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OCTANT Studio, le live version local

dans ART ET CRÉATION/DIVAGATIONS LOCALES/MÉDIAS

Le paysage culturel bordelais s’étoffe années après années de beaux projets. On discerne une féroce volonté de distinguer les talents du territoire aquitain. Des initiatives sont prises, des actions sont menées et des collectifs, associations ou autres mettent tous en place pour valoriser l’émergence artistique. Présentation d’OCTANT Studio, nouvel acteur de cette scène foisonnante.

Crédit : Liferty – Burning

Le projet Octant se comprend « local »

Dans une logique de proximité, dénicher des artistes et leur permettre d’exprimer leur art est l’une des clés de voûte d’OCTANT. Ce projet s’orchestre autour du champ lexical de la marine, Octant étant un ancien instrument de navigation, utilisé en mer pour faire le point. Instrument à réflexion, il porte aujourd’hui le nom de ce projet, « un outil permettant de se repérer parmi une offre musicale toujours plus fournie, en mettant en lumière des artistes et des univers qui se démarquent ».

Diviser pour mieux créer. L’objectif d’OCTANT Studio est simple : fédérer des talents issus de différentes disciplines (audiovisuel, direction artistique, design graphique, mode…) autour d’un format de live musical à destination d’artistes locaux à fort potentiel. La boucle est bouclée puisque des talents se mettent au service d’autres talents. N’est-ce pas là le but de tout rassemblement créatif ? Chaque idée est valorisée, chaque opinion est sublimée.

Un projet visuel et sonore complet au service des artistes

OCTANT utilise les compétences de ses membres pour construire une identité visuelle et sonore. Reprenant les codes de la définition du terme octant, les membres du projet effectuent un travail de  réflexion autour d’une scénographie : décor plateau, éclairage, stylisme, post-production, etc. Se diversifier pour mieux avancer. La visée principale du projet est de mutualiser les compétences afin de réaliser une production de qualité, qui surprend les publics et illumine les artistes.
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Autour d’Octant gravite une dizaine de personnes. Chacune possédant des aptitudes et des horizons différents. Le studio s’est structuré autour de plusieurs jeunes professionnels bordelais issus de cercles artistiques complémentaires :

  • Le studio de production audiovisuelle Atmen Studio, fondé par Alek Jewatski
  • Le studio de design graphique Bureau Nuits, composé de Romain Pedeboscq (L’Encreur) et de Jules Fesquet,
  • La designer et styliste indépendante Caroline Dussuel,
  • La make-up artiste Charlotte Masegosa,
  • Le réalisateur Paavo McGrant (seconde moitié de ATMEN Studio)
  • La jeune diplômée Mélina Štylianidöu (Master propriété intellectuelle)

Ainsi qu’un beau partenariat avec l’association Le Résonateur située à Pessac, qui met à disposition l’un de ses studios d’enregistrement et permet ainsi à Octant de réaliser ses lives musicaux dans les meilleures conditions. Depuis leur création en septembre, l’ambition s’affirme. Sous son aile, le projet abrite sept artistes. Le 24 février 2019, le studio a diffusé la saison 1 de son concept, qui présente 6 artistes bordelais sur une période de 4 mois.

  • Jean Castel (pop/RnB)
  • WL Crew (rap)
  • Amphitryon (musique électronique)
  • Liberty (pop)
  • Toziako (rap)
  • MLX (rap)

Six artistes, six talents qui bénéficient d’un apport artistique. On le sait, il est très compliqué de se démarquer et d’effectuer une auto-promo pertinente et cohérente. OCTANT Studio propose une solution professionnalisante. Leur but premier est de développer les artistes locaux pour leur permettre de s’étendre à la France entière. Les lives de ces 6 artistes seront publiés à raison d’un film toutes les deux semaines sur les plateformes suivantes :

2.5.0.0

Jazzy Bazz + WL Crew au Rocher de Palmer

dans ÉVÉNEMENTS/MUSIQUE/REPORTAGES

Le 2 novembre dernier, au Rocher de Palmer, Jazzy Bazz nous a interprété entre autre son dernier album Nuit. De retour dans la « ville de l’Entourage », le rappeur, membre de 3.14 Band à su ambiancer la foule du Rocher. Il faut dire qu’à son arrivée sur scène, le public était déjà bien chaud par la première partie proposée par le WL Crew. Ce collectif bordelais fondé en 2011 a su tirer profit de son moment sur scène pour offrir une prestation impeccable et nous proposer des titres récents tel que « 2019 ». Voici un retour en image de la soirée orchestrée par RK2 Production.

