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Rocher de Palmer : 5 concerts à ne pas louper

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

Le Rocher de Palmer de Cenon continue de nous surprendre avec un agenda bien rempli, varié et surtout musclé. Le Type s’est penché sur 5  concerts à venir prochainement, avec de belles surprises à la clé.
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Samedi 9 novembre : plateau rap 100% féminin, de Paris à Los Angeles

Le Rocher accueillera une figure importante du rap underground californien, et tout particulièrement de la cité des anges. Avec un premier album sorti en 2011, Reverie  s’est déjà intégrée il y a de nombreuses années à la scène rap indé de la côte ouest, plus précisément depuis l’âge de 17 ans. Cette jeune poète avait déjà les épaules pour porter haut l’étendard hip hop, témoignant de la dureté des quartiers, des problèmes personnels ou de la place des femmes dans le milieu de la scène rap. Il s’agit d’une artiste engagée et pacifique aux textes incisifs. Elle sortira ce 28 octobre son prochain album Where The Darkside Ends, avec son frère Louden qui la suit à la production depuis plusieurs années déjà.

Pour compléter cette soirée, ça sera la parisienne survitaminée Lean Chihiro. Avec son style inspiré de la culture geek et jap’, c’est une artiste encore une fois indépendante qui perce depuis maintenant plus d’un an, respectée par ses compères du game tel que Princess Nokia. Particularité pour cette rappeuse française, elle rappe uniquement en anglais, avec une maîtrise sans failles.

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Mercredi 13 novembre : joyeux anniversaire Archive !

Après 25 ans de carrière, le mythique groupe Londonien formé par Darius Keeler et Danny Griffiths revient avec un album rétrospectif collector et une tournée. Porte étendard du mouvement trip-hop tout comme Portishead dans les années 90, le groupe débarque en 1996 avec Londinium, emmené par la sublime voix de Roya Arab et du rappeur Rosko John. Le rapprochement avec Massive Attack semble évident mais le groupe ne s’en tient pas au trip-hop et va doucement glisser vers l’expérimental, l’ambient et le rock progressif tout au long de ces années. Après de multiples changements au sein du groupe, les diverses collaborations ainsi qu’une dizaine d’albums à son actif, Archive continue sa route, toujours chargé de cet aura spirituelle et émotionnelle, et une puissance intérieure qui lui donne encore et toujours ce statut de groupe légendaire.

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Jeudi 14 novembre : le retour de Monsieur Berger

Nous voilà peu de temps après sa tournée d’été, avec un passage non loin d’ici pour le festival vie sauvage, et Flavien Berger nous fait l’honneur de sa présence, invité par Night Cool. Un an après la sorti de Contre-temps, son troisième album qui a largement cartonné (élu notamment meilleur album de l’année par Les Inrocks), la surprise est tombée en juillet dernier avec la venue de Radio Contre-tempssorte de non-suite de son précédent album, entrecoupé de narrations en tout genre, ressemblant à un essai ou une ébauche qu’il invite à faire améliorer. Toujours plus fou, toujours plus lyrique, Flavien étonne par son approche psychédélique et profonde de la variété française et touche juste. Petit dernier du savant fou, « Deep See Blue Song« , titre faisant parti d’une BO, Deep See Blue Surrounding You/Vois Ce Bleu Profond Te Fondre composée spécialement pour l’exposition de l’artiste française Laure Prouvost, et présentée au Pavillon français de la 58e Exposition internationale d’art de la biennale de Venise. Habitué à mélanger les arts, il s’agit ici encore d’un panel de sonorités, mixture secrète bien gardée par son créateur. Bienvenue dans la matrice de Mr Berger…

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Vendredi 31 janvier : retour en 1999 avec le grand Yasiin Bey aka Mos Def

Back to 99’s. Belle époque que celle des grands du hip-hop, qu’ils viennent de la côte Ouest ou Est américaine. Mais quand il est question de ressortir un des albums les plus influents de son époque, ça ne rigole plus. Rebaptisé sous son nom musulman, Mos Def né Dante Terrell Smith et désormais Yasiin Bey, est bel et bien une légende vivante de la culture rap Us. Et il s’agit ici d’un événement tout particulier, les 20 ans de Black On Both Sidespremier album du rappeur, acteur et activiste né à Brooklyn il y a 45 ans. On y comptait déjà des featuring de poids comme Q-Tip du groupe A Tribe Called Quest ou l’incontournable Busta Rhymes. Grand défenseur de la cause noir et producteur hors pair, Yasiin Bey viendra ravir les fans de la première heure comme ceux de la dernière.

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Jeudi 17 février : Patrick Watson nous entraîne dans la vague

Le californien Patrick Watson, natif de Lancaster et désormais basé au Canada, viendra présenter son profond et bouleversant dernier album Wave, sorti le 18 octobre dernier. Composé dans une phase très dure de sa vie, le chanteur-compositeur et multi-instrumentaliste nous plonge dans un univers fragile et très touchant par sa composition et la beauté des textes. Voix connue à travers ses influences et ses collaborations (notamment sur le classique To Build A Home de The Cinematic Orchestra), nous voyageons entre pop, folk et rock tout au long de 10 sublimes titres, le tout produit sur le très bon label anglais Domino Recording (Animal Collective, Cat Power, Bob Moses, Arctic Monkeys, Jon Hopkins…).

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Infos Pratiques :

  • Agenda et billetterie du Rocher de Palmer, c’est par ici !

Coconut Music Festival : toujours plus loin, toujours plus fort

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

L’incontournable festival de la citée charentaise revient pour sa septième année consécutive du 12 au 15 septembre avec encore une fois une programmation soignée et alternative. Avec l’Abbaye aux Dames de Saintes comme terrain de jeu, le Coconut Music Festival nous promet quatre journées de fête, entre grosses pointures et scène underground dans un des plus beaux spots de la région.

Crédits photo : Max Chill, William Millaud, visuels par Coconut Music (Holy Soakers)

Sept ans d’aventure musicale

En perdurant sereinement au sein de son Abbaye, le Coconut entame sa septième année en proposant encore une fois un festival indépendant à taille humaine, avec pourtant une lourde programmation éclectique. On y a vu passer de nombreuses têtes d’affiches, allant de Flavien Berger à Rone, Metronomy ou Acid Arab… tout en laissant place à une scène atypique et émergente, tout styles confondus.

