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5 particularités du festival Trente Trente

dans ART ET CRÉATION

Du 21 janvier au 1er février, la 17ème édition du festival Trente Trente promet « un autre regard sur la scène ». Le festival de la création contemporaine s’est taillé une vraie réputation en bousculant le paysage des arts vivants dans la métropole bordelaise (et au-delà). On n’a donc pas de mal à croire cette promesse en pointant 5 particularités particulièrement attractives de ce festival atypique.

Crédit photo : Anthony Egéa / Cie Rêvolution © DR

Format informel

Lassé·e du format standardisé du spectacle vivant qui dure 1h30 ou 2h (ou 3h !) ? L’originalité du festival Trente Trente réside dans le fait de proposer des formes courtes de 15 à 40 minutes. Ce format donne aux artistes plus de liberté, permet plus de radicalité. Il oblige à un condensé d’où jaillit plus de force, d’où se révèle plus d’essentiel. Bref avec moins on a plus ! Pourquoi s’en priver ? Ce format réduit permet aussi à de jeunes artistes d’expérimenter une 1ère étape de travail avant une forme plus longue et ainsi de promouvoir de nouveaux créateurs.

La mécanique des ombres © Elian Bachini

Mystère pluridisciplinaire

Musique, installation, théâtre, cirque, danse, performance ; le festival Trente Trente fait la part belle à toutes les formes artistiques, à tous les genres, qui se mêlent et s’entrecroisent. Formes hybrides tantôt questionneuses, tantôt mystérieuses, les œuvres – où le corps est roi – laissent rarement indifférent. Comme le définit Jean-Luc Terrade, directeur artistique et fondateur du festival, en citant Claude Régy : «  Le théâtre n’est pas fait pour nous distraire mais pour nous inquiéter, nous déranger. » Être touché, déstabilisé, questionné – sans toujours comprendre pourquoi – le festival empoigne ainsi, à bras les corps, l’essence même de l’art.

Artistes anticonformistes

Artistes fidèles et reconnus ou jeunes performeurs, danseurs, circassiens, le festival met en exergue des regards différents issus d’univers artistiques singuliers. L’idée directrice étant de bousculer et, par ricochet, de faire bouger. Contre l’immobilité le festival est engagé (enragé ?) ! Le Trente Trente se targue par ailleurs, à juste titre, de mettre en avant des artistes émergents. Avec une trentaine de spectacles dont dix créations, le but est de donner de la visibilité à de jeunes artistes pas encore reconnus par la profession ni le public. Choisir de programmer des artistes inconnus ou en devenir revendique une vraie volonté de rendre libre le spectateur d’accueillir, sans à priori, une parole (oralisée, dansée, performée) originale et inédite.

Bibi Ha Bibi © Alípio Padilha

Pérégrinations sans concessions

13 lieux différents accueillent les 33 propositions artistiques du festival, de Boulazac à la métropole bordelaise (avec une excursion à Saintes en hors saison le 11 avril).  Les moments forts étant les deux versions de Parcours proposées en deux sessions chacune. La Soirée Parcours du vendredi 24 au soir propose 3 spectacles, soit entre la Manufacture CDCN et le Glob théâtre, soit tout à la Manufacture CDCN. Le Parcours en Ville du samedi 25 (à partir de 15h ou 16h30 selon la session choisie) permet de voir 6 ou 7 propositions, entre l’Atelier des marches, le marché de Lerme, la halle des Chartrons, le Performance et le Glob théâtre. Pas besoin de chausser ses baskets, la navette spécialement affrétée et le tout nouveau tram D transportent les spectateurs avides d’expérimentations dans leurs pérégrinations.
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Autres lieux, autres temps forts :

  • Mardi 21 janvier : soirée cirque contemporain à l’Agora PNC à Boulazac
  • Mercredi 22 janvier : deux performances de danse à la Manufacture CDCN
  • Mardi 28 janvier : trois propositions circassiennes dans le cadre d’un Chapiteau en hiver à Bègles
  • Mercredi 29 janvier : soirée courts-métrages à l’Utopia à Bordeaux
  • Jeudi 30 janvier : quatre propositions danse et cirque à la MECA à Bordeaux
  • Vendredi 31 janvier : deux performances et un concert aux Théâtre des Quatre Saisons à Gradignan
  • Samedi 11 avril (hors saison) : trois propositions artistiques au Théâtre Gallia à Saintes
Les prototypes du vivant © Troubleyn Lab / M Abramovic

Supplément workshops

Depuis le mois d’octobre, les deux performeurs Annabelle Chambon et Cédric Charron ont eu carte blanche et se sont associés avec des artistes invités et des étudiants de l’EBABX (école des Beaux-Arts de Bordeaux) pour travailler autour d’une exposition performative. Les prototypes du vivant, résultat de ces quatre mois d’atelier, est à découvrir jeudi 23/01 au Café Pompier. C’est gratuit et c’est suivi d’un after concert.

Le festival propose aussi un atelier de performance (ouvert à tous) avec la Trucmuche Cie (restitution publique le 24/01) ainsi que deux workshops de danse (réservés aux danseurs), un avec la Manufacture CDCN  et l’autre avec le Performance (restitution publique le 01/02).
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 ▬▬▬▬ La programmation en détail ▬▬▬▬

Festival Bordeaux Rock : 16ème édition aventureuse & curieuse

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS/MUSIQUE
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Le plus grand festival rock de Bordeaux revient cette semaine pour sa seizième année consécutive du 22 au 25 janvier. Quatre jours de programmation aux quatre coins de la ville, entre conférences, projections et concerts, avec des groupes locaux bien évidemment mais aussi internationaux. 

Crédit photo : Noirset, groupe bordelais, par Clara Guizard

Rock your city !

Cette seizième édition débutera ce mercredi soir dès 18h30 avec pour ouverture une conférence intitulée « La génération post punk et new wave », orchestrée par Christophe Brault à la Salle des fêtes du Grand Parc, suivie de la projection d’un documentaire sur l’emblématique groupe Joy Division à 20h00.

C’est ce jeudi que les hostilités live commenceront, avec l’incontournable Rock en ville. Pour ce cru 2020 ce sont 7 lieux et une vingtaine de groupes qui investiront la ville, entre garage punk, darkwave, indie rock, french pop ou encore rock psychédélique. Du Void à La Voûte, en passant par La Tencha ou l’Astrodøme, c’est un véritable marathon auditif et visuel qui attend les festivaliers, de quoi transpirer et taper du pied de 19h30 à 1h00 du mat’.

Le Grand Parc comme QG

Nitzer Ebb

On connait tous plus ou moins la légendaire Salle Des Fêtes du Grand Parc de Bordeaux. Celle-ci qui avait fermé pendant de longues années après avoir accueillie en son sein masse de groupes, bordelais comme internationaux. Bordeaux Rock ne s’arrête donc pas à sa programmation locale et nous propose deux soirées et six groupes dans les vieux murs, avec pour le vendredi :

Les anglais de Nitzer Ebb et leur EBM incisif mené par Douglas McCarthy, le post punk de Frustration, groupe phare du label français Born Bad Records, suivi du duo franco-italien Succhiamo qui viendra embraser la salle de son EBM /synthpunk guidé par la voix de la chanteuse de JC Satan, rien que ça.

RENDEZ-VOUS

Le samedi, ça sera autour des british de RIDE pour leur unique date en France, de quoi (re)découvrir leur shoegaze made in outre-Manche et surtout made in 90’s. Enfant terrible du post punk, RENDEZ-VOUS nous propose de les rejoindre pour une transe endiablée, après un passage mémorable au Void il y a trois ans de cela. Les Bordelais de Cosmopaark viennent clôturer ce samedi de concert avec leur noisy-pop qui décapera les murs, et nos oreilles.

