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2019

L’Amicale de la Chenille au Pavillon d’été

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

Ce 9 août aura lieu un événement tout particulier, l’arrivée de l’Amicale De La Chenille à Bordeaux, et plus précisément au Pavillon d’été de L’Orangeade pour une guindoule en bonne et due forme !

C’est quoi L’Amicale De La Chenille ?

L’idée est partie d’une bande de potes bordelais à l’esprit créatif (Djs ou promoteurs d’événements pour certains) qui ont voulu replacer l’esprit de fête et de communion au centre des événements. Soucieux de vouloir rapprocher les gens, avec une identité visuelle et sonore à part entière, il s’agit avant tout d’un bon en arrière pour aller de l’avant, et se retrouver dans une fête populaire qui remonte à notre enfance, la chenille. Cette même chenille que l’on rencontrait des fêtes de village aux événements plus ou moins populaires, s’adressant autant au petites qu’aux grandes personnes.

Un projet commun et du travail d’équipe

Composé de Boris, Hugo, Bastien et Alex, l’amicale est une aventure d’entraide et de débrouille. Avec un petit atelier niché dans le quartier Saint Michel de Bordeaux, ils ont préparé longuement une scénographie en accord avec l’esprit enfantin et festif de l’amicale. Le top-départ sera lancé pendant le Pavillon d’été de L’Orangeade et nous pourrons découvrir une petite caravane préparée avec soin, dans laquelle les chenilles viendront mixer et nous régaler pendant que ce formera (au plus grand nombre possible) une chenille géante, et pourquoi pas remporter un record du monde ? Si ce n’est pour commencer que la plus grande chenille bordelaise.

Boris:  « Le but ce n’est pas de battre un quelconque record, c’est faire en sorte de proposer un univers interne à un autre événement, faire se rapprocher les gens, se toucher, ne pas se concentrer sur un dj, s’éclater et retrouver les traces de l’enfance. »

Hugo: « On veut être le moins sérieux que possible. C’est un projet que l’on peut emmener partout, faire venir d’autre djs, et leur faire enfiler un déguisement de chenille. Là il n’y a plus de tête d’affiche etc, c’est une amicale, tout le monde peut venir y participer et y jouer, on casse les codes. »

Et l’idée est tentante de retrouver un jour L’Amicale dans d’autres festivals à travers la France, et d’y importer fraîcheur et second degré.

En attendant, on vous attend ce soir pour le record de la plus grande chenille, le rendez-vous est à 18h00 jusqu’à 1h00 et ça se passe au Pavillon d’été.

Scene city : explorer les scènes locales européennes

dans DIVAGATIONS LOCALES/ÉVÉNEMENTS/MÉDIAS

L’équipe de Le Type lance une nouvelle plateforme : Scene city. A travers celle-ci, on se lance dans l’exploration d’autres scènes locales européennes, de Moscou à Tbilissi en passant par Kyiv, Bristol, Belgrade, Leipzig et d’autres villes. Grâce à une collaboration entre 10 structures culturelles locales (1 dans chacune des villes sélectionnées), un référencement d’artistes émergents permettra à tout un chacun de découvrir ces territoires culturellement fascinant. Dans le même temps, une série d’événements entend relier ces villes en permettant à leurs artistes de se rencontrer et de créer des connexions artistiques. Le premier épisode se tiendra à Bordeaux le samedi 7 septembre aux Vivres de l’Art avec un focus sur la capitale de la Géorgie, Tbilissi.

Identité visuelle : Bureau Nuits

Fondé en 2011, Le Type s’efforce depuis ses débuts à soutenir et valoriser toutes les initiatives des acteurs culturels de la région bordelaise. Festivals, lieux, jeunes médias, labels, disquaires, promoteurs et artistes ont ainsi toujours pu compter sur nous pour bénéficier d’un relais sur notre site et nos différents supports de communication (réseaux sociaux, etc.). Dans ce cadre, la nécessité d’appuyer particulièrement les artistes émergents de notre ville et de la région est vite apparue essentielle, à travers entretiens, événements ou sélections musicales. Meilleurs ambassadeurs pour défendre les couleurs de Bordeaux en France ou à l’étranger ; ce sont eux qui sont les plus à-même de faire rayonner notre territoire sur un plan artistique.

