux événements. Le second aura lieu le 11 mai dans un hangar où l’adresse est tenue, jusqu’ici, secrète. Ce que l’on sait, c’est que la SUPER Daronne ne va pas nous décevoir une fois de plus.
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Les Typiques #11 – La Jimonière

dans ART ET CRÉATION

« Les Typiques » est un rendez-vous régulier sur le webzine, avec des cartes blanches offertes à des acteurs culturels bordelais et de la région, qui viennent présenter des photos, vidéos, morceaux et autres œuvres qui composent leur univers esthétique. A travers ces « typiques », on explore l’identité artistique de ces promoteurs, médias, lieux, restaurants, associations et autres organisations locales. Ce dixième épisode est consacré à La Jimonière, collectif bordelais spécialisé dans la scénographie, actif dans la région depuis maintenant 3 ans. Avec 5 membres au compteur, l’association cherche à s’entourer d’autres structures locales et amis issues de différents domaines, et ce pour proposer des soirées originales et atypiques dans divers lieux et à travers différents concepts. On se plonge dans leur délire artistique à travers teasers et sources d’inspirations.
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ANTONIN

https://www.facebook.com/lajimoniere/videos/1323749124412766/

« Pour chaque événement on essaye de publier teaser + aftermovie et ainsi donner un aperçu de notre univers. Au fur et à mesure, on s’est mis à créer et développer le personnage du Jimon, puis de Valmont, nos 2 Djs. C’est devenu un gimmick, avec des gags et objets improbables récurrents. Ici le teaser d’une soirée où les Amplitudes nous avaient invité sur le Marco Polo, gros souvenir… »

« Mr Bean est ma référence préférée quand je dois penser à un teaser de la Jimo. Un peu maladroit et en retard, ce personnage reste très attachant. Humour et second degrés est le mot d’ordre ! »

JIM

https://www.facebook.com/lajimoniere/videos/1585030631617946/

« La jimo et la Tencha c’est une longue histoire… On est passé plusieurs fois là-bas, avec différents collectifs. C’est un lieu vraiment particulier qu’on adore réinventer à chaque fois qu’on y est invités. Là, c’était pour une soirée 90’s et c’est aussi une des premières fois où on peut apercevoir Valmont, le 2e DJs. NO LIMIT ! »

« Un de mes petits péchés mignon est d’y passer à chaque fois « Miami Nights 1984 – High Beams » ».

​ADRIEN

https://www.facebook.com/lajimoniere/videos/243113689719436/

« Alors ça, c’est un chouette souvenir ! La Rock School Barbey voulait organiser depuis un moment une soirée avec plusieurs collectifs bordelais. On a eu la chance d’être invités avec les copains de Raibow Pony et Super Daronne. Et cerise sur le gâteau, le pas si petit Kiddy Smile était de la partie. Kiddy mieux ? En plus de participer à la programmation des artistes, on c’est donc également occupé de la scénographie, et en terme d’inspiration le collectif Elrow est un bon exemple pour nous. »

https://www.facebook.com/elrowofficial/videos/388839928328927/

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FRANÇOIS

https://www.facebook.com/lajimoniere/videos/548300648943805/

« L’Effet Pap’ c’est vraiment un festival familial dans tous les sens du terme. Quand on nous a proposé de participer à l’édition 2018 déjà on était chaud, mais quand en plus on nous a donné carte blanche pour retourner le Dojo qui allait être détruit juste après le festival alors là on est devenu totalement berzerk ! »

« Rythme breaké, mélodie acid, il n’en faut pas plus pour conquérir mon cœur. Cette track de 1991 tourne régulièrement dans nos soirées, et on n’est pas près de la ranger ! »

SARAH

https://www.facebook.com/lajimoniere/videos/1945740925731057/

« La Jimocul c’était un concept qui nous traînait dans la tête depuis un petit moment. On avait rencontré l’équipe de la voûte lors d’un concert de synthwave qu’on scénographiait là-bas. Du coup on a commencé à construire ce projet avec Les Imprimés Coquins et on a décidé d’y aller à fond. NO COMMENT ».

« Pour moi la musique qui représente le mieux notre asso est un remix de Pnau – Embrace, car elle me rappelle les premières Jimonière qu’on organisé en appartement ».
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Bordeaux : le guide de la Fête de la Musique 2018

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

A l’approche de la Fête de la Musique 2018 qui aura lieu le jeudi 21 juin, on vous propose un petit guide histoire de ne louper aucune étape d’une soirée qui s’annonce chargée et pleine de belles surprises. Sélection d’événements qui nous font saliver d’avance, entre spots bien cool, collaborations intéressantes et propositions artistiques séduisantes.