Un closing électronique

Romare

C’est dans la cale de l’IBOAT que viendra se terminer cette 16ème édition riche en tête d’affiches et découvertes, et c’est un beau pari que d’inviter un digne représentant de l’écurie anglaise Ninja Tune, j’ai nommé Romare. Avec son électronique teintée à la fois de house, funk, ou encore de sonorités africaines, c’est un orfèvre qui fera groover le bateau et ses matelots. Il sera suivi de l’autrichien Demuja, venu de chez Nervous Records qui nous balancera de bonnes galettes deep-house et lo-fi…
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  • Pour en savoir plus sur la billetterie et les infos pratiques, ça se passe ici !

Soirées Icone à l’Iboat, quand les légendes montent à bord

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

Après les soirées Legend, l’Iboat continue sa lancée avec les clubs Icone avec comme son nom l’indique, une programmation tournée vers les artistes iconiques de la scène house et techno internationale. Avec la venue ce week-end de Derrick May, un des pères fondateurs de la techno de Detroit, le bateau rassemble les générations et nous offre un véritable retour aux sources.

Purisme et nostalgie

Quoi de plus grisant que de pouvoir approcher de près les légendes qui ont forgé et donné naissance à la techno et la house ? A l’heure où ces genres sont désormais inscrits comme références musicales à part entière, avec un public qui n’a de cesse de s’agrandir, il parait indispensable de regarder en arrière et de connaitre les masterpiece qui furent les marqueurs de toute une génération.

Et il s’agit bien ici de purisme et de nostalgie. Les artistes invités par l’Iboat au sein des soirées Legend et Icone l’illustrent parfaitement. Ils appartiennent à une époque charnière, où les événements et contextes sociaux et politiques influençaient la créativité et le besoin d’expression. Détroit est l’exemple type de cette émergence, se positionnant comme berceau de la techno underground dans le début des années 90, tout comme l’Allemagne avec Berlin ou Cologne.

Robert Hood – Photo Bandcamp

Bordeaux avait déjà accueilli en son sein des grosses pointures dans la fin des années 90 et début des années 2000, à l’époque du 4 Sans et du Fat Kat (ancien Hangar FL) avec des noms emblématiques comme Paul Johnson, Jeff Mills ou Lil Louis. Il semble donc primordial de continuer à sensibiliser le public et de ravir les nostalgiques, surtout quand on sait que l’Iboat propose pour les plus de 40 ans une entrée gratuite avant minuit.

Depuis l’année dernière on compte déjà des poids lourds comme Robert Hood, membre d’Underground Resistance (UR), le dj et compositeur François K basé à New York, Kenny Dope (moitié du duo Masters at Work et officiant sur le légendaire label Strictly Rhythm), Carl Craig, ou récemment Michael Mayer, co fondateur du label allemand KOMPAKT, fondé en 1998.

La scène locale à l’honneur

Mais Bordeaux possède aussi ses orfèvres. En alliant une programmation locale, Icone soude les liens entre artistes et nous donne de belles affiches. Des jeunes collectifs aux anciens de la scène bordelaise, c’est tout le bateau qui est investi de la cale à la terrasse, comme avec Colten et Moreno du collectif Canal 113, Paolo Cortes, ou encore Junior Felip et Will Diggs.

Pour ce 27 décembre et clôturer en beauté cette année, ça sera une fois encore le local Leroy Washington que l’on ne présente plus, et qui viendra faire groover l’assemblée pour la prestigieuse venue de Derrick May. Back to 80’s avec l’un des pères fondateurs de la techno qui officiait à l’époque aux côtés de Kevin Saunderson et Juan Atkins

  • Rendez-vous à partir de 22h jusqu’à 6h pour la teuf, la billeterie c’est par ici.
Derrick May

 

Festival Freeze Music 2019 : début des fêtes de fin d’année

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

L’équipe du Free Music n’a pas le temps d’hiberner. La 13ème édition de leur édition Freeze Music nous sort de la dépression hivernale avec une programmation sur-vitaminée à base de rap, d’hip hop et d’électro. Découverte de ce line up qui viendra secouer le centre des congrès de Jonzac le 21 décembre.

Crédit photo : JoT / La P’tite Fumée

Puppetmastaz

Le groupe allemand est une référence du hip-hop. Actif depuis 1996, leur musique a su évoluer à travers les années entre du hip-hop classique, passant par du trip-hop et même du cloud rap dernièrement avec Purple Maple. De leur voix addictive, une musique inter-générationnelle et un live animé, on peut s’attendre à un concert qui plaira à tous.
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Youv Dee

Le rappeur parisien est issu du groupe l’Ordre Du Périph’. Un rap bourré de références culturelles, une voix pure et d’une puissance rarement vue. Youv Dee a atteint une nouvelle dimension depuis son feat avec Trippie Redd et malgré quelques critiques, il montre une certaine flexibilité à adapter ses couplets aux standards américains. En bref un artiste complet.
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Kobo

Kobo : noir en lingala (du moins d’après le rappeur). Le noir dans sa finesse, le noir dans sa pureté. Kobo nous emmène dans une recherche sensorielle totale d’une noirceur inexplorée. Des clips affinés, des paroles exprimant nos sentiments les plus enfouis, le tout posé sur des prod délicates. Son premier album Période d’essai est sorti cette année et ne révèle qu’une partie de son talent.
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Tetra Hydro K

Deux alchimistes musicaux ont tenté de mixer la dub et la drum & bass. On ne va pas se mentir, le résultat est explosif. Kanay et Krilong ont réussi à maîtriser leur cocktail sonore pour produire un genre singulier tout en gardant des attaches fortes à la dub et à la drum & bass. Sur scène on a également droit à leur touche personnelle, un mélange de set et de live rendant l’expérience THK unique.
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Sorg

On le connait essentiellement comme beatmaker du rappeur Napoleon Maddox. Il évolue désormais en solo repoussant les limites de l’électro et des sonorités issues du hip-hop.
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Jetro

Nouveau sur la scène électronique, Jetro remet au goût du jour l’EDM avec une simplicité déconcertante ; produit des musiques trap avec aisance. Un artiste prometteur.
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Café Mancuso : 2 ans et un weekend anniversaire

dans ANNONCES/DIVAGATIONS LOCALES/ÉVÉNEMENTS/VIE DE QUARTIER

Le vendredi 8 et samedi 9 novembre, le célèbre café audiophile Le Mancuso soufflera ses deux bougies d’existence au sein de la capitale girondine. Deux soirées d’anniversaire où la musique sera à l’honneur, avec la présence de pointures venues d’ici et d’ailleurs. Le Type à pu s’entretenir avec Guillaume, dj et co-fondateur du café, l’occasion de faire aussi le point sur ces deux dernières années.

Une belle intégration à la vie bordelaise

En devenant le premier restaurant audiophile de France, le café Mancuso a su attiser la curiosité à la fois d’esthètes, de mélomanes mais aussi de novices, en proposant un des meilleurs système son de l’hexagone dans cette catégorie d’établissement. Ouvert en 2017 par deux passionnés de musique et de gastronomie Guillaume Taillieu et Phillipe Bonnet, et baptisé comme tel en l’honneur du new-yorkais David Mancuso, le café s’est petit à petit intégré à la rue Ravez, mouvementée par les travaux en tout genre, maintenant transformée et liftée. Difficile désormais de ne pas remarquer la belle et nouvelle terrasse inaugurée depuis cet été, et qui étend le café aux piétons. Proposant depuis deux ans une belle carte food, des plats variés et recherchés, ainsi qu’un sublime booth sonore en bois made in UK qui restitue une qualité sonore irréprochable, c’est maintenant l’une des meilleures adresse bordelaise, et même de France. Avec ses listening sessions qui débutent dès le milieu de semaine et s’étendent au weekend, c’est aussi un lieu d’expression pour diggers et fins sélecteurs, qu’il soient internationaux, français ou locaux.

