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2019

SUPER Daronne fête ses deux ans en deux étapes

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

A l’occasion de leur second anniversaire, SUPER Daronne voit les choses en grand. A l’initiative de ce collectif, quatre mecs amoureux des belles sonorités qui partagent avec fougue leur ivresse musicale. Deux dates sont prévues pour célébrer deux années de groove intensif. Tandis que la première se déroulera le 26 avril à l’Iboat, la seconde aura lieu le 11 mai dans un hangar qui reste, pour du moins, secret. Revenons sur l’évolution de ce crew qui ne cesse de nous faire danser.

SUPER Daronne c’est l’association de quatre DJs bordelais, plus communément appelés sous les pseudonymes de Rigo, Juniore, Doowi et Neida. Fondé en 2017, ce crew s’est vu évoluer à Bordeaux où la musique occupe une place de plus en plus importante. Heureux de pouvoir contribuer au développement de cette ville nous confient-ils, ce collectif puise ses inspirations dans la musique électronique, passée et présente.

SUPER Daronne, 2 ans de teufs à Bordeaux

On peut les retrouver à l’Iboat, où ils s’expriment avec récurrence depuis deux ans maintenant ; institution locale qui a su leur faire confiance et sans qui, ils n’auraient pas évolué de la sorte. SUPER Daronne y a notamment invité des artistes comme Boo WilliamsAfricaine 808, Bradley Zero, Glenn Underground, Bamao Yendé, Earl Jeffers ou encore Nu Guinea et autres avec qui, ils ont collaboré sur des sets le temps d’une soirée.

Mais SUPER Daronne ne s’arrête pas là. Sur Bordeaux, on a pu les entendre à Darwin (lors des Heures Heureuses), Le Fridge, l’Astrodome, Le Poisson Rouge, Les Vivres de l’Art ou encore à l’Union Saint-Jean. Ils ont également été invités sur des plateaux comme le Ahoy Festival, le Carré Coast à Biarritz, le Debonair à Paris (ce fut la toute première fois qu’ils sortaient de Bordeaux avec l’équipe au complet) ou encore le Bordeaux Open Air où ils ont rassemblé plus de 10 000 personnes sur les pelouses du Jardin Public.

Une fête d’anniversaire en 2 étapes

Pour célébrer sa deuxième bougie, SUPER Daronne organise pour l’occasion une première soirée qui se déroulera le 26 avril à l’Iboat en compagnie de Mr. Scruff, qui nous vient tout droit de Manchester. Soul, Hip-Hop, Jazz, Downtempo, Afro, Jungle, House & co se retrouvent joyeusement dans les bacs, et sont conviés sur le dancefloor sous le regard amusé et enfantin de l’ami Scruff. Mais qui dit deux bougies, dit deux événements. Le second aura lieu le 11 mai dans un hangar où l’adresse est tenue, jusqu’ici, secrète. Ce que l’on sait, c’est que la SUPER Daronne ne va pas nous décevoir une fois de plus.
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Cancan, l’union fait la ville

dans ART ET CRÉATION/DIVAGATIONS LOCALES/VIE DE QUARTIER

Regroupés en « collectif » (même s’ils réfutent l’appellation), les membres de Cancan développent à Bordeaux un véritable savoir-faire dans la création, la co-construction de la ville et de l’habitat. A travers une vision sociale et écologique, ainsi qu’une approche trans-disciplinaire, ce regroupement de talents divers œuvre sur différents projets dans une optique toujours inclusive.

« Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin » : l’esprit Cancan

Difficile de cerner au premier abord le périmètre d’action de Cancan. Architectes ? Scénographes ? Designers ? Artistes ? Sans doute tout ça à la fois. Réunie ensemble, la vingtaine de membres qui compose ce collectif (un terme « mot-valise » galvaudé que tend à éviter Cancan) se reconnait « autour d’une approche du « penser-faire » ». Tout ça dans un modèle associatif et, surtout, « une organisation horizontale » où les notions de groupe ou de co-gouvernance prennent tout leur sens.

Cancan s’illustre concrètement à travers la conception de scénographies, d’installations urbaines, ou encore l’animation d’ateliers mobiliers voire l’aménagement d’intérieurs. Au-delà, c’est dans leur manière d’aborder leurs projets que les membres de Cancan se distinguent. En rassemblant un « grand nombre de personnes autour de [leur] bannière », l’équipe entend créer un véritable rapport de force en faveur « d’une société plus humaine, soutenable et qui inclut chacun.e dans la fabrique de la ville ».

Une vision de l’architecture et d’une ville inclusive

La dimension réflexive qui entoure Cancan est à n’en pas douter l’une de ses spécificités. Le groupe met notamment un poing d’honneur à faire respecter certains critères en vue d’accepter certains projets. Cette démarche s’illustre à travers notamment une charte interne à l’association. Celle-ci prône des notions de « durabilité, de respect de l’environnement, d’implications des acteurs… » : autant de valeurs qu’on retrouve dans la vision de l’architecture et de la ville de Cancan.

Cette vision place bien entendu au cœur de ses préoccupations les enjeux d’économie circulaire et donc écologiques. « Une fabrication écologique avec des matériaux bio-sourcés et/ou réemployés, toujours dans un élan d’auto-formation partagée où tant les membres Cancan que les commanditaires entre eux vont apprendre à chaque instant » explique un des fondateurs de l’association.

Une démarche également inclusive et d’échanges dans la conception puisque Cancan évolue autant avec des géographes que des graphistes, des architectes ou des artisans. Cette volonté se matérialise aussi par une « attention [portée] au cadre convivial, entre les différents acteurs d’un projet » comme le précise l’équipe, basée en région bordelaise. A l’échelle locale, Cancan a d’ailleurs l’opportunité d’évoluer sur un territoire disposant de structures similaires, à l’image du Bruit du Frigo ou du Bureau Baroque. Ailleurs, le collectif ETC (à Marseille) ou Encore Heureux (Paris) semble inspirer l’association.

Cancan, acteur bien ancré sur son territoire

C’est bien au plan local que Cancan définit sa zone d’action. Avec seulement 4 projets sur 55 ayant été réalisé hors-Gironde (et la totalité menés en Nouvelle-Aquitaine), l’équipe affirme son rôle d’acteur ancré sur son territoire. Ce « localisme » entre en résonance avec leur discours social et écologique. Aussi, comme l’exprime un des membres de Cancan : « notre connaissance des quartiers, des différentes zones urbaines ou périphériques que nous arpentons, des populations que nous rencontrons et des différents acteurs décisionnaires, associatifs, culturels avec qui nous collaborons est pour nous une force ! ».