 

Écho à Venir : en immersion de Montréal à Bordeaux

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS/MUSIQUE

Toujours organisé par l’association bordelaise Organ’Phantom, le festival d’arts visuels et de musiques électroniques Écho à Venir revient pour sa septième édition et mettra cette année à l’honneur nos confrères québécois de Montréal ainsi que la scène électronique locale. 4 jours mêlant immersions audiovisuelles, lives, dj sets, et ateliers au cœur de Bordeaux.

C’est sur la placette de Munich – ce petit coin ajouré à la Place des Quinconces d’habitude prisé des touristes et autres événements populaires bordelais – que nous pourrons découvrir une septième édition qui réserve une surprise de taille :  deux dômes accessibles au public d’un peu moins d’une vingtaine de mètres de diamètre. Ici c’est bien plus qu’un concept qui est proposé, il est question d’une réelle et totale immersion à 360°, où la musique sera mariée à des projections visuelles uniques, issues de la résidence en collaboration avec SAT (Société des arts technologiques de Montréal). Mettre en avant la scène canadienne et européenne, innover et proposer le futur des lives de demain, telle est la volonté de ce projet qui se déclinera en 3 performances uniques, avec pour le Dôme A/V :

INTERPOLATE (jeudi 20 septembre)

Crédit : Sébastien Roy

Alliance des musiciens Push 1 Stop et Woulg qui repousseront les limites de la représentation audiovisuelle en confrontant la musique à l’image, et l’image à la musique. Une interaction totale pour donner une matière physique à la musique. Ils seront suivis par le duo bordelais d’electronica Look For Device qui viennent de sortir un nouvel EP.

ORBITS (vendredi 21)

Crédit : Sébastien Roy

Projet du musicien et producteur David Gardener (Dems) venu du label Ninja Tune, il officiera sous son nouveau pseudo Montreal Life Support. Il sera aussi ici question d’immersion à 360° où le londonien promet un live qui risque, à juste titre, de nous satelliser… Le bordelais Vacant Expression sera aussi de la partie pour un vertigineux voyage entre techno, ambient et expérimentale.

ALTER ITEM (samedi 22)

La djette et productrice montréalaise Debbie Døe et l’artiste visuel bordelais Pablo Gracias s’associent ici sur un projet ambitieux. Une pièce créée cette année à Montréal, traitant de l’homme et du numérique. Déformation des images, de la matière, il s’agit ici d’une création originale et d’une belle alliance entre les deux villes. Les bordelais Martin Mestres et Hieros Gamos se chargeront de nos oreilles et nos yeux avec techno et Vjing au programme…

Sur les 4 jours du festival le Dôme « bar Dj set » proposera une programmation gratuite et 100 % bordelaise avec Fruckie du label bordelais We Fine Aura 1Pierre Gewohnheit, ou encore Täz, figure connue des teufs bordelaises. Le Type sera donc présent pour ce festival qui promet de folles et réelles expériences sensorielles, visuelles et auditives !

Interview à vie sauvage avec Miel de Montagne

dans ART ET CRÉATION/MUSIQUE

Le Type a eu l’honneur de rencontrer Milan alias Miel de Montagne à l’occasion de son live acidulé et enchanteur au festival vie sauvage le 16 juin dernier. Rencontre intimiste dans la douce citadelle de Bourg-sur-Gironde avec le créateur du titre « Pourquoi Pas » qui vient de sortir son premier EP Petit Garçon, sur le label Parisien Pain Surprises.

Crédits Photos : Alice Belair
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Le Type : Si tu pouvais nous citer un artiste ou performeur « kitsch » et iconique qui t’inspire, de qui s’agirait-il ?

Milan : Si je devais parler de référence, l’autre jour je matais des live de Prince, et là tu y vois des nanas qui sont folles, tout comme ses chemises, il y a un côté super retro. Tu vois, ça marche toujours un truc comme ça, le côté glow  qui rayonne, ça cartonne et je pense que c’est quelque chose qui gravira les années. Pour moi tu vois c’est kitsch mais en fait c’est surtout une mode avant tout. Les chanteurs ou les mecs comme Julio Iglesias et leur charisme, faire tomber les filles tout ça ; oui, ça me fascine. Je ne suis pas du tout comme cela mais j’aime jouer cette caricature et parfois je me projette sur scène, je vais faire le crooner, chanter des histoires d’amour, ce que je pouvais imaginer en créant le morceau.

