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Brüme : le collectif bordelais en pleine ascension

dans LES NOUVELLES/MUSIQUE

Né à Bordeaux en novembre 2018, vous avez peut-être déjà entendu parler du collectif Brüme, œuvrant pour l’organisation de rencontres et d’événements musicaux. Intervenant à chaque étape de la production d’un événement, ils travaillent en partenariat avec diverses organisations. Un réseau de collaborateurs minutieusement choisis et qui n’est amené qu’à s’agrandir.

Connecter la culture et la subculture consiste en l’un de leur principaux objectifs

Un mot pour qualifier ce collectif ? Pluriculturel. Car non seulement, il souhaite prôner l’ensemble des formes d’art mais avant tout, mettre en relation deux univers communément qualifiés d’opposés polaires : la culture et la subculture. Bordeaux est la ville idéale pour permettre à ce collectif de puiser son dynamisme. En pleine émergence culturelle, les perspectives d’y créer un événement sont larges et la population accueillie y est de plus en plus jeune et active. L’une des caractéristiques de Brüme est d’intervenir à chaque étape de la production d’un événement ; de l’organisation à la réalisation en passant par la promotion. Le groupe souhaite mettre en exergue la scène subculturelle de Bordeaux en mettant en avant DJ’s et producteurs dans le cadre d’événements qu’ils organisent au sein de différents lieux. Mais Brüme veut aller encore plus loin en sensibilisant son public à des causes qui lui sont chères : l’usage des drogues et la cause environnementale.

Des lieux déjà investis et de multiples partenaires

Le collectif débute au Sputnik Bar et devient, très vite, ami et résident de l’établissement qu’il peut compter aujourd’hui parmi ses partenaires. Identique pour le bar-restaurant à deux pas du Grand Théâtre, Le Wooosh où un premier événement a eu lieu le 1er mars 2019. Le Break et Les Mauvais Garçons font également parti des résidences partenaires sur lesquelles peuvent compter Brüme. Mais un bon projet se nourrit d’une mutualisation des compétences ; c’est pourquoi le collectif a choisi des partenaires correspondant à leurs attentes. Il peut compter sur le magazine culturel bordelais Happe:n, présent depuis 2003 ou Le Protocole, webradio locale. La plateforme nationale de référencement d’artistes YourDJ fait également partie des structures qui soutiennent Brüme avec la plateforme bordelaise Arrêtez de Dormir. Sans oublier, Vodka nadé, marque itinérante de vodka réalisée à partir de raisins de Bordeaux et ESN Bordeaux (Erasmus Student Network) qui a pour mission de représenter les étudiants internationaux en leurs proposant des rencontres inoubliables avec des gens du monde entier, des participations à des événements et également des interactions avec les étudiants locaux.

Et après ?

On n’en sait peu pour l’instant mais on peut d’ores et déjà vous dire que Brüme a prévu d’organiser une résidence d’été aux Mauvais Garçons du 6 juin au 22 septembre ; un événement à ne pas rater puisque toutes les semaines de multiples soirées seront prévues pour l’occasion. Brüme souhaite également organiser des expositions et vernissages, des performances musicales, des conférences de sensibilisation et des mouvements solidaires et sociaux.

Une webradio à Bordeaux : Ola Radio

dans ART ET CRÉATION/DIVAGATIONS LOCALES/MÉDIAS/MUSIQUE

Bordeaux verra débarquer dans un mois sa première webradio dédiée à la culture électronique et ses acteurs : Ola Radio. Le Type a eu l’honneur de rencontrer Alice, Rémi et Tommy, les trois créateurs de cette révolution musicale et culturelle locale longtemps attendue. Lire plus

La belle endormie se réveille : le festival Hors Bord débarque !

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

C’est la fin de l’hiver, le temps s’adoucit, les bourgeons vont commencer à pointer le bout de leurs étamines et la saison estivale des festivals va débuter. Si vous êtes en quête d’un festival axé sur les cultures électroniques, ce n’est pas la peine de partir à l’autre bout de la France, restez dans le sud-ouest car l’association TraficAmical Music Production et l’iBoat, nous ont concocté un événement qui s’annonce particulièrement alléchant…

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Pour sa toute première édition (et surement pas la dernière), le festival Hors Bord n’a pas fait les choses à moité. Lieu qui n’a encore jamais accueilli un tel événement et line-up audacieux : on en a déjà l’eau à la bouche. Ce festival prendra racine les 20, 21 et 22 mai prochains dans un quartier en pleine mutation, au cœur du Bassin à Flot. Et plus précisément, ce sera au pied de la grue Wellman qu’un grand open air se dressera et accueillera un village et deux scènes, où durant trois jours se succéderont une trentaine d’artistes. Nouveau venu dans l’éventail des festivals français, le festival Hors Bord se veut accessible à tous et fédérateur d’un public varié. D’ailleurs le premier soir, pour l’ouverture, les concerts seront en accès libre. Plutôt chouette non ?

