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musique

Persepolis, they can’t control : nouveau clip

dans Les nouvelles/MUSIQUE

Le duo montois Persepolis revient avec son deuxième EP Temptation Part I&II le 9 février. Un premier extrait est disponible avec le clip sombre et explosif de « Can’t Control ».
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Odezenne, comme à la maison !

dans ÉVÉNEMENTS/MUSIQUE/Reportages

Actif depuis 2007, Odezenne s’est fait une place de choix dans le monde musical hexagonal. Originaire de Bordeaux, le groupe n’a jamais été adepte des techniques conventionnelles, notamment lorsqu’ils se sont fait connaître. Ils ont en effet su tirer profit du développement d’internet pour sortir du lot et programmer leurs premières tournées, faisant d’eux un groupe différent des autres, avec son lot d’interrogations. Jeudi 20 décembre, lors de la tournée suite à la sortie de Bakara, leur dernier album, le groupe se produisait à la salle des fêtes de Grand Parc, fraîchement rénovée et ré-ouverte en juin 2018. Les hostilités ont été ouvertes par Moussa Fennira qui a joué de son talent durant une heure afin de laisser le temps à Odezenne de se préparer à un spectacle qui n’aura déçu personne. Mais on vous laisse en juger par vous-même.
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Une webradio à Bordeaux : Ola Radio

dans ART ET CRÉATION/DIVAGATIONS LOCALES/Médias/MUSIQUE

Bordeaux verra débarquer dans un mois sa première webradio dédiée à la culture électronique et ses acteurs : Ola Radio. Le Type a eu l’honneur de rencontrer Alice, Rémi et Tommy, les trois créateurs de cette révolution musicale et culturelle locale longtemps attendue. Lire plus

Festival Hors Bord, édition hiver : retour d’un poids lourd

dans Annonces/ÉVÉNEMENTS/MUSIQUE

L’un des plus gros festival des cultures électroniques de Bordeaux revient pour sa troisième année, cette fois-ci dans une édition hiver au Rocher de Palmer de Cenon. Une longue partie jour et une nuit s’annoncent donc pour le 3 novembre prochain. L’occasion d’y annoncer, de plus, le retour d’une édition été pour l’année prochaine.
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Un retour attendu

Nombreux ont du être dans l’impatience de revivre une troisième année d’affilée sur les Bassins à flot, tapant du pied ou se trémoussant cheveux aux vents, bière à la main, l’été pointant le bout de son nez. Mais suite à deux belles années fortes de rebondissements (notamment une météo plus que capricieuse) le festival Hors Bord n’est pas revenu au mois de mai, comme nous l’attendions. On se souvient pourtant d’une programmation coup de poing, soignée et variée, mêlant techno, house, pop et même hip-hop, le tout sur un vaste dancefloor à l’air libre ; celui des Bassins à flot, la vieille grue Wellman veillant sur les milliers de festivaliers.

Le spot du Hors Bord des deux éditions précédentes

Pantha du Prince, Omar-s, Floating Points, Agar Agar, Leon Vynehall, Paradis, Sunns, Romeo Elvis, Dj Koze, L’Orangeade ou encore Bonnie Banane : force est de constater qu’il fût rare de voir une telle programmation pour un festival dans Bordeaux. En alliant des groupes et collectifs locaux avec des pointures nationales et internationales, le festival s’est paré d’une étiquette de qualité. Le b2b entre MCDE et Antal (le boss de Rush Hour records) donnait des allures de Dekmantel Festival à notre belle endormie.

Le Rocher comme nouveau terrain de jeu

Qui dit édition Hiver, dit montagne ? Alors ce sera donc le Rocher comme dancefloor de ce retour inattendu. Une partie journée et une partie nuit qui s’étendront de 18h00 à 5h00 du mat’ (de quoi quand même faire appel à quelques irréductibles endurants de la teuf) avec un line up surprenant encore par sa diversité avec pour la partie JOUR…
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Agar Agar, french pop heroes

Une partie journée aux couleurs locales et pop indé

Le duo français Agar Agarqui reviendra à Bordeaux pour la seule et unique date de leur nouvel album The Dog And The Futur, toujours produit par le label parisien Cracki Records. Miel de Montagne avec son incontournable titre « Pourquoi pas » viendra bercer les festivaliers de sa dream pop kitsch et soyeuse, et proposer quelques nouveautés de son premier album qui arrive à grands pas… Notre local Th Da Freak et sa pop/rock indé survitaminée reviendra après avoir pas mal tourné ces derniers mois. Ce sera ensuite au tour de Picaszo (encore une pépite du coin), qui sortira encore de son chapeau un bon mix bien chaloupé, comme il en a l’habitude.

Et bien entendu le reste de la programmation s’annonce plutôt lourd, avec une surprise de taille pour la partie NUIT…

Légende de Détroit, techno & talents français en soirée

La nuit du Hors Bord verra la venue exceptionnelle après 7 ans d’absence du maître Derrick May, légende que l’on ne présente plus. A 55 ans le Dj de Détroit compte des centaines de productions derrière lui. Il est considéré comme le porte étendard de la techno et force le respect. On ne peut qu’être excité à l’idée de taper du pied sur les kicks qui nous feront remonter presque un demi siècle en arrière, à l’époque où naissaient les mouvements house et techno.

Pour continuer la soirée en beauté, ça sera la présence de deux français bien habitués des clubs et qui ont déjà une notoriété affirmée, Low Jack et Bambounou. De leur passage au Berghain à leurs dernières productions incisives, il y a de quoi s’attendre à une techno fraîche, novatrice et expérimentale. Déjà produit sur le même label que Nina kraviz, c’est Bjarki nous fera l’honneur de sa présence, et ça risque de faire trembler le Rocher. A l’écoute de « Oli Gumm » ou « I Wanna Go Bang », l’islandais va nous tirailler entre techno puissante, industrielle et sombre, voir jusqu’à la trance.

  • L’événement Facebook c’est .
  • Des places sont à gagner sur notre page Facebook, et pour chopper vos billets ça se passe ici.

 

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WattsArt invite dOP à Dom Bedos

dans ÉVÉNEMENTS/MUSIQUE/Reportages

Depuis leur premier event, le 13 mai 2017, WattsArt ne cesse de grandir et continue d’inviter des artistes toujours plus renommés. Ce samedi 13 Octobre 2018, ils marquent une nouvelle fois la capitale aquitaine en invitant le terrible dOP, joyeux DJ aux sonorités envoûtantes qui ne vous laisseront pas de marbre.
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Une après-midi sous le signe du soleil, de la musique et de la bonne humeur, voilà ce qui met un terme au sublime été que nous venons de passer. Les 7 heures 30 minutes de mix annoncés par l’association WattsArt étaient bien au rendez-vous avec un opening de Groovy Eddie pour mettre tout le monde en jambe suivi du grand dOP qui lâchera un mix de 3 heures avant de laisser place à Pierre Ethien et enfin Nicolas Marzin qui clôturera cette journée bien rythmée. Je vais maintenant me taire et vous laisser vous même vous imprégner de l’ambiance présente à Dom Bedos ce samedi.
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Interview à vie sauvage avec Miel de Montagne

dans ART ET CRÉATION/MUSIQUE

Le Type a eu l’honneur de rencontrer Milan alias Miel de Montagne à l’occasion de son live acidulé et enchanteur au festival vie sauvage le 16 juin dernier. Rencontre intimiste dans la douce citadelle de Bourg-sur-Gironde avec le créateur du titre « Pourquoi Pas » qui vient de sortir son premier EP Petit Garçon, sur le label Parisien Pain Surprises.

Crédits Photos : Alice Belair
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Le Type : Si tu pouvais nous citer un artiste ou performeur « kitsch » et iconique qui t’inspire, de qui s’agirait-il ?

Milan : Si je devais parler de référence, l’autre jour je matais des live de Prince, et là tu y vois des nanas qui sont folles, tout comme ses chemises, il y a un côté super retro. Tu vois, ça marche toujours un truc comme ça, le côté glow  qui rayonne, ça cartonne et je pense que c’est quelque chose qui gravira les années. Pour moi tu vois c’est kitsch mais en fait c’est surtout une mode avant tout. Les chanteurs ou les mecs comme Julio Iglesias et leur charisme, faire tomber les filles tout ça ; oui, ça me fascine. Je ne suis pas du tout comme cela mais j’aime jouer cette caricature et parfois je me projette sur scène, je vais faire le crooner, chanter des histoires d’amour, ce que je pouvais imaginer en créant le morceau.

Jouer ici, dans ce cadre qui se rapproche de la nature et des grands espaces, est-ce quelque chose que tu affectionnes particulièrement ?

En ce moment, beaucoup oui, ça me fait du bien d’être ici. C’est vraiment un régal et je n’ai pas senti une seule tension en arrivant. Tu peux voir le sourire des gens qui sont ravis, tu ne te sens obligé de rien. Nous sommes arrivés hier et je pense que je me suis même trop imprégné du lieu, j’en ai oublié que j’étais sur scène (rires) ! C’est tout à fait ce que j’espérais avant de venir. Je découvre de plus en plus cette région puisque je travaille avec des gens qui sont dans les alentours de Bordeaux. Enfin, je ne fais pas que travailler, je passe du temps avec les copains (rires) !

Comment as-tu préparé ce live ?