Jouer ici, dans ce cadre qui se rapproche de la nature et des grands espaces, est-ce quelque chose que tu affectionnes particulièrement ?

En ce moment, beaucoup oui, ça me fait du bien d’être ici. C’est vraiment un régal et je n’ai pas senti une seule tension en arrivant. Tu peux voir le sourire des gens qui sont ravis, tu ne te sens obligé de rien. Nous sommes arrivés hier et je pense que je me suis même trop imprégné du lieu, j’en ai oublié que j’étais sur scène (rires) ! C’est tout à fait ce que j’espérais avant de venir. Je découvre de plus en plus cette région puisque je travaille avec des gens qui sont dans les alentours de Bordeaux. Enfin, je ne fais pas que travailler, je passe du temps avec les copains (rires) !

Comment as-tu préparé ce live ?

Malheureusement, sur scène, je ne peux pas tout vous jouer contrairement au fait que je compose tout seul. J’ai donc vraiment eu la volonté de mettre l’accent sur la guitare et le chant pour me sentir libre sur scène et vraiment communiquer avec les gens. Pour le reste j’ai fait appel à un bon pote, Vincent « Le Vince » ; je l’ai appelé un jour et nous avons répété ensemble et ça l’a fait ! Je pense que même sans répétitions ça l’aurait fait. Du coup il me suit sur tous mes live.

Tu as connu l’atmosphère de Paris en tant que DJ, quel a été le déclic pour que tu deviennes Miel de Montagne ?

J’ai toujours eu beaucoup d’instruments. Mon premier c’était la batterie à 5 ans, ensuite j’ai eu une guitare. J’ai eu pas mal de groupes aussi, puis après je me suis mis à faire des choses seul, j’étais DJ, je produisais de la house, des choses plus électroniques, c’est quand j’étais à Paris. J’ai suivi cette mode du DJ, mais il m’a fallu du temps pour faire le point et sortir ce projet Miel de Montagne, car c’était tellement sincère que j’en avais peur. Je suis revenu sur les bases car je n’étais pas 100 % moi même.

Quand j’avais 14 ans je composais déjà les mélodies qui sonnaient comme Miel de Montagne tu vois. Même mes parents aujourd’hui me disent : « C’est marrant, ça ressemble à ce que tu faisais quand t’étais ado, t’as toujours eu cette touche et ces riffs là ». Même moi je ne m’en rendais pas compte ; ce sont eux qui m’ont ouvert les yeux là-dessus. C’est un truc qui était en moi, et je pense que comme plein de gens, j’avais un peu peur, donc j’ai fait d’autres choses, ce qui a été bénéfique aussi, car j’ai appris beaucoup. J’ai de l’expérience dans plein de milieux différents et eu divers projets. Et à un moment j’ai rencontré des personnes, notamment Jacqueset c’est comme cela que je me suis dis « ouais beh vas-y faut se lancer quoi, je vais faire mon truc les gars ».

Ce n’est pas un ras le bol, c’est plus un moment où tu t’écoutes, tu prends le temps, tu rentres un peu à la campagne,. Moi, c’est ce qui s’est passé. J’ai ressorti la guitare, j’ai commencé à écrire des petites paroles et voilà, je me sens à ma place.

 

Mes parents m’ont dit : « Ça ressemble à ce que tu faisais quand t’étais ado, t’as toujours eu cette touche et ces riffs là ». Même moi je ne m’en rendais pas compte ; ce sont eux qui m’ont ouvert les yeux là-dessus.

 

 Comment s’est passé la rencontre avec les labels Pain Surprises et Délicieuse Musique ?

J’ai d’abord rencontré le label Parisien Pain Surprises par le biais de Jacques. Là on est sur une co-production où Délicieuse à apporté son soutien au projet, les deux se partagent le travail. Ce qui est vraiment cool étant quelqu’un qui aime faire les choses de A à Z, c’est qu’ils me laissent faire ce que je veux. Je me sens totalement libre.

« Pourquoi pas », ça ne serait pas un peu la réponse de ton parcours ? La prise de risque, se lancer ?

Ouais, on peut le voir comme ça. C’est surtout un truc simple, quand tu vois une aubaine une proposition, tu te dis pourquoi pas, tu ne n’émets pas de jugement dessus, tu y vas ou tu n’y vas pas, mais en tout cas : pourquoi pas ? Ça laisse des portes ouvertes et j’aime bien ça, cette continuité d’essayer des choses et voir ce que ça donne.