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La grue Wellman au Bassin à Flot qui accueillera Hors Bord
La grue Wellman au Bassin à Flot qui accueillera Hors Bord

Hors Bord vise aussi à générer une nouvelle consommation de la musique électronique : que celle-ci soit mise hors des clubs et à la lumière du jour. D’où la déclinaison en deux formats, avec une partie du festival ON qui se déroulera en open air jusqu’à minuit sur la dalle du Pertuis et le festival OFF qui prendra le relais de minuit jusqu’au petit matin pour les plus noctambules d’entre vous. C’est un embarquement immédiat pour une croisière de trois jours et deux nuits à travers les cultures électroniques, dans laquelle on pourra croiser des artistes de tous horizons. Danois, allemand, parisiens, lyonnais, bordelais, anglais… Ils se partageront la scène Wellman et la scène Bacala. De plus, une attention particulière sera portée à la scénographie et aux décors qui s’inspireront directement de l’esthétique portuaire. Leur réalisation a été confié aux artistes locaux Charl et Just.

Côté programmation, on peut dire qu’elle est au top ! Le vendredi on notera que le groupe Who Made Who, qui se fait assez rare en ce moment, se produira sur la scène Wellman, pour un live inédit qui promet d’être aussi progressif qu’explosif, ce qui peut réserver de bonnes surprises… On pourra aussi retrouver Bonnie BananeLennparrot et Babe. Le samedi, on ne loupe surtout pas Pantha Du Prince & The Triad pour un live audio/vidéo aux teintes expérimentales et psychédéliques, le tout baigné dans un spectre techno aux sonorités un peu sorties de nulle part et de partout à la fois. Il faudra aussi aller remuer ses hanches sur la house groovy de Session Victim et faire un détour du côté du live de Syracuse. Scène Bacala, la carte blanche a été donné au collectif bordelais TPLT, fondateurs du Verger et de la Serre.

Pas de repos le dimanche, c’est au tour de Jeremy Underground de prendre les commandes de la scène Wellman. Fondateur du label My Love Is Underground, digger d’exeption et chercheur de pépites, il viendra livrer un live house de haute voltige car monsieur Underground est considéré comme l’un des meilleurs DJ de l’hexagone tout de même. A ses côtés on pourra aussi retrouver entre autres, le groupe Paradis pour un DJ set, ou encore Max Graef. Scène Bacala, c’est un autre collectif bordelais bien connu qui prendra les rênes : L’Orangeade. Ils fêtent leur deux ans d’existence ce week-end sous un chapiteau près de la Base Sous-Marine. En janvier ils avaient organisé une sacrée soirée dans le patio de l’université Bordeaux II à la Victoire, et leur énergie groove fait danser les bordelais depuis 2014.

Mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg, allez jeter un coup d’œil à la programmation complète juste là :

Prog Hors Bord
La programmation complète de Hors Bord

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Le festival ON laissant place au OFF, le vendredi on plonge dans les abysses de la techno. Cette soirée OFF se déroulera à l’iBoat et sera pilotée par VrilAntigone et Loner. Le premier nous vient de Berlin, il a été repéré par Marcel Dettmann et il est passé par le label de Rødhåd. Le second débarque tout droit de la Concrete et incarne la nouvelle scène techno française. On relèvera aussi que les deux sont passés par le Berghain. Le dernier est un des DJ résidents du collectif bordelais SSS (Seek Sick Sound). On ne peut que conseiller cette soirée au plus technoïdes d’entre vous !