Ces liens avec les acteurs du locaux se manifeste bien à travers la diversité des projets mené par Cancan. De la conception d’une scénographie pour le festival Climax ou pour les 7 ans de notre média Le Type (cf. photos), en passant par le traçage d’un parcours à travers Bordeaux (le « Fil Rouge » pour rendre un trajet écolier ludique, sur commande de la Mairie), le réaménagement participatif d’un appartement, ou encore la réalisation d’une étude sur le réemploi de matériaux de construction faisant place à l’expérimentation… les projets sont très différents et font la force de ce groupement d’acteurs.

En tant que concepteurs-constructeurs, les équipes de Cancan disposent d’ailleurs d’un grand local de fabrication situé à Villenave d’Ornon (route de Toulouse). Ce lieu leur permet d’organiser « quelques événements ponctuels comme la projection de la finale de la coupe du monde l’été dernier, un vide-grenier en janvier pour les habitants du quartier » détaille une personne du groupe. Avec la volonté d’y mettre en place « d’autres expériences festives », Cancan pourrait même renforcer son rôle de créateur de liens sur le territoire…
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Semaine de l’Art : quel rôle de la culture en milieu rural ?

dans ANNONCES/ART ET CRÉATION/DIVAGATIONS LOCALES/ÉVÉNEMENTS/POLITIQUE & SOCIÉTÉ

La Semaine de l’Art s’ancre depuis maintenant 12 ans à Vertheuil, dans le Médoc. À environ 1 heure de route de Bordeaux, cette manifestation entend valoriser différents artistes dans un écrin protégé : l’Abbaye de la ville. Sculpture, peinture, photographie, graffiti, vidéo et arts plastiques se partagent ainsi l’affiche du 12 au 20 avril, avec au total 6 artistes. Originaires de Lesparre, de Rotterdam ou d’autres villes européennes, ces derniers présenteront leurs œuvres, tandis que des concerts rythmeront aussi l’événement. Manifestation atypique par sa dimension rurale, la Semaine de l’Art entend utiliser la culture et l’art comme levier de développement du territoire. L’ensemble des acteurs culturels locaux se sont d’ailleurs récemment regroupés autour du RACAM, le Réseau des Acteurs Culturels et Artistique du Médoc. Pour en savoir plus sur le rôle de la culture sur cette partie de la Gironde (qui accueille aussi notamment le Reggae Sun Ska), on a discuté avec le fondateur de l’association La Semaine de l’Art.

Crédit photo : Federico Moroni (l’Abbaye de Verteuil)

Le Type : Pouvez-vous nous présenter la Semaine de l’Art ?

Thomas : L’association Semaine de l’Art a pour but de promouvoir les arts plastiques et visuels et plus généralement l’art contemporain en milieu rural.

Pourquoi Vertheuil ? Qu’est-ce qui a guidé la mise en place de votre événement sur le territoire du Médoc ?

Notre manifestations se déroulait à Pauillac initialement et depuis cinq ans à l’invitation de monsieur Rémi Jarris, maire de Vertheuil, nous avons posé nos valises dans le logis abbatiale. Un très beau bâtiment historique ! L’association est née à Pauillac et avait vocation à se développer sur son territoire.

En plus du Reggae Sun Ska qui prendra place à Vertheuil, un « Darwin du Médoc » semble se dessiner à Vertheuil. Comment expliquer ce soudain intérêt des acteurs culturels pour ce territoire ?

Ce projet est né autour du RACAM (Réseau des Acteurs Culturels et Artistique du Médoc) : pendant 18 mois, sept structures pilotes ont participé à l’élaboration d’outils autour de l’Art et de la Culture en Médoc. De cette concertation, trois outils ont été identifiés et proposés à l’ensemble des structures du territoire. Une soixantaines de structures ont apporté des contributions concrètes et écrites. Le premier outil est un portail web permettant d’avoir un agenda partagé entre les professionnels du territoire. Un parc mutualisé de matériel dédié aux métiers du spectacle constitue un autre outil ; le troisième étant un lieu permettant l’installation d’un éco-systeme autour de l’art et de la culture sur le domaine de Nodris.

Le Médoc et ses pins

Quel est le rôle des festivals, des événements culturels ou plus généralement de l’art dans le développement des zones rurales ?

De manière général le secteur associatif représente 12,5% de l’emploi en Médoc. Ce qu’on appelle aujourd’hui l’économie créative (festivals, événements culturels…) permet un réel développement économique sur le territoire français. Cela représente 3,6% du PIB en France. C’est plus que l’industrie automobile ou le secteur du luxe. C’est de l’emploi non délocalisable. Une fois rappelé ces quelques généralités, je pense que l’art et la culture de manière générale, ont un fort pouvoir d’attractivité pour les territoires ruraux qui ont parfois des difficultés a faire venir de l’emploi.

Comment expliquer, de manière générale, la concentration de l’offre régionale culturelle et artistique à Bordeaux ?

Les grandes métropoles ont un fort pouvoir d’attraction qui ne date pas d’hier donc il est normal qu’il bénéficie de cette concentration.

Pourquoi est-il important, en Gironde et en Aquitaine, de décentraliser la culture vers des zones telles que le Médoc ou d’autre ?

L’accès à la culture est me semble-t-il primordial, il faut que les acteurs de la filière puissent permettre à la population de visiter des expositions et accéder à des concerts sans être obligé de se rendre dans les grandes métropoles. Si l’on prend un habitant de Lesparre qui souhaite aller voir un concert ou une pièce de théâtre sur la métropole cela l’oblige a effectuer 3 heures de transport aller retour, d’où l’importance de la délocalisation.

Y-a-t-il d’autres initiatives culturelles telles que la vôtre dans la région qui vise à changer le regard que l’on porte sur le milieu rural et qui œuvre à son développement ?

Oui ; l’ensemble du réseau RACAM et l’ensemble des associations qui œuvrent sur le territoire.

Les artistes présentés lors de la Semaine de l’Art ont-ils tous un lien avec la région ? Si oui, lequel ?

Non. Sur les six artistes présentés cette année le plus proche vient de Lesparre (à 10km de la manifestation) et le plus lointain de Rotterdam en Hollande. Mais nous avons réalisé une résidence d’artiste avec Julie Chaffort sur le territoire du Médoc dont la restitution a eu lieu lors du vernissage.

Fresque réalisée par l’artiste Fred Dupart pendant la 12ème édition de la Semaine de l’art

Comment s’est effectué le choix de ces artistes ?