Le titre « Petit Garçon » et son atmosphère nostalgique, peut-on dire que c’est un retour aux racines ?

C’est marrant car quand j’ai composé les paroles de « Petit Garçon je courrais derrière ma réalité », c’était dans la période où je revenais vivre chez mes parents en Charente, et je commençais à prendre conscience de ces bases que j’avais. Il y a des choses parfois que tu ne contrôle pas et j’ai chanté ça comme ça, puis je me suis dis que c’était juste logique, que je pouvais aussi appeler mon EP comme cela car c’est un retour aux sources.

 

Pouvons-nous attendre un album en projet ?

Ouais bien sûr, c’est en projet, j’aime me surprendre et surprendre les gens. Sur cet EP il y a des choses différentes et variées, les titres ne traduisent pas tous les mêmes émotions. Justement ce sont celles qui me traversent. Tout ce que je sais c’est que je vais pas mal travailler en studio à la fin de l’été, et quelque chose va arriver très vite, il y a déjà quelques morceaux que l’on a pu entendre sur scène. Donc oui, soyez surpris d’un album, ou même d’un EP…

Merci Miel de Montagne.

Anniversaire Banzaï Lab : 10 ans

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Le Label Bordelais fêtera ses 10 ans le 4 et 5 mai au Rocher de Palmer, avec l’écurie au grand complet sur deux soirées qui promettent du lourd !
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L’incontournable label bordelais soufflera ce weekend ses 10 bougies sur deux soirées riches en surprises avec un line-up fracassant, réunissant grosses pointures, nouvelles recrues et collaborations inédites. Banzaï Lab revient donc après 10 ans de bons et loyaux services, une aventure qui n’est pas prête de s’arrêter après plus d’un centaine de concert, le label développeur et dénicheur de talents vient enfoncer le clou et investir le Rocher de Palmer de Cenon.

Entre hip-hop, dub, soul, electronic, bass music et autres, Bordeaux vibrera, avec pour le premier soir :

  • Les Bordelais Smokey Joe & The Kid « ALL STARS », le duo Bordelais sera présent pour un live inédit en France puisqu’ils seront accompagné des Mc’s anglais Youthstar (Chinese Man Records) et Mysdiggi, des ricains Black Worell et Non Genetic (Shadow Untaz) et du français Yoshi (Zulu Nation).
  • Suivi du duo londonien Too Many T’s, récente recrue du label, pour leur tout premier live dans la ville, pour terminer avec le groupe vainqueur du Tremplin « La MUE » .

Le samedi verra le Rocher vibrer sur deux salles:

Mainstage :

  • L’anglais Dirty dike de chez High Focus records qui viendra poser pour la première fois les pieds dans notre région, Youthstar qui remettra ça avec cette fois ci notre bordelais SENBEÏ aux platines pour un set qui s’annonce puissant, du rap avec Cheeko & S.O.A.P, electro-funk avec KOAN SOUND, l’abstract Hip-hop fusillant d’Al Tarba, la neo-soul du trio J-Silk et les mélodies électroniques de Noke.

Dub Corner :

DUB ADDICT Crew et leur Soundsystem, La voix roots de Joe PilgrimFeldub (Co-fondateur de Banzaï) accompagné de Twan Tee, et pour finir la formation de dub The Subvivors. De quoi taper du pied et s’en mettre plein les tympans.

BANZAÏ !!!

 

 

 

 

 

 

Alex Garcia sort Split, son premier album : rencontre

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Le Type s’est rendu chez le Dj, producteur et live performer Alex Garcia. Tour d’horizon du parcours d’un passionné de musique qui s’est bâti une forte réputation dans le milieu musical underground bordelais, et qui prépare la Release Party de son nouvel Album Split. De l’acid techno incisive invitant l’electro pour un mélange radical. Rendez-vous le 12 avril à 18h aux Vivres de l’Art.
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Bonjour Alex, peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas encore ?

Salut ! Je suis Alex Garcia, j’ai 34 ans, j’habite Bordeaux et je fais de la musique depuis mes 18 ans, et je me suis réellement remis à faire de la techno depuis 5 ans. Je travaille désormais avec des machines et synthés analogiques que j’affectionne particulièrement.

Comment t’es venue cette envie de faire de la musique électronique ?