À la fois populaire et défricheur, c’est une fête de village à l’envergure nationale, qui séduit enfants, ados, adultes et seniors, dans le cadre enchanteur de l’Abbaye. Le Coconut c’est avant tout une histoire de potes qui innovent sans cesse et réinventent leur identité chaque année.

Une programmation sans frontières

En proposant 4 jours de festivités dont deux soirs gratuits (jeudi sur invitation et dimanche), le Coconut étend une programmation alternative et très ouverte entre rap, pop, électro et bien d’autres genres.

JEUDI

C’est AJA, chanteuse du groupe La Femme, qui se chargera d’ouvrir le bal, ainsi que le français Bumbypetit nouveau accouchant d’une dream pop française très poétisée. Et petite surprise, Andrew VanWyngarden du duo mythique MGMT viendra présenter son nouveau projet Gentle Dom. Et surprise de dernière minute, François Marry le leader de François And The Atlas Mountains concoctera un dj set 100% k7 avec sa collection venue des quatre coins de l’Afrique.

VENDREDI

Nous continuerons sur la lancée avec un beau bouquet bien coloré :

Auto-tune et sentiments avec une figure montante de la scène rap bruxelloise, Hamza. Parti pris de représenter la scène du rap game français, on pourra enchaîner avec la bande de Sevran, les 13 Block. Un rap ultra conscient nourri aux grosses instrus et de prod’ aux multiples influences, qu’elles soient passées, futures, d’ici ou d’outre atlantique. Lyon sera représenté par Lala&ce jeune rappeuse aux atmosphères vaporeuses et nourrie à la trap.

Jeune londonienne de 18 ans, Arlo Parks rythmera la foule de son r’n’b torturé aux effluves hip-hop, tandis que LAFAWNDAH, française d’origine égypto-iranienne et produite sur l’énorme label Warp, se chargera de nous bercer d’un r’n’b mystique qui ira jusque dans des contrées orientales. Nyoko Bokbae, trio avec pour chef de file le producteur Bamao Yendé sera également de la fête. Pour ce qui est de la partie plus électronique, la parisienne et discrète Andy4000 distribuera un furieux mix dont elle à le secret, et Full Option, un local à l’origine de pas mal de beaux projets électroniques…

Mais la fête ne s’arrête pas là puisque l’after au Silo sera orchestré par NTS Radio, antenne Londonienne de musiques alternatives, ce qui nous promet un beau plateau composé de la bass music de Culture Jah Tovo, la djette Crystallmess et pour finir une figure légendaire du prisme musical français et international, Monsieur Teki Latex, ancien membre des TTC, Boss du label Sound Pellegrino et résident chez Rinse ou Nova.

SAMEDI

A peine remis de vos émotions il faudra vous remettre en selle pour du gros lourd encore, Salut c’est Cool, groupe parisien déluré et anti-sérieux que l’on ne présente plus, ces quatre joyeux lurons vont encore exploser les oreilles et la scène, comme à leur habitude. Belle surprise que de voir sur l’affiche la formation néerlandaise d’Amsterdam Altin Gün, groupe de rock folk turque psyché des années 70’s emmené par la voix de Merve Dasdemir et Erdinç Yildiz Ecevit et leurs musiciens de renoms comme Jacco Gardner ou Jasper Verhulst.

Retour sur Londres avec le collectif de jazz KOKOROKO. Abusey Jonction sonnait déjà comme un tube jazz et c’est le cas, compilé sur le label Brownswood Recordings du grand Gilles Peterson, leur premier album fût produit par ce dernier, la grande classe. Allons ensuite vers le sud avec Ms Nina qui nous vient de la capitale espagnole pour faire bouger les filles (mais pas que) au rythme de son reggaeton féminin endiablé. Encore un Ovni avec Quinquinze et leur mélange psyché d’anglais et de tahitien, tandis que la douce et vitaminée folk de l’anglaise Rozi Plain se chargera de nous caresser dans le sens du poil. Charlotte Gainsbourg, Air ou encore François & The Atlas Moutains, nombreuses sont les collaborations que compte David Numwami alias Le Colisée, multi-instrumentaliste et songwriter qui n’en n’a pas fini de chanter l’amour, peu importe la manière. En terme de fin de soirée, juste avant l’after, c’est le nantais Discolowcost se chargera d’électriser les plus téméraires d’un set aux styles sans limites.

L’after sera 100% féminin avec une belle variété de styles, en commençant par l’italienne Ehua – basée en UK – qui a sorti son premier EP fin 2018 avec un savant mélange de basses, percussions africaines et d’electro. Sarah Farina quant à elle, livrera un set qui marquera sans doute les esprits, à en croire ses mix Boiler Room, et risque de faire trembler le Silo. Pour finir cette belle programmation, c’est Clara! venue tout droit de Bruxelles qui nous déhanchera de son reggeaton 2.0 pour un ultime voyage.

 

LES APRÈS-MIDI

Pour terminer cette belle programmation, une COCOKIDS Party est organisée le samedi après midi pour les tout petits (qui eux aussi ont droit de taper du pied quand même) ainsi qu’un bal trad’ le dimanche juste après une sieste électronique pour digérer, comme tout bon festivalier qui se respecte.

Il ne vous reste plus qu’à prendre la route, direction Saintes et son Abbaye Aux Dames jeudi prochain, pour la billetterie et les infos pratiques ça se passe ici !

Ola Radio pose ses valises aux Chartrons

dans ANNONCES/DIVAGATIONS LOCALES/ÉVÉNEMENTS/VIE DE QUARTIER

Sept mois après son lancement, la nouvelle web radio bordelaise Ola Radio vient frapper une fois de plus là où il faut, et installe une nouvelle résidence les 25 et 26 juillet dans un lieux historique et atypique de Bordeaux : La Halle des Chartrons.
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Un bilan qui pèse son poids

Difficile de ne pas entendre parler d’Ola. Après son lancement en janvier dernier, c’est un florilège d’émissions, résidences, talk-shows, live stream, collaborations et autres concepts novateurs, pour l’instant jamais vu dans la cité girondine. Sept mois d’activisme au sein de leur QG au Café Mancuso, comme aussi la présence à de nombreux événements culturels de la ville ou de la région (AHOY! festival, vie sauvage, Fête de la Musique, Heures Heureuses…), sans parler d’un catalogue d’artistes qui ne cesse de s’allonger.