Depuis douze ans que nous organisons cette manifestation nous avons accueilli plus d’une centaine d’artistes différents. Nous avons aujourd’hui un réseau qui nous permet de rencontrer beaucoup d’artistes. Nous avons également un dossier de candidature accessible à partir de la fin du mois de juin sur notre site internet pour candidater directement. Et nous visitons régulièrement d’autres expositions sur le territoire.

Au-delà de La Semaine de l’Art, sur quel(s) projet(s) travaille votre association ?

En dehors de cette manifestation, nous avons un programme d’exposition qui tourne sur différents lieux, actuellement nous avons une exposition avec Nathalie Portejoie (peintre) sur le domaine de Nodris. Nous avons également un petit programme d’animation avec des concerts, du théâtre, des rencontres autour du Hip Hop et du street art… en partenariat avec différents acteurs associatifs du territoire. Nous mettons aussi en place « les paniers culturels » de Gironde, sur le même principe que les paniers Amap, où il est possible de faire l’acquisition d’une œuvre d’art original tous les deux mois. Enfin, nous sommes sollicités sur l’accompagnement par les collectivités de l’acquisition d’œuvres d’art in situe.
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Tess Parks, Mike Krol : le printemps rock de L’Astrodøme

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

L’Astrodøme continue son beau boulot de valorisation de la scène rock garage et psychédélique au cœur de Bordeaux, dans son lieu du centre-ville. Dans les prochains jours, c’est Mike Krol (15 avril) et Tess Parks (20 avril) qui y seront conviés. Un printemps qui s’annonce sous les meilleures hospices.

Après l’organisation de la deuxième édition du Sidéral Psych Fest, l’association culturelle L’Astrodøme enchaîne les belles dates. Tour à tour, le collectif accueillera des groupes bien identifiés de la scène rock, garage et psyché tels que les grecs de Bazooka, l’américain Mike Krol ou la canadienne Tess Parks. En sus de ce beau rassemblement, un travail de valorisation de la scène locale est effectuée, à travers l’invitation de groupes de la région, à l’image de J.C.Satàn ou de Mamapsyche, « enfant caché de la scène underground française [qui] émerge des bas-fonds bordelais ». Grâce à L’Astrodøme, ces groupes peuvent côtoyer ces autres formations internationales et se connecter avec ces dernier en vue à leur tour, peut-être, de fouler d’autres villes d’Europe et au-delà. Tour d’horizon des ces artistes invités ramenés par le collectif à Bordeaux.

Mike Krol : garage power pop punk, Los Angeles

Tout droit débarqué de Californie, Mike Krol distille avec ses riffs disto et un son brut une énergie punk-rock qui sent bon les années 2000 sans pour autant regarder en arrière. Son dernier album Power Chords en est le meilleur témoin ; avec un certain talent de songwriting, le bonhomme prouve encore une fois que Los Angeles est un haut lieu de la créativité contemporaine.

Bazooka, garage punk psych, Athènes

Qui a dit que la Grèce déprimait ? Malgré un contexte socio-économique et politique complexe, la jeunesse du pays se fout bien des déterminismes et clame sa volonté de dessiner d’autres horizons à travers l’art et la culture. Groupe actif de la capitale Athènes, Bazooka pourrait bien être un porte-étendard de ce mouvement, à travers son punk tendance garage qui flirte avec des sonorités psyché. Un bon remède à la gueule de crise.

Tess Parks, neo psych pop sixties, Toronto & Londres

Originaire de la capitale canadienne, Tess Parks s’est installée à Londres, illustrant là encore l’attractivité de la capitale britannique qui malgré le Brexit continue d’accueillir (pour combien de temps ?) une belle partie de la faune psyché contemporaine. Son dernier album, sorti en 2018, est le fruit d’un travail avec Anton Newcombe (leader du Brian Jonestown Massacre) et s’inscrit parfaitement dans la veine d’une scène rock alternative et indie qui n’en finit plus de produire des sorties toujours quali.

OCTANT Studio, le live version local

dans ART ET CRÉATION/DIVAGATIONS LOCALES/MÉDIAS

Le paysage culturel bordelais s’étoffe années après années de beaux projets. On discerne une féroce volonté de distinguer les talents du territoire aquitain. Des initiatives sont prises, des actions sont menées et des collectifs, associations ou autres mettent tous en place pour valoriser l’émergence artistique. Présentation d’OCTANT Studio, nouvel acteur de cette scène foisonnante.

Crédit : Liferty – Burning

Le projet Octant se comprend « local »

Dans une logique de proximité, dénicher des artistes et leur permettre d’exprimer leur art est l’une des clés de voûte d’OCTANT. Ce projet s’orchestre autour du champ lexical de la marine, Octant étant un ancien instrument de navigation, utilisé en mer pour faire le point. Instrument à réflexion, il porte aujourd’hui le nom de ce projet, « un outil permettant de se repérer parmi une offre musicale toujours plus fournie, en mettant en lumière des artistes et des univers qui se démarquent ».

Diviser pour mieux créer. L’objectif d’OCTANT Studio est simple : fédérer des talents issus de différentes disciplines (audiovisuel, direction artistique, design graphique, mode…) autour d’un format de live musical à destination d’artistes locaux à fort potentiel. La boucle est bouclée puisque des talents se mettent au service d’autres talents. N’est-ce pas là le but de tout rassemblement créatif ? Chaque idée est valorisée, chaque opinion est sublimée.

Un projet visuel et sonore complet au service des artistes

OCTANT utilise les compétences de ses membres pour construire une identité visuelle et sonore. Reprenant les codes de la définition du terme octant, les membres du projet effectuent un travail de  réflexion autour d’une scénographie : décor plateau, éclairage, stylisme, post-production, etc. Se diversifier pour mieux avancer. La visée principale du projet est de mutualiser les compétences afin de réaliser une production de qualité, qui surprend les publics et illumine les artistes.
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Autour d’Octant gravite une dizaine de personnes. Chacune possédant des aptitudes et des horizons différents. Le studio s’est structuré autour de plusieurs jeunes professionnels bordelais issus de cercles artistiques complémentaires :

  • Le studio de production audiovisuelle Atmen Studio, fondé par Alek Jewatski
  • Le studio de design graphique Bureau Nuits, composé de Romain Pedeboscq (L’Encreur) et de Jules Fesquet,
  • La designer et styliste indépendante Caroline Dussuel,
  • La make-up artiste Charlotte Masegosa,
  • Le réalisateur Paavo McGrant (seconde moitié de ATMEN Studio)
  • La jeune diplômée Mélina Štylianidöu (Master propriété intellectuelle)

Ainsi qu’un beau partenariat avec l’association Le Résonateur située à Pessac, qui met à disposition l’un de ses studios d’enregistrement et permet ainsi à Octant de réaliser ses lives musicaux dans les meilleures conditions. Depuis leur création en septembre, l’ambition s’affirme. Sous son aile, le projet abrite sept artistes. Le 24 février 2019, le studio a diffusé la saison 1 de son concept, qui présente 6 artistes bordelais sur une période de 4 mois.