De Bordeaux à Moscou : explorer les scènes artistique locales en Europe

Toujours soucieux de promouvoir cette scène locale, Le Type se lance donc aujourd’hui dans la création d’un nouvel « objet » qui va lui permettre de renforcer cette dimension : Scene city. Ce nouveau média prendra d’abord la forme d’un site internet sur lequel chacun pourra découvrir d’autres scènes locales européennes, à travers un référencement d’artistes (qu’il sera possible d’écouter directement sur le site) pour chacune de ces villes. La première version du site se concentrera sur des artistes musiciens (groupes, DJ, collectifs…) sans contraintes de styles, genres ou esthétiques mais avec un prisme de sélection : l’émergence.

Scene city: documenting & showcasing European scenes / Scene city : documenter et promouvoir les scènes européennes

Pour démarrer, cette « V1 » de Scene city comptera 10 villes. Au-delà de Bordeaux, on pourra y découvrir Belgrade (capitale de la Serbie), Bristol, Kyiv en Ukraine, Leipzig (à quelques kilomètre de la capitale allemande), Lyon, Lisbonne, Moscou, Vilnius en Lituanie et Tbilissi, la captivante capitale de la Géorgie. Si d’autres métropoles telles que Londres, Berlin ou Barcelone peuvent apparaître au premier abord plus développées et actives en matière festive et culturelle, notre choix s’est porté sciemment vers des territoires qui constituent de véritables alternatives aux capitales un peu trop « évidentes » que peuvent être celles évoquées précédemment.

Un réseau de structures culturelles locales européennes

Toutes ces villes ont ainsi été choisies pour la qualité de leur scène artistique locale. Ce travail a été permis par la connexion avec d’autres structures qui, à l’instar de Le Type, œuvrent au soutien ou au développement de leur scène. Disquaires, webradios, magazines, festivals ou même clubs : ce sont 10 partenaires qui se retrouvent embarqués dans le projet et qui, depuis leurs villes respectives, permettent d’identifier des artistes pertinents en vue de les référencer sur Scene city.

En plus de Le Type qui sera la structure référente pour Bordeaux, on compte notamment 3 webradios qui représenteront 3 villes différentes ; Noods Radio à Bristol, véritable référence en Angleterre et dans toute l’Europe, ainsi que la jeune et DIY Palanga Street Radio à Vilnius et la très qualitative Rádio Quântica qui, depuis 2015, s’est érigé un véritable repère pour les activistes de la scène lisboète et autres artistes émergents de la capitale portugaise. Un magazine dédié aux cultures alternatives est également présent pour Kyiv : TIGHT Magazine, piloté par 3 ambassadrices de la capitale ukrainienne et de sa scène underground. Pour Leipzig, en Allemagne, c’est un festival un peu particulier qui a intégré le projet : Seanaps. Celui-ci a en effet la particularité de se développer autour de la technologie blockchain qui encadre les paiements des festivaliers et permet ainsi une transparence sur son budget.

Crédit photo : Dmytro Prutkin – Kyiv, l’une des villes référencée sur Scene city

Un club relativement intriguant représentera pour sa part la scène très active de Belgrade en Serbie ; le Drugstore. Localisé dans un ancien abattoir, ce lieu de fête a déjà hébergé une Boiler Room et fait office de haut lieu des cultures électroniques indépendantes dans toute la région en accueillant régulièrement des pointures internationales. Enfin, à cette liste s’ajoute des disquaires qui, via leur présence au sein de leur ville, sont des lieux idéals pour fédérer les artistes locaux. A Lyon, on compte ainsi Chez Emile Records, qui joue un rôle clé dans le développement de la scène lyonnaise et dans son identification comme bastion des cultures électroniques. La capitale géorgienne, Tbilissi, sera quant à elle représentée par Vodkast Records, un disquaire de référence qui fait notamment le pont avec d’autres territoires.