Malheureusement, sur scène, je ne peux pas tout vous jouer contrairement au fait que je compose tout seul. J’ai donc vraiment eu la volonté de mettre l’accent sur la guitare et le chant pour me sentir libre sur scène et vraiment communiquer avec les gens. Pour le reste j’ai fait appel à un bon pote, Vincent « Le Vince » ; je l’ai appelé un jour et nous avons répété ensemble et ça l’a fait ! Je pense que même sans répétitions ça l’aurait fait. Du coup il me suit sur tous mes live.

Tu as connu l’atmosphère de Paris en tant que DJ, quel a été le déclic pour que tu deviennes Miel de Montagne ?

J’ai toujours eu beaucoup d’instruments. Mon premier c’était la batterie à 5 ans, ensuite j’ai eu une guitare. J’ai eu pas mal de groupes aussi, puis après je me suis mis à faire des choses seul, j’étais DJ, je produisais de la house, des choses plus électroniques, c’est quand j’étais à Paris. J’ai suivi cette mode du DJ, mais il m’a fallu du temps pour faire le point et sortir ce projet Miel de Montagne, car c’était tellement sincère que j’en avais peur. Je suis revenu sur les bases car je n’étais pas 100 % moi même.

Quand j’avais 14 ans je composais déjà les mélodies qui sonnaient comme Miel de Montagne tu vois. Même mes parents aujourd’hui me disent : « C’est marrant, ça ressemble à ce que tu faisais quand t’étais ado, t’as toujours eu cette touche et ces riffs là ». Même moi je ne m’en rendais pas compte ; ce sont eux qui m’ont ouvert les yeux là-dessus. C’est un truc qui était en moi, et je pense que comme plein de gens, j’avais un peu peur, donc j’ai fait d’autres choses, ce qui a été bénéfique aussi, car j’ai appris beaucoup. J’ai de l’expérience dans plein de milieux différents et eu divers projets. Et à un moment j’ai rencontré des personnes, notamment Jacqueset c’est comme cela que je me suis dis « ouais beh vas-y faut se lancer quoi, je vais faire mon truc les gars ».

Ce n’est pas un ras le bol, c’est plus un moment où tu t’écoutes, tu prends le temps, tu rentres un peu à la campagne,. Moi, c’est ce qui s’est passé. J’ai ressorti la guitare, j’ai commencé à écrire des petites paroles et voilà, je me sens à ma place.

 

Mes parents m’ont dit : « Ça ressemble à ce que tu faisais quand t’étais ado, t’as toujours eu cette touche et ces riffs là ». Même moi je ne m’en rendais pas compte ; ce sont eux qui m’ont ouvert les yeux là-dessus.

 

 Comment s’est passé la rencontre avec les labels Pain Surprises et Délicieuse Musique ?

J’ai d’abord rencontré le label Parisien Pain Surprises par le biais de Jacques. Là on est sur une co-production où Délicieuse à apporté son soutien au projet, les deux se partagent le travail. Ce qui est vraiment cool étant quelqu’un qui aime faire les choses de A à Z, c’est qu’ils me laissent faire ce que je veux. Je me sens totalement libre.

« Pourquoi pas », ça ne serait pas un peu la réponse de ton parcours ? La prise de risque, se lancer ?

Ouais, on peut le voir comme ça. C’est surtout un truc simple, quand tu vois une aubaine une proposition, tu te dis pourquoi pas, tu ne n’émets pas de jugement dessus, tu y vas ou tu n’y vas pas, mais en tout cas : pourquoi pas ? Ça laisse des portes ouvertes et j’aime bien ça, cette continuité d’essayer des choses et voir ce que ça donne.

Le titre « Petit Garçon » et son atmosphère nostalgique, peut-on dire que c’est un retour aux racines ?

C’est marrant car quand j’ai composé les paroles de « Petit Garçon je courrais derrière ma réalité », c’était dans la période où je revenais vivre chez mes parents en Charente, et je commençais à prendre conscience de ces bases que j’avais. Il y a des choses parfois que tu ne contrôle pas et j’ai chanté ça comme ça, puis je me suis dis que c’était juste logique, que je pouvais aussi appeler mon EP comme cela car c’est un retour aux sources.

 

Pouvons-nous attendre un album en projet ?

Ouais bien sûr, c’est en projet, j’aime me surprendre et surprendre les gens. Sur cet EP il y a des choses différentes et variées, les titres ne traduisent pas tous les mêmes émotions. Justement ce sont celles qui me traversent. Tout ce que je sais c’est que je vais pas mal travailler en studio à la fin de l’été, et quelque chose va arriver très vite, il y a déjà quelques morceaux que l’on a pu entendre sur scène. Donc oui, soyez surpris d’un album, ou même d’un EP…

Merci Miel de Montagne.

Les 10 ans de Banzaï Lab en images

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Ayant toujours eu à cœur de soutenir les acteurs culturels et artistiques de notre ville, c’est tout naturellement que le label Banzaï Lab se retrouve régulièrement dans nos colonnes. Pour leur dixième anniversaire, qui s’est déroulé début mai au Rocher de Palmer, nous nous sommes rendus sur place pour capter l’ambiance et les concerts survoltés d’une belle partie de la Banzaï Family élargie, de Smokey Joe & The Kid à Too Many T’s en passant par Al’Tarba, Youthstar, SENBEÏ, Dirty dike ou The Subvivors. Retour en images sur ces deux belles soirées d’anniversaire !
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Musical Écran : une quatrième édition chorale

dans DIVAGATIONS LOCALES/ÉVÉNEMENTS/MUSIQUE

Forte d’une précédente édition qui a su mobiliser le public, l’association Bordeaux Rock est de retour avec son festival Musical Écran du 1er au 8 avril. Ce festival de documentaires musicaux proposera cette année une sélection de films qui se veut riche et éclectique. Le tout se trouvera agrémentée de deux soirées à la cour Mably qui nous emmèneront de l’Orient à l’Italie. Voyons toutes les surprises que nous réserve cette nouvelle édition.
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Durant une semaine, les spectateurs seront emmenés à découvrir ou redécouvrir des genres musicaux, des artistes, des mouvements, des scènes… Les projections et les rencontres prendront places principalement au sein des murs de l’Utopia, mais aussi à la bibliothèque Mériadeck ou bien encore à l’Institut Cervantes qui accueillera l’une des deux projections en partenariat avec le festival de documentaires musicaux de San Sebastian: Dock Of The Bay.

La programmation fera écho à l’actualité mondiale à travers le prisme de la musique comme outil de revendication et d’émancipation. Bordeaux Rock nous fera sillonner la planète de la Russie aux États-Unis en passant entre autre par la Corée du Nord et le Proche-Orient. Le tout sans mettre de côté le sujet du combat des féministes et des minorités oppressées.

Des films inédits

Cette année on retrouvera des films inédits. Avec notamment l’objet cinématographique non identifié Kuso de Steven Ellison alias Flying Lotus qui s’annonce être aussi étonnant que détonnant. Aux commandes de la B.O ; Flying Lotus himself, mais aussi Aphex Twin, Kamasi Washington ou encore Thundercat. Rien que ça. Le voyage se promet autant visuel que sonore. Ce documentaire sera diffusé en double séance avec Noisey Atlanta : une histoire de la trap music. Pour ce dernier, le titre parle de lui-même. C’est au fil d’une déambulation dans Atlanta que l’on découvrira comment l’émergence de la trap music a permis à cette ville de se faire une place dans la culture populaire. Changement d’ambiance pour le film d’ouverture du festival qui sera par ailleurs aussi en compétition, Laibach : Liberation Day. Le groupe slovène qui a souvent été qualifié de fasciste a été le premier groupe occidental à être invité dans la capitale nord-coréenne, et ce film documente la venue du groupe à Pyongyang.

Teaser Festival Musical Écran 2018

▬ Cadeau pour tes yeux et tes oreilles ▬ Le teaser du Festival Musical Écran 2018 est là pour te faire saliver d'impatience ! Rejoins l'évent du festival : http://bit.ly/2tusie9Consulte la programmation : http://bit.ly/2ppiHA0Billetterie : http://bit.ly/2FLmZwuTeaser conçu par Aubérie Vantomme ⇝ https://auberievantomme.com/ ⇜

Gepostet von Musical Ecran – Festival de documentaires musicaux am Dienstag, 20. März 2018

10 films en compétions

Côté compétition, il y en aura pour tous les goûts. Dix films se disputeront le prix du jury et le prix du public. Parmi eux on retrouvera Never Stop : Une Musique Qui Résiste, un long métrage rendant hommage à la techno de Détroit et à ses grandes figures comme Derrick May, Carl Craig ou bien Jeff Mills. Ces musiciens décidèrent de s’affranchir des majors pour exprimer leur propre vision de la musique. C’est un film qui ravira les férus de musique électronique. Au même titre que Moi Gagarine d’Olga Darfy qui nous emmènera dans les rave russes dans la fin des années 90 et Manchester Keeps On Dancing qui explorera l’arrivée des courants musicaux de la « dance music » des USA en Europe via la ville de Manchester. Néanmoins si les musiques électroniques ne sont pas trop votre tasse de thé, pas de panique. D’autre domaines seront abordés. Entre autre, un documentaire sur la vie de Marianne Faithfull, un sur le groupe féminin de grunge L7 ou encore le documentaire Olancho qui raconte la vie d’un groupe de musiciens qui est contraint de se produire pour des puissants cartels de drogue.