Nouvelle résidence d’été et nouvelle teuf en vue

 

Toujours plus culottée, la radio à récemment fait l’acquisition d’un petit bijou bordelais, la Halle des Chartrons. Localisée au centre de la Place Du Marché Des Chartrons, cette bulle de 200 mètres carrés est un lieu historique accueillant habituellement des marchés de créateurs, expositions, conférences et concerts. Jusqu’alors il n’était question d’y héberger quelconque radio locale. Et c’est là qu’Ola Radio prend les commandes en proposant un événement sur deux jours consécutifs les 25 et 26 juillet de 14h à minuit.

Appuyée par son graphiste en chef MACEO, se dernier se charge d’une scénographie pensée tout spécialement pour ses deux jours où viendront se mêler en journée des émissions, interviews, tatouages, expos et autre, le tout accessible au public. Mais nous n’en resterons pas à l’heure où les poules se couchent, les soirées proposeront des Dj set, live modulaire ainsi que du Rap. Pour clore le tout, boissons sur place et food assurée par le Café Mancuso pour ravitailler les troupes.

Le rendez-vous est pris pour nous, il ne vous reste plus qu’à suivre l’événement juste ici.

 

Rencontre : Marc Rebillet à vie sauvage

dans ENTRETIENS/MUSIQUE

Le Type a eu l’honneur de rencontrer le phénomène franco-américain Marc Rebillet, tête d’affiche de la huitième édition du festival vie sauvage. Interview détente d’un « monsieur tout le monde » pas comme les autres qui a retourné la citadelle de Bourg-sur-Gironde !

Artwork : Alice Belair

Fuckin’ rencontre

Cette huitième édition du festival vie sauvage à tenu ses promesses. De la bonne bouffe, de belles rencontres, un spot toujours aussi agréable, un temps estival et, bien entendu, une programmation défricheuse et de qualité.

Et parmi ce panel d’artistes et de styles en tout genre, Marc Rebillet. Né d’un père français et d’une mère américaine, cet « idiot qui fait de la musique » comme il aime s’appeler, vient bousculer internet avec ses vidéos Youtube « homemade ». À coups de compositions sonores spontanées dans un appartement ou un hôtel suivant ses pérégrinations, ce geek de la musique aime se mettre en scène, jouer avec son public, qu’il soit en face de lui, ou derrière un écran. De la techno club au hip-hop, en passant par le jazz et la soul, Marc développe un répertoire d’influences maîtrisées, tant par sa technique – armé de son looper et clavier – que par sa voix polymorphe. Comique, sensible, caricatural, ici il est avant tout question de sincérité. Passionné et pour le moins hyperactif, sa page Youtube est depuis plusieurs années le théâtre de folles vidéos, comme aussi les Sunday Mix, où il invite ses internautes à l’appeler directement sur son téléphone, et lancer un thème sur lequel il improvise un titre immédiatement. Détaché de tout label, il est autodidacte et auto-produit, lui laissant un pleine liberté d’action et de créativité.

On vous laisse ici savourer cet entretien en podcast.
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Marc Rebillet x vie sauvage festival
Crédit photo : Miléna Delorme

Écho à Venir : une 8ème édition en toute liberté

dans ANNONCES/ART ET CRÉATION/ÉVÉNEMENTS

Le festival des arts visuels et des musiques électroniques Écho à Venir, présenté par l’association Organ’Phantom, revient investir la ville sur trois jours pour sa huitième année consécutive, avec cette fois ci pour thème central : la Liberté.
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Trois jours, trois lieux, trois projets singuliers

Du 24 au 26 juin, ce seront trois lieux qui seront investis autour de la Liberté, thème de cette saison culturelle bordelaise. L’an dernier c’est la placette de Munich qui fût réquisitionnée pour accueillir deux dômes immersifs où les live audio se mariaient aux projections visuelles à 360º. Mais cette année c’est sur trois lieux stratégiques qu’Écho à Venir nous invite à voyager, du CAPC au Conservatoire Jacques Thibaud en passant par le Parc Aux Angéliques, nous proposant des artistes de divers horizons, ainsi que des figures locales évidemment.
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Jour 1 et 2 : Carte blanche à Yosi Horikawa

Masterclass - Yosi Horikawa - Conservatoire de Bordeaux
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Il s’agit ici d’une venue toute particulière, celle du musicien compositeur japonais Yosi Horikawa. Véritable star dans son pays, le bidouilleur sonore a su se forger une réputation et un respect tant bien du public que de la presse. Proposant un concept de field recording, Yosi enregistre des sons de la nature ou bien d’objets, donnant naissance à un mariage hybride avec la musique électronique. Il s’y dégage de fortes émotions, de par une composition minutieuse et un soucis du détail, le tout baignant dans une sensibilité très humaine. Son album VAPOR sorti en 2013, fût acclamé par la critique et suffit largement à attester du talent de ce compositeur révélé, notamment par la RBMA (Red Bull Music Academy).
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C’est en masterclass ce lundi 24 juin au Conservatoire de Bordeaux que l’orfèvre nippon viendra présenter un projet unique après avoir enregistré des sonorités sur les côtes girondines, création originale donc de cette huitième édition.
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Seconde représentation les pieds dans l’herbe

Yosi Horikawa - Parc Aux Angéliques

La performance ne s’arrête pas là. Rendez-vous au Parc Aux Angéliques en plein air pour une expérience alliant live audiovisuel et danse, toujours avec la présence de Yosi, accompagné cette fois ci de l’équipe de production audiovisuel d’Organ’Phantom (Pablo Gracias / Antoine Bdvs / Nicolas Marand), et de la compagnie de danseurs Bordelais Fish & Shoes qui a remporté en 2016 le prix de l’initiative. Un DJ set sera assuré par le bordelais Larzac du collectif tplt.