Guillaume : « On voit par moment des personnes manger mais ne pas rester plus tard, traîner au café et écouter la musique. Ce que l’on veut c’est attiser la curiosité, faire découvrir tout un tas de genre musicaux qui peuvent parfois ne pas être forcément très accessibles ».

Un vrai acteur culturel local

Deux structures locales et culturelles logent au sein du café : le disquaire Le Boudoir Sonore, ainsi que la webradio Ola Radio, moteurs aussi bien de la vie du café, du quartier comme celle de la ville. C’est donc une véritable niche et un repère qui s’offre à tout fan de musique, confirmé ou en devenir. Le café devient donc un vrai lieu de découvertes et d’échanges culturels, une véritable interaction qui ne demande qu’à s’étendre.

Guillaume : « Entre le café, le Boudoire Sonore et Ola Radio, il y a une belle synergie, ça créé du passage. Autant avec la scène locale ou internationale, on sent qu’il y a une réelle passion pour la musique, c’est ce qui est important et de plus sans que cela efface le côté restaurant. »

Deux belles soirées annoncées, entre invités de marque et nouveau système son

C’est donc sur deux soirées que se déclinera cet anniversaire, et deux dancefloor. En effet le café sera divisé en deux, avec la Dancing room au rez de chaussée et dans le sous sol la Listening Room, habituellement réservé pour les soirées privées. Et la surprise ne s’arrête pas là, le café s’est offert un beau cadeau, ONKEN, tout nouveau système audiophile japonais, dévoilé pour l’occasion. Le tout couplé à deux amplificateurs à lampe, montés par les grecques de Tsakiridis Devices. De quoi nous régaler entre ambient, disco, funk, dub ou electro & more

Côté artistes, de belles invitations avec pour le vendredi :

Baron, dj et membre du collectif bordelais Crème fraîche, un fin sélecteur qui viendra ravir nos oreilles dans la Dancing Room, accompagné de Phil (co-fondateur du café sous son pseudo).

Fil rouge de ces deux soirées d’anniversaire, la venue exceptionnelle d’une figure importante de la scène Londonienne, le japonais Kay SuzukiProducteur depuis 2007, il explore une multitude de genres, allant du disco à la house, de l’ambient à la techno ou encore du jazz à la soul. Il est aussi un des membres fondateurs du Brilliant Corners dans l’est de Londres, restaurant audiophile dans lequel il officie aussi en tant que chef cuisinier. Supporté par des légendes comme Teo Parrish, David Mancuso ou Gilles Peterson, c’est une venue de prestige que s’offre le café Mancuso. Il sera suivi de Gui (Guillaume du Mancuso), pour un back to back de qualité.

Kay Suzuki

Le samedi : encore de belles choses avec Kay Suzuki qui remettra le couvert dans la Dancing Room. Coté Listening Room, deux amis du café et fins sélectionneurs de disques seront là pour faire voyager le public dans une ambiance plus délicate et immersive, Raphael Fragil, dont les apparitions se font rares (une venue en 2016 pour le Hors-Bord festival, et l’an dernier avec tplt), aux côtés de Guillaume Geneste aka Don Oscar, habitué mais surtout résident du café !

 

Raphael Fragil

Il ne vous reste plus qu’a courir au 24 Rue Ravez, start à 19h dès demain !

Infos et évènement facebook c’est par ici

Rocher de Palmer : 5 concerts à ne pas louper

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

Le Rocher de Palmer de Cenon continue de nous surprendre avec un agenda bien rempli, varié et surtout musclé. Le Type s’est penché sur 5  concerts à venir prochainement, avec de belles surprises à la clé.
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Samedi 9 novembre : plateau rap 100% féminin, de Paris à Los Angeles

Le Rocher accueillera une figure importante du rap underground californien, et tout particulièrement de la cité des anges. Avec un premier album sorti en 2011, Reverie  s’est déjà intégrée il y a de nombreuses années à la scène rap indé de la côte ouest, plus précisément depuis l’âge de 17 ans. Cette jeune poète avait déjà les épaules pour porter haut l’étendard hip hop, témoignant de la dureté des quartiers, des problèmes personnels ou de la place des femmes dans le milieu de la scène rap. Il s’agit d’une artiste engagée et pacifique aux textes incisifs. Elle sortira ce 28 octobre son prochain album Where The Darkside Ends, avec son frère Louden qui la suit à la production depuis plusieurs années déjà.

Pour compléter cette soirée, ça sera la parisienne survitaminée Lean Chihiro. Avec son style inspiré de la culture geek et jap’, c’est une artiste encore une fois indépendante qui perce depuis maintenant plus d’un an, respectée par ses compères du game tel que Princess Nokia. Particularité pour cette rappeuse française, elle rappe uniquement en anglais, avec une maîtrise sans failles.

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Mercredi 13 novembre : joyeux anniversaire Archive !

Après 25 ans de carrière, le mythique groupe Londonien formé par Darius Keeler et Danny Griffiths revient avec un album rétrospectif collector et une tournée. Porte étendard du mouvement trip-hop tout comme Portishead dans les années 90, le groupe débarque en 1996 avec Londinium, emmené par la sublime voix de Roya Arab et du rappeur Rosko John. Le rapprochement avec Massive Attack semble évident mais le groupe ne s’en tient pas au trip-hop et va doucement glisser vers l’expérimental, l’ambient et le rock progressif tout au long de ces années. Après de multiples changements au sein du groupe, les diverses collaborations ainsi qu’une dizaine d’albums à son actif, Archive continue sa route, toujours chargé de cet aura spirituelle et émotionnelle, et une puissance intérieure qui lui donne encore et toujours ce statut de groupe légendaire.

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Jeudi 14 novembre : le retour de Monsieur Berger

Nous voilà peu de temps après sa tournée d’été, avec un passage non loin d’ici pour le festival vie sauvage, et Flavien Berger nous fait l’honneur de sa présence, invité par Night Cool. Un an après la sorti de Contre-temps, son troisième album qui a largement cartonné (élu notamment meilleur album de l’année par Les Inrocks), la surprise est tombée en juillet dernier avec la venue de Radio Contre-tempssorte de non-suite de son précédent album, entrecoupé de narrations en tout genre, ressemblant à un essai ou une ébauche qu’il invite à faire améliorer. Toujours plus fou, toujours plus lyrique, Flavien étonne par son approche psychédélique et profonde de la variété française et touche juste. Petit dernier du savant fou, « Deep See Blue Song« , titre faisant parti d’une BO, Deep See Blue Surrounding You/Vois Ce Bleu Profond Te Fondre composée spécialement pour l’exposition de l’artiste française Laure Prouvost, et présentée au Pavillon français de la 58e Exposition internationale d’art de la biennale de Venise. Habitué à mélanger les arts, il s’agit ici encore d’un panel de sonorités, mixture secrète bien gardée par son créateur. Bienvenue dans la matrice de Mr Berger…

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Vendredi 31 janvier : retour en 1999 avec le grand Yasiin Bey aka Mos Def

Back to 99’s. Belle époque que celle des grands du hip-hop, qu’ils viennent de la côte Ouest ou Est américaine. Mais quand il est question de ressortir un des albums les plus influents de son époque, ça ne rigole plus. Rebaptisé sous son nom musulman, Mos Def né Dante Terrell Smith et désormais Yasiin Bey, est bel et bien une légende vivante de la culture rap Us. Et il s’agit ici d’un événement tout particulier, les 20 ans de Black On Both Sidespremier album du rappeur, acteur et activiste né à Brooklyn il y a 45 ans. On y comptait déjà des featuring de poids comme Q-Tip du groupe A Tribe Called Quest ou l’incontournable Busta Rhymes. Grand défenseur de la cause noir et producteur hors pair, Yasiin Bey viendra ravir les fans de la première heure comme ceux de la dernière.