Musical Écran la nuit

Outre les salles obscures, le festival prendra possession de la cour Mably le temps de deux soirées musicales. Le vendredi soir sera sous le signe de l’orient avec le DJ-set de Habibi Funk qui viendra les poches pleines de pépites funk orientale. Et le samedi, changement de décor, ce sera au tour de l’italo-disco de résonner entre les murs de Mably. Seront conviés pour les festivités Fabrice Desprez, un des plus grands chineur du genre en France et Jay le patron du label berlinois Private Records spécialisé dans les musiques vintages et l’italo-disco. Ces soirées seront en lien avec deux films projetés en première partie de soirée : Yallah Underground de Farid Eslam pour la première soirée et Italo Disco Legacy pour la seconde. Il est certain que pour sa quatrième édition, le festival Musical Écran est décidé a transporter son public à travers les continents et les genres musicaux au gré d’une sélection aussi pointue que diversifiée. Et cela risque de nous réserver de belles découvertes.
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  • Retrouvez la programmation complète ici et pour plus d’information c’est .

Le Type vous raconte les Nuits du FIFIB

dans ART ET CRÉATION/DIVAGATIONS LOCALES/ÉVÉNEMENTS

Retour sur la partie nocturne du Festival International du Film Indépendant de Bordeaux et ses nuits sous le signe du cinéma, de la musique et de l’amour.

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Le clap de fin de cette sixième édition du Festival International du Film Indépendant de Bordeaux a retenti et on en a pris plein les yeux et plein les oreilles. Fort de sa programmation aussi éclectique que surprenante, le FIFIB a tenu sa promesse d’une édition transnationale, transdisciplinaire et transgressive. Pendant une semaine, Le Type a arpenté le jour les salles obscures et, la nuit venue, il a pénétré dans l’enceinte de la cours Mably, transformée pour l’occasion en salle de cinéma et dancefloor à ciel ouvert. Focus sur les Nuits du FIFIB et sa programmation musicale…

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Passer son premier soir à la Buvette

Mercredi soir, c’est l’artiste suisse Buvette et son groupe qui ouvrent le bal. Cinéphiles et mélomanes, tous étaient au rendez-vous. On découvre pour la première fois la scénographie de la cour Mably, devenue le village Mably le temps du festival. Ce dernier s’est vu vêtir d’un bel habit végétal, où les plantes, disposées tout au long des arcades, sont éclairées par de profondes lumières bleues et vertes, rappelant l’identité visuelle fluorescente de cette édition. C’est dans une atmosphère tropicale que les festivaliers sont invités à évoluer. Dans la cour trônent trois îlots. Les hypothèses vont bon train sur ce qu’ils représentent. Entre carrousels et parapluies transparents, les arguments pleuvent. Ce qui est sûr, c’est qu’ils furent de merveilleux abris quand d’un coup la météo décida de devenir capricieuse. Cette scénographie aussi cohérente que jolie, c’est à Sophie Guichard qu’on la doit.

Côté concert, malgré une acoustique difficile à maîtriser du fait de l’architecture très quadrilatérale du lieu, Buvette et son grain de voix à la Damon Albarn, emmena tout le public pour une croisière aux tonalités hybrides entre la pop et l’électronique. Le voyage prendra fin sur une étonnante et super reprise de la chanson « No Scrubs » du groupe TLC.

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Un jeudi soir barré avec Dumbhill

Le lendemain, changement d’ambiance radical. Pour cette deuxième nuit, le FIFIB a laissé carte blanche au label Dumbhill. Au menu, des reprises de tubes des années 80 par Vladigital. Seul sur scène, ce jeune monsieur s’approprie de manière assez inattendue des titres comme « Blue » d’Eiffel 65 ou bien « Fade To Grey » du groupe Visage. On ne sait pas trop quoi penser de sa touche « trap-emo-radioactive », qui est une drôle de chimère musicale, mais pourquoi pas. La soirée se clôtura avec les gars barrés de Sdorvia Desko qui débarquèrent avec masques et cube sur la tête. Mais Le Type part se coucher, car vendredi le programme est chargé.

Un week-end électrique et exotique

Le week-end débute et la soirée du vendredi est électrisée par le live de l’artiste Tshegue. Cette boule d’énergie a mis le feu dans le village Mably. Samedi, c’est le climax de la semaine. La soirée porte bien sa mention « explosion ». Ça se presse devant les portes. A l’intérieur, Bamao Yendé et Djedjotronic ont pour mission de déchaîner les foules et c’est mission accomplie. Entre house tribale et italo-disco fracassante, la soirée est musicalement complète. Un bonheur général émane du public, qui aurait quand même bien voulu un peu de rab.

De retour pour le bouquet final, c’est avec un petit pincement au cœur qu’on se rend compte qu’après cette ultime nuit, le village Mably redeviendra cour aux douze coups de minuit. Les maîtres de cérémonie de ce bal de fin d’édition sont les Sheïtan Brothers pour la première partie de soirée. S’en suit un dj set du crew du Baleapop. Morceaux exotiques et énergiques se succèdent. Vers 23h30 on n’arrête plus les garçons du Baleapop, qui persévèrent jusqu’à presque minuit. Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, Mably ferme ses portes.

Le FIFIB nous a proposé six nuits syncrétiques très réussies et on a déjà hâte de voir ce que nous réservera la prochaine édition ! Par ailleurs, Le Type a aussi rencontré Samuel Benchetrit, Michel Ocelot et il a évidemment vu des films pendant le FIFIB. Retrouvez très bientôt l’article et les interviews sur le site.

Interview : Ariel Ariel

dans MUSIQUE
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Le printemps se profile timidement avec son envie de renouveau. Ariel Tintar, ce n’est pas si nouveau, on vous l’accorde. Si on peut lui reprocher d’avoir mis trop de temps à se lancer, « Mwen Menti » (son premier EP) est un pari audacieux où il se livre tout entier. On voyage à travers différents mondes, on se balade dans le temps avec Ariel comme guide. Les symboles, les images, les couleurs et les rythmes font écho à l’histoire d’un déraciné qui se réconcilie avec les identités multiples, derrière lesquelles il s’est longtemps caché, pour nous offrir un univers riche, touchant et sincère. Bordeaux comme refuge et la Martinique comme nouvelle terre d’exploration et d’inspiration. « Mwen Menti » est en écoute exclusive sur les Inrocks Lab. Et samedi, allons célébrer sa naissance au Pop-Up du Label avec les copains toulousains du Common Diamond. Tu viens avec nous ? Voilà de quoi préparer ton voyage : une belle conversation qui date d’une incroyable date à La Cigale, en première partie de Youth Lagoon.  

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Le Type : Bon Ariel, comme on se connait déjà un peu, pour notre interview de ce soir, on va faire comme si on ne se connaissait pas. On va essayer de se prendre un peu au sérieux mais pas trop ok ?

Le Manager : Ha ha, ça va être dur de prendre Le Type au sérieux.

Le Type : Toi, tu la ferme.

Le Manager : Oui, oui, je m’en vais. Je vous laisse.

Le Type :  J’aimerai bien qu’on reprenne tout ton parcours de Tabloïd John, en passant par Pendentif jusqu’à Ariel Ariel. Comment tu es devenu Ariel Ariel ?

Ariel : Oula, je vois que tu es très renseigné par rapport à mes premiers groupes, même les plus obscurs.

Le Type : Je sais même dans quel lycée tu as été.

Le Manager : Attention, c’est un psychopathe ! C’est bon, c’est bon, je pars.

Le Manager s’en va.

Ariel : Ha ha…Alors…Je suis arrivée à Bordeaux il y a longtemps. Je fais de la musique depuis très longtemps. J’ai fait du piano au Conservatoire. J’ai eu des débuts très conventionnels. C’est un peu cliché. Après ça, j’ai eu une crise d’ado un peu violente et j’ai arrêté de faire de la musique.

Le Type : Qu’est-ce que tu as fait ? Tu t’es drogué ?

Ariel : Pas trop non (rires) mais j’ai fait de la merde ça oui ! Quand j’en suis enfin sorti je me suis remis à faire de la Musique Actuelle. J’ai essayé de monter des groupes avec différents musiciens dont celui que tu as cité qui était Tabloïd John. C’était un peu chaotique mais j’ai quand même de bons souvenirs de cette expérience. C’était mes débuts quoi. Les gens, avec qui j’étais, étaient trop bien. On a fait des dates sympas mais j’en parle plus vraiment. Ensuite, j’ai intégré Pendentif. C’est grâce à ce projet que j’ai pu introduire le microcosme musical bordelais. On a fait beaucoup de dates ensemble. C’était génial ! Enfin c’était ! Le groupe n’est pas fini mais comme la tournée est fini et qu’il y a un nouvel album en préparation, je profite de cette pause pour monter mon projet. Je compose depuis un moment des petites maquettes un peu pourries que j’ai chez moi sur mon PC. J’ai cherché des musiciens qui pouvaient m’aider à mettre en place mes compos dont Blandine, qui est dans la pièce. J’ai commencé à travailler avec elle directement. Elle faisait partie d’April Shower et qui a un projet aujourd’hui qui s’appelle Sahara. J’ai rencontré Louis par la suite, le bassiste. C’est pas vraiment son répertoire ce que je fais. Il est plus funk et moi plus pop. Le mélange se marie vachement bien, je suis content. J’ai ensuite rencontré Swan grâce à Blandine. Swan qui déchire ! C’est le batteur de Blandine dans Sahara aussi.

Le Type : Tu lui as volé ?

Blandine : C’est une garde partagée ! On est une famille très moderne. Et puis je me partage aussi entre Sahara et Ariel.