Ce réseau s’accompagnera toujours d’un travail avec d’autres acteurs de chacune des villes en vue de concevoir les différents événements. Pour la création de l’identité visuelle du projet, un studio de design bordelais a par exemple été sollicité en vue de concevoir les différents éléments constitutifs de l’ADN graphique de Scene city : Bureau Nuits. Les mêmes qui ont conçus l’identité visuelle de l’événement de lancement de la plateforme qui aura lieu le samedi 7 septembre à Bordeaux aux Vivres de l’Art.

Design : Bureau Nuits

Une série d’événements et un premier épisode à Bordeaux autour de Tbilissi le 7 septembre

Au-delà du référencement d’artistes accessible en ligne, l’objectif de Scene city est bien d’encourager les connexions entre les différentes scènes locales grâce à une série d’événements. Ces derniers auront pour but de favoriser les interactions entre deux villes afin d’améliorer les connaissances respectives de leur scènes en créant des ponts artistiques et des échanges culturels entre celles-ci. Une sorte de jumelage 2.0 porté par la culture et les arts. En plus de la musique, l’ambition du projet est de permettre d’appréhender chacune des villes sous d’autres angles.

Une sorte de jumelage 2.0 entre les villes porté par la culture et les arts.

Le premier événement de cette série s’inscrit dans cette logique. Le samedi 7 septembre aux Vivres de l’Art, celui-ci mettra en avant la scène artistique de Tbilissi et celle de Bordeaux, avec deux DJ de la capitale géorgienne invités à faire découvrir leur univers et deux collectifs locaux ; tplt et Birouette. Les deux artistes de Tbilissi sont bien représentatifs de l’effervescence à l’œuvre dans leur ville puisque Ninasupsa joue très souvent au Bassiani, l’un des clubs iconiques de la capitale qui a été au cœur de tourmentes socio-politiques l’an dernier. Suite à un raid de la police en son sein, une frange importante de la jeunesse de la capitale s’était en effet retrouvé à organiser en mai 2018 une fête géante devant le Parlement national, poussant le gouvernement à reculer et illustrant le fait que la club culture peut encore rimer avec résistances dans certains territoires européens. Le deuxième artiste, Parna, est quant à lui booker d’un autre club géorgien renommé : le Mktvarze qui accueille régulièrement des pointures du circuit électronique (le français Zaltan, PLO Man, Huerco S…).

Crédit photo : Vanupië – Manifestations devant le Parlement géorgien suite à la fermeture du Bassiani en mai 2018. Exposition à découvrir le 7 septembre aux Vivres de l’Art.

L’événement sera agrémenté d’un débat diffusé en direct sur notre partenaire Ola Radio durant lequel sera évoqué l’état de la scène artistique de Tbilissi en compagnie des deux artistes géorgiens. Une exposition photo d’une photographe de la région bordelaise, Vanupië, sera aussi mise à l’honneur. Celle-ci était en effet présente à Tbilissi lors des heurts liés à la fermeture du Bassiani. Son travail rend compte avec beaucoup de sensibilité de ces épisodes troubles. Enfin, une offre de restauration sera proposée afin de découvrir les délices de la gastronomie géorgienne trop peu connue dans l’hexagone.
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La Rochelle au rythme des Francofolies

dans ÉVÉNEMENTS/REPORTAGES

Oh La Rochelle, ville en bord d’océan, citadelle agréable dans laquelle il est possible de tout faire à pied. C’est dans ce cadre que se nichent les Francofolies depuis 1985. Autant vous dire que des artistes, la ville en a vu défiler. Ils sont d’ailleurs placardés un peu partout sur les murs du festival. C’est l’occasion rêvée de prendre une photo avec Cabrel toute moustache dehors ! Quant à nous, nous allons avoir le plaisir de passer trois jours au sein de ce festival ahurissant. Retour sur un événement qui ne manque pas de folie (oui c’était facile).