Crédit photo : Astrid Lagougine
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L’Astrodøme x Musique d’Apéritif @ Place du Palais

Récemment arrivé dans le paysage musical bordelais, L’Astrodøme continue sur sa lancée en mettant en place une belle affiche place du Palais avec la team de Musique d’Apéritif. Point central en ville, cette joyeuse sauterie verra défiler une belle brochette d’artistes locaux, de Wizard à Equipe de Foot en passant par le groupe américain L.A Witch ou la formation issue de Haute Savoie Korto.

tplt x L’Orangeade @ Square Dom Bedos

C’est bien connu ; l’union fait la fête. C’est le leitmotiv qui a poussé deux des meilleurs collectifs locaux à joindre leur force pour un événement de taille qui fera la part belle aux belles galettes et aux morceaux de choix dans un cadre d’exception, le Square Dom Bedos. Ayant déjà collaboré pour l’édition 2016 de la Fête de la Musique, tplt et L’Orangeade remettent donc le couvert et s’apprêtent à célébrer comme il se doit le passage vers l’été.

Délicieuse Musique @ Cour Mably

Se déployant au sein d’un des spots les plus cools en ville, Délicieuse Musique inscrit définitivement son rendez-vous comme l’un des temps forts de cette édition 2018 de la Fête de la Musique. Qui plus est, l’équipe réunit un line up impeccable avec une surprise de taille, qu’on peut découvrir dans la mixtape que Délicieuse Musique nous a concocté il y a quelques jours.

Pour Ceux x Findout Music

Rue passante de choix, la rue des Ayres verra pour sa part une autre union investir le Verde Nero ; celle de Pour Ceux et des gars de Findout Music, férus de bass music, de house et d’autres beats en tout genre. Ambiance tropicale garantie jusqu’à « une heure et des brouettes ».

Iboat w/ Sacha Mambo @ au MADD

Après un récent déménagement s’étant soldé par l’événement d’envergure Ahoy, l’Iboat investit le centre-ville de Bordeaux jusqu’à la fin du mois de juin du côté du Musée des Arts décoratifs et du design. La fête de la musique sera l’occasion pour le célèbre ferry bordelais de marquer le coup avec une soirée qui verra notamment le lyonnais Sacha Mambo faire défiler sa sélecta toujours impeccable.

Bordeaux Rock @ Place Fernand Lafargue

Autre spot bien central et stratégique ; la place Fernand Lafargue ! Cette année, c’est la team de Bordeaux Rock qui y pose ses platines pour un « grand bal populaire et moderne ». Aux commandes, on aura le plaisir de retrouver le duo fou 45 Tours mon amour, pour une distribution d’ondes positives rétro, ainsi que Double Tee et Lionel Fantomes qui tient son salon sur la même place le reste de l’année.

FIP @ Rocher de Palmer

Pour tout ceux répugnant à l’idée d’aller s’entasser dans un énième open-air et d’écouter un mélange de disco et de house, une alternative existe à quelques stations de tram du centre-ville. FIP fête en effet au Rocher de Palmer la musique avec plusieurs artistes gravitant dans la sphère jazz world. On y retrouvera la formation bordelaise Robin & the Woods, le jeune prodige de 18 ans Tom Ibarra, Benkadi Quartet et Touré Kunda.

A l’eau x SUPER Daronne @ Crédit Municipal de Bordeaux

Les deux crews trublions A l’eau et SUPER Daronne s’unissent eux aussi pour une teuf également très bien située en plein centre de Bordeaux. On retrouvera aux platines les membres des deux équipes pour ce qui s’annonce être un truc bien chaud !

Raibow Pony x Les Amplitudes @ Place Saint-Projet (rue Sainte Catherine)

Quand deux collectifs s’unissent et proposent un événement en plein sur la plus longue rue de Bordeaux, on peut légitimement s’attendre à un joyeux bordel. Raibow Pony et Les Amplitudes, habitués de la fête bordelaise occuperont ainsi une place de choix en ville, qui s’annonce comme l’un des points de passage obligé de ce rendez-vous musical.

Uni-Tekno 4 @ Doyen Brus

9 heures de son non-stop : c’est la formule proposée par une pléthore de collectif techno à Pessac pour une teuf en open-air bien solide. De quoi régaler les plus teuffeurs d’entre-nous et autres aficionados de rythmes accélérés ou énervés.