Le Type : Vous êtes deux groupes de personnes libérées ?

Blandine : C’est exactement ça !

Le Type : Avec ce parcours « chaotique », comment tu as construit le projet Ariel Ariel ?

Ariel : C’est pas quelque chose que j’ai construit, c’est un projet en construction. Je ne dis pas ça dans le sens où je ne suis pas satisfait ni dans le sens où le projet ne serait pas fini mais plutôt parce que je pense qu’il évolue et va évoluer en permanence. J’essaie de mêler tout ce qui m’est propre. Ça va être ma culture créole, la langue française, créole, mon amour de la pop, de la musique anglo-saxonne, de la musique en général. Je fais un mélange de tout ça en y mettant mon expression la plus intime, la plus personnelle. Pour l’instant on avance dans ce que c’est et je suis content du résultat.

Le Type : J’ai justement une question par rapport à ça ! Pour moi, j’ai l’impression que c’est rare qu’un artiste inconnu débute par des morceaux très intimes dès le départ. En général, on débute par un projet qui va plaire au plus grand nombre pour construire son public avant de se livrer. Pourquoi toi tu as préféré faire l’inverse ?

Ariel : Mmmh…Avec Pendentif, on a une vision de groupe et de live que je considère comme un peu mainstream. La volonté c’est que ça plaise. Je me suis rendu compte que pour mon projet perso, je ne voulais pas que ça plaise. Je veux juste m’exprimer. Si mon expression plait, je chercherai par la suite des moyens pour que mon expression plaise. J’essaie d’expérimenter des formes. Je me permets de proposer des choses en live. Mon fond, c’est le mien. Je parle de mon passé, de mon présent, de mon futur. Je m’interroge sur mes origines, beaucoup.

Le Type : C’est pour ça que tu chantes en créole ?

Ariel : Oui c’est pour ça. Je suis né en Martinique mais je ne connais pas cette culture réellement. Je m’y intéresse et je cherche à ce que ça me parle. Ça me parle vraiment dans le fond. Ça me parle par rapport au déracinement d’être créole, entre une île et la France. Je trouve que poétiquement ça se relie beaucoup à l’écart en l’Afrique et l’Occident. Il y a des univers à creuser et à chercher. C’est ce que j’essaie de faire dans ma musique, mettre en avant toutes mes cultures : celle que j’ai toujours eu qui est la culture pop française et anglo-saxonne et la musique créole que j’apprends à découvrir.

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PAUSE : Le concert doit commencer. L’interview a repris après le concert.
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Le Manager : Attention au whisky !

Ariel : Attention au téléphone !

Le Type : Ha oui, merde, je sais pas où le foutre. Toi, décale-toi !

Le Manager : Oh ça va ! T’en as pas marre de me jeter.

Le Type : Mais c’est pas ton interview. On ne veut pas t’entendre. Ariel, j’aimerai revenir sur ton live et sur ce que tu disais par rapport à ta liberté d’expérimenter et de proposer. Comme tu n’as sorti qu’un titre à ce jour, est-ce que c’est pour ça que c’est plus simple d’expérimenter ce que tu veux en live ?

Ariel : Carrément ! Comme personne ne me connait et qu’on n’attend rien de moi, je peux me permettre de faire n’importe quoi.

Le Type : C’est quelque chose de spontanée ou t’y as réfléchi avant ? Comme tout à l’heure, quand tu as commencé ta première chanson en te baladant dans la foule ?

Ariel : C’est quelque chose que je vais garder maintenant mais la première fois c’est venu spontanément oui. Ça n’a jamais été réfléchi mais je l’ai testé en live un jour parce qu’on était sur un scène qui était à même le sol au Pop Up du label. Comme ça a bien plu et que je me sens bien à faire ça, je vais continuer.

Le Type : Donc tu tentes et après tu vois si ça prend ou pas ? C’est comme ça dans ta manière de composer aussi ?

Ariel : Oui aussi ! Dans la composition, je suis quelqu’un de très lent. Je prends vraiment mon temps. J’aime pas sortir les choses sans y réfléchir et en sortir trop. Comme je te disais tout à l’heure, c’est un projet en construction. J’ai personne qui m’attend vraiment, j’ai pas d’enjeux encore donc je sortirai des trucs que quand je serai pleinement prêt à les sortir.

Le Type : C’était quoi le déclic qui t’a fait sortir un premier titre et faire de la scène avant d’avoir un EP ou un album ?

Ariel : Il n’y a pas vraiment eu de déclic…

Le Type : Tu as l’air très perfectionniste quand même. Qu’est-ce qui fait que tu dises « ça y est, ça c’est prêt, on y va » ?

Ariel : Mes proches je pense. Ils m’ont dit que j’avais des titres cool, travaillés et qu’ils ne manquaient plus qu’à les jouer en live. J’ai bien fait de les écouter. Il y a eu un micro-intérêt et des dates qui ont suivi.

Le Type : T’es un peu opportuniste ?

Ariel : Quoi ?

Le Manager : Toi tu veux que l’interview se passe mal ?

Le Type : Ben non, c’est une vraie question toute naïve et sincère.

Rire général. Silence. C’était une mauvaise question.

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Le Type : J’aimerai revenir au créole. Je n’osais pas te poser la question tout à l’heure parce que je ne savais pas vraiment où tu te plaçais par rapport à tes origines. Maintenant que j’ai vu que tu en parlais en concert, je voulais savoir qu’est-ce qui a fait que d’un désintérêt pour ta culture martiniquaise tu es revenu vers elle ? Au fait, tu parlais créole à la base ?

Ariel : En vrai, je ne parle pas comme un Antillais. Je vais très peu aux Antilles. J’y allais quand j’étais jeune. En fait, je me suis intéressé à la Culture créole surtout, plus que la langue. J’aime le fond de cette culture. Je vais te citer un truc facile mais les poèmes très surréalistes d’Aimé Césaire m’ont donné une conscience de ce que j’étais réellement. J’avais beau rejeter ma culture créole, ce qu’il a écrit, je le ressentais, je le ressens. Je ressens le fait d’être déraciné, le fait de se chercher parce qu’on a l’impression d’appartenir à aucune culture. Ariel Ariel c’est un peu l’expression de ces sentiments. Chanter en créole, ça s’est fait comme ça.

Le Type : Personnellement, j’ai pas l’impression que tu te cherches en te voyant sur scène. J’ai plus l’impression que tu te montres multiple ! Tu chantes en créole, en anglais, en français. Tu joues de la guitare, du synthé.

Ariel : C’est vrai qu’être créole, c’est avoir plusieurs identités en une. La personnalité créole a été effacée par la culture occidentale. Finalement, quand on est créole, on est un peu comme une ombre de la culture occidentale. On n’affirme pas forcément nos identités multiples mais on les réadapte par rapport aux codes de l’Occident au risque de s’oublier. Aimé Césaire fait partie de ces modèles qui ont permis d’affirmer et d’imposer cette identité. C’est pour ça que son œuvre me plaît beaucoup. A travers ses écrits, toutes les créolités ont leur place : les insulaires comme les Africains, les expatriés comme ceux qui sont restés.

Le Type : Comment tu as exploité ça pour tes chansons ?

Ariel : J’essaie de relier ce fond là à des textes, des mélodies, des rythmes qui me touche comme la créolité m’a touché. Mon titre en créole qui s’appelle « Mwen menti » (« J’ai menti ») raconte que j’ai avoué à mes parents que j’ai menti parce que j’avais honte de ne pas être riche comme tous mes amis de la métropole. Je m’inventais une fausse vie pour être accepté. Ma créolité c’est ça. C’est de vivre dans la peur de ne pas être accepté par l’Occident.

Le Type : Donc ce projet, c’est pour dire que tu as arrêté de mentir alors ? Tu t’assume ?

Ariel : C’est ça ! Je m’assume, je veux montrer ce « problème » de ne pas assumer ce qu’on est. Parfois, il suffit juste d’accepter qu’on soit multiple.

Le Type : Et visuellement, il est comment ton univers ?

Ariel : Il est un peu comme le clip « Comme toi ». J’ai rencontré un artiste Français qui vient d’Australie qui s’appelle Nathaniel H’Limi qui a bossé pour We are evergreen que j’aime beaucoup. Je les connais un peu alors ils m’ont conseillé de le contacter. Le mec a beaucoup aimé le titre et a proposé de faire un clip pas cher. C’est un clip très visuel en illustration animée avec des références de films, des symboles forts comme la créolité, l’amour perdu et la quête de ce qu’on cherche toujours.

Le Type : Donc ton univers visuel il est autour des images et des symboles ?

Ariel : Oui, oui. Mais comme tout, notre esthétique se construit aussi. On va proposer des choses pour ça aussi.

Le Type : Est-ce que tu peux choisir une chanson de ton EP et me raconter son histoire s’il y a une anecdote intéressante derrière ?

Ariel : Mmmh…Je vais prendre la dernière chanson qui s’appelle « Condition féminine ». Elle commence avec un sample de Francis Bebey. C’est une chanson que je connais depuis longtemps. Quand j’ai découvert cette chanson, ça m’a complètement mis en phase avec mon titre. Je me suis dit que c’était ça que je voulais faire et dire. Ça fait écho à des rencontres que j’ai faites où des nanas ou des amis tomber toujours sur des mecs qui leur faisaient du mal. Et les paroles c’est « Why do bad lovers love you. I wish I knew. I wish I could tell you. ». C’est un peu ce gros cliché de société où l’on dit que les femmes sont attirées par des connards et qu’elles finissent toujours par en souffrir comme si c’était quelque chose de fatal. C’est aussi un cliché occidental de se dire qu’en Afrique la domination masculine est très présente. J’en ai fait une chanson dansante avec un sujet dramatique. On apprend au final qu’il n’y a pas de solutions. On se dit que la condition de la femme est de souffrir. Je voulais ironiser sur cette condition sans prendre position.