Le samedi ce sera au choix : deux soirées OFF se dérouleront en simultané. Une au Void (feu Hérétic) et une dans la cale de l’iBoat. Au Void, le collectif Crème Fraîche se charge des réjouissances. Ils font venir pour l’occasion l’australien Mall Grab, qui entame sa première tournée européenne ! A ses côtés il y aura Baron et Maarius, qui sont eux des habitués de la nuit bordelaise. Pendant ce temps au bateau, ce sera LegoweltRoute 8 et Huerco S qui hisseront la grande voile pour une excursion vers des contrées un peu plus lointaines et plus House que la veille. Pour ce qui est de Legowelt, il décrit sa musique comme étant « une forme hybride de Slam-Jack mêlée à la Deep-House de Chicago, à la Techno-Funk Romantico-Ghetto et aux bandes-son de films d’horreur européens », ça ne vous évoque pas grand chose ? Nous non plus, mais il reste principalement influencé par l’électro de Détroit et l’Italo-Disco (oui oui). Son live s’annonce très intéressant. Deux DJ set s’ajouteront à ce live, un de Route 8 qui se situera entre House, Raw, Acid et fine Techno. Et un seconde de Huerco S qui sera une mélange de House et de Lo-Fi.

Bon, autant vous dire que ce ne sera pas simple de trouver le temps de dormir… Si vous avez besoin de faire une pause, un village verra le jour sur la dalle du Pertuis pendant le festival ON. Il regroupera des stands de créateurs, de beauté, des food-trucks et des expositions. Il y aura même une installation musicale mise en place par Playtronica pour faire de la musique avec des légumes…

Bref, nous on sait où on sera le 20, 21 et 22 mai prochain. Et vous ?

D’ailleurs pour patienter jusqu’au printemps, Le Type vous a mijoté une petite playlist qui vous donnera un premier aperçu de ce que vous réserve le festival Hors Bords. On vous pose ça là…

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Pour être tenu au courant et avoir toutes les infos relatives au festival Hors Bord c’est par ICI ou bien ICI

Evènement Facebook

Le Lunch Beat débarque à Bordeaux !

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

« Une heure de set, un service de fooding, de l’eau à volonté et une règle de base : danser ».

Le concept est plutôt simple, l’idée terriblement alléchante. Dans la mouvance des « sober-parties » – ces soirées sans alcools instituées comme un palliatif aux abus d’une jeunesse scandinave adepte de la beuverie, le Lunch Beat s’est imposé depuis quelques années dans la plupart des capitales européennes et d’outre-Atlantique. Sorte de coupure en pleine journée, cette pause d’une heure propose à celles et ceux qui voudraient en profiter un format lunch intéressant, avec de quoi se rassasier tout en appréciant une heure de musique histoire de faire le plein d’énergie pour le restant de la journée.

Cette première édition du Lunch Beat Bordeaux prendra place rue Lacornée, au Bootleg, salle culturelle que l’on a coutume de côtoyer pour ses concerts ou ses soirées clubs plus classiques mais tout aussi attractives. Jeudi 18 juin l’eau se substituera donc à la bière mais c’est bien un habitué du lieu qui sera aux manettes pendant une heure ; le bordelais Less Than Zerø qui proposera un set house électrique et énergique. Niveau calories c’est le resto végétarien Paus’K qui fournira à nos petits ventres de quoi tenir toute l’après-midi.

Cet événement s’inscrit dans le dynamisme et l’effervescence culturelle qui règne dans notre chère ville depuis quelques temps, avec des acteurs locaux cherchant sans cesse à innover sur de nouveaux formats, à sortir des sentiers battus, et c’est donc avec grand plaisir que Le Type, partenaire de l’événement, apporte tout son soutien à cette première édition du Lunch Beat Bordeaux, et t’offrira même des places dans les prochains jours, stay tuned.

Evénement : https://www.facebook.com/events/638445719622985/
Adresse : Le Bootleg, 6 rue Lacornée, 33000 Bordeaux
Formule à 7 euros, tout compris.

Loud & Proud : « Rendre à RuPaul ce qui est à RuPaul »

dans ART ET CRÉATION

J’ai un peu honte de l’admettre mais mon premier éveil aux problématiques des gays, lesbiennes, travesties et transgenres, s’est fait par la série canadienne (et carrément kitsch) Degrassi. En fait quand j’y pense, plus largement, c’est par les séries télé que j’ai commencé à m’interroger sur la question. M’interroger sur ce que tous ces mots voulaient vraiment dire puis comment ils étaient traités (ou pas d’ailleurs) dans la société, dans la musique, les livres, le cinéma etc. A défaut d’être représentée et défendue dans l’Histoire, la question et le combat des minorités sexuels a surtout été porté par l’Art sous toute ses formes.

Du 2 au 5 juillet, La Gaîté Lyrique (Paris), Le Lieu Unique (Nantes) et Le Sucre (Lyon) se rassemblent pour questionner le sujet à travers la culture queer avec le festival « Loud & Proud ».