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Jeudi 17 février : Patrick Watson nous entraîne dans la vague

Le californien Patrick Watson, natif de Lancaster et désormais basé au Canada, viendra présenter son profond et bouleversant dernier album Wave, sorti le 18 octobre dernier. Composé dans une phase très dure de sa vie, le chanteur-compositeur et multi-instrumentaliste nous plonge dans un univers fragile et très touchant par sa composition et la beauté des textes. Voix connue à travers ses influences et ses collaborations (notamment sur le classique To Build A Home de The Cinematic Orchestra), nous voyageons entre pop, folk et rock tout au long de 10 sublimes titres, le tout produit sur le très bon label anglais Domino Recording (Animal Collective, Cat Power, Bob Moses, Arctic Monkeys, Jon Hopkins…).

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Infos Pratiques :

  • Agenda et billetterie du Rocher de Palmer, c’est par ici !

Coconut Music Festival : toujours plus loin, toujours plus fort

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

L’incontournable festival de la citée charentaise revient pour sa septième année consécutive du 12 au 15 septembre avec encore une fois une programmation soignée et alternative. Avec l’Abbaye aux Dames de Saintes comme terrain de jeu, le Coconut Music Festival nous promet quatre journées de fête, entre grosses pointures et scène underground dans un des plus beaux spots de la région.

Crédits photo : Max Chill, William Millaud, visuels par Coconut Music (Holy Soakers)

Sept ans d’aventure musicale

En perdurant sereinement au sein de son Abbaye, le Coconut entame sa septième année en proposant encore une fois un festival indépendant à taille humaine, avec pourtant une lourde programmation éclectique. On y a vu passer de nombreuses têtes d’affiches, allant de Flavien Berger à Rone, Metronomy ou Acid Arab… tout en laissant place à une scène atypique et émergente, tout styles confondus.

À la fois populaire et défricheur, c’est une fête de village à l’envergure nationale, qui séduit enfants, ados, adultes et seniors, dans le cadre enchanteur de l’Abbaye. Le Coconut c’est avant tout une histoire de potes qui innovent sans cesse et réinventent leur identité chaque année.

Une programmation sans frontières

En proposant 4 jours de festivités dont deux soirs gratuits (jeudi sur invitation et dimanche), le Coconut étend une programmation alternative et très ouverte entre rap, pop, électro et bien d’autres genres.

JEUDI

C’est AJA, chanteuse du groupe La Femme, qui se chargera d’ouvrir le bal, ainsi que le français Bumbypetit nouveau accouchant d’une dream pop française très poétisée. Et petite surprise, Andrew VanWyngarden du duo mythique MGMT viendra présenter son nouveau projet Gentle Dom. Et surprise de dernière minute, François Marry le leader de François And The Atlas Mountains concoctera un dj set 100% k7 avec sa collection venue des quatre coins de l’Afrique.

VENDREDI

Nous continuerons sur la lancée avec un beau bouquet bien coloré :

Auto-tune et sentiments avec une figure montante de la scène rap bruxelloise, Hamza. Parti pris de représenter la scène du rap game français, on pourra enchaîner avec la bande de Sevran, les 13 Block. Un rap ultra conscient nourri aux grosses instrus et de prod’ aux multiples influences, qu’elles soient passées, futures, d’ici ou d’outre atlantique. Lyon sera représenté par Lala&ce jeune rappeuse aux atmosphères vaporeuses et nourrie à la trap.

Jeune londonienne de 18 ans, Arlo Parks rythmera la foule de son r’n’b torturé aux effluves hip-hop, tandis que LAFAWNDAH, française d’origine égypto-iranienne et produite sur l’énorme label Warp, se chargera de nous bercer d’un r’n’b mystique qui ira jusque dans des contrées orientales. Nyoko Bokbae, trio avec pour chef de file le producteur Bamao Yendé sera également de la fête. Pour ce qui est de la partie plus électronique, la parisienne et discrète Andy4000 distribuera un furieux mix dont elle à le secret, et Full Option, un local à l’origine de pas mal de beaux projets électroniques…

Mais la fête ne s’arrête pas là puisque l’after au Silo sera orchestré par NTS Radio, antenne Londonienne de musiques alternatives, ce qui nous promet un beau plateau composé de la bass music de Culture Jah Tovo, la djette Crystallmess et pour finir une figure légendaire du prisme musical français et international, Monsieur Teki Latex, ancien membre des TTC, Boss du label Sound Pellegrino et résident chez Rinse ou Nova.

SAMEDI

A peine remis de vos émotions il faudra vous remettre en selle pour du gros lourd encore, Salut c’est Cool, groupe parisien déluré et anti-sérieux que l’on ne présente plus, ces quatre joyeux lurons vont encore exploser les oreilles et la scène, comme à leur habitude. Belle surprise que de voir sur l’affiche la formation néerlandaise d’Amsterdam Altin Gün, groupe de rock folk turque psyché des années 70’s emmené par la voix de Merve Dasdemir et Erdinç Yildiz Ecevit et leurs musiciens de renoms comme Jacco Gardner ou Jasper Verhulst.

Retour sur Londres avec le collectif de jazz KOKOROKO. Abusey Jonction sonnait déjà comme un tube jazz et c’est le cas, compilé sur le label Brownswood Recordings du grand Gilles Peterson, leur premier album fût produit par ce dernier, la grande classe. Allons ensuite vers le sud avec Ms Nina qui nous vient de la capitale espagnole pour faire bouger les filles (mais pas que) au rythme de son reggaeton féminin endiablé. Encore un Ovni avec Quinquinze et leur mélange psyché d’anglais et de tahitien, tandis que la douce et vitaminée folk de l’anglaise Rozi Plain se chargera de nous caresser dans le sens du poil. Charlotte Gainsbourg, Air ou encore François & The Atlas Moutains, nombreuses sont les collaborations que compte David Numwami alias Le Colisée, multi-instrumentaliste et songwriter qui n’en n’a pas fini de chanter l’amour, peu importe la manière. En terme de fin de soirée, juste avant l’after, c’est le nantais Discolowcost se chargera d’électriser les plus téméraires d’un set aux styles sans limites.

L’after sera 100% féminin avec une belle variété de styles, en commençant par l’italienne Ehua – basée en UK – qui a sorti son premier EP fin 2018 avec un savant mélange de basses, percussions africaines et d’electro. Sarah Farina quant à elle, livrera un set qui marquera sans doute les esprits, à en croire ses mix Boiler Room, et risque de faire trembler le Silo. Pour finir cette belle programmation, c’est Clara! venue tout droit de Bruxelles qui nous déhanchera de son reggeaton 2.0 pour un ultime voyage.

 

LES APRÈS-MIDI

Pour terminer cette belle programmation, une COCOKIDS Party est organisée le samedi après midi pour les tout petits (qui eux aussi ont droit de taper du pied quand même) ainsi qu’un bal trad’ le dimanche juste après une sieste électronique pour digérer, comme tout bon festivalier qui se respecte.

Il ne vous reste plus qu’à prendre la route, direction Saintes et son Abbaye Aux Dames jeudi prochain, pour la billetterie et les infos pratiques ça se passe ici !

L’Amicale de la Chenille au Pavillon d’été

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

Ce 9 août aura lieu un événement tout particulier, l’arrivée de l’Amicale De La Chenille à Bordeaux, et plus précisément au Pavillon d’été de L’Orangeade pour une guindoule en bonne et due forme !

C’est quoi L’Amicale De La Chenille ?

L’idée est partie d’une bande de potes bordelais à l’esprit créatif (Djs ou promoteurs d’événements pour certains) qui ont voulu replacer l’esprit de fête et de communion au centre des événements. Soucieux de vouloir rapprocher les gens, avec une identité visuelle et sonore à part entière, il s’agit avant tout d’un bon en arrière pour aller de l’avant, et se retrouver dans une fête populaire qui remonte à notre enfance, la chenille. Cette même chenille que l’on rencontrait des fêtes de village aux événements plus ou moins populaires, s’adressant autant au petites qu’aux grandes personnes.