Concilio @ l’Iboat

Si la plupart des événements prévus pour la Fête de la Musique en centre-ville s’achèvent relativement tôt (autour d’une heure), les plus gourmands auront malgré tout de quoi se rassasier.  L’Iboat accueillera en effet BinarySound et Les Viatiques, deux collectifs de la région aux esthétiques micro house et minimale, pour finir la soirée en beauté.

Solifest : nouvelle expérience festivalière bordelaise

dans ART ET CRÉATION/DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Ils sont étudiants, passionnés de musique électronique et bien décidés de fédérer une partie de la scène associative bordelaise pour la première édition du Solifest. En vue de l’organisation de leur évènement les 9 et 10 juin prochain, nous avons interrogé un des membres du projet, Nicolas. Celui-ci explique la volonté de son équipe de proposer un rendez-vous lors duquel se croiseront artistes, producteurs locaux, entrepreneurs sociaux dans une démarche de solidarité avec un fort intérêt pour le terrain local. Rendez-vous également le 10 mars pour une préfiguration de l’évènement, au BB25 !
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Le Type : Peux-tu présenter dans les grandes lignes le Solifest et l’équipe qui se cache derrière ?

Nicolas : Nous sommes une équipe de 11 étudiants bordelais, tous acteurs, à échelles différentes, du monde associatif nous entourant. Nous nous sommes regroupés autour de 2 passions communes : le désir de mettre en avant un monde meilleur autour d’une synergie associative et les musiques électroniques (house et techno). Par le biais de cet événement, nous avons souhaité créer, le temps d’un week-end, un village associatif où une soixantaine d’association, producteurs locaux, entrepreneurs sociaux, interviendront dans le but de mettre en avant leurs activités tournées autour de la solidarité, la localité, le vivre ensemble, l’intégration et l’écologie.

S’agit-il d’un festival à proprement parlé ?

Bien sûr, nous pouvons parler d’un festival à part entière ! Sa particularité étant qu’il est gratuit et qu’il met en avant seulement des acteurs locaux dans un esprit de solidarité, de respect de l’environnement, d’intégration. Nous avons eu envie d’apporter une nouvelle approche au festival, en faisant intervenir des partis prenantes (associations, collectifs, producteurs, etc) que le public n’a pas forcément l’habitude de voir dans des événement du même genre.

Qu’est-ce qui vous a poussé à proposer cet évènement ?

C’est ce désir de promouvoir les initiatives locales et de créer une synergie, que cela soit entre les participants, mais aussi avec le public autour d’une programmation très riche qui nous a poussé à mettre en place ce festival. On peut parler d’un mix entre un forum des associations et d’un festival pour caractériser le format de cet événement, dans un cadre très chaleureux et dynamique.

L’offre culturelle existante à Bordeaux (avec déjà un certain nombre de festivals de musique électronique) ne vous convenait pas assez ?

En effet, comme vous pouvez le souligner : Bordeaux est une ville où la culture électronique est très présente. Toutefois, on a remarqué en 2 ans que très peu de collaborations existent entre les collectifs bordelais et plus particulièrement entre leurs artistes (ce qui est dommage quand on voit la pépinière présente à Bordeaux). Par conséquent, en restant dans une volonté de solidarité, nous avons souhaité permettre une synergie entre les associations mais aussi entre les crew bordelais en leur proposant l’exclusivité pour le dimanche 10 juin. Ainsi, nous auront la chance de faire intervenir 6 d’entre eux pour un dimanche des plus chill en compagnie de nos artistes locaux.

Tu peux nous en dire plus sur les collectifs et les artistes locaux qui accompagneront cette première édition du Solifest ?

Bien sûr : il faut savoir que sur Bordeaux il y a une véritable multitude d’artistes house, minimal et techno. C’est impressionnant ! Mais il n’existe aucune collaborations, ce qui est vraiment dommage. C’est pour cela que nous avons choisi de leur dédier la deuxième journée du festival. Parmi les labels présents, on peut pour l’instant parler des copains de Wattsart, qui est un collectif bordelais créé en 2016, créateur et organisateur d’événement dans le but de valoriser les musiques électroniques. Ou encore le collectif SUPER Daronne qui est très présent depuis un an pour faire vibrer Bordeaux, notamment l’été avec les open air bordelais. Nous sommes en contact avec quelques autres collectifs mais nous nous laissons le temps de voir ce qui serait le plus pertinent. Ce qui est certains, c’est que nos artistes locaux sont prêt à vous faire vibrer en ce week-end de début juin !
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Le festival a-t-il vocation à être pérenne ? Avez-vous les soutiens à la hauteur de votre ambition (soutien public notamment) ?