  • Jean Castel (pop/RnB)
  • WL Crew (rap)
  • Amphitryon (musique électronique)
  • Liberty (pop)
  • Toziako (rap)
  • MLX (rap)

Six artistes, six talents qui bénéficient d’un apport artistique. On le sait, il est très compliqué de se démarquer et d’effectuer une auto-promo pertinente et cohérente. OCTANT Studio propose une solution professionnalisante. Leur but premier est de développer les artistes locaux pour leur permettre de s’étendre à la France entière. Les lives de ces 6 artistes seront publiés à raison d’un film toutes les deux semaines sur les plateformes suivantes :

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5 films à voir au festival Musical Écran

dans ANNONCES/DIVAGATIONS LOCALES/ÉVÉNEMENTS/MUSIQUE

Bordeaux s’apprête à accueillir le festival Musical Ecran pour sa 5ème édition. Toujours organisé par Bordeaux Rock, le top départ sera donné ce dimanche 7 avril pour une semaine de projections, dj sets, et débats autour de la musique dans 6 lieux emblématiques bordelais.

Voir, écouter, comprendre

Avec plus de 5000 personnes présentes sur la précédente édition, le Musical Écran a nettement su attirer les amateurs de musique, qu’ils soient initiés ou non. Avec une large ouverture sur le monde de la musique, et posant un regard tant  sur le passé que sur le futur, nous aurons droit cette année encore à de belles surprises, une brillante sélection de projections ainsi que la présence d’Ariel Wizman comme président du Jury.

Du cinéma l’Utopia à l’institut Goethe, en passant par le Cour Mably et le café Mancuso comme terrains des soirées musicales, le festival investira des lieux forts de la ville toujours dans le but de sensibiliser le public à l’histoire de la musique, prenant en compte les dimensions sociales et géopolitiques des courants représentés. Avec 23 films programmés cette année dont 8 documentaires en compétitions et 4 soirées musicales, c’est une programmation complète qui tiendra largement ses promesses.

Notre sélection de 5 films coups de cœur

OTO NO HAKO – Lundi 8 avril – 19h00 – Cinéma Utopia

Ce documentaire franco-japonais d’un heure et quart sorti en 2018 dresse le portrait intimiste de 3 artistes de la scène musicale indépendante de Tokyo. Réalisé par Thomas Griffin et Gwilym Tonnerre, nous allons plonger dans les milieux underground de ces artistes qui lutent pour faire vivre leur art.

BLUE NOTE RECORDS : BEYOND THE NOTES – Mardi 9 avril – 21h15 – Cinéma Utopia

Comment parler de musique sans citer le plus emblématique des labels américains de jazz, Blue Note Records. Créé en 1939, le label pionner à révélé des artistes historiques tel que John Coltrane, Art Bakley, Herbie Hancock, Norah Jones ou encore Robert Glaspert. Ce documentaire de Sophie Huber retrace ce siècle dernier à travers les coulisses de la maison de disque qui fût un lieu d’expression, de liberté, d’égalité et de dialogue, valeurs encore défendues à nos jours.

A la suite de la projection, un dj set spécial Blue Note est organisé au café Mancuso avec la présence de Zimpala aux platines.

RUDEBOY : THE STORY OF TROJAN RECORDS – Mercredi 10 avril – 20h45 – Cinéma Utopia

Ce documentaire, réalisé par l’anglais  Nicolas Jack Davies, retrace l’histoire de Trojan Records, premier label à introduire les courants musicaux Jamaïcains d’après guerre comme le reggae, la dub, le ska ou le rock steady. Créé en 1968 par Lee Gopthal et Chris Blackwell, ce sont des millions d’exemplaires vendus et le succès pour des artistes comme U Roy, Lee « Scratch » Perry, les Maytals et bien d’autres. Porte étendard de cette culture née des ghettos, c’est aujourd’hui un phénomène culturel qui suscite encore et toujours la même passion.

Suite à la projection, une soirée Speciale TROJAN RECORS est organisée au Café Mancuso avec Soulful Patrol en dj set 100% vinyle. Gratuit.

 

SHUT UP AND PLAY THE PIANO  – Jeudi 11 avril – 19h00 – Cinéma Utopia

Cette séance organisée en partenariat avec le Dokfest de Munich nous présentera le pianiste virtuose Chilly Gonzales. Récompensé d’un Grammy Awards, le montréalais continue son parcours, naviguant entre classique, électronique ou même rap. A bientôt 50 ans, le pianiste extravaguant à collaboré avec des célébrités comme les Daft Punk, Feist, Drake, Katerine et bien d’autres. Ce documentaire réalisé par Philipp Jedicke nous emmènera sur les traces de l’artiste mégalomane, de son Canada natal jusqu’aux grandes salles philharmoniques du monde.

 

FROM TOILETS TO STAGES – Samedi 13 avril – 16h00 – Cinéma Utopia

En faisant le pari de nous emmener dans les coulisses d’un des plus gros festival d’Europe, Vincent Philippart et Dominique Henry, mettent en lumière la réalité d’une organisation colossale. Avec le Dour Festival, comme sujet de ce documentaire, nous explorerons la face caché de cette événement qui rassemble 50 000 festivaliers sur 5 jours, posant les questions sur la société actuelle, son évolution, dérives et excès.

Une discussion avec Vincent Philippart sera organisée à l’issue de la projection.

 

Les nuits Musical Ecran : Cour Mably

 

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Il ne vous reste plus qu’à foncer dans les salles obscures, sans oublier les pop-corn…

tplt : 6 ans et une tournée

dans ÉVÉNEMENTS/LES NOUVELLES/MUSIQUE

Le collectif tplt – à qui l’on doit notamment Le Verger et La Serre – fête ses 6 ans en 2019. Six années au service de la fête diurne et nocturne et du défrichage artistique à Bordeaux et au-delà, à l’image de la tournée du crew en France et en Suisse.