Et bien à l’époque vers 18-19, je sortais au 4 Sans à Bordeaux, je voulais rentrer dans la musique mais c’était vraiment difficile pour moi car je n’avais pas trop de potes musiciens, je ne connaissais pas ce milieu. Ça me paraissait disons « facile » de faire du son avec des platines plutôt que d’acheter une guitare etc. Ce qui me plaisait, à l’époque, c’était l’électro et la techno, mais en réalité pour tout te dire, mon rêve à l’époque c’était de jouer de la guitare dans un groupe de rock ! (rires).

Donc avant mes 18 ans j’étais beaucoup plus rock, la techno est venu plus tard, même si ma sœur m’en faisait écouter un peu. Puis j’ai eu mes gros chocs musicaux comme Laurent Garnier, Vitalic et Arnaud Rebotini un peu plus tard.

 


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Quelles ont été tes influences ?

Les lives que j’allais voir comme je te disais, mais j’ai toujours été ouvert à des genres différents, j’ai fait du hip-hop, de l’abstract, j’ai joué dans des groupes de rock, de blues, j’ai fais du clavier… Il y a 6 ans j’étais dans un groupe mais nous avons arrêté, et j’avais gardé une machine électronique et je m’y suis remis.

C’était quoi ton matos à l’époque ?

Je suis passé par plusieurs étapes, car cela m’arrivait parfois de me tromper dans mes choix et achats. J’ai eu des platines vinyles, puis je me suis intéressé aux machines avec une Roland MC 303, mais je n’y arrivais pas trop et je suis passé par l’ordinateur avec Reason et Ableton Live. Je me suis détaché progressivement de l’écran pour me remettre aux machines analogiques que j’avais acheté entre temps.

Puis la grosse claque, comme je disais, c’était Arnaud Rebotini au 4 Sans et ses synthés analogiques de malade qui m’ont fait me dire « c’est ce son que je veux ». De voir un artiste faire cela sans ordinateur !

Comment t’es tu dirigé vers le milieu underground ?

Ça a évolué avec le temps car je faisais des sons purement électro/techno et puis à la longue je me suis mis à faire des sons un peu plus « bourrins », qui tapaient beaucoup plus. C’est à cette époque aussi que j’ai commencé à découvrir le milieu de la Rave, avec des collectifs qui organisaient des soirées à Bordeaux, mais à la longue c’était devenu trop ghetto pour moi, ça me plaisait carrément moins.

Pendant un moment j’ai cessé d’aller en soirée techno et il y a 8 ans j’ai connu les soirées du Manège Déjanté qui proposait des choses plus variées, plus folles, tant au niveau du son que de la déco. Ça m’a permis d’avoir de nouvelles idées dans mes productions musicales. Aujourd’hui, je fais parti des Alchimystik et membre fondateur du collectif P22 depuis 3 ans, avec qui nous organisons aussi des Free Party.

Comment en es-tu venu à jouer en live ?

Ça a commencé assez tôt, quand je commençais à mixer. J’ai débuté sur de petites scènes dans des festivals etc, mais j’avais tendance à me lasser assez vite et je ne trouvais pas forcément mes marques. Puis j’ai fait la connaissance de mon voisin (maintenant ancien) qui m’entendait jouer, et qui avait une asso, AKM, qui organisait des soirées ! Il m’a proposé alors de jouer au BT59, c’était il y a 5 ans et là ça correspondait vraiment plus à ce que je voulais jouer devant des gens qui étaient plus réceptifs, et le public a commencé à me suivre. Ça m’a donné envie de travailler encore plus sérieusement.

Peux tu nous parler de SOUNDRISING le label qui te produit ?

C’est avant tout une histoire de potes, on s’est rencontré en soirée. Le label à commencé en 2013 à Bordeaux, moi j’étais encore chez AKM . J’ai adoré ce qu’ils faisaient même si c’était un peu plus bass music. Par la suite ils m’ont proposé de sortir mon premier EP avec eux, Black Empire en 2015.

Tu reviens désormais cette année avec Split, ton premier album. Ça marque un changement ainsi qu’une évolution dans ta production ?

Oui, car entre temps j’ai fait d’autres morceaux, j’ai été influencé par mes écoutes et cet album est réellement différent de Black Empire. C’est plus electro et ça tape vraiment car c’est ce que j’aime, et on est clairement dans de l’acid techno. Le morceau « Split » est légèrement différent du reste de l’album car je voulais faire quelque chose de plus « fou », comme on peut le voir dans le clip, qui est visible sur Youtube. J’ai beaucoup plus travaillé dessus que sur mon premier EP. Victor Newman qui est un compositeur de malade et qui m’impressionne beaucoup m’a aidé à enregistrer et à faire les arrangements, puis il y a eu l’étape du mixage avec DISKAL. J’ai beaucoup appris de choses avec eux.