 

Jour 3 : acid techno et piano à queue au CAPC

Acid Harmonie - CAPC Bordeaux
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L’italien Fabrizio Rat – La Machina sera le deuxième invité d’honneur de cette huitième édition d’Écho à Venir, avec un live au sein du Musée d’art contemporain le mercredi 26 juin à partir de 21h00. Mêlant une techno incisive et puriste aux accents acid avec un piano à queue, il mélange deux harmonies que tout sépare, créant des boucles hypnotiques qui risquent de fortement envoûter le public du musée. Voici une de ses performance pour le Cercle qui témoigne à merveille de son talent et surtout de sa technique. Une soirée d’exception rendue possible grâce à une collaboration avec Arc en Rêve, qui accueille pour l’occasion la programmation d’Écho à Venir.
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Toutes les infos et billetterie ici.

Cigarettes After Sex, la volupté des maux

dans ÉVÉNEMENTS/REPORTAGES

C’est timidement que nous prenons place dans une salle bien remplie du Rocher de Palmer ce 27 mai, prêt à accueillir un groupe américain de renom, Cigarettes After Sex pour cette date exceptionnelle. Le public est au rendez-vous. Nous aussi.

Crédit photos : Nico Pulcrano

Le groupe prend place sur scène de la manière la plus simple possible qui laisse distinguer la prestance naturelle de chacun de ses membres.

C’est de sa voix suave et incroyable que Greg Gonzalez, chanteur et guitariste du groupe, nous lance les premières notes de cette mélodie qui fait valser nos cœurs. Accompagné des autres membres, maintenant permanents, du groupe, ils nous partagent un fragment de leur univers. Dès la première chanson, une aura langoureuse se diffuse dans la salle et envoûte les corps. Un moment calme et sensuel d’une extrême technique musicale. De leur dernier morceau sorti « Crush » en passant par leurs classiques, on embrasse les notes et on apprécie les airs. D’une aisance rare, le groupe salue  respectueusement la foule et la remercie être là pour ce moment de douceur. Les artistes nous parlent d’amour, et soyez-en sûrs, on adore ça.

À travers les accords mélodieux et la mélancolie des mots, nous redécouvrons chaque chanson d’une manière pourtant fidèle aux enregistrements studios. Ces quatre hommes et leur justesse incroyable emmènent toute la salle avec eux. Nous regardons autour de nous, et c’est l’amour qui l’emporte. Les gens partagent ensemble, se prennent dans les bras et c’est beau à voir. Le maniement d’un anglais simple et sans détour, permet à chacun d’interpréter la musique à sa manière, et donc de profiter du moment en introspection. Le groupe reste très pudique avec son public, mais se livre sur ses classiques. Les notes de « K » retentissent assez rapidement pour notre plus grand bonheur. Vous reprendrez bien une dose d’amour non ?

Lorsqu’on s’attarde sur les paroles, on imagine la beauté d’une appartenance libre à l’autre, d’une rupture, d’un abandon (sans assurance). Une démonstration de maniement du verbe pour les passionné(e)s de poésie. Une musique qu’on écouterait sans doute au coin d’un feu, les yeux rivés sur un ciel inondé par Lune et étoiles. Une musique qui permet à chacun de se projeter ailleurs. Un magnétisme qui traverse le corps et le cœur, pour se nicher au creux de nos oreilles, c’est ce que provoque Cigarettes After Sex. Nous partons. Avant de dire au revoir, un dernier regarde sur la salle pour ne jamais vraiment dire adieu à cet amour personnifié et idéalisé ce soir-là. Pour que cela dure. Toujours. Un concert dont nous sommes déjà nostalgiques.

Show « high level » by Caba & JeanJass

dans ÉVÉNEMENTS/REPORTAGES

Alors JeanJass et Caba c’est l’Amérique. Un vrai show. Simple et sans faux-semblant. Les deux artistes posent leur flow et partagent. La Belgique débarque au Rocher et ça va donner.

Photos : Intza Bagur

Caballero, jeune bruxellois d’origine espagnol et double J, JeanJass, rappeur et beatmaker de Charleroi d’origine marocaine forment le duo de feu belge de la scène rap actuelle. Ce soir-là, concert à guichet fermé très attendu par les Bordelais, complet depuis longtemps. L’ambiance est là dès l’entrée.

Les deux amis commencent très fort en emportant la foule direction L’Amérique, un de leur meilleur succès. Le Rocher s’affole dès le premier beat de DJ Eskondo. Le décor est posé, une voiture sur scène, une cabine téléphonique, fumée, lumières, l’accord est parfait. Confrontation entre concert de rap et moments de rires entre les artistes et le public. Un coup de téléphone interrompt le spectacle plusieurs fois apportant touche d’humour et transitions entres les morceaux, rendant le moment d’un équilibre déconcertant.

Malgré ce coté comique revendiqué et assumé, le concert n’en reste pas moins du « high level ». Les deux hommes partagent la salle pour un battle de paroles, pour finalement tous nous rassembler sur « Incroyaux ». Les titres s’enchaînent, JJ et Caba, c’est (vraiment) la base. Le public est au rendez-vous sur toutes les paroles. Ce show rassemble et unifie. Le téléphone sonne à nouveau, c’est Lomepal. Jean Jass fredonne le titre « X-men » réalisé sur l’album Jeanine de ce dernier. Des refrains fracassants privilégiant des directions libres et différentes pour un mélange homogène d’anciens et de nouveaux sons. Après avoir ambiancé les foules et demandé plus de son sur « SVP », le duo reprend « Degueulasse » soutenu par son fidèle public. On navigue entre l’humour et le cynisme toujours maîtrisé à la perfection.

Ensemble depuis plusieurs albums maintenant, les deux amis nous livrent une prestation toujours étonnante, maniant les changements de tons avec brio, et nous bousculent de rythme en rythme. On se retrouve vite pris dans un joli piège à mi-chemin entre les corps qui s’entrechoquent et les verbes qui percutent : Oui monsieur !

Ils nous font voyager jusqu’en Wali-fornie, la Cali de JJ. Les épicuriens reprennent tous en cœur « met du respect sur mon nom ». On finit sur Bruxelles arrivent, ou plutôt repart sur les routes pour revenir très vite nous voir, on l’espère.