Un projet commun et du travail d’équipe

Composé de Boris, Hugo, Bastien et Alex, l’amicale est une aventure d’entraide et de débrouille. Avec un petit atelier niché dans le quartier Saint Michel de Bordeaux, ils ont préparé longuement une scénographie en accord avec l’esprit enfantin et festif de l’amicale. Le top-départ sera lancé pendant le Pavillon d’été de L’Orangeade et nous pourrons découvrir une petite caravane préparée avec soin, dans laquelle les chenilles viendront mixer et nous régaler pendant que ce formera (au plus grand nombre possible) une chenille géante, et pourquoi pas remporter un record du monde ? Si ce n’est pour commencer que la plus grande chenille bordelaise.

Boris:  « Le but ce n’est pas de battre un quelconque record, c’est faire en sorte de proposer un univers interne à un autre événement, faire se rapprocher les gens, se toucher, ne pas se concentrer sur un dj, s’éclater et retrouver les traces de l’enfance. »

Hugo: « On veut être le moins sérieux que possible. C’est un projet que l’on peut emmener partout, faire venir d’autre djs, et leur faire enfiler un déguisement de chenille. Là il n’y a plus de tête d’affiche etc, c’est une amicale, tout le monde peut venir y participer et y jouer, on casse les codes. »

Et l’idée est tentante de retrouver un jour L’Amicale dans d’autres festivals à travers la France, et d’y importer fraîcheur et second degré.

En attendant, on vous attend ce soir pour le record de la plus grande chenille, le rendez-vous est à 18h00 jusqu’à 1h00 et ça se passe au Pavillon d’été.

Ola Radio pose ses valises aux Chartrons

dans ANNONCES/DIVAGATIONS LOCALES/ÉVÉNEMENTS/VIE DE QUARTIER

Sept mois après son lancement, la nouvelle web radio bordelaise Ola Radio vient frapper une fois de plus là où il faut, et installe une nouvelle résidence les 25 et 26 juillet dans un lieux historique et atypique de Bordeaux : La Halle des Chartrons.
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Un bilan qui pèse son poids

Difficile de ne pas entendre parler d’Ola. Après son lancement en janvier dernier, c’est un florilège d’émissions, résidences, talk-shows, live stream, collaborations et autres concepts novateurs, pour l’instant jamais vu dans la cité girondine. Sept mois d’activisme au sein de leur QG au Café Mancuso, comme aussi la présence à de nombreux événements culturels de la ville ou de la région (AHOY! festival, vie sauvage, Fête de la Musique, Heures Heureuses…), sans parler d’un catalogue d’artistes qui ne cesse de s’allonger.

Nouvelle résidence d’été et nouvelle teuf en vue

 

Toujours plus culottée, la radio à récemment fait l’acquisition d’un petit bijou bordelais, la Halle des Chartrons. Localisée au centre de la Place Du Marché Des Chartrons, cette bulle de 200 mètres carrés est un lieu historique accueillant habituellement des marchés de créateurs, expositions, conférences et concerts. Jusqu’alors il n’était question d’y héberger quelconque radio locale. Et c’est là qu’Ola Radio prend les commandes en proposant un événement sur deux jours consécutifs les 25 et 26 juillet de 14h à minuit.

Appuyée par son graphiste en chef MACEO, se dernier se charge d’une scénographie pensée tout spécialement pour ses deux jours où viendront se mêler en journée des émissions, interviews, tatouages, expos et autre, le tout accessible au public. Mais nous n’en resterons pas à l’heure où les poules se couchent, les soirées proposeront des Dj set, live modulaire ainsi que du Rap. Pour clore le tout, boissons sur place et food assurée par le Café Mancuso pour ravitailler les troupes.

Le rendez-vous est pris pour nous, il ne vous reste plus qu’à suivre l’événement juste ici.

 

Rencontre : Marc Rebillet à vie sauvage

dans ENTRETIENS/MUSIQUE

Le Type a eu l’honneur de rencontrer le phénomène franco-américain Marc Rebillet, tête d’affiche de la huitième édition du festival vie sauvage. Interview détente d’un « monsieur tout le monde » pas comme les autres qui a retourné la citadelle de Bourg-sur-Gironde !

Artwork : Alice Belair

Fuckin’ rencontre

Cette huitième édition du festival vie sauvage à tenu ses promesses. De la bonne bouffe, de belles rencontres, un spot toujours aussi agréable, un temps estival et, bien entendu, une programmation défricheuse et de qualité.

Et parmi ce panel d’artistes et de styles en tout genre, Marc Rebillet. Né d’un père français et d’une mère américaine, cet « idiot qui fait de la musique » comme il aime s’appeler, vient bousculer internet avec ses vidéos Youtube « homemade ». À coups de compositions sonores spontanées dans un appartement ou un hôtel suivant ses pérégrinations, ce geek de la musique aime se mettre en scène, jouer avec son public, qu’il soit en face de lui, ou derrière un écran. De la techno club au hip-hop, en passant par le jazz et la soul, Marc développe un répertoire d’influences maîtrisées, tant par sa technique – armé de son looper et clavier – que par sa voix polymorphe. Comique, sensible, caricatural, ici il est avant tout question de sincérité. Passionné et pour le moins hyperactif, sa page Youtube est depuis plusieurs années le théâtre de folles vidéos, comme aussi les Sunday Mix, où il invite ses internautes à l’appeler directement sur son téléphone, et lancer un thème sur lequel il improvise un titre immédiatement. Détaché de tout label, il est autodidacte et auto-produit, lui laissant un pleine liberté d’action et de créativité.

On vous laisse ici savourer cet entretien en podcast.
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Marc Rebillet x vie sauvage festival
Crédit photo : Miléna Delorme

Écho à Venir : une 8ème édition en toute liberté

dans ANNONCES/ART ET CRÉATION/ÉVÉNEMENTS

Le festival des arts visuels et des musiques électroniques Écho à Venir, présenté par l’association Organ’Phantom, revient investir la ville sur trois jours pour sa huitième année consécutive, avec cette fois ci pour thème central : la Liberté.
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Trois jours, trois lieux, trois projets singuliers

Du 24 au 26 juin, ce seront trois lieux qui seront investis autour de la Liberté, thème de cette saison culturelle bordelaise. L’an dernier c’est la placette de Munich qui fût réquisitionnée pour accueillir deux dômes immersifs où les live audio se mariaient aux projections visuelles à 360º. Mais cette année c’est sur trois lieux stratégiques qu’Écho à Venir nous invite à voyager, du CAPC au Conservatoire Jacques Thibaud en passant par le Parc Aux Angéliques, nous proposant des artistes de divers horizons, ainsi que des figures locales évidemment.
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Jour 1 et 2 : Carte blanche à Yosi Horikawa

Masterclass - Yosi Horikawa - Conservatoire de Bordeaux
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Il s’agit ici d’une venue toute particulière, celle du musicien compositeur japonais Yosi Horikawa. Véritable star dans son pays, le bidouilleur sonore a su se forger une réputation et un respect tant bien du public que de la presse. Proposant un concept de field recording, Yosi enregistre des sons de la nature ou bien d’objets, donnant naissance à un mariage hybride avec la musique électronique. Il s’y dégage de fortes émotions, de par une composition minutieuse et un soucis du détail, le tout baignant dans une sensibilité très humaine. Son album VAPOR sorti en 2013, fût acclamé par la critique et suffit largement à attester du talent de ce compositeur révélé, notamment par la RBMA (Red Bull Music Academy).
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C’est en masterclass ce lundi 24 juin au Conservatoire de Bordeaux que l’orfèvre nippon viendra présenter un projet unique après avoir enregistré des sonorités sur les côtes girondines, création originale donc de cette huitième édition.
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Seconde représentation les pieds dans l’herbe

Yosi Horikawa - Parc Aux Angéliques

La performance ne s’arrête pas là. Rendez-vous au Parc Aux Angéliques en plein air pour une expérience alliant live audiovisuel et danse, toujours avec la présence de Yosi, accompagné cette fois ci de l’équipe de production audiovisuel d’Organ’Phantom (Pablo Gracias / Antoine Bdvs / Nicolas Marand), et de la compagnie de danseurs Bordelais Fish & Shoes qui a remporté en 2016 le prix de l’initiative. Un DJ set sera assuré par le bordelais Larzac du collectif tplt.