écrit à 4 mains par Miléna Delorme et Noémie Malo

Mercredi 11 juillet

Le vent marin nous caresse le visage, les gens sont déjà nombreux, ça sent la musique. Nous nous chargeons d’aller récupérer nos pass média et en route pour l’aventure. Nous entamons cette première journée sur les chapeaux de roues. Après avoir fait un tour de reconnaissance du site, nous nous dirigeons vers l’espace « média » pour assister à la conférence de presse d’Angèle, jeune prodige de la pop culture actuelle. Nous découvrons une jeune femme plutôt sûre d’elle et bien dans ses baskets répondant aux questions des journalistes, tantôt avec humour tantôt avec sérieux. Elle nous parle de son parcours, de sa tournée des festivals, et de son état d’esprit pour le show de ce soir.

Nous prenons ensuite le temps d’aller faire un tour du « Village Francocéan » : ce site, positionné à l’orée de la grande roue de La Rochelle, laisse de multiples possibilités. Il est très agréable d’entreprendre une petite ballade menant du festival au port et de découvrir un condensé de stands de sensibilisation à la protection de l’environnement. 

Nous prenons ensuite rapidement la route du festival afin de ne pas louper une miette du spectacle et retrouver Angèle sur scène : une prestation à son image, dynamique, drôle, touchante. Face à la foule, Angèle démontre une fois de plus qu’elle mérite son succès. Derrière nous, une famille : « mais papa, tu connais? – ben oui chérie, tu l’écoutes en boucle…là elle dit, « touuuuut oublier » ».

Entre deux concerts, nous retournons flâner à l’espace « presse » aménagé à l’intérieur de l’école de voile de La Rochelle, cadre idyllique près de l’eau. Nous finissons la soirée devant M, artiste incroyablement inventif, se présentant sur scène avec toute une bande d’automates en guise de musiciens : un véritable spectacle pour les yeux et les oreilles. Nous nous sommes placés volontairement loin de la scène afin de pouvoir laisser aller nos corps au rythme de la musique. M, ce grand artiste habitué des Francofolies est heureux d’être là une nouvelle fois, pour le plus grand plaisir de son fidèle public.

Jeudi 12 juillet

Le soleil se lève sur une nouvelle journée de festival ce Jeudi. Les Francofolies ne sont pas uniquement concentrées sur un site. Toute la ville est mobilisée. Nous prenons donc la route du théâtre Verdière afin de rencontrer Arthur Ely, jeune artiste émergeant des chantiers des Francos 2019 (une sélection de jeunes artistes épaulés tout au long de l’année par une équipe de professionnels). Ce jeune homme a déjà beaucoup à dire : Arthur est doté d’un talent prometteur, scéniquement et musicalement parlant. Nous assistons à son live dans une salle pleine et déjà envoutée par ses mots. Nous vous parlerons un peu plus bas de notre rencontre avec ce phénomène… patience.

Nous pressons le pas pour assister à la conférence de presse d’Hocus Pocus, se transformant rapidement en entrevue privée. Nous nous apprêtions  à assister à un plateau regroupant plusieurs collectifs : C2C, Alltta et PARRAD, trois groupes d’artistes étroitement liés à Hocus Pocus. « La colonne vertébrale c’est Hocus Pocus, mais c’est d’abord une grande famille », nous raconte 20syl, leader du groupe.

L’artiste nous évoque la manière dont le live à été pensé et construit, la sélection de titres pour la scène mais également l’adaptation, le dynamisme et la volonté d’établir un réel lien avec le public, véritable élément moteur pour ces artistes. Après avoir fait référence aux différents collectifs présents, 20syl aborde le futur de manière assez vaste en expliquant sa volonté personnelle de se diriger vers la production. C2C nourrit des trajectoires individuelles et, quant à lui, c’est derrière ses platines et son écran que nous aurons le plaisir de le retrouver.