Le Type : J’ai surpris une conversation tout à l’heure, entre Blandine et toi, où il me semblait que vous réfléchissiez beaucoup aux tenues de scène.

Ariel : Oui bien sûr ! On essaie d’offrir quelque chose de complet tout de suite. Dès notre premier live, avec trois fois rien, on essaie d’imaginer une scéno dont les tenues de scène. On est comme ça aussi. On est dans un délire esthétique coloré et il faut que nos tenues aillent dans cet univers aussi.

Le Type : Est-ce qu’il y a des artistes avec qui tu voudrais collaborer ?

Ariel : Oui. Un artiste qui m’a vraiment…Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il a changé ma vie mais il a contribué à me mettre en phase avec ce que je suis. C’est John Wizards. J’aimerai beaucoup travailler avec lui parce que pour l’instant je prends ses samples, je lui pique sa musique…

Le Type : Oooh ! Mais t’es enregistré là !

Ariel : Mais bien sûr ! Je sample la musique que j’aime et c’est avec ça que je fais la mienne. C’est mon mode de fonctionnement. Donc j’aimerai bien qu’un jour on bosse avec John Wizards et que j’arrête de lui piquer des samples. Il peut aussi piquer les miens, j’aimerai beaucoup. En plus, je reconnais des samples d’artistes que j’aime dans leur musique. Ça se passe comme ça la musique aussi, non ? Pour l’instant, je les ai contactés plusieurs fois sans retours mais je suis patient. Il y a aussi un artiste que je ne connais pas ! Mais avec qui j’aimerai beaucoup bosser. Je l’ai découvert il n’y a pas longtemps. Lui aussi, il fait écho à d’autres facettes de ma musique. C’est un Bruxellois qui s’appelle Nicolas Michaux. C’est d’une simplicité et d’une prose extraordinaire.

Le Type : On se refait un Du nouveau, du bon, du vieux ? Comme à la maison ?

Ariel : Un truc vieux…Mmmmh, je vais dans du Maurice Ravel, musique classique d’un pianiste impressionniste. Pour le titre, je recommanderai Gaspard de la nuit. Chaque fois que je l’écoute, je voyage. Toujours. Pour le bon, l’intemporel, je vais dire Radiohead « Kid A ». Et le nouveau…je vais encore citer Nicolas Michaux avec « Nouveau départ ».


Ariel Ariel 
EP  » Mwen Menti « 
Out le 7 mai, en écoute exclusive sur les Inrocks Lab
Release party le 7 mai @ Pop-up du Label
We love green le 5 juin
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Interview : Odezenne cru 2015-2016

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

16.09.15
_ « Bouche à lèvres » dans la rétine.

J’ai vu des gens. J’ai concerté la Famille. Les Bordelais. Les Parisiens. Et on s’est pris la gueule comme jamais. Entre tristesse, dévotion inflexible et sentiment de trahison. Ça faisait si longtemps. Notre gars Odezenne était revenu et nous ne savions pas comment accueillir son retour. Il avait tellement changé.

12.11.15
_Festival Les Inrocks Philipps à La Cigale

Première confrontation après des jours entiers hanté par Dolziger Str. 2. Hanté par ses boucles enivrantes et la gueule de bois qui s’en suit à cause de l’excès d’écoute. Pourtant pour le Type, cet album s’imbrique parfaitement dans l’histoire du groupe, dans l’évolution de sa musique et de son esthétique. Où les textes sont de plus en plus abstraits pour laisser une place à notre propre interprétation. Où le verbe venait à se fondre de plus en plus dans le son. Odezenne n’a pas changé. On sent les coups durs, les doutes, les cernes. Ils auraient pu tout arrêter. Ce soir-là, ils étaient là. Debouts, vivants avec ce même éclat dans les yeux quand la foule scande leur nom. Debouts, rassurés. Oui, le public est toujours là. Ce soir-là, notre gars Odezenne était revenu. Il avait tellement de choses à nous dire.

21.11.15
_Tourcoing Le Grand Mix

Le Type et Même pas peur retrouve Alix avant l’ouverture des portes du Grand Mix. Après avoir échangé pendant des mois sur le cas Dolziger Str. 2, il était temps de rendre des comptes ensemble avec l’un des principaux accusés. Attention interview fleuve, intimiste entre coup de langue, coup de gueule et confessions de groupie.

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Le Type : Il est comment le public à Londres ?

_ALIX_Il est français (rires). C’est vrai ! On a préparé des phrases en anglais et là on arrive, on regarde le public et on se dit qu’il n’y a que des français. Ils chantaient tout et tous dès la deuxième chanson. J’ai demandé s’il y avait des français dans la salle. Il n’y avait que quelques anglais dans le fond. A un moment donné j’ai expliqué la chanson Je veux te baiser en anglais c’était cool.

_ALIX_Attendez, on va boire un verre non ? Je vais prendre des verres au fond.

Même pas peur : Ha mais la sort pas ! On a ramené de la bière du Nord ! Je pense qu’elle n’est plus très fraîche mais elle fait partie de l’interview. Le Type : Alors, on commence ! La première question est en référence à « Souffle le vent », à l’origine un freestyle qu’on a découvert en vidéo. A un moment, on t’entend dire « Je suis fan de Jaco ». Depuis ce freestyle à aujourd’hui, qu’est-ce que tu as envie de dire à ton équipe ?  Même pas peur : Vous nous dites toujours de nous aimer. Maintenant à toi de donner de l’amour aussi à ton crew. C’est ton moment d’amour, ton moment « Aimez-vous ».


_ALIX_Alors…Je vous sers des verres hein ? Donc…Jaco c’est juste ouf à quel point on peut compter sur lui. C’est un mec d’une droiture et d’un engagement rare. Il a un grand sens de la fraternité et de l’amitié. Il m’apprend vraiment tous les jours. C’est comme une trousse de survie. Si je devais partir dans le désert, Jaco serait ma trousse de survie. Et Mattia…ça va rester surtout axé musique. Il a une capacité impressionnante à sortir de la musique. Je n’ai jamais rencontré une personne comme lui dans ma vie. Grâce à lui, je ne suis jamais impressionné par les producteurs de musique que je rencontre. Il est super humble, il ne se la pète pas, il est toujours en train de se remettre en question. Pourtant, il sort toujours des trucs de fou. Il sait se mettre à notre place. Il a beaucoup d’altruisme, il se met vraiment au service du projet.

Le Type : Il est beaucoup plus présent sur cet album, non ? On en parle beaucoup entre nous. On s’est beaucoup dit que sur cet album on a vraiment pu entendre jusqu’où le génie de Merlin pouvait aller encore.

_ALIX_ça on le savait depuis le début. Personnellement, je le connais depuis 20 piges. C’est vrai que c’était long de trouver chacun notre place. A la base, c’était difficile d’écrire sur ses instru comparé à une face B lambda. Parce que…c’était toujours un peu alambiqué, un peu chelou, un peu décousu. Là on a vraiment tout déstructuré. On a pris les choses à l’envers. On est parti de la musique pour habiller la musique avec nos textes, et pas l’inverse. Alors que sur les albums Sans Chantilly et O.V.N.I, c’était encore un mélange des deux. On avait pris l’habitude qu’il arrange autour de nos paroles. Pour Dolziger Str. 2, il y a des choses qu’il nous a proposées et qu’on a essayé de sublimer. On a essayé de se rapprocher de ce qu’il faisait avant. C’était très intéressant pour Jaco et moi. Ça a explosé les frontières de nos écritures. On s’est invité dans les textes de l’autre. Ça a donné cet album qui je pense…Elle est super bonne cette bière au fait ! Et heu…Oui, je suis super content de cet album. Je suis super content de tous nos disques mais celui-là il a une importance autre. J’avais beaucoup de doute sur notre capacité à exister après un troisième disque. Il n’y avait pas de concession possible. C’était soit on faisait un disque qui nous plaisait soit c’était fini.

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Même pas peur : On va revenir sur « Le Plus Beau Cul du Monde ». C’est quoi le plus beau cul que vous avez rencontré dans vos vies ? Le Type : Jaco avait déjà répondu à cette question. Quelqu’un lui avait demandé si l’histoire du Plus Beau Cul était réel et il avait répondu « C’est un orgasme multiple. »

_ALIX_Ha ha…C’est vrai. C’est vrai. Je ne voudrais pas ternir la réputation du Plus Beau Cul du Monde mais…c’était une grosse conne. Voilà. (rires)

Le Type : La prochaine question c’est pour « Bouche à lèvre ». « Je dessine, je dessine ». Est-ce que tu peux nous dessiner un cunnilingus ?

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Cunninlingus selon Alix

_ALIX_ Je suis très mauvais dessinateur.C’est conceptuel hein ! Mais moi je le vois comme ça en tout cas !