 

Post-punk apocalyptique 2.0 au BT59 : Rendez-Vous

dans ÉVÉNEMENTS/REPORTAGES

Francis, Elliot, Maxime, Simon et Guillaume ont retourné ce 17 avril la totalité du public bordelais du BT59 aux cotés de VvvV, croisé en première partie. Le groupe old school dévoilait en octobre 2018 un nouvel album : Superior state, avant de se lancer à corps perdu dans une tournée mondiale jusquʼà la fin de lʼannée. Depuis leurs premières dates en 2015, Rendez-Vous ne cesse de régaler la soif littéralement insatiable de leurs fans et ce, pour notre plus grand plaisir. On a kiffé ce concert organisé par l’Iboat (et donc délocalisé au BT59) et on vous propose, en quelques clichés, de sombrer dans cette ambiance frénétique.
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FAIR le tour, avec Voyou et Cléa Vincent au Krakatoa

dans ÉVÉNEMENTS/REPORTAGES

Du 24 janvier au 10 mai, Fair le tour parcours la France. Une onzième édition, une vingtaine de dates : encore cette année, les organisateurs ont prévu large. Le casting est toujours à la hauteur, avec la crème de la nouvelle scène pop française, de GRAND BLANC à Radio Elvis en passant par Flavien Berger ou Tshegue. L’étape bordelaise n’a pas déçue, avec Voyou et Cléa Vincent. Deux artistes aux univers riches, pour un melting-pop parfait, dans un Krakatoa tombé sous le charme. On y était ; c’est donc avec plaisir qu’on se replonge dans cette bulle.
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OCTANT Studio, le live version local

dans ART ET CRÉATION/DIVAGATIONS LOCALES/MÉDIAS

Le paysage culturel bordelais s’étoffe années après années de beaux projets. On discerne une féroce volonté de distinguer les talents du territoire aquitain. Des initiatives sont prises, des actions sont menées et des collectifs, associations ou autres mettent tous en place pour valoriser l’émergence artistique. Présentation d’OCTANT Studio, nouvel acteur de cette scène foisonnante.

Crédit : Liferty – Burning

Le projet Octant se comprend « local »

Dans une logique de proximité, dénicher des artistes et leur permettre d’exprimer leur art est l’une des clés de voûte d’OCTANT. Ce projet s’orchestre autour du champ lexical de la marine, Octant étant un ancien instrument de navigation, utilisé en mer pour faire le point. Instrument à réflexion, il porte aujourd’hui le nom de ce projet, « un outil permettant de se repérer parmi une offre musicale toujours plus fournie, en mettant en lumière des artistes et des univers qui se démarquent ».

Diviser pour mieux créer. L’objectif d’OCTANT Studio est simple : fédérer des talents issus de différentes disciplines (audiovisuel, direction artistique, design graphique, mode…) autour d’un format de live musical à destination d’artistes locaux à fort potentiel. La boucle est bouclée puisque des talents se mettent au service d’autres talents. N’est-ce pas là le but de tout rassemblement créatif ? Chaque idée est valorisée, chaque opinion est sublimée.

Un projet visuel et sonore complet au service des artistes

OCTANT utilise les compétences de ses membres pour construire une identité visuelle et sonore. Reprenant les codes de la définition du terme octant, les membres du projet effectuent un travail de  réflexion autour d’une scénographie : décor plateau, éclairage, stylisme, post-production, etc. Se diversifier pour mieux avancer. La visée principale du projet est de mutualiser les compétences afin de réaliser une production de qualité, qui surprend les publics et illumine les artistes.
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Autour d’Octant gravite une dizaine de personnes. Chacune possédant des aptitudes et des horizons différents. Le studio s’est structuré autour de plusieurs jeunes professionnels bordelais issus de cercles artistiques complémentaires :

  • Le studio de production audiovisuelle Atmen Studio, fondé par Alek Jewatski
  • Le studio de design graphique Bureau Nuits, composé de Romain Pedeboscq (L’Encreur) et de Jules Fesquet,
  • La designer et styliste indépendante Caroline Dussuel,
  • La make-up artiste Charlotte Masegosa,
  • Le réalisateur Paavo McGrant (seconde moitié de ATMEN Studio)
  • La jeune diplômée Mélina Štylianidöu (Master propriété intellectuelle)

Ainsi qu’un beau partenariat avec l’association Le Résonateur située à Pessac, qui met à disposition l’un de ses studios d’enregistrement et permet ainsi à Octant de réaliser ses lives musicaux dans les meilleures conditions. Depuis leur création en septembre, l’ambition s’affirme. Sous son aile, le projet abrite sept artistes. Le 24 février 2019, le studio a diffusé la saison 1 de son concept, qui présente 6 artistes bordelais sur une période de 4 mois.

  • Jean Castel (pop/RnB)
  • WL Crew (rap)
  • Amphitryon (musique électronique)
  • Liberty (pop)
  • Toziako (rap)
  • MLX (rap)

Six artistes, six talents qui bénéficient d’un apport artistique. On le sait, il est très compliqué de se démarquer et d’effectuer une auto-promo pertinente et cohérente. OCTANT Studio propose une solution professionnalisante. Leur but premier est de développer les artistes locaux pour leur permettre de s’étendre à la France entière. Les lives de ces 6 artistes seront publiés à raison d’un film toutes les deux semaines sur les plateformes suivantes :

2.5.0.0

Jazzy Bazz + WL Crew au Rocher de Palmer

dans ÉVÉNEMENTS/MUSIQUE/REPORTAGES

Le 2 novembre dernier, au Rocher de Palmer, Jazzy Bazz nous a interprété entre autre son dernier album Nuit. De retour dans la « ville de l’Entourage », le rappeur, membre de 3.14 Band à su ambiancer la foule du Rocher. Il faut dire qu’à son arrivée sur scène, le public était déjà bien chaud par la première partie proposée par le WL Crew. Ce collectif bordelais fondé en 2011 a su tirer profit de son moment sur scène pour offrir une prestation impeccable et nous proposer des titres récents tel que « 2019 ». Voici un retour en image de la soirée orchestrée par RK2 Production.

 

Écho à Venir : en immersion de Montréal à Bordeaux

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS/MUSIQUE

Toujours organisé par l’association bordelaise Organ’Phantom, le festival d’arts visuels et de musiques électroniques Écho à Venir revient pour sa septième édition et mettra cette année à l’honneur nos confrères québécois de Montréal ainsi que la scène électronique locale. 4 jours mêlant immersions audiovisuelles, lives, dj sets, et ateliers au cœur de Bordeaux.