S’en suit une interview solaire avec la belle Corine. C’est une femme charismatique, douce et accessible que nous rencontrons pour la première fois. Nous revenons avec elle sur son parcours et ses différentes scènes de l’été. Elle nous explique l’engouement des gens pour son projet, ses influences Madonnesque (pour Madonna) et sa rentrée à l’Olympia (rien que ça !).

Revenons sur Arthur Ely. Oui, souvenez vous, nous vous avions présenté ce jeune artiste un peu plus haut. Nous avons eu la chance de le questionner au sujet de son parcours.

Un artiste au futur prometteur qui nous présente son EP en plusieurs parties. Après avoir été sélectionné pour le chantier des francofolies (cf : plus haut), Arthur nous explique avoir passé plusieurs semaines à La Rochelle où il eu la possibilité de travailler avec des professionnels et de faire évoluer sa réflexion et sa manière d’envisager la scène. Comme il nous l’explique, avant d’intégrer le chantier, Arthur était de ceux transit de leur passion, qui avaient tendance à partir dans tous les sens et se perdre dans leur art. Grâce à cette opportunité, il ressort changé et sûr de lui quant à la suite des événements. Il nous fait part de la sortie de la troisième partie de son EP aux alentours de la rentrée. Nous lui souhaitons le meilleur pour la suite.

L’heure des concerts sur la grande scène arrive. Ce soir, nous avons la chance d’assister au show de Hocus Pocus et ses acolytes, véritable déferlante de bonne humeur et de « good vibes ». Un vrai rêve d’adolescentes ! (Pour ne rien vous cacher, j’ai (Miléna) versé une petite larme dans le crash barrière, l’œil mouillé derrière mon objectif. Quant à moi (Noé) j’ai lâché mon groove d’enfer enfoui depuis bien trop longtemps.)

 

Chris et ses Queens prennent ensuite le relai et nous offrent un show d’exception. Un spectacle mélangeant danse, chants et émotions du début à la fin. Une artiste sachant pleinement communiquer avec le public et prenant plaisir à le faire.

Elle assure le show, présentant des chansons de son nouvel album et également des sons emblématiques de ses débuts. Quelques minutes plus tard, nous voici devant un duo atypique et des plus mystérieux : The Blaze prend possession de la scène. Nous observons et écoutons un set d’une exactitude déconcertante très fidèle à l’essence du duo. Le public est resté, malgré l’heure tardive et danse encore. Chacun vit le moment à sa manière, du psychédélique au silencieux ; un grand moment de musique, différent et atypique.

Vendredi 13 juillet

Notre dernier jour et pas des moindres. Nous sommes charmées par la voix et la présence d’Yseult. Elle se produit en plein centre ville, près de l’eau et le public est là, dansant, sous le charme lui aussi. Après son show, nous rencontrons Yseult, simple et décontractée pour échanger quelques mots. Nous évoquons son année, ses concerts, et la liberté qu’elle ressent d’être aux commandes de son propre label. Yseult, c’est également des associations audacieuses. Un duo avec Claire Laffut, qu’elle nous explique ainsi : « j’aime ce qu’elle fait, elle aime ce que je fais, voilà, c’est surprenant et nature ». Une jeune femme pleine d’ambition et dégageant un charme fou de part une personnalité positive et une accessibilité déconcertante.

Ce soir les Francofolies ont opté pour un line-up urbain. Nous entrons dans l’arène pour Aya Nakamura et ressentons une hystérie dans le public. Je (Noé) me retrouve collé-serré à un jeune public prêt à chanter à tue-tête « poooookieeee ». Aya communique beaucoup avec son public, le fait chanter et danser avec frénésie. 

Nous ne prenons pas une minute pour souffler que Lomepal débarque déjà sur scène et nous offre un show bouillant. Être un môme à 27 ans c’est comme arrêter le temps, et oui le temps s’arrête. On enchaine les grands tubes, ça pleure dans le public et ça chante sur « trop beau » : de l’émotion en pagaille.