Même pas peur : On pensera à ça la prochaine fois qu’on verra des meufs avec un cercle et un rond tatoués. On continue ? Je ne sais pas si tu as vu mais il y a eu une conférence à Paris : « Pourquoi les rappeurs ont choisi d’être MC ? ». Qu’est-ce que tu en penses toi ? Pourquoi tu as choisi cette voie ? C’est important pour toi que les rappeurs soit reconnus comme des artistes ?

_ALIX_ On est toujours exclu de ces conférences à chaque fois. Je ne sais pas pourquoi. Mais tu sais pour moi, faire du rap c’est pas un combat que j’ai envie de mener.

Le Type : C’était pas un débat sur la légitimité d’un rappeur. C’était surtout axé sur l’écriture. En quoi dans l’écriture un rappeur est un genre d’auteur.

_ALIX_ Mmmh…Je pense qu’à partir du moment où quelqu’un prend un stylo pour écrire, il peut être un auteur. S’il est un bon ou un mauvais auteur, c’est une appréciation subjective. Je considère l’écriture comme quelque chose d’accessible. A partir de ce moment-là, je n’aime pas cette idée qu’on ait à se justifier en tant que rappeur de manière lettrée avec une surenchère de références. Je ne fonctionne pas du tout comme ça. Déjà, je me considère de moins en moins comme un rappeur, parce que le projet s’éloigne de plus en plus du rap. Et puis, j’écris vraiment ce qui me passe par la tête. Si on considère que j’ai une qualité d’auteur tant mieux, si on pense que je suis un escroc tant pis. Personnellement, si on m’invitait à une conférence comme ça. J’irais pas. C’est pour ça qu’on m’invite pas (rires). J’ai répondu à ma question tout seul ha ha.

Le Type : Il y en a eu une autre par exemple c’était « Wesh les puristes » je crois. Et le thème était de savoir si le rap qui se vendait massivement était celui qu’on écoutait vraiment.

_ALIX_ C’est bizarre quand même de réfléchir là-dessus. Le rap qui vend peu importe sa valeur, il se vend. Je connais personne autour de moi qui écoute Maître Gims mais c’est quand même un champion des records en vente de disques. Il y a des gens qui écoutent. Même si c’est des enfants, c’est pas vraiment gênant.

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Le Type : On passe à la question bière ? De Sans Chantilly à Dolziger Str. 2, on est passé des stupéfiants à l’alcool. Et toi t’es passé du rap, à la bière ?  Même pas peur : Qu’est-ce que tu penses de notre bière du Nord comparée à ta bière,  La Pip ?

_ALIX_On a eu une pleine page dans le Sud-Ouest d’ailleurs ! La vôtre, elle est forte ! Je regarde…Ha ouais, 8,5°. La mienne c’est une bière légère. Elle est à 5,3°. La Pip, c’est une bière de soif. Attention, je vais parler comme un commercial. J’aime beaucoup votre bière. Elle s’appelle comment ? « Hé biloute t’es d’min coin ? ».
Ha ha, j’aime bien. Je suis sorti avec une fille du Nord pendant un temps. J’ai beaucoup bu de bière comme ça. Ça me rappelle des souvenirs. Elle est très bonne cette Hé biloute. La Pip, on l’a créée avec des copains. Faire une bière c’est comme une médaille. Après, j’en parle pas trop. Je mets pas trop en avant que je suis dans le projet.

Le Type : C’est trop tard c’est enregistré. Même pas peur : On s’en fout.  Personne ne lit Le Type. Le Type : Mais il t’arrive quoi à toi ? Dis pas ça !

_ALIX_Mais non, c’est pas grave. Calmez-vous ! Pour en revenir à ce que Le Type disait sur le passage des stup’ à l’alcool, c’est sûrement dû à notre voyage à Berlin. De la rue Dolziger où on habitait et le studio, il y avait 4-5 bars dans lesquels on s’arrêtait à l’aller et au retour. On passait notre temps à faire ce trajet. C’est là où on discutait des morceaux. C’est là où on mettait les choses à plat Tout le whisky qu’on a bu là-bas a dû influencer ces textes. Ça et les bières en cannette de 40 cl qu’on a torchées tout l’hiver. Dans notre studio, il y avait une montagne de verres de 7 mois de consommation.

____

à partir d’ici l’ordre de la conversation bascule
____

 

Même pas peur : On a une question qu’on hésitait à vous poser mais je pense qu’on va la poser quand même. Est-ce que vous en avez marre de nous voir partout avec Le Type ?

_ALIX_Mais non pas du tout ! Au contraire, pour moi, vous êtes comme un baromètre d’Odezenne. Vu que vous nous suivez depuis super longtemps. Concrètement l’album on s’en fout. S’il ne plait pas, c’est pas ce qui est important. D’un autre côté, ça importe quand même par curiosité. Quand on a réussi à avoir un minimum d’attention et que les gens arrivent à coller leurs propres souvenirs sur ta musique, on se dit que c’est dommage de pas y porter attention aussi. On ne se concentre pas que sur ça. Je regarde quand même ce que vous dites. Je regarde Même pas peur et Le Type. Je regarde pour voir si vous avez aimé ou pas. J’ai vu que Le Type t’a eu un peu de mal au début et après t’as fini par kiffer ?

Le Type : Je l’ai écouté 1000 fois en fait avant de mettre des mots dessus. Même l’album. Même pas peur : Moi j’ai eu du mal. J’ai ressenti de la tristesse surtout. Je me reconnaissais pas du tout dans cet album. On m’a envoyé un lien limité. Au bout de quelques temps, on m’a dit qu’il fallait le redemander parce que j’allais plus pouvoir l’écouter. C’était pas possible, je pouvais pas arrêter de l’écouter, malgré mes doutes. Le Type vous a vus à La Cigale. C’était le premier parmi notre groupe de potes à vous revoir depuis l’Olympia. On s’est tous appelé avec Tom de Slapzine. On avait l’impression que Le Type avait revu un pote qu’on avait pas vu depuis longtemps. On lui demandait tous « Alors c’était comment ? », « T’en as pensé quoi ? », « La setlist elle est comment ? » etc. On a l’impression qu’Odezenne c’est notre pote en fait. Vous faites partie de notre groupe. Vous êtes la musique de notre groupe.

_ALIX_ On est hyper content. Je suis content d’entendre ça. Vous verrez ce soir et on s’en est rendu compte pendant la tournée. Les gens chantent déjà nos nouveaux morceaux. Ils s’intègrent vraiment aux anciens. On l’a toujours dit et on continuera de le répéter. On fait juste ce qu’on peut à un moment donné…par rapport à ce qu’on a vécu entre les enregistrements. Il n’y a jamais eu de tentatives de coller à une esthétique précise. C’est pour ça qu’on se permet de sortir des trucs comme ça. Au final, c’est les mêmes voix, la même façon d’écrire.

Le Type : Il y a eu une scission entre nous. On était tous là : « Qu’est-ce qu’on va dire de cet album ? ». On en a beaucoup parlé entre nous avant d’écrire dessus.

_ALIX_J’trouve ça bien déjà que vous preniez le temps de l’écouter. C’est important quand on a mis deux ans à faire un album. Quand on sort un truc et qu’on voit des commentaires dans la minute. Que ce soit positif ou négatif. T’as envie de dire : « Digère-le. Ecoute-le. ». Une semaine, deux semaines.

Le Type : C’est notre réflexe à nous. Dès que c’est sorti, on voulait pas émettre d’avis, on ne s’est pas précipité sur un commentaire. On en a d’abord parlé entre nous. Notre rapport à Odezenne est très collectif.  Même pas peur : ça a toujours été comme ça. Même quand Rien est sorti c’était pareil. Enfin bref, on voulait juste savoir si on pouvait encore vous suivre partout et gueuler toutes vos chansons. Le Type est quand même allé jusqu’à Lille alors qu’il vous a vu à Paris la semaine dernière.

_ALIX_Bien sûr ! Il y a un truc encore plus fou ! Vous allez peut-être le remarquer un jour. Ça me fait halluciner. Il y a une meuf qui est là à tous nos concerts. Elle les fait tous en stop. Elle est brune, elle a des lunettes. C’est chelou la première fois que tu t’en rends compte. Elle est là une heure avant le concert sans être envahissante. Elle a l’air d’aimer une certaine distance. Elle était hier à Londres, ce soir à Tourcoing. Elle a l’air de faire toute la tournée. Je lui ai demandé pourquoi elle faisait ça, elle m’a dit : « Ouais, je vais pas faire ça à 40 ans quand j’aurai deux gamins ! ». C’est hallucinant !

Même pas peur : C’est sûr qu’on peut pas faire éternellement !

_ALIX_Oh je ne sais pas ! Regarde Fouine, notre ingé-son !

_FOUINE_ Oui, oui. Regardez, j’ai 50 ans et un gamin ! Et je suis toujours là.

_ALIX_Et du coup l’album ? Vous l’avez écouté en entier ? Parce que Bouche à lèvres sur scène c’est un truc de malade. Le public connait déjà les paroles c’est hallucinant !

Le Type : Tu sais un concert d’Odezenne pour nous c’est quelque chose de tellement rare. Toutes vos sorties, c’est quelque chose de rare. Dès que vous sortez un titre, un clip, on a appris à s’en contenter, à le digérer et à se l’approprier avant de le voir sur scène. Donc, là il va s’avérer que c’est Bouche à lèvre parce que c’est tout ce qu’on peut avoir pour l’instant quand on ne peut pas choper des exclus. Et il y aura toujours Sans Chantilly et O.V.N.I, on continuera de les écouter.  Même pas peur : Carrément. Je crois que même s’il y a du nouveau aujourd’hui, c’est pas ça qui m’empêche d’écouter Sans Chantilly. En écoutant Boubouche, par exemple, elle m’a fait penser à Mérédith. Quand on entend « Danse, danse » sur Boubouche, ça a fait écho à Mérédith. Ça m’a donné envie de réécouter O.V.N.I que j’écoutais plus forcément. C’est un tout votre projet. Je ne peux pas écouter que le nouvel album. Ça reste qu’une partie de votre discographie.