Crédit photo : Janeb

Particulièrement actif sur Bordeaux, tplt s’est fait en 6 ans une place de choix dans le game local et hexagonal, à travers différents formats et propositions artistiques. C’est d’abord Le Verger et La Serre, deux événements ayant su imposer une nouvelle rythmique festive en ville, avec des teufs organisées en après-midi aux Vivres de l’Art. Avec le succès significatif rencontré par le concept, le collectif s’est même essayé à l’exercice du festival, en 2017, avec un casting impeccable de diggers européens et d’ailleurs (Tornado Wallace, Orpheu The Wizard, Jamie Tiller…). On peut également retrouver tplt derrière les soirées Déviante, consacrées aux musiques « qui ne filent pas droit », généralement programmés au Void.

tplt, collectif défricheur

A Bordeaux, le crew joue un rôle important dans le défrichage artistique, en cherchant toujours à inviter des artistes peu médiatisés mais qui méritent toute l’attention de celles et ceux qui s’intéressent de près ou de loin à la scène électronique actuelle. Avec un show sur LYL Radio et maintenant sur Ola Radio, tplt participe aussi à la création de liens forts entre les acteurs du milieu ; des liens que le collectif tisse aussi à travers les invitations lancées à des artistes d’autres villes françaises ; dont certaines que tplt arpentera lors de sa tournée.

Une tournée anniversaire

Histoire de célébrer comme il se doit ces six années de bons et loyaux services pour la fête et la découverte musicale à Bordeaux, le collectif part donc à la rencontre d’autres clubs français et suisses pour distiller ses sélectas aiguisées. Du nord au sud, en passant par le centre du pays ou même de la Suisse ; le maillage du territoire est bien complet. La tournée a commencé par Lille, Paris (à Concrete) puis Clermont-Ferrand au réputé One-O-One dont le résident Ixell fut convié à passer des disques lors d’une précédente Serre avec la roumaine Aleksa Alaska. Passage également obligé par Bordeaux, maison mère du crew qui y a dignement fêté ses 6 ans, à l’Atelier B, en compagnie du belge Rick Shiver. La Rochelle, Toulouse puis Lausanne et Nantes suivront ; de quoi continuer à nouer de belles connexions avec d’autres acteurs de la scène française et de continuer à promouvoir les couleurs d’une scène locale qui n’a décidément rien à envier à ses voisines.

Soirées SAFE ZONE à Bordeaux : quand la house reprend ses droits

dans ANNONCES/DIVAGATIONS LOCALES/ÉVÉNEMENTS

Vendredi 5 Avril le Void viendra accueillir dans sa cave un nouveau format de soirées atypiques, les Safe Zone. Avec Electrocorp magazine comme lanceur de cette première résidence dédiée à la house et ses ramifications telles que le disco, il est ici question de remettre au centre la musique, le dancefloor, et surtout le plaisir. 

Comme à la maison

Tel est la philosophie de cette soirée qui affiche clairement la couleur en proposant un line up coup de poing, avec aux platines des figures locales mais pas que. Le bordelais Real J qu’on ne présente plus, fervent défenseur d’une house puriste et rétro, viendra nous faire groover méchamment, de quoi s’attendre à une sélection de qualité supérieure.

Le parisien Pierre Moritz, du label parisien Copie Blanche viendra faire tourner des galettes, et pour terminer le bordelais Scud de chez ElectroCorp qui nous promet une selecta soignée et esthétique.

Le dancefloor comme mot d’ordre

Le pari de la Safe Zone réside dans l’audace de proposer un line up sans ordre de passage, l’idée étant de ne plus se focaliser sur les djs, qui ne seront même pas visible pendant toute la soirée. Oublions donc nos disc jokey, dansons, fermons les yeux, ou fixons la boule à facette. Revenir à l’époque du Paradise Garage ? et bien pourquoi pas. Le mythique club, né dans les 70’s à New York et où officiait le célèbre Larry Levan était un temple de la piste de danse, mais aussi un espace favorisant les interactions sociales, avec un dancefloor ouvert.

Et puisque l’on parle d’interaction, oubliez vos stories Instagram, la soirée interdit l’usage des appareils photos des smartphones. Retour dans les années 70 et 80, on parle ici d’un revival, d’un bon dans le passé, d’un plaisir juvénile et d’une atmosphère qui se veut intimiste, sans culte du dj. De la house à ses sous-genres, de la deep au disco en passant par l’acid et autres pépites surprises, Safe Zone nous invite pour un voyage dans le temps, où le public sera au centre de la soirée.

Le Type vous donne donc rendez-vous ce vendredi dans la cave du Void, et on vous laisse avec un petit Megamix comme avant-goût… Let’s Dance !

  • Des places sont à gagner sur notre page Facebook, ça se passe ici.

Report : Georgio ou l’écoute d’un rap libre

dans ÉVÉNEMENTS/REPORTAGES

Retour sur le live libéré du rappeur du dix-huitième Georgio, venu défendre son album XX5 au Rocher de Palmer il y a peu. Entre textes forts et poignants et démarche ultra sincère, l’artiste fascine. Hommage en images.

Texte : Noémie Malo
Photos : Miléna Delorme

On passe les portes du Rocher de Palmer… On entend des notes et on sent déjà les « boom boom » résonner. On franchit la porte de la salle et rencontre une identité à part, nature peinture. Que le partage commence ! Georgio, électron libre de vingt six ans partage ses paroles et ses maux passés, présents et futurs à sa manière. Cet artiste ambitieux, rêveur, et plein d’espoir, nous raconte son parcours à travers ses albums et son perpétuel mouvement, depuis Bleu Noir, album sombre et torturé jusqu’à Héra, représentatif d’espoir et de musicalité, pour enfin produire XX5, album qui semble être un retour à l’essence même de la vision du rap à la sauce Georgio.