 

Jour 3 : acid techno et piano à queue au CAPC

Acid Harmonie - CAPC Bordeaux
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L’italien Fabrizio Rat – La Machina sera le deuxième invité d’honneur de cette huitième édition d’Écho à Venir, avec un live au sein du Musée d’art contemporain le mercredi 26 juin à partir de 21h00. Mêlant une techno incisive et puriste aux accents acid avec un piano à queue, il mélange deux harmonies que tout sépare, créant des boucles hypnotiques qui risquent de fortement envoûter le public du musée. Voici une de ses performance pour le Cercle qui témoigne à merveille de son talent et surtout de sa technique. Une soirée d’exception rendue possible grâce à une collaboration avec Arc en Rêve, qui accueille pour l’occasion la programmation d’Écho à Venir.
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Toutes les infos et billetterie ici.

Guide estival des festivals de la région 2019

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

À l’approche de l’été, on vous propose un petit guide des festivals de la région 2019, histoire de ne louper aucune étape d’une saison estivale qui s’annonce chargée et pleine de belles surprises. Sélection d’événements qui nous font saliver d’avance, entre spots bien cool, line-up alléchants et propositions artistiques séduisantes.

Crédit photo : Alice Belair

Festival ODP

Outre le line-up incroyable qu’offre ce festival, il met la lumière sur « L’Œuvre des Pupilles Orphelins de Fonds d’Entraide des Sapeurs-Pompiers de France ». Cette association a pour but d’assurer la protection matérielle et morale des Orphelins et des familles des Sapeurs-Pompiers décédés en service commandé ou non. Un village sapeur-pompier, proposant des scénarios et décors adaptés à différentes interventions, sera ouvert au public. Mais c’est aussi et surtout, une occasion inespérée pour l’ODP d’aller à la rencontre de ses donateurs et de générer des fonds supplémentaires. Retrouvez-les du 6 au 9 juin.

La Claque Festival

Les 7 et 8 juin, c’est la (GROSSE) Claque Festival au Château Montplaisir. Sur deux jours, pas moins d’une quarantaine d’artistes sont invités pour présenter douze spectacles. Parmi, les locaux Taranta Lanera, Les Dolphin Apocalypse et Lord Rectangle aux côtés d’artistes comme Francky Goes To Pointe à Pitre et Mechant Mechant. À dix minutes de Bergerac, avec un prix très abordable et le camping gratuit sur place, dépêchez-vous à réserver vos pass.

NSENSE

Le nouveau festival multi-culturel de Bordeaux, NSENSE s’installe aux Vivres de l’Art le 8 juin. L’occasion d’assister à de nombreuses performances et d’aller au devant des artistes. Artistes plasticiens, photographes, danseurs, chanteurs ou encore humoristes seront réunis pour nous partager leurs arts à travers une journée à la programmation éclectique. En guest, le rappeur Sopico vient d’être annoncé aux côtés de la chanteuse Naë.

So Good Fest

La Plaine du Courneau à Canéjan accueille la neuvième édition du So Good Fest les 8 et 9 juin. Un festival open air, tourné vers les musiques électroniques et le dub et des artistes de renoms. Entre Oliver Huntemann, Apollo Noir, Channel One, DJ Aphrodite, Diƶtone, King Shiloh… il y en a pour tous les amoureux des musiques électroniques et du dub. Quelques nouveautés pour cette édition 2019 comme son engagement dans une dimension environnementale par le biais de la digitalisation de sa communication et de l’internalisation de ses produits de restauration. Une troisième journée gratuite avec une programmation ludique et sportive permettra aux festivaliers de profiter de l’écrin verdoyant du site.

vie sauvage

Il fait partie des festivals auxquels on peut se rendre les yeux fermés chaque année. vie sauvage, c’est ce festival de musique, d’art et de gastronomie, situé dans le village de Bourg, surplombant le fleuve et la nature environnante. Cette saison, le 14, 15 et 16 juin, on pourra y croiser Flavien Berger, Todiefor, les collectifs bordelais, L’Orangeade, les Amplitudes et Super Daronne ou encore Vendredi sur Mer et CHIEN NOIR

SoliFest

Le SoliFest 2019 est un festival rassemblant petits et grands autour de valeurs qui lui sont chères aujourd’hui : le développement durable, l’intégration des personnes et la solidarité locale. Qui plus est dans un lieu qui partage les mêmes valeurs, Darwin. Sur deux jours, le 15 et 16 juin, vous retrouverez deux temps, un accès gratuit l’après-midi et payant le soir. Les bordelais WL Crew, Deep & IGee, Majin Killaz, MLX, YunG $hade assureront la programmation du samedi soir tandis que Bellaire Music, Identified Patient, Gentry et Nathan Zahef assureront celle du dimanche.

Free Music

Depuis 18 ans maintenant, le Free Music Festival séduit les festivaliers. Et pour cause, entre programmation idéale et prix abordable, il devient au fil des années un événement musical d’envergure nationale. Cette année, il attend entre autres les artistes Møme, Angèle, Orelsan, Ninho, WL Crew, Josman, Taiwann MC, Hyphen Hyphen du 21 au 23 juin. Niché près du lac de Montendre, le festival met en place des activités estivales autour du site afin de faire profiter aux festivaliers du cadre idéal qu’offre le Lac Baron Desqueyroux.

Écho À Venir

Écho À Venir est un festival bordelais porté par l’association Organ’Phantom dont la programmation singulière est tournée vers les musiques électroniques et les arts visuels qui l’entourent. Pour sa 8ème édition, le festival s’inscrit dans la saison culturelle 2019 de Bordeaux Métropole, sous le thème : « Liberté ! », en partenariat avec l’Office National des Forêts. Ce festival se déroule les 24, 25 et 26 juin avec des programmations gratuites les 24 et 25 et une programmation payante le mercredi 26 juin.

Hoop’ Festival

À seulement deux heures de Bordeaux, et dans un cadre paradisiaque, se tiendra la quatrième édition du Hoop’ Festival le 9 et 10 août 2019. Une programmation musicale diversifiée, loin des artistes qui squattent les affiches de la plupart des festivals de l’été. Conjugué à cela, des performances et des animations animeront ce festival dans le Château d’Excideuil.

Baleapop

Dixième et dernière édition du festival Baleapop, c’est maintenant ou jamais qu’il faut y aller. Du 14 au 18 août à Saint-Jean-de-Luz, l’édition anniversaire est, du coup, promise encore plus belle que les précédentes. « C’est la fin. Baleapop ne s’est pas fait virer, n’est pas ruiné. On ne s’est pas engueulé, nous ne sommes pas fatigués. Tout va bien. C’est juste que… c’est juste que c’est le moment. Ce qui est beau et magique doit finir un jour, même à Saint-Jean-de-Luz. »

Beau c’est Festival

À Bosset se déroule la quatrième édition du Beau c’est Festival. Sur deux soirs, se déroulent une première soirée théâtrale le 16 août et une soirée concerts le 17 août. Vous pourrez assister au spectacle « Du Son à L’Amusique » et Le Théâtre du Roi de Cœur interprétera Le Chaperon Rouge. Le jeune groupe Bergeracois Roundabout ouvrira la scène, s’en suivra Daguerre Officiel, Naya et Les Fatals Picards.