_ALIX_C’est ce que je répondais aux gens. Dès le début, tu as les fans de Sans Chantilly qui viennent te voir pour te dire que tu as trop changé, les fans d’O.V.N.I qui vont reprocher la même chose. Tout ce qu’on peut leur dire c’est d’aller écouter Sans Chantilly ou O.V.N.I s’ils veulent pas écouter autre chose. C’est pas notre problème. On ne va pas en refaire un deuxième. Finalement, ça reste pour nous anecdotique. En concert, les gens réclament Le Plus Beau Cul du Monde, Chewing-gum, Boubouche, Adieu, Tu pu du cu, Dieu était grand, Je veux te baiser, Bouche à lèvres…Ils ont compris qu’on était tout ça en même temps. Et là, on est déjà chaud pour faire un autre truc. Un autre album. On a déjà des sons.

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l’ordre est réétabli
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Même pas peur : On peut dire merci à Bûche alors ?

_ALIX_Ha oui c’est clair. J’avais dit plusieurs fois à Jaco et Mattia qu’on était fini. Et au final, ça en valait la peine. C’est ça qui est beau et compliqué. Ça tient vraiment à rien un groupe de musique. Du moins, un groupe comme le nôtre. C’est pas ce qui fait tenir notre amitié. Ce n’est pas une condition pour qu’on tienne les uns aux autres. Le jour où on va s’arrêter ça va plus vous faire mal à vous qu’à nous je crois.

Le Type : Faut pas nous dire ça ! Même pas peur : On organisera un enterrement. On veut pas y penser.

_ALIX_En tout cas, on espère qu’on va assurer ce soir. Merci d’être toujours là.

Même pas peur : Attend, on avait une question sur le cheval Mirabelle aussi ! Sur la couverture des Inrocks ! Il n’y a pas eu de conflit entre Mirabelle et le cheval dans Je veux te baiser ?

_ALIX_Non ça va. Ils ne se connaissent pas. Pour la petite histoire : la première photo qu’on a faite sur Mirabelle c’était dans un commissariat. Elle était en train de se chier dessus. Mais littéralement. Elle a glissé dans sa merde avec nous trois dessus. On est tombé avec elle. Mirabelle est tombée sur nous. J’ai cru qu’on allait crever. Mattia s’est explosé le dos. Et c’était que la première photo ! Après il a fallu qu’on passe trois heures sur son putain de dos.

Le Type : Vous avez l’air serein sur la photo pourtant !

_ALIX_Oh regarde bien Jaco, tu verras qu’il est pas serein. Il était là : « On sert les jambes ! Les gars, on sert les jambes ! ». On était là c’est bon Jaco, tu nous stresses.

Même pas peur : Je sais pas si on avait d’autres questions de merde comme ça ?  Le Type : Non, on a fait le tour.

_ALIX_Alors, je vais m’échauffer au whisky dans ce cas ! Merci encore d’être là !


Quand souffle le vent
s’essouffle le temps
Dolziger Str. 2

Sur tous les stores / Bandcamp
La Tournée
http://odezenne.com/tour/
Odezenne à la demande objectif le monde
Choisis ton territoire

Garorock – 20ème édition

dans MUSIQUE
Garorock 2016

Cette année le Garorock fête ses 20 ans. Deux décennies qui ont permis au festival de s’épanouir et d’affirmer son identité musicale. Aujourd’hui, le festival propose une programmation à l’univers multiples qui laisse sa place à tous les styles. Chaque année, ce sont environ 40 000 spectateurs qui se déplacent pour assister au festival. 2016, l’année des changement et des surprises. D’habitude concentré sur trois jours, le Garorock rajoute une soirée durant laquelle se produira le groupe anglais Muse. Dans le Lot & Garonne. Tout va bien. Focus sur une édition qui risque fort de te laisser sur le carreaux. 

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Disclosure, Flume, Ratatat, Boys Noize, Deluxe… On avait déjà eu quelques palpitations à l’annonce du début de la programmation du festival. Les organisateurs de Garorock nous avaient prévenus. Ce n’était qu’un début. Et pour cause, le 9 février, le festival a annoncé l’ajout d’une soirée supplémentaire avec comme tête d’affiche le groupe Muse. Entre le punk rock du groupe Yak, l’alternatif d’X Ambassadors, le rock brut et puissant de Ghinzu et la pop rock de Sunset Songs. Le rock sous toute ses formes sera à l’honneur lors du jeudi 30 juin. L’électro de Synapson sera également de la partie, leurs sets variés allant de Nicolas Jaar aux Rolling Stones.

Alors, oui ; le Garorock rajoute une date qui n’est pas comprise dans le pass 3 jours. La soirée du jeudi 30 juin est le cadeau d’anniversaires des 20 ans, elle se détache donc du reste du festival. Cette soirée est au prix de 67 euros, vous pouvez vous procurer le pass ici. Les détenteurs du pass Muse, n’auront pas accès au camping (puisque toute sortie est définitive) un espace détente à part leur sera dédié.

Voici les horaires de cette journée d’ouverture :
SYNAPSON : 00h10-01h10
MUSE : 22h30-00h
GHINZU : 21h-22h
X AMBASSADORS : 19h50-20h30
YAK : 18h40-19h20
SUNSET SONS : 17h40-18h10
GROUPE LOCAL : 16H40-17H10
Ouverture des portes 16h30


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Depuis que le festival a quitté le Parc des Expositions pour la Plaine de la Filhole à Marmande, il est plus vaste, éloigné du centre ville. Le camping est situé juste à côté du festival. Immense et boisé, il offre aux festivaliers de nombreuses activités. Entre le GAROFOOT (tournoi de foot réservé au campeurs), le MARMAND’ART (qui est l’élaboration visuelle et stylisée du festival) et le fameux RED BULL BOOM BUS, qui comme chaque année ouvre les festivité dès le jeudi, et anime la foule tout au long du festival. Petit bonus : la programmation sera annoncée le 20 avril lors d’une soirée spéciale à l’IBoat (on reste en contact bien sur). Le nouveau système d’hébergement Sleep’em All revient sur le Garorock. Des tipis, des tentes pour les familles ou les groupes, le système Sleep’em All vous permettra de profiter du festival dans les meilleurs conditions.

Cette année encore, le festival innove avec le bracelet connecté en RFID, le GAROPASS. Plus de billet papier à faire valider, tout est sur votre bracelet. Cette technologie sera présent sur tous les stands du festival, puisque le bracelet fera également office de porte-monnaie électronique. Une fois votre compte créé via le site du RFID, vous pourrez créditer votre bracelet de la somme désirée. Et s’il vous reste de l’argent après le festival, celui ci vous sera remboursé sous 48 heures. Un bon moyen d’éviter de se trimballer avec de l’argent sur soi et d’en perdre la moitié à chaque pogo (vécu).

Garorock2016_V1Pour le reste de la prog, cette année encore le festival tient ses promesses. On commence fort avec la venue de The Kills, Lily Wood & The Prick, les Casseurs Flowters, Jamie XX, Biga*Ranx, Jain, Feder… La première journée/soirée du Garorock ne vous laissera pas souffler une seconde.

Le samedi 2 juillet vous mettra un petit peu plus la tête dans les étoiles. Entre M83, Deluxe, la Ed Banger House Party (avec normalement tout l’écurie Ed Banger aaaah), The Shoes, Boys Noize, Panda Dub et Flume (bordel) vous aurez de quoi quitter la terre.

La dernière journée du Garorock est souvent synonyme de « groupe plus calme ». Mais comme on n’a pas 20 ans tous les jours, le calme ça sera pour une autre fois. L’électro swing ultra dynamique du groupe Caravan Palace viendra t’enlever tes dernière forces, Method Man & Redman cuiront tes derniers neurones. On retrouvera aussi The Hives, Caribbean Dandee, et pour saupoudrer tout ça, Disclosure (allez adieu).


 

POINT IMPORTANT : Cette année, en réponse aux attentats et pour assurer la sécurité des festivaliers, les réchauds ne seront pas autorisé sur l’enceinte du festival. Plus d’infos prochainement ici.

Le Garorock a gagné sa place parmi les grands festivals français. Le Garo est devenu au fil du temps un endroit pour les amateurs de musique, venu voir des valeurs sûrs, mais aussi découvrir les grands groupes de demain. Entre jovialité, et fête, tout le monde s’y retrouve.

Pass 4 jours + accès camping (du 30 juin au 3 juillet) : 177 euros

Pass 3 jours + accès camping (du 1er juillet au 3 juillet) : 110 euros

Pass 2 jours + accès camping (du 1er juillet au 2 juillet ou du 2 juillet au 3 juillet) : 80 euros

Pass 1 jours Muse : 67 euros

Pass 1 jours Vendredi ou Samedi ou Dimanche : 45 euros

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Toutes les infos sur le site officiel du festival Garorock, ainsi que sur la page Facebook.