C’est sur la placette de Munich – ce petit coin ajouré à la Place des Quinconces d’habitude prisé des touristes et autres événements populaires bordelais – que nous pourrons découvrir une septième édition qui réserve une surprise de taille :  deux dômes accessibles au public d’un peu moins d’une vingtaine de mètres de diamètre. Ici c’est bien plus qu’un concept qui est proposé, il est question d’une réelle et totale immersion à 360°, où la musique sera mariée à des projections visuelles uniques, issues de la résidence en collaboration avec SAT (Société des arts technologiques de Montréal). Mettre en avant la scène canadienne et européenne, innover et proposer le futur des lives de demain, telle est la volonté de ce projet qui se déclinera en 3 performances uniques, avec pour le Dôme A/V :

INTERPOLATE (jeudi 20 septembre)

Crédit : Sébastien Roy

Alliance des musiciens Push 1 Stop et Woulg qui repousseront les limites de la représentation audiovisuelle en confrontant la musique à l’image, et l’image à la musique. Une interaction totale pour donner une matière physique à la musique. Ils seront suivis par le duo bordelais d’electronica Look For Device qui viennent de sortir un nouvel EP.

ORBITS (vendredi 21)

Crédit : Sébastien Roy

Projet du musicien et producteur David Gardener (Dems) venu du label Ninja Tune, il officiera sous son nouveau pseudo Montreal Life Support. Il sera aussi ici question d’immersion à 360° où le londonien promet un live qui risque, à juste titre, de nous satelliser… Le bordelais Vacant Expression sera aussi de la partie pour un vertigineux voyage entre techno, ambient et expérimentale.

ALTER ITEM (samedi 22)

La djette et productrice montréalaise Debbie Døe et l’artiste visuel bordelais Pablo Gracias s’associent ici sur un projet ambitieux. Une pièce créée cette année à Montréal, traitant de l’homme et du numérique. Déformation des images, de la matière, il s’agit ici d’une création originale et d’une belle alliance entre les deux villes. Les bordelais Martin Mestres et Hieros Gamos se chargeront de nos oreilles et nos yeux avec techno et Vjing au programme…

Sur les 4 jours du festival le Dôme « bar Dj set » proposera une programmation gratuite et 100 % bordelaise avec Fruckie du label bordelais We Fine Aura 1Pierre Gewohnheit, ou encore Täz, figure connue des teufs bordelaises. Le Type sera donc présent pour ce festival qui promet de folles et réelles expériences sensorielles, visuelles et auditives !

Interview à vie sauvage avec Miel de Montagne

dans ART ET CRÉATION/MUSIQUE

Le Type a eu l’honneur de rencontrer Milan alias Miel de Montagne à l’occasion de son live acidulé et enchanteur au festival vie sauvage le 16 juin dernier. Rencontre intimiste dans la douce citadelle de Bourg-sur-Gironde avec le créateur du titre « Pourquoi Pas » qui vient de sortir son premier EP Petit Garçon, sur le label Parisien Pain Surprises.

Crédits Photos : Alice Belair
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Le Type : Si tu pouvais nous citer un artiste ou performeur « kitsch » et iconique qui t’inspire, de qui s’agirait-il ?

Milan : Si je devais parler de référence, l’autre jour je matais des live de Prince, et là tu y vois des nanas qui sont folles, tout comme ses chemises, il y a un côté super retro. Tu vois, ça marche toujours un truc comme ça, le côté glow  qui rayonne, ça cartonne et je pense que c’est quelque chose qui gravira les années. Pour moi tu vois c’est kitsch mais en fait c’est surtout une mode avant tout. Les chanteurs ou les mecs comme Julio Iglesias et leur charisme, faire tomber les filles tout ça ; oui, ça me fascine. Je ne suis pas du tout comme cela mais j’aime jouer cette caricature et parfois je me projette sur scène, je vais faire le crooner, chanter des histoires d’amour, ce que je pouvais imaginer en créant le morceau.

Jouer ici, dans ce cadre qui se rapproche de la nature et des grands espaces, est-ce quelque chose que tu affectionnes particulièrement ?

En ce moment, beaucoup oui, ça me fait du bien d’être ici. C’est vraiment un régal et je n’ai pas senti une seule tension en arrivant. Tu peux voir le sourire des gens qui sont ravis, tu ne te sens obligé de rien. Nous sommes arrivés hier et je pense que je me suis même trop imprégné du lieu, j’en ai oublié que j’étais sur scène (rires) ! C’est tout à fait ce que j’espérais avant de venir. Je découvre de plus en plus cette région puisque je travaille avec des gens qui sont dans les alentours de Bordeaux. Enfin, je ne fais pas que travailler, je passe du temps avec les copains (rires) !

Comment as-tu préparé ce live ?

Malheureusement, sur scène, je ne peux pas tout vous jouer contrairement au fait que je compose tout seul. J’ai donc vraiment eu la volonté de mettre l’accent sur la guitare et le chant pour me sentir libre sur scène et vraiment communiquer avec les gens. Pour le reste j’ai fait appel à un bon pote, Vincent « Le Vince » ; je l’ai appelé un jour et nous avons répété ensemble et ça l’a fait ! Je pense que même sans répétitions ça l’aurait fait. Du coup il me suit sur tous mes live.

Tu as connu l’atmosphère de Paris en tant que DJ, quel a été le déclic pour que tu deviennes Miel de Montagne ?

J’ai toujours eu beaucoup d’instruments. Mon premier c’était la batterie à 5 ans, ensuite j’ai eu une guitare. J’ai eu pas mal de groupes aussi, puis après je me suis mis à faire des choses seul, j’étais DJ, je produisais de la house, des choses plus électroniques, c’est quand j’étais à Paris. J’ai suivi cette mode du DJ, mais il m’a fallu du temps pour faire le point et sortir ce projet Miel de Montagne, car c’était tellement sincère que j’en avais peur. Je suis revenu sur les bases car je n’étais pas 100 % moi même.