Le rap fantasque d’un jeune prodige maniant habilement notre langue française, sachant apporter une dimension poétique aux mots qu’il chante et rap. Artiste lucide qui sait prendre du recul sur son art et qui semble s’adresser à chacun de nous de manière personnelle. Jeune homme plein d’humilité à mi-chemin entre rebelle piqué au cœur par le rap et homme posé et réfléchi. Dès ses quatorze ans, il vit l’évidence, découvre le rap français et commence à rapper. Le succès suivra.
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A vingt six ans, Georgio est maintenant un artiste en devenir qui semble déjà avoir trouvé sa place, accomplit la création d’un flow concis et concret. Avide de paradoxe, il manie les mots et sait se faire entendre. Un visage expressif, une carrure et un être sachant transmettre émotions et envies à travers ses textes. J’observe depuis la fosse l’électron libre laissant valser son corps au rythme de ses sons, sans se soucier du regard de l’autre.
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L’instant est grandiose, juste du partage et du lâcher-prise. Il nous emporte avec lui et chacun se met à danser. Un art loin d’être parfait, aspirant à le rester. Comme d’autres grands du rap français, Georgio a pour volonté de ne pas rentrer dans un moule mais de créer sa propre sphère. Au fil des sons, il alterne entre mélancolie aux notes de « Akira » à plus de brutalité énergique dès le début de « J’en sais rien » où il nous fait tourner tous ensemble.
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Alors que nous commençons déjà à ressentir la nostalgie des instants passés, Georges prends un temps lui semblant indispensable, pour nous présenter chaque personne de son équipe en commençant par toutes les personnes de l’ombre : à la lumière, au son, à l’orga, en finissant par une petite anecdote pour son acolyte de tournée, complice de jeunesse et backeur Sanka, qui partage la scène de cette nouvelle tournée avec lui.
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C’est le visage d’un homme heureux d’avoir transmis son énergie qui se présente à nous. Plein d’humilité, il nous remercie pour la force puis part retrouver ses proches. Nous le remercions nous aussi humblement de ce moment de partage. C’est doté d’une vision assagie que Georgio illustre la nouvelle pochette de son album XX5, mêlant souvenir d’enfance et adieu à sa jeunesse, accueillant la suite, « qui n’en sera que meilleure ».

Eclectype #50 — La playlist bordelaise — mars 2019

dans MUSIQUE/SÉLECTA

Rendez-vous mensuel pour découvrir de nouveaux artistes issus de la scène bordelaise tout en redécouvrant des pépites locales bien de chez nous, enfouies parfois dans les bas-fonds des internets. Sans trier, on sélectionne de manière éclectique dans cette playlist des univers parfois très différents, du rock psyché à la house en passant par le hip hop ou la musique de chambre, toujours dans une démarche de promotion de la création, émergente ou non, à Bordeaux.

Mydgar – We choose to go to the moon

Entre electronica, synthwave et techno mélodique, Alex aka Mydgar offre un ticket pour l’espace à peu de frais à travers ses morceaux, à l’image de son « We choose to go to the moon » sur lequel il convie quelques potos de la NASA et qu’on retrouve dans son premier EP View from space. Avant de partir à la conquête des scènes et salles locales, l’artiste sortira en avril un deuxième EP un peu moins contemplatif, les pieds sur terre.

Chien Noir – Paupière

En plus de sortir le délicat morceau « Paupière », accompagné de son premier clip à l’esthétique psychédélique, Chien Noir vient aussi d’être annoncé sur le très chouette line up de la huitième édition du festival vie sauvage cet été ; stylé.

RougeGorgeRouge – NaSH

Depuis 2011, l’indie trance-rock de RougeGorgeRouge se diffuse depuis Bordeaux où sont basés les membres du projet. Une formule gagnante que continue à essaimer le groupe dans son troisième album NaSH : 10 titres à l’énergie authentique et fulgurante.

Innvivo – L’escrime de l’estime

Innvivo se compose de 5 bordelais qui rappent dans une forme hybride qui mêle sonorités électroniques, jazz, soul et hip hop, le tout servi par des textes poétiques et un flow efficace.

Disklür – Vidür

Petit interlude punk métal avec ce « Vidür » du groupe Disklür qui sent bien le larsen, la disto et les riffs bien bourrins.

Laroze – L’amour existe encore

Le local hero Laroze sort un nouvel EP, L’amour existe encore, fin mars. Profitant de sa résidence sur Ola Radio, il nous fait écouter en avant-première celui-ci, accompagné par un entretien avec William, membre de l’équipe du Type.

Keurspi – Battements

Keurspi, rappeur de la scène girondine, s’est fait un beau nom au niveau local et au-delà. Avec « Battements », celui dont le nom renvoi au mot enceinte ou orateur en anglais (speaker) confirme ses talents d’écriture avec un flow acéré et incisif bien maîtrisé.

Pyramid Kiwi – Nancy

Plaisante découverte que ce trio bordelais Pyramid Kiwi composé d’Emeline, Léo et Élodie. Une authentique énergie indie rock rafraîchissante qui rappelle quelques groupes plutôt basés outre-Atlantique. Leur EP sorti en février dernier et enregistré à Bègles est dispo sur leur Soundcloud ici.

Yudimah – Run it


Le plus ricain des rappeurs bordelais ayant récemment intégré la Pépinière du Krakatoa vient de kicker un nouveau son très lourd qui met la barre toujours plus haute. Hâte de découvrir la suite du parcours d’un artiste très prometteur.

L3X0DRIFT 0001

Ça galope sec avec ce gros set hard techno, gabber et rave du collectif de producteurs et dj L3X01000 qui n’a pas l’air de faire dans la dentelle, comme en témoigne ce mix d’environ 2 heures particulièrement intense.

Quignon – Love « Cathedrale »

Basse, synthétiseur, voix, séquences : voilà l’équation du groupe bordelais Quignon dont le titre « Love « Cathedrale » » permet d’apprécier le délire du duo.
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Et découvrez d’autres Eclectypes avec d’autres artistes locaux à découvrir :

Extérieur Nuit sur courts

dans ANNONCES/ART ET CRÉATION/ÉVÉNEMENTS

Porté par l’association étudiante Extérieur Nuit, le Festival Européen du Court-Métrage de Bordeaux s’est fait une place de choix dans le calendrier cinématographique de la ville. Cette année, du 27 au 29 mars, la vingt-deuxième édition mettra en avant à l’UGC une vingtaine de films avec le thème de la symétrie en arrière fond.

Ville de cinéma, Bordeaux peut se vanter d’accueillir un bon nombre de manifestations autour du septième art. C’est notamment le Festival International du Film Indépendant de Bordeaux, en octobre, qui a permis à la ville d’être mis sur le devant de la scène à l’échelle internationale. D’autres rendez-vous contribuent à cette dynamique, qu’il s’agisse du festival Les Tropicales (porté par le média So Film, en été) mais aussi le festival Coupé court en mai prochain dont on fêtera la vingt-deuxième édition. Organisé par l’association étudiante Extérieur Nuit (à KEDGE Business School), le Festival Européen du Court-Métrage de Bordeaux fêtera lui aussi sa vingt-deuxième bougie du 27 au 29 mars et participe lui aussi à la renommée de Bordeaux dès lors qu’on parle de cinéma.