 


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Le nom Split, c’est un clin d’œil au film de Night Shyamalan ?

Ahah oui, c’est ça l’idée ! En fait j’ai vu le film, et la folie des gens me fascine. Autant quand je suis en soirée avec mes potes et que l’on délire, que quand je me dis: « wow il y a vraiment des gens qui sont réellement tarés et schizos ». Quand nous avons fait le clip du titre « Split », c’est cette image-là qui est retranscrite, le titre est moins linéaire que les autres, il est construit différemment.

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Comment tu appréhende ta Release Party aux Vivres de l’Art ?

J’adore ce lieu, c’est là où j’ai pu faire de supers rencontres dans mes débuts avec des artistes comme Les Frères Coulures, Les Chattes du Cimetière (LCDC) et d’autres qui m’ont permis d’y jouer dans le passé, je m’y sens vraiment bien. Là ce qui est différent c’est que j’organise – avec SoundRising et l’asso 303 – donc j’ai quand même la pression et surtout l’envie de donner le meilleur de moi-même. Les personnes que j’ai choisi pour jouer comme pour faire le mapping, les expos, ou la déco, ce ne sont que des tueurs qui bossent, il n’y aura que des bons ce soir là !

Si tu devais nous citer un morceau qui n’est pas du tout techno mais que tu affectionne particulièrement ?

Alors je dirais sûrement Nirvana, car ouais, je suis un gros fan du groupe, et je dirais le titre « Heart Shaped Box » que j’aime énormément.

Split est désormais disponible sur BANDCAMP
>ici<

L’Iboat se met à l’heure d’été avec sa Plage

dans DIVAGATIONS LOCALES/ÉVÉNEMENTS/MUSIQUE

Terrasse en bois, cocktails, piste de skate, palmiers et scène de concert à la cool. Le tout à moins de 25 minutes du centre ville en transport en commun. En plus de nous régaler tout au long de l’année d’une programmation aux petits oignons (concerts, clubs, apéroboat…), l’équipe du plus intelligent des bateaux bordelais a eu la chouette idée de mettre en place sa « Plage » ; une terrasse en bois façon tropicale qui siège sur le quai juste devant lui, et qui devrait rester en place jusqu’à octobre.

La plage de l'Iboat déployée pour l'été
La plage de l’Iboat déployée pour l’été

Durant l’été, de nombreux évènements y prendront place, à commencer par des rendez-vous hebdomadaires alléchants, à l’instar des BBQ mix du mercredi durant lesquels cuisine & musique (DJ set) se marieront pour combler nos papilles et nos petites oreilles. Ou encore, les mardis soir avec les soirées « Mon salon à ciel ouvert » durant lesquelles il s’agira de combiner univers sonore acoustique avec des projections films. Enfin, les jeudis accueilleront des « session unplugged » avec des concerts acoustiques de groupes issus de la scène locale. La pluridisciplinarité est donc – comme à l’accoutumée à bord – le mot d’ordre de cette riche programmation. Plus ponctuellement, des événements tels que « My Big Fest » verront le jour sur la Plage : il s’agira pour des festivals de présenter leur univers à l’instar du Garden Teton (le 22 juillet), du Baleapop (le 19 juillet) ou de la Route du Rock. Les 500 bouteilles du rosé « Origine » de l’Iboat devraient finir de mettre tout le monde d’accord ; tout droit sorties de la micro-cuvée du bateau, ces dernières sont prêtes à être dégustées tout au long de l’été.

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Inauguration & démonstration de roller sur la piste de ride de la Plage de l’Iboat en compagnie de Yohan Fort quintuple champion du monde de slalom en roller.

L’installation de cette Plage que l’on doit au collectif de création le Bruit du Frigo s’accompagne également d’une piste de skate avec des rampes certes petites mais offrant malgré tout un espace de glisse plutôt plaisant. Tous les ingrédients sont ainsi réunis pour que cette plage devienne le QG de ceux restés cet été sur Bordeaux et en quête d’un lieu propice à la découverte et à la bonne ambiance. Seul trouble-fête potentiel ? La météo, qui pourrait venir gâcher la fête, même si on peut espérer – et souhaiter – que l’été se déroulera à l’image de l’inauguration du 4 juin : gros soleil et grosse chaleur, un verre du rosé Iboat à la main tout en observant une démo BMX/roller suivi d’un concert. De quoi accompagner notre été de la plus cool des manière en somme.