2×2 places : Technicolor – Darius, Cezaire, Millesim @ IBoat 03/03

dans ART ET CRÉATION

ROCHE MUSIQUE n’est plus à présenter. Le label, purement made in France, est précurseur d’artistes hauts en couleur de la scène française funky-house et fait groover les adeptes depuis un petit moment. Ce jeudi, c’est notre bateau préféré qui va vous faire taper du pied sous les sons pointus et mélodieux de Darius et Cezaire. Avec, pour suivre, un autre mais pas des moindres : Millesim, qui de son côté va vous ramener à vos souvenirs estivaux sous ce froid bordelais.

Et bon, comme Le Type est plutôt cool et d’humeur joviale, on t’offre 2×2 places pour aller te réchauffer le corps et l’esprit. Histoire de te rappeler la période de flirt sur la plage et virée en décapotable.


Infos pratiques

L’événement Facebook
Pour gagner des invitations like la fanpage et like le post concernant le jeu concours ou envoie un mail à
contact@letype.fr en objet « Technicolor Millesim »
(Nom + Prénom + email)

Tirage au sort le mercredi 2 mars à 18h !

2×1 places : FKJ & L’Orangeade @ Iboat 25/02

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

La France regorge de talent. Des talents ensoleillés et bouillonnants. L’euphorie française tient en 3 lettres : FKJ. La musique de FKJ se croque comme un bonbon au sucre pétillant. On prend plaisir à se laisser langoureusement porté par les notes suaves et solaires de la musique du jeune français originaire de Nouvelle-Zélande. Multi-instrumentiste à l’élégance naturelle et sophistiquée, il n’a de cesse de répandre son groove à travers le monde. Il sera présent à l’IBoat le 25 février à l’occasion de la Get Clubby #2. Accompagné du collectif L’Orangeade dont le leitmotiv et de vous faire vivre des soirées singulières où l’atmosphère n’est jamais la même. Prenez garde à l’addiction solaire, le Type à des places pour vous.

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▬▬▬▬ INFOS PRATIQUES▬▬▬▬

Evènement Facebook

 Pour gagner des invitations like la fanpage et like le post concernant le jeu concours ou envoie un mail à
contact@letype.fr en objet « French Kiwi & Orangeade »
(Nom + Prénom + email) 

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Pour te mettre dans le bain et pendre ta dose de sensualité, le Type t’as concocté une petite sélection ensoleillée :

 

 

 

Les Pirouettes, duo paillettes

dans MUSIQUE

De passage à la Rock School Barbey, le duo The Pirouettes s’est posé avec le Type pour répondre à quelques questions, juste avant leur concert en première partie de Perez.

Une occasion que le Type n’aurait pas aimé louper car cela fait un moment que les chansons du duo collent à ses baskets. En effet, sous leurs airs faussement naïfs, elles racontent le quotidien plus ou moins miroitant de chacun : les promesses de réussites comme des pactes, les fêtes douces et amères, les visages que l’on retient dans une soirée… Avec juste ce qu’il faut de dansant et de mélancolique, les chansons de Vickie Chérie et de Leo Bear Creek possèdent le pouvoir magique de s’immiscer l’air de rien en BO secrète de ta vie.

Comment est né le projet The Pirouettes, l’idée de jouer ensemble ?

Léo : En fait, on se connaît depuis le lycée. J’étais amoureux d’elle et pour l’approcher j’ai écrit une chanson. La chanson lui a plu, elle est venue la répéter chez moi, une après-midi. C’est cette après-midi qu’on est devenu un groupe et un couple. C’est une histoire que je connais par cœur tellement je la raconte. (rires)

Tu jouais déjà dans un groupe, Coming Soon, alors que Vickie non. Le chant est venu naturellement pour toi Vickie ?

Vickie : Non pas vraiment. J’ai quand même pas mal galéré. C’était surtout de la timidité, forcément.

Léo : Tu es entrée facilement dans le bain quand même je trouve.

Vickie : Oui ça va mais j’étais un peu obligée aussi. On avait un objectif fixé : le premier concert au bout de 6 mois. Donc obligée d’apprendre à chanter rapidement !

Et pour toi Léo, par rapport à Coming Soon, tu vois comment The Pirouettes ? Comme une sorte d’échappatoire ?

Léo : A la base, c’était vraiment un projet pour m’éclater. Et puis, plus ça va, plus ça prend de l’ampleur. Au final, c’est devenu un projet aussi important pour moi que Coming Soon.

La première fois que j’ai entendu ta voix c’était avec Antsy Pants sur la BO du film Juno, avec la chanson « Vampire ». Tu penses que le petit garçon de l’époque porterait quel regard sur ta carrière actuelle, entre Coming Soon et les Pirouettes ?

Léo : Il m’aurait trouvé à la traîne parce que ça fait un moment que je fais de la musique et il serait temps que ça marche pour de bon.

Vickie : Tu es dur avec toi-même…

Léo : Oui c’est vrai. Mais ceci étant dit, je pense qu’il serait vraiment content d’entendre ce que je fais… C’est vraiment beau de se parler à soi-même ! (rires) Non mais sinon, j’ai pas l’impression de m’être trahi avec le temps et je pense qu’il y a une continuité mine de rien.

The Pirouettes

L’inspiration des chansons des Pirouettes vient d’où : de votre quotidien ou vous inventez des histoires ?

Léo : Cela part souvent de nous. On parle en notre nom pour rester le plus sincère possible. Pour ce qui est des thèmes, ils sont assez déterminés par le yahourt. Aux fraises, par exemple (rires). Non à la base, on cherche des mélodies avec des mots qui veulent rien dire. Puis, il y a une phrase qui marche bien et qui va déterminer le sens de la chanson.

Par rapport à votre dernière chanson « 2016 » ; personnellement, je la vois comme joyeuse et entraînante. Je l’ai faite écouter à d’autres personnes qui la voient comme hyper mélancolique. Vous la voyez comment vous ?

Vickie : Un peu les deux en fait. C’est une des chansons les plus chaleureuses dans le son qu’on ait faite. Mais après, dans la signification, c’est pas très heureux.

Léo : Elle est assez mélancolique parce qu’elle parle du présent au passé. Mais tant mieux si elle t’apporte de la joie !

 Il y a un couple qui vous inspire particulièrement dans leur démarche musicale ?

Léo : Pour ne pas dire France Gall et Michel Berger comme toujours, j’ai envie de dire les Moldy Peaches. Même si Adam Green et Kimya Dawson n’ont jamais été ensemble, c’est un duo qui nous a pas mal influencé mine de rien.

Vickie : Dans les paroles qui se veulent très simples et directes par exemple. Au début, on était très lo-fi.

Léo : Et même dans les mélodies parce qu’on a tellement écouté Adam Green que cela doit se ressentir. Après, il y a plein d’autres groupes qu’on pourrait citer comme Elli et Jacno. C’est un peu facile mais ça reste une grosse influence.

The Pirouettes

Et quelle serait votre collab de rêve? Merci de ne pas dire Booba.

Léo et Vickie (en chœur) : Justin Bieber !

Vickie : Pour qu’il chante le refrain avec moi.

Léo : Et moi j’dégage !

Vickie : Léo danse dans les couplets, se plaint, est trop triste…

Léo : Ou alors, toi tu fais un duo avec Justin et moi avec Selena Gomez.

Vickie : Ouais ça serait pas mal ça !

Léo : Et j’avoue que Booba, on l’a trop dit. T’as bien fait de nous demander autre que Booba.

J’ai l’impression que tout le monde dit la même chose, c’est fatiguant. Vous en pensez quoi d’ailleurs de son duo avec Christine ?

Léo : Moi, je l’ai trouvé naze. C’est dommage parce que j’aime les deux et ils auraient pu faire un truc incroyable ensemble.

Et qu’est ce qui tourne pas mal en boucle chez vous en ce moment ?

Vickie : On écoute beaucoup Alkpote & Butter BulletsHamza aussi.

Léo : On a beaucoup écouté le dernier Rihanna aussi ces derniers temps et une artiste américaine qui s’appelle Empress Of. Vraiment stylé je trouve.

Pour finir, quels sont vos projets pour la suite ?

Léo : Il y a quelques concerts de prévu et, surtout, on va sortir un album. On a un peu tardé à l’annoncer mais cette fois c’est sûr. Ça sera en septembre. On retourne en studio à la fin du mois d’ailleurs.

Et niveau tonalité, on retrouvera la même ambiance que sur vos dernières chansons ?

Vickie : Les trois dernières chansons qu’on a sorti – « Soleil rare », « Je nous voie » et « 2016 » – sont un peu les trois couleurs de l’album. Elles sont toutes très différentes mais restent complémentaires.

The Pirouettes

Pour conclure, qu’est ce qu’on peut vous souhaitez, au-delà de plein de succès pour votre album ?

Léo : Plein de concerts. Partir à l’étranger.

Vickie : On aimerait bien jouer en Belgique, en Espagne… Partout en fait !

Léo : Si on rêve, ça serait cool de faire un bon concert à Los Angeles, sur la plage.

Vickie : Ou New-York, au Webster Hall.

Léo : Ouais ça serait cool. Mais je prefère Los Angeles quand même.

Vickie : On en reparlera !

Les Pirouettes seront en concert :

Le 4 mars à Nancy, au Hublot.

Le 9 avril à Köln (Allemagne), au Die hängenden Gärten von Ehrenfeld.

D’autres dates sont à venir, stay tuned !

Les Pirouettes sur les internets :

Photos : Alice Belair

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