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Loin de l’image restreinte, de « grosses tatas » en talons aiguilles, boa à plumes et paillettes, la culture queer est née d’une insulte qu’une minorité, à la marge des normes du « straight », s’est réappropriée pour revendiquer avec fierté sa différence et son identité forte, riche d’une créativité sans frontières.

De là, est né un mouvement qui a su s’affranchir des codes du genre et des rapports de domination que la société a pu imposer sur les sexes. De là, est né un mouvement où le corps est libre de se mouvoir comme il veut, peu importe sa forme. De là, est né un mouvement bourré d’humour et d’autodérision pour mieux répondre à l’intolérance et l’obscurantisme. Comme toute culture subversive, les « queers » ont su puiser dans la souffrance, le rejet et la violence, une extravagance magnifique et tellement assumée qu’elle ne peut plus être écrasée.

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Perfume Genius

A l’heure où nous vivons une période plus que charnière dans les questions d’égalité des sexes et de tolérance, un événement tel que Loud & Proud ne pouvait pas mieux tomber pour questionner, comprendre et célébrer cette culture longtemps étouffée par des stéréotypes réducteurs.

A travers des concerts, des rencontres, des performances et des projections, le festival Loud & Proud compte bien nous initier à cette culture loufoque, militante, et ce même pendant un duel de Voguing ou de Ass-shaking.

Demandez le programme :

La Gaîté Lyrique – Paris
Jeudi 2.07
Planningtorock• Ssion• Léonie Pernet• Anna Meredith• The Seth Bogart Show
Vendredi 3.07
Austra• Perfume Genius• Zebra Katz• Fiodor Dream Dog• Shopping
Samedi 4.07
LE1F• Big Freedia• Noise Manifesto presents Decon recon• MikeQ• Cakes Da Killa• Clara 3000• Kiddy Smile• Karim & Karam• CHRISTEENE

Programme des rencontres, performances et projections bientôt en ligne et à suivre sur la page Facebook de l’événement 

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Le Lieu Unique – Nantes
Les 3.07 – 4.07
De 15h à 20h Entrée libre • Le Queerodrome
Vendredi 3.07
Kill Your Gender  • Carte blanche à WonDerGround • Cakes Da Killa • Les Petites Filles Négligées
Samedi 4.07
Austra • Perfume Genius • Ssion • The Seth Bogart Show • Shopping •
• DJ Mac L’arnaque

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Le Sucre – Lyon
Mercredi 1.07
Apéro Clite
Lancement du n° 102 spécial été du magazine gay et lesbien Rhonalpin Hétéroclite.
Jeudi 2.07
Sélection de documentaires Avec Didier Lestrade
Vendredi 3.07
Ssion • The Seth Bogart Show • Les Yeux Noirs
Plateau 100 % Born in the USA

Samedi 4.07
Garcon Sauvage Club
Bolito • l’Homme Seul •  Zebra Katz • The Man Inside Corrine

Infos pratiques
Site
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European Lab #1

dans MUSIQUE

Au lendemain d’élections qui ont illustré la défiance vis-à-vis du projet européen, la quatrième édition du European Lab se tient à Lyon, dans le cadre des Nuits Sonores. Vaste forum culturel, cet évènement a pour objectif de connecter les futurs acteurs culturels et de réfléchir collectivement à l’avenir du paysage culturel européen.

DAY ONE

« Les résultats des élections européennes doivent rester présent dans nos esprits tout au long de l’évènement ». Chargée de modérer la conférence inaugurale qui s’est tenue mardi  27 mai, Mercedes Giovinazzo, directrice générale de la Fondation barcelonaise Interarts (ONG spécialisée dans la coopération culturelle internationale) a souhaité rappeler dans quel cadre s’inscrivent ces rencontres et autres débats qui ont lieu durant cette semaine. Le European Lab est un évènement organisé par l’association Arty Farty (qui s’occupe également des Nuits Sonores) ayant lieu chaque année depuis 2011 à Lyon, et se veut une « plate-forme professionnelle dédiée aux acteurs de l’innovation culturelle en Europe et dans le monde ». En parallèle du festival des Nuits Sonores, ce forum cherche à discuter, à rassembler les acteurs du milieu culturel (associatifs, élus, journalistes, musiciens, réalisateurs, représentants de labels, organisateurs de festivals…) : connecter cet ensemble en vue de promouvoir la culture européenne et surtout de penser la culture de demain. « Europe Culture Refresh » ! Tel est le thème de cette quatrième édition du European Lab, au long de laquelle des débats, des conférences, des rencontres, mais aussi des projections de films sont réalisées en vue de connecter et de refonder la culture européenne.