Mark Lanegan Band @ Krakatoa, 8 mars 2015

dans MUSIQUE

Quoi de mieux pour étirer son weekend qu’un bon concert le dimanche soir ? Un très bon concert ? Soyons franc, ce soir-là on a eu droit à un excellent concert ! Avant de te raconter comment la soirée s’est goupillé, Le Type va te parler du pilier de l’affaire, celui qu’on était tous venu admirer : Mark William Lanegan. Il a fricoté avec les plus grands : Kurt Cobain, Layne Stanley, Duff McKagan, Josh Homme pour ne citer qu’eux. Son groupe, Sreaming Trees, était un pionnier du grunge à la fin des années 80, à l’instar de Nirvana, mais lui n’a jamais connu la renommée mondiale et populaire dont ont pu bénéficier nombre de ses amis. Il a cependant atteint au fil des ans un  succès d’estime non négligeable, quoique confidentiel. Et cela vaut peut-être mieux, certains s’y sont brûlé les ailes… Grand monsieur à l’aura captivante, rockeur charismatique, auteur-compositeur prolifique, c’est à sa voix que Mark doit son magnétisme. Une voix naturellement grave et rocailleuse qui force l’écoute et le respect. Comme tant d’autres, me dis-tu, effronté ? Peut-être. Peut-être qu’une voix grave et rocailleuse n’est pas rare mais ce ne sont que des mots. Vas, vas voir le grand Mark Lanegan et tu admettras que peu de chanteurs transcrivent une telle langueur pénétrante, via cette voix puissante qu’on dirait parfois retenue, comme contenue pour ne pas dévoiler toute sa force grinçante, et qui t’explose à la gueule au moment où tu t’y attend le moins. Non, je n’en fais pas trop, ce mec a vraiment un bel organe. On pense à Nick Cave ou Richard Hawley (version américaine bien entendu, c’est moins fin mais tout aussi bon), et un certain Bertrand bordelais ne niera pas une affinité manifeste avec son homologue d’outre-atlantique. On l’a d’ailleurs repéré dans la foule Bertrand, montrant un intérêt évident pour le show admirablement orchestré qui se déroule sur scène. Et, scoop du jour, Le Type a également pu apercevoir l’élégant Alexandre, chanteur des fameux bordelais de ZiZi Rider, se délecter du spectacle avec un fromage sous le bras.

Passons au concert en lui-même. Une première première partie est assurée par Lyenn, artiste belge et bassiste du Mark Lanegan Band. Seul avec sa guitare et son micro, il nous entraîne dans un univers éthéré porté par sa voix lancinante et son jeu plaintif. C’est beau, c’est enivrant, tout en douceur. Si tu veux absolument un point d’ancrage, je peux parler des moments les plus minimalistes de Radiohead. Mais je ne suis pas sûr que ce soit très judicieux. Le mieux, c’est encore que tu ailles te faire une idée par toi-même.

Vient ensuite Duke Garwood, épouvantail à la voix éraillée voire carrément effilochée, accompagné par un batteur assorti. Je dis assorti, je veux dire physiquement et musicalement. On nous a promis du « blues expérimental (voire psychédélique) », on est servi. Le duo est parfaitement en harmonie : guitare jouée aux doigts tantôt claire tantôt fuzz et batterie toujours délicate et aérienne se complètent à merveille. Les deux vieux compères aux techniques peu orthodoxes mêlent leurs sonorités particulières pour le plus grand bonheur des auditeurs. Mais s’ils sont beaux à entendre, ils sont sublimes à voir. Comme Lyenn, mais plus exagérément encore, Duke Garwood effleure à peine ses cordes et ses doigts virevoltent le long du manche avec une finesse maîtrisée que n’égale que le ballet arachnéen des baguettes du préposé aux tambours et cymbales. Elles semblent en effet atteindre les fûts au hasard -un hasard méticuleusement réfléchi- et passe de l’un à l’autre avec une douceur subtile en flux tendu qui rappelle le jazz le plus exigeant, tout en maintenant une pulsation légère mais solide. Très belle surprise !