Quand j’avais 14 ans je composais déjà les mélodies qui sonnaient comme Miel de Montagne tu vois. Même mes parents aujourd’hui me disent : « C’est marrant, ça ressemble à ce que tu faisais quand t’étais ado, t’as toujours eu cette touche et ces riffs là ». Même moi je ne m’en rendais pas compte ; ce sont eux qui m’ont ouvert les yeux là-dessus. C’est un truc qui était en moi, et je pense que comme plein de gens, j’avais un peu peur, donc j’ai fait d’autres choses, ce qui a été bénéfique aussi, car j’ai appris beaucoup. J’ai de l’expérience dans plein de milieux différents et eu divers projets. Et à un moment j’ai rencontré des personnes, notamment Jacqueset c’est comme cela que je me suis dis « ouais beh vas-y faut se lancer quoi, je vais faire mon truc les gars ».

Ce n’est pas un ras le bol, c’est plus un moment où tu t’écoutes, tu prends le temps, tu rentres un peu à la campagne,. Moi, c’est ce qui s’est passé. J’ai ressorti la guitare, j’ai commencé à écrire des petites paroles et voilà, je me sens à ma place.

 

Mes parents m’ont dit : « Ça ressemble à ce que tu faisais quand t’étais ado, t’as toujours eu cette touche et ces riffs là ». Même moi je ne m’en rendais pas compte ; ce sont eux qui m’ont ouvert les yeux là-dessus.

 

 Comment s’est passé la rencontre avec les labels Pain Surprises et Délicieuse Musique ?

J’ai d’abord rencontré le label Parisien Pain Surprises par le biais de Jacques. Là on est sur une co-production où Délicieuse à apporté son soutien au projet, les deux se partagent le travail. Ce qui est vraiment cool étant quelqu’un qui aime faire les choses de A à Z, c’est qu’ils me laissent faire ce que je veux. Je me sens totalement libre.

« Pourquoi pas », ça ne serait pas un peu la réponse de ton parcours ? La prise de risque, se lancer ?

Ouais, on peut le voir comme ça. C’est surtout un truc simple, quand tu vois une aubaine une proposition, tu te dis pourquoi pas, tu ne n’émets pas de jugement dessus, tu y vas ou tu n’y vas pas, mais en tout cas : pourquoi pas ? Ça laisse des portes ouvertes et j’aime bien ça, cette continuité d’essayer des choses et voir ce que ça donne.

Le titre « Petit Garçon » et son atmosphère nostalgique, peut-on dire que c’est un retour aux racines ?

C’est marrant car quand j’ai composé les paroles de « Petit Garçon je courrais derrière ma réalité », c’était dans la période où je revenais vivre chez mes parents en Charente, et je commençais à prendre conscience de ces bases que j’avais. Il y a des choses parfois que tu ne contrôle pas et j’ai chanté ça comme ça, puis je me suis dis que c’était juste logique, que je pouvais aussi appeler mon EP comme cela car c’est un retour aux sources.

 

Pouvons-nous attendre un album en projet ?

Ouais bien sûr, c’est en projet, j’aime me surprendre et surprendre les gens. Sur cet EP il y a des choses différentes et variées, les titres ne traduisent pas tous les mêmes émotions. Justement ce sont celles qui me traversent. Tout ce que je sais c’est que je vais pas mal travailler en studio à la fin de l’été, et quelque chose va arriver très vite, il y a déjà quelques morceaux que l’on a pu entendre sur scène. Donc oui, soyez surpris d’un album, ou même d’un EP…

Merci Miel de Montagne.

Anniversaire Banzaï Lab : 10 ans

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Le Label Bordelais fêtera ses 10 ans le 4 et 5 mai au Rocher de Palmer, avec l’écurie au grand complet sur deux soirées qui promettent du lourd !
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L’incontournable label bordelais soufflera ce weekend ses 10 bougies sur deux soirées riches en surprises avec un line-up fracassant, réunissant grosses pointures, nouvelles recrues et collaborations inédites. Banzaï Lab revient donc après 10 ans de bons et loyaux services, une aventure qui n’est pas prête de s’arrêter après plus d’un centaine de concert, le label développeur et dénicheur de talents vient enfoncer le clou et investir le Rocher de Palmer de Cenon.

Entre hip-hop, dub, soul, electronic, bass music et autres, Bordeaux vibrera, avec pour le premier soir :

  • Les Bordelais Smokey Joe & The Kid « ALL STARS », le duo Bordelais sera présent pour un live inédit en France puisqu’ils seront accompagné des Mc’s anglais Youthstar (Chinese Man Records) et Mysdiggi, des ricains Black Worell et Non Genetic (Shadow Untaz) et du français Yoshi (Zulu Nation).
  • Suivi du duo londonien Too Many T’s, récente recrue du label, pour leur tout premier live dans la ville, pour terminer avec le groupe vainqueur du Tremplin « La MUE » .

Le samedi verra le Rocher vibrer sur deux salles:

Mainstage :

  • L’anglais Dirty dike de chez High Focus records qui viendra poser pour la première fois les pieds dans notre région, Youthstar qui remettra ça avec cette fois ci notre bordelais SENBEÏ aux platines pour un set qui s’annonce puissant, du rap avec Cheeko & S.O.A.P, electro-funk avec KOAN SOUND, l’abstract Hip-hop fusillant d’Al Tarba, la neo-soul du trio J-Silk et les mélodies électroniques de Noke.

Dub Corner :

DUB ADDICT Crew et leur Soundsystem, La voix roots de Joe PilgrimFeldub (Co-fondateur de Banzaï) accompagné de Twan Tee, et pour finir la formation de dub The Subvivors. De quoi taper du pied et s’en mettre plein les tympans.

BANZAÏ !!!

 

 

 

 

 

 

Alex Garcia sort Split, son premier album : rencontre

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Le Type s’est rendu chez le Dj, producteur et live performer Alex Garcia. Tour d’horizon du parcours d’un passionné de musique qui s’est bâti une forte réputation dans le milieu musical underground bordelais, et qui prépare la Release Party de son nouvel Album Split. De l’acid techno incisive invitant l’electro pour un mélange radical. Rendez-vous le 12 avril à 18h aux Vivres de l’Art.
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Bonjour Alex, peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas encore ?

Salut ! Je suis Alex Garcia, j’ai 34 ans, j’habite Bordeaux et je fais de la musique depuis mes 18 ans, et je me suis réellement remis à faire de la techno depuis 5 ans. Je travaille désormais avec des machines et synthés analogiques que j’affectionne particulièrement.

Comment t’es venue cette envie de faire de la musique électronique ?