Feuyas’tival

Mi-août, pour échapper à la chaleur estivale, rien de tel que de se réfugier dans les terres au bord de points d’eau. Avec 12 groupes à l’affiche, une diversité des horizons musicaux (du hip hop au rock en passant par la folk et des musiques électroniques) et une part belle aux artistes locaux, le Feuyas’tival constitue un refuge idéal pour vacanciers en recherche de plaisirs cachés. Le spot du festival suffit en lui-même comme argument : une zone Natura 2000, soit un cadre naturel paradisiaque où écologie et environnement seront célébrés pendant deux jours, aux côtés d’activités telles que tyrolienne, paddle sur l’étang, scène flottante…

Tribus Libres

Du vendredi 30 août au dimanche 1er septembre 2019, le festival Tribus Libres vous propose cinquante heures de découvertes musicales, culturelles, culinaires, environnementales et d’animations dans le parc du château de Cadaujac (33). Le concept de ce festival n’est pas commun puisque le festivalier à la particularité de choisir la tribu qu’il souhaite rejoindre (La mer, l’air, la Terre) lorsqu’il achète son pass. C’est en quelque sorte son équipe pendant tout le festival, celle avec qui il relèvera des défis, bien que chacun est libre d’aller et venir dans tous les univers…

Les Z’Arpète

La dix-septième édition du festival Les Z’Arpètes fera la part belle comme à son habitude à la diversité avec un programme haut en couleur : du rap au rock en passant des débats, un marché artisanal, de l’art de rue et un village pour enfants… Tout le monde peut s’y retrouver ! Deux jours de fête intense les 28 et 29 juin sur la plaine de Courréjean à Villenave d’Ornon pendant lesquels on pourra voir et écouter des artistes tels que Valjean, Graines de Sel, 100 Grammes de Têtes, Resaka Sonora et Infinity Hi-Fi !

So Good Fest #9 : festival de musiques électroniques et du dub

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

Le So Good Fest, festival tourné vers les musiques électroniques et le dub, revient pour une neuvième édition sur la Plaine du Courneau à Canéjan les 7 et 8 juin 2019. Avec un line-up incroyable allant de l’électro au dub en passant par la techno, la bass music et le hip-hop, le succès est garanti pour les festivaliers. Un partenariat avec l’association Techno+ assurera la prévention du public en vue de garantir une meilleure soirée pour tous.

À l’initiative de l’organisation de ce festival, se cache l’association Volume 4 Productions. Née en avril 2008, elle compte 14 bénévoles passionnés et dévoués à la mise en place de projets artistiques et culturels variés. Cette association est en partenariat avec la ville de Canéjan, qui a su lui faire confiance dans sa volonté de proposer du contenu culturel comme la Pétanque Électronique, Yes We Skank et bien sûr, le So Good Fest.

Crée en 2009, le So Good Fest s’est vu évoluer au fil des années. En 2013, le dub arrive sur le festival, ce qui lui vaut deux scènes : high voltage dédiée aux musiques électroniques au sens large du terme et bass tension uniquement pour les musiques dubs. Changement de site en 2016, direction la Plaine du Courneau et ses six hectares, permettant une meilleure visibilité et une capacité de fréquentation plus importante qui avait déjà rassemblé 2500 festivaliers sur deux jours en 2018.

Au programme, le festival attend des artistes très en vogue mais également des groupes et collectifs locaux.

5 objectifs à remplir

« Au moment où nous avons eu la volonté de monter un festival, l’idée a été de s’inscrire dans le champs des musiques électroniques parce qu’à ce moment là il n’y avait aucun festival entièrement dédié aux musiques électroniques en Gironde » nous confie Jean-Marie Durieu lors de la conférence de presse. C’est pourquoi le So Good Fest répond à ces deux objectifs : proposer un événement culturel différent à la jeunesse du sud-bordelais et montrer toute la richesse des musiques électroniques et du dub à travers une programmation la plus diversifiée possible. Une manière également de marquer une identité forte dès le départ pour les membres de cette association, amoureux des musiques électroniques. Le So Good Fest c’est aussi promouvoir les jeunes talents principalement issus du département, impliquer la jeunesse canéjanaise et ses alentours principalement à travers le bénévolat ainsi que garantir un prix d’entrée accessible à tous.

Des nouveautés mises à l’honneur

Pour cette neuvième édition, le So Good Fest prévoit quelques nouveautés. Le festival veut avant tout, s’inscrire dans une dimension environnementale, à commencer par digitaliser progressivement la communication du festival et se concentrer sur une promotion par le biais des réseaux sociaux et d’internet. Dans cette continuité, le festival a décidé d’internaliser les 2/3 de sa restauration pour le public afin de mieux maitriser la provenance des produits qui seront essentiellement des produits bio et de provenance locale. Enfin, le lundi 10 juin étant férié, le So Good Fest a prévu cette année, une « troisième journée » de festival avec l’association BDB Sound en accent sur une seconde programmation ludique et sportive de 14h00 à 18h00, afin de faire profiter aux festivaliers de l’écrin verdoyant qu’offre la Plaine du Courneau.

 

  • Le SO GOOD FEST 2019 aura lieu les 7 et 8 juin sur la Plaine du COURNEAU – Impasse de Calonge, 33610 Canéjan sur la ZA du Courneau.
  • Ouverture site : Vendredi 20h / 03h – Samedi 20h / 03h – Samedi et Dimanche 14h / 18h en entrée libre pour les animations de l’après-midi
  • Camping gratuit du vendredi 17h au dimanche 18h
  • Billetterie ici

Night Mess #3 : et si on questionnait la notion d’identité ?

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

Organisé par les étudiants de seconde année de l’ICART Bordeaux (école de médiation culturelle et de marché de l’art), Night Mess revient pour une troisième édition habiter les lieux de l’espace Saint Rémi le 29 mai au soir. À travers des expériences artistiques immersives et décalées, cette soirée inédite sera l’occasion de questionner la notion d’identité à savoir faire découvrir à chacun les différents masques que peut revêtir l’art.

Rencontre musicale et artistique pluridisciplinaire, Night Mess réunit DJ’s, peintres, photographes et graphistes. Et puisque l’art n’a pas de frontière, des talents locaux et internationaux seront mis à l’honneur à l’occasion de cette troisième édition.

L’espace Saint-Rémi réhabilité

Après une seconde édition autour de la fameuse Factory d’Andy Warhol, cette année les étudiants décident de bousculer la vision du public en faisant évoluer les artistes au cœur d’une scénographie unique, alliant néon, miroir et jeux de transparence. Le tout dans l’espace Saint-Rémi et son église, édifiée entre les XIe et XVIe siècles. D’abord magasin à fourrage, puis magasin des douanes, écurie, garage pour enfin finir réserve du musée d’Aquitaine, l’espace Saint-Rémi accueille désormais des expositions artistiques temporaires et des événements culturels éclectiques. Éclectique tel est le mot qui définit la programmation tant attendue de cette troisième édition.

La notion d’identité au sein des projets

En longeant les murs de cette espace atypique, on pourra tomber sur une série de peintures des artistes Xing Xiao et Xiyue Hu, mettant en scène l’identité au sein de frontières identitaires et politiques. À ces côtés, des instants de vie capturés par Octave Pineau, qui joue avec les formes géométriques de son environnement afin de composer ses photographies. Côté musique, on retrouvera le trio incontournable des Amplitudes pour donner de l’amour en rassemblant le public autour de bonnes ondes mais également un DJ-set en fin de soirée assuré par l’artiste autodidacte Thomas Gosset allias Toums. Il y présentera des œuvres originales créées pour l’événement. Le DJ émergent Billy Vers les accompagnera avec son originalité et sa musique qu’il définit comme « musique d’asile » aux côtés de Cepren synth (Victor Gaudin).