Pour se remettre de nos émotions, nous allons nous offrir un moment de détente au bord de l’eau. La vue sur le port de La Rochelle et sa citadelle est incroyable, de jour comme de nuit. Puis, nous nous laissons aller à des flâneries dans le festival où des énormes coussins sont installés sur des coins d’herbes. C’est pile ce qu’il faut pour se sentir reposer et d’attaque pour IAM Symphonie mesdames et messieurs.

Quelle incroyable sensation. IAM, groupe phare, qu’on écoute depuis nos premières soirées. Et là, c’est un beau cadeau qu’ils s’apprêtent à nous faire. Les membres du groupe nous proposent une prestation 2.0 de leur rap, en invitant sur scène tout un orchestre symphonique : moment authentique. Autour de nous, des afficionados d’IAM, on hoche la tête à l’unisson et on hurle aussi fort qu’au début des années 80. C’est à notre tour d’apprécier ce moment hors du temps, entre l’eau et le la scène de La Rochelle.

Nous aimons les Francofolies pour ça. Une programmation éclectique, jeune et vivante mais qui regorge de classique qui nous font tous briller sous la même étoile. Nous reviendrons La Rochelle…

Baleapop, le grand final

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

Le « festival de musique et d’art contemporain au Pays-Basque » Baleapop s’apprête à souffler sa dixième et dernière bougie du 14 au 18 août. Non-content d’avoir réussi le pari d’organiser un des festivals les plus courus de l’hexagone, le collectif Moï Moï prend en effet la très classe décision d’arrêter une petite machine pourtant parfaitement maîtrisée et bien huilée. Pour célébrer cette fin de règne en fanfare, c’est une édition « best-of « que l’équipe nous a préparé. Elle rassemblera ce que Baleapop a réuni de mieux lors de ses précédentes éditions, avec une programmation musicale toujours pointue et défricheuse, une mise en avant d’artistes contemporains et un amour inconditionnel pour son territoire et la culture locale.

Crédit photo : Laurence Revol

Le grand final

A l’heure de la « festivalisation de la culture en France« , qu’est-ce qui peut bien pousser l’équipe d’un festival à prendre la décision d’arrêter la machine en cours de route ? Soucis de fréquentation, difficultés économiques, fatigues des promoteurs peuvent bien sûr être invoqués a posteriori d’une édition compliquée. En ce qui concerne Baleapop, le son de cloche est un peu différent. Avant même la mise en place de son édition anniversaire (les dix ans), son équipe a en effet annoncé que cette dixième édition serait la dernière, quelque soit son issue.

Derrière cette décision de l’équipe du Baleapop (un des festivals qui a accompagné l’évolution du Type, dès 2012, 2013, ou en 2015 avec une rencontre des organisateurs, puis 2017 ou 2018), on peut voir une certaine suite à logique à ce qui constitue l’ADN du festival. À savoir la volonté de préserver une certaine authenticité et de ne pas dénaturer ce qui fait la recette gagnante d’un tel rendez-vous estival : un festival « à taille humaine » (pour reprendre une expression consacrée) qui ne voit sans doute pas d’intérêt à grossir ou se développer comme tant d’autres de ces homologues, alors que l’envergure prise par l’événement suffit à satisfaire ses fondateurs. Comme l’indique à Sourdoreille Jeanne Boulart du collectif Moï Moï, le pari de Baleapop est réussi : « fêter les 10 ans en étant toujours la même équipe qu’à nos début. C’est dingue. Mais c’est pour ça aussi qu’on est ravi que ça s’arrête ».

Une programmation « best of »

Pour cette occasion forcément particulière, il faut s’attendre à un grand final orchestré tel un best of qui rassemblera les coups de cœurs des programmateurs sur les 9 éditions précédentes. Comme à son accoutumée, le festival proposera d’ailleurs une partie musique qui s’articulera avec de l’art contemporain. Des expositions qui « méritent mieux que de servir de faire valoir à des mecs qui chantent faux », ce pourquoi les commissaires veillent bien à ce que cette dimension se fasse l’écho avec la musique.