La première journée de ce forum avait pour thème : « réinventer les stratégies culturelles : une rencontre entre nouveaux acteurs & adjoints à la culture européenne ». De nombreux acteurs culturels européens se sont ainsi succédés à l’Hôtel de Ville de Lyon afin de livrer une partie de leur conception de la politique culturelle et des mutations que rencontre celle-ci. En effet, 30 pays et plus de 50 villes sont représentées dans le cadre de cet European Lab, constituant une véritable richesse en vue d’appréhender au mieux à l’échelle globale les enjeux culturels de ce XXIe siècle. La ville en elle-même était au centre des discussions ; en tant qu’échelon territorial le plus proche du citoyen, c’est cette collectivité qui permet au mieux de coller aux attentes du public. L’identité culturelle des territoires a été mise en avant par Myriam Picot, vice-présidente du Grand Lyon et chargée des affaires culturelles, qui a également rappelée l’engagement de Lyon pour la diversité artistique. La suédoise Birgitta Persson (secrétaire générale de Trans Europe Halles),l’ukrainien Mykhailo GluBokyi (responsable de Izolyatsia) ou encore l’allemand Christian Buhl (créateur de l’agence Factory 92) ont tour à tour exprimé leur vision de la culture ancrée au sein d’une ville. Favoriser la collaboration entre les gens, promouvoir une culture partagée et indépendante, ayant pour acteur le citoyen lui-même avec un rôle social extrêmement important ; tel sont les éléments qui ont été abordé au cours de la conférence. Ce sont ensuite des élus internationaux qui sont intervenus ; l’allemande Angela Spizig (Cologne), la finlandaise Rita Viljanen (Helsinki) et (car le European Lab n’est pas nombriliste ni autocentré sur l’Europe) la colombienne Clarisa Ruiz-Correal (Bogota). Tous ces élus municipaux en charge de la culture de leur ville ont souligné l’importance du lien social qui existait au travers de tout projet culturel.

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S’en est suivi une rencontre avec la très active Agnès B., avec laquelle nous sommes revenus sur les projets qu’elle portait (comme l’expédition du bateau Tara). La créatrice de mode a évoqué les artistes qu’elle soutient et qu’elle côtoie (Gaspard Noé, Harmony Korine…) et sur sa volonté de sortir la culture des institutions traditionnelles. Elle insiste sur le fait qu’il ne faut pas tout attendre de l’Etat, qu’il faut « se bouger ». Son amie Malika Chaghal était également présente lors de cette rencontre, afin d’évoquer le rôle de la cinémathèque de Tanger qu’elle dirige et qui, dans un pays où la culture peut rimer avec censure (le roi, la religion & le sexe étant le trio interdit), s’efforce de proposer une sélection soignée de films qu’on ne peut pas voir dans les 26 autres salles du pays (le pays comptait 300 salles dans les années 1980).

DAY 2

La deuxième journée s’est déroulée à l’Hôtel de Région et avait pour thème « le rôle de la culture dans la construction des villes de demain ». Dans une société de plus en plus urbanisée, la ville doit en effet être au cœur des réflexions en matière culturelle et s’impose comme le levier essentiel pour permettre aux habitants de partager et de faire les choses ensemble. Didier Fusillier (Lilles3000), l’architecte Odile Decq (architecte) et Miriam Roure (MIT Senseable City Lab) ont ainsi débattu à leur tour sur cette relation entre ville et culture. « L’identité d’une ville n’est pas qu’une carte postale de son centre historique » ; Odile Decq a cherché à souligner l’importance de ne pas cloisonner la culture au centre-ville des différentes municipalités, sans pour autant chercher à unifier centre et périphérie. L’expérience de Lille capitale Européenne de la culture (2004) de même que Marseille (2013) a également été discutée, en notant qu’une sorte de culture à-deux-vitesses a émergé dans la cité phocéenne.

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C’est ensuite l’émission de France Inter d’Arthur Dreyfus, Encore Heureux, qui était enregistrée en direct et en public dans le hall de l’Hôtel de Région. Au programme, une réflexion sur l’espace urbain, son rôle en matière culturel, ainsi que sur le festival des Nuits Sonores. Le philosophe Eric Corijn, l’économiste-sociologue Saskia Sassen et le prestigieux DJ Laurent Garnier étaient autour de la table afin d’évoquer ces questions, et il est possible de réécouter l’émission ici.

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