En mettant en place ce type de festival solidaire, il y a tout un esprit derrière qui veut être transmis et qui ne peut s’arrêter à une unique édition. En terme d’accompagnement, nous sommes soutenu par la Région ainsi que par la mairie grâce à un personnel qui se montre très présent pour nous permettre d’avancer dans notre démarche et nous permettre de mettre en place cet événement.

Nous n’avons pas parlé du lieu du festival : où aura lieu le Solifest ? Bordeaux est une ville en pleine mutation sur le plan urbain : comment voyez vous la ville évoluer à ce niveau-là ? Quels sont les quartiers où il vous semble pertinent d’expérimenter des choses sur le plan culturel ?

Concernant le lieu, nous le conservons encore secret… Sachez que ce sera très proche du centre ville, et accessible à tous. Bordeaux est effectivement une ville qui évolue beaucoup, notamment d’un arc allant de la gare jusqu’à Darwin en passant par l’hyper centre ! C’est de cet espace qu’il faut profiter pour expérimenter de nouvelles choses culturellement parlant !

Un dernier mot ?

Cela fait des mois que nous travaillons pour faire de cet événement un regroupement qui ait du sens, alors n’hésitez plus : rejoignez l’aventure et suivez la page ! De très belles annonces arrivent prochainement.

2×1 places : Happiness Therapy w/ Paul Cut, Raibow Pony Gang & JR @ IBoat 05/10

dans ART ET CRÉATION

Deux places à remporter pour la venue à l’IBoat jeudi 5 octobre du parisien Paul Cut, qui sera accompagné par la fine fleure house locale : le Raibow Pony Gang et JR du collectif Super Daronne !

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Après une Classic bien chargée en kick en compagnie du poids lourd de la scène techno Alan Fitzpatrick, le collectif Happiness Therapy remet donc le couvert six jours après. Cette fois-ci, c’est le versant house du crew qui sera mis à l’honneur pour sa résidence à l’IBoat, avec un invité tout droit débarqué de la capitale : Paul Cut. Membre de l’écurie parisienne D.KO, il est l’un des artisans du projet de groupe live Secret Value Orchestra. Accompagné de son clavier lorsqu’il officie sous cet alias, on le retrouve également régulièrement derrière les platines ou derrière son ordi puisqu’il est l’auteur d’excellentes sorties sur des labels en devenir tels que Mesma Records ou Popcorn Records. Ce jeudi 5 octobre, c’est encore un nouveau projet que l’artiste nous présentera à l’IBoat. Entre dj set et live, Paul Cut prendra en effet les commandes du bateau pour une session allongée de 3 heures ! Pour le reste, on retrouvera les amis du Raibow Pony Gang ainsi que SMIB et Junior des SUPER Daronne. Un show house à la maison auquel on t’invite.

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Les PIEDS DANS L’O : un mini festival sur la Garonne

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Les premières fois c’est toujours très excitant. Il y cette atmosphère grisante de l’inédit, de la nouveauté, ce tourbillon d’émotion qui ne laisse personne indifférent. On attend beaucoup d’une première édition. Les Amplitudes l’ont bien compris. Fort d’une volonté de collaboration, ils invitent pas moins de trois associations pour naviguer avec eux. Ainsi que le bordelais Laroze. Un bien beau navire nous attend samedi. Le Type est allé discuter de cette initiative avec les Amplitudes.

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Une soirée, 4 collectif, 1 tête d’affiche

Une première expérience qui laissera entrevoir les perspectives d’avenir. Les Amplitudes ont soif d’aventures. Ils se démènent pour assurer une qualité auditive et visuelle lors de leurs événements. Une programmation qui lie plusieurs associations pour plus de plaisir… Et dans l’optique de regrouper les divers univers du public bordelais. L’aspect collaboratif de ce festival est une vraie volonté de la part des Amplitudes. Ils affectionnent le travail d’équipe et les partenariats. Chacun y met du sien et œuvre pour la réussite de l’événement.

Escapade citadine sur un bateau

Le cadre est simple : une escapade citadine. Une impression de vacances pour ceux qui n’en n’ont pas. Le Marco Polo est idéalement situé pour répondre au critère du festival. Une vue imprenable sur la rive gauche de bordeaux. Un espace intime et agréable. Rajoutez y une folle musique et une plaisante scénographie et voilà. Vous y êtes. Les PIEDS DANS L’O. L’événement ne se limite pas à la musique. Soucieux d’offrir une vraie bulle artistique, une exposition prendra ses aises dans la cale du bateau.