Enfin, nos oreilles auront le plaisir d’entendre le projet musical (et visuel) Tolo the Grandpa qui s’inscrit dans une mouvance lo-fi. La maison éclose, maison bordelaise de Drag 2.0 se déplacera pour l’occasion avec T.Beast et La Señorita Maryposa. Le collectif Si (?), association qui vise à promouvoir et diffuser les œuvres des artistes adhérents, abordera le thème de la sexualité, autour de l’exercice du monologue. Le tout, animé par le duo Poulets Pastaga qui déambulera au travers des sculptures de Lucas Leclercq afin d’interagir avec le public. L’art de la danse aura l’honneur de se greffer à cette soirée en compagnie de Claudia, Lola, Morgane et Isolde qui nous viennent toutes les quatre du Pôle d’Enseignement Supérieur de la Musique et de la Danse de Bordeaux. Pour cette soirée mystérieuse leurs corps se laisseront aller vers une danse innovante et poignante. Enfin, un atelier de Flash tattoos sera également de la partie. Sans oublier les artistes Clément Houbart, Mathilde Lacombe et Lucie Duranson, qui sont réunis pour nous présenter leurs œuvres d’art en s’interrogeant sur la notion d’identité.

Mais Night Mess #3 nous réserve encore des surprises. Deux nouveaux noms viennent d’être annoncés ; Wenceslas Joch et ses peintures transcendantes aux côtés de Marie Viard et ses images à l’univers mélancolique.

 

Rencontre en toute intimité avec la chanteuse Jessica Bachke

dans ENTRETIENS/MUSIQUE

C’est lors de la soirée Tribal Traquenard #6 que l’on a eu la chance de rencontrer Jessica Bachke, chanteuse et compositrice bordelaise pour lui poser quelques questions en toute intimité. Effrayant par son nom, Tribal Traquenard n’est en vérité qu’un guet-apens du meilleur goût destiné à ceux qui souhaitent découvrir des artistes bordelais avant tout (mais pas que). Quatre filles, Blandine, Ludivine, Mathilde et Mélodie, à l’initiative de ce collectif cherchent à allier leurs coups de cœur du moment à la scène indé locale.

Crédit photo : Miléna Delorme

Le Type : D’où es-tu originaire ?

Jessica Bachke : Je suis née en France mais je suis d’origine norvégienne par mon père.

Depuis combien de temps pratiques-tu la musique et le chant ? Quel est ton parcours ?

J’ai un parcours assez classique, j’ai commencé à jouer du violon dans une école de musique à cinq ans et demi mais j’ai été très bercée par la musique folk. Du coup, vers l’âge de 15-16 ans je me suis dirigée vers le traditionnel irlandais, écossais et j’ai commencé à jouer de la guitare, en demandant à mon père de m’apprendre quelques pickings (technique de jeu utilisée à la guitare). En ce qui concerne le chant, j’ai toujours chanté, mon père étant pasteur, je chantais beaucoup à l’église et sinon, de part mes origines, je chantais des chants un peu plus sauvages.

As-tu déjà pris des cours de chant par exemple ?

Non, après, de part mon expérience en école de musique, on travaille le chant de manière académique. Mais j’ai vécu une révolution personnelle en découvrant la méthode de Yva Barthélémy, qui résonnait complètement avec ma façon d’expérimenter le chant, de libérer la voix…

Comment qualifierais-tu ton style musical ?

Je dirais folk expérimental. C’est très large, c’est alternatif, je compose à l’aide de la guitare mais dernièrement je cherchais surtout des sons, des choses plus organiques pour venir justement à des choses de la terre. Ce soir (le vendredi 10 mai, ndlr), je joue totalement en acoustique mais dernièrement j’ai beaucoup apprécié jouer à la guitare électrique. Ça dépend vraiment des envies, des cycles.

Quelles sont tes inspirations ?

J’aime beaucoup la musique classique, j’aime énormément Mozart, Ravel, Stravinsky, Fauré, Grieg, c’est très mélancolique ou encore Chopin, voilà les grands classiques. En plus contemporain, je suis très touchée par certains artistes comme The Whitest Boy Alive, c’est un groupe mené par Erlend Øye, qui est le cofondateur du groupe Kings of Convenience. J’aime beaucoup le travail d’Agnes Obel, Björk aussi, Tori Amos, ce sont des choses qui m’ont plutôt bercée dans l’adolescence. Mais je me suis réveillée à 20 ans, sinon avant j’écoutais le groupe Crosby stills & NashBob Dylan, Joni Mitchell, Johnny Cash, j’évoluais dans une bulle à la maison avec mes disques, je bossais pas mal le violon, je bossais ma guitare en dehors des cours, j’évoluais dans toutes ces choses à apprendre et découvrir.

Penses-tu que tes origines influencent ton style musical ?

Oui complètement.

Combien de morceaux as-tu déjà sorti ?

Sous mon propre nom, il y en a une dizaine mais je n’ai pas tout sur Soundcloud, il y en a 3-4 sur YouTube. Après je fais partie d’un groupe qui s’appelle les Cocktail Bananas où l’on peut écouter les deux albums de disponible sur Bandcamp et YouTube. C’est un peu éparpillé parce que j’ai fais partie de plusieurs formations.

As-tu des thématiques de prédilection que tu aimes aborder dans tes textes et si oui, quelles sont-elles ?

Pour cet album, je parle beaucoup de la renaissance mais pour ça, je me suis reconnectée à ce qui moi, me parle le plus, donc la Terre et les éléments. J’aborde beaucoup des thématiques de guérison, de renaissance.

As-tu des envies de collaborations avec d’autres artistes ?

C’est prétentieux mais dans l’idéal je dirais, Erlend Øye, Agnes Obel et Hannah Cohen.

Considères-tu qu’il y a une « scène » autour de ce que tu joues (une scène folk) à Bordeaux ?

Oui bien sûr, je pourrais te citer Queen Of The Meadow qui est magnifique, Willows, ce que j’oublie pardonnez-moi mais si, il y a des groupes que j’ai vu, entendu il y a pas très longtemps. Les Cocktail Bananas aussi…

Quels sont les projets pour la suite ? Une sortie d’album ? Un clip ?

Oui, il y a un clip qui est prévu pour dans pas longtemps, sur un titre qui s’appelle « Water Herbs », les herbes de l’eau. Il faudrait que je vois avec mon graphiste où il en est mais j’adore ce qu’il fait donc ça sera la surprise, je lui donne carte blanche. C’est d’ailleurs lui qui fait la pochette de l’album que je compte sortir cet été je pense, à la saison des moissons.

Quelle est la chanson que tu aurais rêvée écrire ?

Elle fait partie de mon album préféré de Björk, « Hidden Place ». Cette chanson je la trouve parfaite, parce qu’à un moment donné on dirait que la chanteuse a travaillé comme des sons humains, des voix d’hommes, graves, ronronnantes, très ancrées dans la terre…

Que pourrais-tu dire aujourd’hui à une artiste qui voudrait se lancer dans la musique folk, et qui n’a pas ce recul que tu as ?

De faire avec le cœur, de s’accrocher vraiment et de le faire avec intégrité, il y aura toujours quelqu’un qui écoutera ça et ça aura une vrai portée. J’ai entendu un chef cuisinier connu qui s’appelle Marco Pierre White dire quelque chose en anglais sur lequel je médite beaucoup : « Success comes from arrogance, but greatness comes from humility ».

Pour finir, une chanson que tu écoutes en boucle en ce moment ?

J’ai une petite fille de 22 mois qui adore danser en ce moment sur deux choses donc c’est ce que j’écoute beaucoup, c’est The Mummer’s Dance de Loreena McKennitt, c’est très celtique et sinon c’est Tout le monde veut devenir un cat des Aristochats.

 

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