Après une attente semblant interminable, le monstre se montre. Il arrive d’abord seulement accompagné de son guitariste pour deux chansons qui sans être impressionnantes, plonge Le Type et tout le public dans l’ambiance « Lanegan ». La première pierre est posée. L’éclairage est parcimonieux, et vient essentiellement de derrière la scène. On distingue ainsi très mal les traits du chanteur à la chevelure filasse et cela ajoute à la sensation de mystère relayée par son timbre rauque. Grande silhouette un peu gauche, Mark me semble pendant le concert légèrement souffreteux et ne lâchera que rarement son pied de micro (qui tient qui ?). Je te rassure, toi qui lit ses lignes ; approchée de plus près à la séance de dédicace qui s’ensuivit, la bête était en pleine forme. Sans doute un jeu de scène, un effet de contre-jour dû à ces éclairages ombrageux. Quoiqu’il en soit, il a envie d’en découdre et ses cordes vocales nous offrent une prestation dont Le Type se souviendra. Une fois le Mark Lanegan Band au complet sur scène, on a droit à une déferlante de chansons toute meilleures les unes que les autres. Le batteur ne fait pas semblant de frapper ses caisses, la basse est discrète et efficace, et l’orgue balance ses notes hautes en couleurs là où il faut quand il faut. L’homme à tout faire derrière les claviers prend d’ailleurs régulièrement la guitare pour appuyer le tout, avec un son agressif que j’apprécie. Les compositions sont très cohérentes et les musiciens sont de vrais professionnels vaccinés. Un léger passage à blanc est à regretter, une petite demi-heure au milieu du concert, avec quelques titres plus faiblards. Mark est excellent quand il s’approche du feu des Queens Of The Stone Age (dont il s’est fait le hurleur sur plusieurs albums dont le fédérateur Song For The Deaf), moins quand il joue ses ballades modernes un peu fades. Passons, l’énergie revient vite et jusqu’à la fin le groupe portera haut son fier meneur. Car oui, on a affaire ici à un « backing band », c’est certain, les musiciens sont là pour mettre en valeur notre ami vocaliste. Pas de riff inoubliable ou de solo de batterie ultra-sportif. Mais c’est très bien fait ! On sent même parfois le grunge cher au jeune Lanegan sourdre implacablement et mettre en exergue cette voix que tout voue à la flamme du rock. Puis… on arrive à la fin. On le sent bien, lui aussi, et le groupe se retire sans fioriture. Mais!… Surprise : rappel ! Digne de ce nom : Duke Garwood est invité à prendre la guitare et sont ainsi jouées trois chansons enrichies par les digressions guitaristiques du bluesman. Rideau.

Le Type sort de la salle calmement, comme tout le monde, en se disant qu’il a entendu ce soir un chanteur impressionnant et une preuve que le rock a encore de belles perspectives d’avenir.

« Bleeding Muddy Water », impardonnable absent du set.

Beach House @ Rock School Barbey

dans MUSIQUE

Le Type vous avez déjà parlé de Beach house, ce groupe américain aux accents dream-pop, comme étant le duo, neuf (et bon) du mois. Il était donc tenté d’aller faire un tour à la Rock School Barbey pour voir ce que le groupe envoyait sur scène. Et il n’a pas été déçu.

La salle n’est pas franchement pleine quand le Type, plongé dans le noir et la chaleur étouffante, entend les premières ondes du clavier de Victoria Legrand faire monter la tension. La batterie discrète de Daniel Franz l’accompagne. L’acolyte de Victoria, Alex Scally, couronne le tout de quelques doux riffs de guitare. Wild, issu du dernier album Bloom, entame le set. Le Type n’était pas mécontent de se laisser porter par la voix envoûtante de Victoria. Les morceaux de leurs quatre albums se mêlent, ravissant les adeptes de la première heure. S’enchaînent Walk in the park et Norway au rythme du balancement de l’épaisse chevelure de la chanteuse.

L’atmosphère est planante même si on regrette un peu le son et surtout les jeux de lumière stressants qui nous empêchent de rêvasser. Tout comme l’espace scénique d’ailleurs, guitariste et batteur occupant chacun un coin opposé de la scène. Du coup, la complicité entre les membres du groupe n’était pas flagrante. Mais on sent bien qu’ils sont sympas ces américains tout droit venus de Baltimore pour un séjour français tout en musique. Victoria tente même un retour à sa langue maternelle en glissant un drôle « Je suis une grande idiote » qui nous a fait sourire.

En bref, le Type a passé un agréable lundi soir. Pour ceux qui ont raté leur passage à Bordeaux, une séance de rattrapage aura lieu le 26 Août à Rock en Seine. Avis aux amateurs.

Par Florence, Loan et Vico.

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