3 lieux, 25 courts-métrages, 1200 propositions initiales : une riche édition

Le festival a pour originalité d’explorer divers lieux de la ville, de l’UGC Ciné Cité de Bordeaux (avec les projections) à Cap Sciences (avec un échange sur les effets spéciaux) en passant par la Cité du Vin (pour une Masterclass). Cet ancrage local se manifeste également à travers la compétition « production Aquitaine » qui vise à soutenir la création des acteurs du territoire. Au-delà, ce sont 25 courts-métrages qui seront présentés dans trois catégories : « officielle », « animation » et donc, « production Aquitaine ». Une sélection ayant été effectuée à partir des 1200 propositions reçues de toute l’Europe par l’équipe d’Extérieur Nuit !

Symétrie au programme

Un jury de professionnels du monde du cinéma français composé de Pablo Pauly (nommé dans la catégorie meilleur espoir masculin aux Oscars 2018), Camille Razat et Christophe Offenstein (réalisateur de « En Solitaire » et « Comment c’est loin » avec Orelsan) aura la difficile mission de récompenser les œuvres les plus abouties et qualitatives. Un jury étudiant proposera parallèlement son propre palmarès. Celui-ci s’effectuera ainsi parmi divers voyages spirituels où l’idée de symétrie et de miroir est développée sous diverses facettes, celles « d‘innovation, de diversité, d’exploration, de renouveau, de régression, d’insouciance et d’inévitables changements ». De quoi laisser présager un bon cru 2019 pour cette vingt-deuxième édition qui, encore une fois, offre à Bordeaux un rayonnement cinématographique européen et qui célèbre la jeunesse créative du continent.
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ODP, une vraie culture pompier

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

Le territoire aquitain regorge de belle initiative. L’une d’entre elle est le Festival ODP. Depuis 2015, la ville de Talence accueil, dans son parc Peixotto, une manifestation qui a du sens. Le festival met la lumière sur « L’Œuvre des Pupilles Orphelins de Fonds d’Entraide des Sapeurs-Pompiers de France« . Cette œuvre intervient lorsqu’un drame arrive dans la famille du sapeur pompier.

Crédit photo : Astrid Lagougine

L’œuvre Des Pupilles a pour but d’assurer la protection matérielle et morale des Orphelins et des familles des Sapeurs-Pompiers décédés en service commandé ou non. La volonté du festival est de parler du travail de l’association en partageant un moment festif et de qualité. Le festival ne se définit pas par sa programmation. Il est important de notifier que les journées du week-end sont en accès libre et gratuite. Avant d’être une manifestation musicale, ODP est un festival familial qui sensibilise le public au travail de l’association et à un métier qui sauve des vies. Dans cette optique, du vendredi au dimanche, des initiations aux gestes qui sauvent seront proposés. Sur une planche horaire de deux heures, le matin est le soir, elles seront gratuites. Les inscriptions seront disponibles sur le site. Deux heures pour apprendre à sauver des vies. Et combiner les gestes avec une prévention des risques domestiques.

Cette année, il y a une nouveauté : l’ODP kids ! Le samedi 8 et dimanche 9 juin. Ce village kids proposera des animations autour du monde pompier, de la musique et de la danse. Il y aura des camions de pompier que les enfants pourront visiter, des décors en fumée à éteindre. Tout sera accessible et les animations y seront gratuites. Autre point important, tout le festival est aujourd’hui géré par 700 pompiers bénévoles. En partenariat avec l’union départementale des sapeurs pompiers. On observe une mobilisation énorme des pompiers. C’est un grand moment de partage pour eux et pour le public. « Aujourd’hui, les orphelins et leurs familles viennent passer des moments agréables au festival et c’est un vrai bonheur » précise le directeur d’ODP, Sebastien Lussagnet.

Une journée type à ODP : venir en famille la journée, découvrir le monde des pompiers, s’initier et s’amuser ensemble. Puis, revenir le soir entre amis pour passer une superbe soirée grâce à une programmation bien ficelée. Le parc Peixotto offre au festival un lieu simple et atypique. Jouissant d’une pente naturel, la scène principal est situé en contre-bas et offre la possibilité à quiconque d’admirer les artistes sur scène.

La programmation cette année est assez riche. Entre artiste familial et gros noms, chacun y trouve son compte. Nekfeu, The Avener, Eddy de Pretto, Bob Sinclar…! Et pour profiter pleinement d’ODP on suit les conseils de Sebastien Lussagnet pour une journée type évoqués plus haut. Pour se rendre au festival, aucune inquiétude. Le tram et les bus circuleront  jusqu’à la fin des concerts, et la circulation des transports sera renforcée.

Les Vivres de l’Art : 10 ans d’utopie créatrice

dans ANNONCES/ART ET CRÉATION/ÉVÉNEMENTS
Lieu iconique de la scène artistique bordelaise, les Vivres de l’Art viennent de connaître dix années de travaux qui s’achèvent cette année. Histoire de fêter cet aboutissement, ses équipes organisent une grande fête étalée sur un weekend avec une programmation dédiée.
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Des anciens magasins des Vivres de la Marine aux Vivres de l’Art : un lieu artistique bordelais singulier et symbolique

Implanté dans le dynamique quartier de Bacalan, les Vivres de l’Art occupent une place de choix dans la tête des bordelais. Cet espace de création artistique, véritable terrain d’expérimentations et lieu événementiel a su accueillir bon nombre de manifestations au fil des années. A travers notamment des formats diurnes (avec notamment Le Verger / La Serre du collectif tplt), Les Vivres ont fait le pari de s’implanter dans un quartier pas forcément très attractif au départ, devenu depuis l’une des zones les plus fructueuses en terme de défrichage culturel, aux côtés d’autres structures comme l’Iboat ou le Garage Moderne.

Au départ de cette aventure, dix ans plus tôt, on retrouve un artiste visionnaire, amoureux de Bordeaux ; Jean-François Buisson. Celui-ci découvre ce lieu du patrimoine industriel de la ville, alors à l’abandon : les anciens magasins des Vivres de la Marine classés au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Visionnaire, le sculpteur y façonne un bunker paysagé avec un jardin participatif, une galerie d’art, un espace de résidences artistiques et un écrin capable d’accueillir associations et collectifs du territoire souhaitant bénéficier d’un lieu de diffusion hybride. La dernière tranche des travaux vient donc de se terminer, l’occasion de célébrer ce « Domaine du Possible » où l’art peut vivre et faire vivre.