 

de gauche à droite : François, Sarah, Louis, Marvin, Antoine

 

2×1 places : SUPER Daronne invite Un*Deux @ IBoat 30/03

dans ART ET CRÉATION

Depuis quelques mois, un jeune collectif distille du groove un peu partout dans Bordeaux. SUPER Daronne, c’est cinq mecs amoureux des belles sonorités qui partagent avec fougue leur ivresse musicale. Après des soirées remarquées dans nos boui boui bordelais, les gars investissent la cale de notre boat de prédilection. Ils invitent Un*Deux et le Type offre deux places pour cette soirée qui se déroulera le jeudi 30 mars.

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Pour ce premier club à l’IBoat, SUPER Daronne invite l’artiste initiateur du label de musique, Tealer Records, le dj Un*Deux. Un choix audacieux qui exprime la volonté de SD d’offrir des moments de qualité à la faune bordelaise. L’IBoat a désormais l’habitude de tanguer sous les beats de producteur de qualité. La venue de Un*Deux ne déroge pas à la règle. Entre deep house, hip-hop et electro, son univers rejoint avec élégance celui des Daronnes.

On retrouve en collaboration sur cette soirée, les Amplitudes. Une association de potes qui crée leurs propres évènements musicaux et culturels, participant ainsi à la dynamique événementielle de Bordeaux. Créé en janvier 2017, l’association a rencontré Thibault Laporte (une belle Daronne) lors de son premier évènement sur le Marco Polo. SUPER Daronne s’est créé quasiment en même temps. Se retrouvent alors deux groupes de potes de la même génération avec l’ambition de partager, de créer et de se retrouver autour d’une musique house, funk et disco. Les Amplitudes sont aujourd’hui implantées principalement au Marco Polo, un bateau situé sur la rive droite de la Garonne. SUPER Daronne et les Amplitudes travaillent ensemble comme séparément, mais cela en est devenu une histoire entre copains.

Les Daronnes ont toujours raison. On leur fait donc confiance pour nous emporter loin dans le groove et nous ravir de bonne humeur. Tu viens ? On te file deux places.

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2×2 places : Bromance w/ Myth Syzer, Ikaz Boï, Guillaume Berg @ IBoat 23/02

dans ART ET CRÉATION

Les chaudes soirées Technicolor s’emparent à nouveau de l’IBoat ce jeudi 23 février. Une soirée un peu spéciale nous attend ; en effet, il y a quelques jours, on apprenait la fin du label Bromance. L’occasion de revenir sur ces cinq dernières années d’amour et de tirer le bilan avec une partie du crew au bateau. Pour l’occasion, le Type t’invite.

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C’était un jeudi, je venais de fêter mon anniversaire et tout allait bien. Puis, en fin d’après-midi, j’ai ressenti un grand vide. Le label Bromance balançait sur son site un message long comme un roman de Stendhal. Il m’a fallu du temps pour lire cette déclaration d’adieu, entre déni et résignation. 5 ans. C’est le temps qu’il a fallut à la Bromance pour ancrer son aura entre Paris et le reste du monde. Après plus de 300 soirées, le label tire sa révérence. C’est ainsi, la vie est une chienne parfois. Cinq ans de pépite sonore, cinq ans de mixtape à rendre n’importe quelle soirée mordante. Un label qui regorgeait d’artistes talentueux, parmi les meilleurs de la scène électronique française. L’arrêt est brutal, corrosif. Il tranche l’avenir de manière inopiné. Petit à petit, nous allons devoir faire sans eux. On relativise, après tout, ce ne sont que des gars qui savent manier les beats comme peu le savent. Mais il faut reconnaître que nos cœurs d’amateurs de musique sont brisés. Ils ont donnée à la Bromance une puissance redoutable.

Jeudi nos corps recevront l’aleph de Myth SyzerIkaz Boï et Guillaume Berg. La Technicolor nous offre donc un beau cadeau, une opportunité de jeter un regard rempli d’amour et de grappiller un peu plus de romance, pour la dernière fois. Parce que la vie est un perpétuel recommencement, nous n’en avons jamais fini avec l’amour. De l’amour, du groove et de l’espoir est né SUPER Daronne. Ce jeune collectif bordelais n’a rien à envier à ses ainés. Avide de couleur, ils distillent une bonne humeur qui ne laisse pas indifférent. Il se peut même que ta daronne les connaisse mieux que toi tant leur groove est intergénérationnel. Ils seront en pôle position, sur la terrasse, pour t’apporter des bonnes vibes à chaque minutes de ton exploration nocturne. Pour cette soirée sous le signe de la Bromance, on ne saura pas où donner de la tête, le bateau groovera (+1 pour le jeu de mot -merci-) de la cale à la terrasse. Viens faire l’amour avec nous, on est mign(b)on.

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