Et bien à l’époque vers 18-19, je sortais au 4 Sans à Bordeaux, je voulais rentrer dans la musique mais c’était vraiment difficile pour moi car je n’avais pas trop de potes musiciens, je ne connaissais pas ce milieu. Ça me paraissait disons « facile » de faire du son avec des platines plutôt que d’acheter une guitare etc. Ce qui me plaisait, à l’époque, c’était l’électro et la techno, mais en réalité pour tout te dire, mon rêve à l’époque c’était de jouer de la guitare dans un groupe de rock ! (rires).

Donc avant mes 18 ans j’étais beaucoup plus rock, la techno est venu plus tard, même si ma sœur m’en faisait écouter un peu. Puis j’ai eu mes gros chocs musicaux comme Laurent Garnier, Vitalic et Arnaud Rebotini un peu plus tard.

 


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Quelles ont été tes influences ?

Les lives que j’allais voir comme je te disais, mais j’ai toujours été ouvert à des genres différents, j’ai fait du hip-hop, de l’abstract, j’ai joué dans des groupes de rock, de blues, j’ai fais du clavier… Il y a 6 ans j’étais dans un groupe mais nous avons arrêté, et j’avais gardé une machine électronique et je m’y suis remis.

C’était quoi ton matos à l’époque ?

Je suis passé par plusieurs étapes, car cela m’arrivait parfois de me tromper dans mes choix et achats. J’ai eu des platines vinyles, puis je me suis intéressé aux machines avec une Roland MC 303, mais je n’y arrivais pas trop et je suis passé par l’ordinateur avec Reason et Ableton Live. Je me suis détaché progressivement de l’écran pour me remettre aux machines analogiques que j’avais acheté entre temps.

Puis la grosse claque, comme je disais, c’était Arnaud Rebotini au 4 Sans et ses synthés analogiques de malade qui m’ont fait me dire « c’est ce son que je veux ». De voir un artiste faire cela sans ordinateur !

Comment t’es tu dirigé vers le milieu underground ?

Ça a évolué avec le temps car je faisais des sons purement électro/techno et puis à la longue je me suis mis à faire des sons un peu plus « bourrins », qui tapaient beaucoup plus. C’est à cette époque aussi que j’ai commencé à découvrir le milieu de la Rave, avec des collectifs qui organisaient des soirées à Bordeaux, mais à la longue c’était devenu trop ghetto pour moi, ça me plaisait carrément moins.

Pendant un moment j’ai cessé d’aller en soirée techno et il y a 8 ans j’ai connu les soirées du Manège Déjanté qui proposait des choses plus variées, plus folles, tant au niveau du son que de la déco. Ça m’a permis d’avoir de nouvelles idées dans mes productions musicales. Aujourd’hui, je fais parti des Alchimystik et membre fondateur du collectif P22 depuis 3 ans, avec qui nous organisons aussi des Free Party.

Comment en es-tu venu à jouer en live ?

Ça a commencé assez tôt, quand je commençais à mixer. J’ai débuté sur de petites scènes dans des festivals etc, mais j’avais tendance à me lasser assez vite et je ne trouvais pas forcément mes marques. Puis j’ai fait la connaissance de mon voisin (maintenant ancien) qui m’entendait jouer, et qui avait une asso, AKM, qui organisait des soirées ! Il m’a proposé alors de jouer au BT59, c’était il y a 5 ans et là ça correspondait vraiment plus à ce que je voulais jouer devant des gens qui étaient plus réceptifs, et le public a commencé à me suivre. Ça m’a donné envie de travailler encore plus sérieusement.

Peux tu nous parler de SOUNDRISING le label qui te produit ?

C’est avant tout une histoire de potes, on s’est rencontré en soirée. Le label à commencé en 2013 à Bordeaux, moi j’étais encore chez AKM . J’ai adoré ce qu’ils faisaient même si c’était un peu plus bass music. Par la suite ils m’ont proposé de sortir mon premier EP avec eux, Black Empire en 2015.

Tu reviens désormais cette année avec Split, ton premier album. Ça marque un changement ainsi qu’une évolution dans ta production ?

Oui, car entre temps j’ai fait d’autres morceaux, j’ai été influencé par mes écoutes et cet album est réellement différent de Black Empire. C’est plus electro et ça tape vraiment car c’est ce que j’aime, et on est clairement dans de l’acid techno. Le morceau « Split » est légèrement différent du reste de l’album car je voulais faire quelque chose de plus « fou », comme on peut le voir dans le clip, qui est visible sur Youtube. J’ai beaucoup plus travaillé dessus que sur mon premier EP. Victor Newman qui est un compositeur de malade et qui m’impressionne beaucoup m’a aidé à enregistrer et à faire les arrangements, puis il y a eu l’étape du mixage avec DISKAL. J’ai beaucoup appris de choses avec eux.

 


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Le nom Split, c’est un clin d’œil au film de Night Shyamalan ?

Ahah oui, c’est ça l’idée ! En fait j’ai vu le film, et la folie des gens me fascine. Autant quand je suis en soirée avec mes potes et que l’on délire, que quand je me dis: « wow il y a vraiment des gens qui sont réellement tarés et schizos ». Quand nous avons fait le clip du titre « Split », c’est cette image-là qui est retranscrite, le titre est moins linéaire que les autres, il est construit différemment.

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Comment tu appréhende ta Release Party aux Vivres de l’Art ?

J’adore ce lieu, c’est là où j’ai pu faire de supers rencontres dans mes débuts avec des artistes comme Les Frères Coulures, Les Chattes du Cimetière (LCDC) et d’autres qui m’ont permis d’y jouer dans le passé, je m’y sens vraiment bien. Là ce qui est différent c’est que j’organise – avec SoundRising et l’asso 303 – donc j’ai quand même la pression et surtout l’envie de donner le meilleur de moi-même. Les personnes que j’ai choisi pour jouer comme pour faire le mapping, les expos, ou la déco, ce ne sont que des tueurs qui bossent, il n’y aura que des bons ce soir là !

Si tu devais nous citer un morceau qui n’est pas du tout techno mais que tu affectionne particulièrement ?

Alors je dirais sûrement Nirvana, car ouais, je suis un gros fan du groupe, et je dirais le titre « Heart Shaped Box » que j’aime énormément.

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