Une programmation diversifiée pour les 10 ans du lieu

Ce week-end d’anniversaire étalé se déroulera du 21 au 24 mars et sera le moment idéal pour découvrir l’aspect définitif de ces Vivres de l’Art réhabilités. Cet événement sur quatre jour sera ponctué de diverses propositions artistiques, à l’image d’un lieu qui se plaît à mêler les pratiques et décloisonner les publics. Le jeudi soir sera ainsi consacré à une inauguration en compagnie des élèves du Conservatoire de Bordeaux, suivi le lendemain par une carte blanche au collectif Santa Machete, entre sonorités africaines et sud-américaines. Une Silent Party tropicale suivra ; l’occasion de danser avec un casque sur la tête, au son des vibes de Tristão et de Dj NewBell du collectif L’Orangeade.

Le samedi, on continuera avec une exposition interactive avec les résidents des Vivres de l’Art, suivi d’un spectacle d’arts visuels. Un brunch musical viendra clôturer ce (long) week-end de fête et de déambulations artistiques idéal pour cerner l’ambiance et l’esprit d’un lieu iconique et singulier dans la vie culturelle bordelaise.

Le weekend en grande pompe de l’Iboat avant cale sèche

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Pour son dernier weekend avant « cale sèche », l’Iboat propose une programmation XXL étendue sur deux jours avec concerts, ateliers et bien sûr des soirées clubs aux line up bien aiguisés.

La cale sèche : utilisée dans le vocabulaire maritime, cette expression fait référence à la « cale sèche », à savoir le lieu aménagé dans un port pour permettre de mettre à sec des bateaux qui y entrent pour être entretenus ou réparés. Pendant 10 jours notre ferry bordelais sera absent de nos radars. Et pour cause. Prendre soin de son public bordelais depuis 7 ans (et pas que) à l’année c’est du boulot. Il fallait bien pour entamer la saison estivale faire peau neuve. Comme chaque instant est une fête, plutôt que de partir le cœur vide, le bateau nous as concocté une java chavirante (histoire de tout bien casser là-dedans avant le contrôle technique).

Un weekend kids-friendly

Samedi 16 mars, de 11h00 à minuit ; tout est gratuit Il sera donc possible de profiter du vent du large en accès libre. Et en famille. Une grande partie de la fête sera réservée à nos petits matelots, avec des ateliers « guirlande de capitaine » dès 15h30 : pliage , collage , découpage, recyclage… Vos enfants repartent avec une jolie suspension de bateaux en origami. S’en suivra un mini club des marins, avec une boum dans la cale à 16h30 avec un dj set par Elodie Nelson & Dante. Ainsi qu’un bar à bonbons, un bar à sirops et, à 18h00, une séance ciné et plateau apéro pour les enfants (chips, grenadine et saucisson). Qu’y-a-t-il de mieux que de prendre le large avec ses enfants ? (non on ne répond pas, c’est une question rhétorique).

Maxi loto, marinière et légende house new-yorkaise

Pour attiser votre âme de gagnant, un maxi loto sera organisé et vous pourrez aller vous délecter de votre victoire sur la piste de danse car oui, après les petits matelots vous pourrez également aller danser. Le dress code est sans grande surprise : une belle marinière. Et si vous n’en avez pas dans vos tiroirs pas de panique, vous en trouverez sûrement à la friperie des marins. Pour couronner le tout samedi on annonce un grand soleil avec une température de 21 degrés. On termine en beauté avec une soirée club le samedi soir qui verra la légende de la house new-yorkaise François K s’emparer des platines avant d’envoyer le bateau en cale sèche. Un weekend radieux en prévision, on vous aura prévenu !

AHOY SAMEDI les marins !

Sidéral Fest #2 : raout psyché bordelais

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

Après une première édition réussie l’an dernier, le Sidéral Bordeaux Psych Fest rempile cette année et voit les choses en grand les 14, 15 et 16 mars. En investissant L’Astrodøme mais aussi la Salle Des Fêtes Bordeaux Grand-Parc et en musclant sa programmation, le festival affiche ses ambitions : devenir le rendez-vous incontournable de la région des musiques psychédéliques.

Credit photo : Julien Dupeyron

Fédé locale du trip psyché

Tout deux très actifs dans leurs villes respectives (Bordeaux et Biarritz), les deux collectifs aux commandes du Sidéral Bordeaux Psych Fest ont réussi le pari de mettre en place un beau raout psychédélique dans la capitale girondine. Comme en 2018, ces deux acteurs de la scène artistique régionale, L’Astrodøme et Musique d’Apéritif, vont permettre aux locaux de profiter d’une programmation perchée sur trois jours, dans notamment deux lieux de la ville : la toute fraîche Salle Des Fêtes Bordeaux Grand-Parc et bien sûr le QG de L’Astrodøme, qui a l’habitude d’accueillir des concerts et autres showcases d’artistes ou groupes psyché de passage dans la région. A l’heure où l’engouement pour le genre est manifeste (avec des formations comme Pond ou Tame Impala en tête de proue), il manquait en ville un rendez-vous capable de fédérer les amateurs de ces esthétiques et autres freaks adeptes de pareils trip psychédéliques. C’est donc chose faite avec ce Sidéral destiné aux aficionados de « fuzz, des boucles lancinantes, de réverbération, de découverte et d’aventure ».

Une deuxième édition qui décolle pour les nuages

Pour cette deuxième édition, les deux crews unissent leur force une nouvelle fois et proposent trois jours de fête hallucinées, avec un beau programme composé de pas moins de douze noms. Un premier showcase spécial permettra d’entamer les hostilités de douce manière le jeudi avec les belges de Phoenician Drive et les portugais glam de Big Red Panda. L’affiche de la soirée du vendredi (15 mars) résonne particulièrement bien avec les anglais de Temples, les allemands d’Odd Couple et leur surf-music délirante aux frontières du krautrock, les suédois de MaidaVale et leur transe nordique ou encore les deux groupes français Deux Boules Vanille et Kaviar Special, deux très beaux projets à ne pas louper.

Le samedi n’est pas en reste avec les ricains cultes de Radio Moscow et leur « blues-rock du XXIe siècle », ou encore Zombie Zombie, derrière lequel on retrouve le très talentueux Etienne Jaumet ; un projet qui fait savamment s’entremêler musiques électroniques et psychédéliques. Le Portugal, où la scène psyché est particulièrement bien développée, sera représentée avec Solar Corona, tandis que l’Italie nous enverra New Candys, entre rock alternatifs et vibes dark. Les toulousains de SLIFT et les allemands d’Electric Moon complèteront un plateau parfaitement équilibré qu’on a hâte de découvrir samedi 16 mars.
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