Sur scène ou derrière les platines on aura le privilège d’apprécier du mercredi au dimanche ce qui se fait de mieux sur la planète « digger » et producteurs de la nouvelle scène électronique française, à commencer par le boss d’Antinote, Zaltan, ou encore Jita Sensation, Belec (aka Bisou), les Fils de Jacob, Maxi Fischer (du label du coin Décalé.), les lyonnais de Sheitan Brothers ou Botine… Les live des français Botibol, Petit Fantôme, Forever Pavot, Epsilove et Etienne Jaumet seront également à scruter de près. Hors frontières, on retrouvera Connan Mockasin (déjà présent lors de la troisième édition du festival ), l’amstellodamois-volant Young Marco ainsi que Bufiman (Jan Schulte) pour des performances attendues.

Par ailleurs, tout au long du festival, plusieurs installations artistiques seront présentés au public, en écho à la partie musique. Le colombien Iván Argote investira ainsi le parc Duconténia à travers une intervention qui explorera « nos liens inextricables avec l’Histoire, la tradition, l’art, la politique et le pouvoir ». De la même façon, on découvrira l’univers graphique du montpelliérain Jimmy Richer qui, pour l’occasion, est invité à repenser le mythe du fantôme domestique. Du travail photographique et de la vidéo investiront aussi le parc du festival avec le travail de Ludivine Large-Bessette, diplômée de La Femis et qui prend pour objet le corps et la performance. Les œuvres de nombreux autres artistes seront accessibles dans le parc, du danseur Mathieu Calmelet en passant par Nicolas Daubanes qui travaille sur les espaces sociaux fermés ou encore Nils Guadagnin, Octave Courtin, Récit, Séverin Guelpa ou Valentin Gabelier.

La Familia

Enfin, Baleapop ne serait pas ce qu’il serait sans l’esprit de famille qui y règne. À l’image de la programmation best of qui s’est faîte via les différents coups de cœur des programmateurs, le festival ne s’envisage pas sans tout ceux qui font partie intégrante de l’organisation de l’événement. Cette « Moï Moï Familia » se compose autant du quatuor Baleonda – sorte de Soundsystem du festival pour le dire très rapidement – que des membres d’Odei ou du producteur originaire de Ciboure Panda Valium. Manon Boulart, du collectif Moï Moï et qui travaille sur l’organisation du festival proposera quant à elle tout au long des 5 jours une installation in situ, « un monde fantasmé qui prend place dans le réel ».

Marque de fabrique d’un festival qui célèbre chaque année sa culture locale, une Grande Bouffe est aussi mise en place le dimanche. Celle-ci rassemble à la fois festivaliers, équipes et artistes dans un esprit de convivialité et de fête. Cette année elle aura donc une saveur toute particulière puisque se sera le dernier moment pour profiter de Baleapop et communier autour d’un repas concoctée avec amour par l’équipe et en collab’ avec des producteurs de la région.

Beau C’est Festival en Dordogne : petit mais vaillant

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

Des festivals n’ont cessé de naître et de grandir ces dernières années, en Nouvelle-Aquitaine tout autant qu’ailleurs. On pense notamment à Garorock, le Climax, vie sauvage ou encore Baleapop. Mais au-delà de ces noms, précurseurs de ces manifestations musicales annuelles, il existe des festivals plus petits, en train de fonder leur public, leur communauté. Dans cet article nous nous sommes focalisés sur un particulièrement : le Beau C’est Festival.

Crédit photos : Alexis Ricateau

Mais qu’est-ce que c’est le Beau C’est Festival ?

Il s’agit d’une initiative lancée par l’association Passerelle(s) en 2016. Là, vous vous dites « mais c’est quoi Passerelle(s) ? ». C’est une association culturelle dont l’objectif est de créer des correspondances entre différentes formes d’art. Elle œuvre depuis 10 ans, non pas qu’à Bosset, pour organiser des concerts, créer du lien artistique, en passant par la musique pour rendre cela encore plus beau, et ça fonctionne.

Un début à fond les ballons

La première édition du Beau C’est Festival a eu lieu en 2016, dans la petite commune de Bosset, qui ne compte que 205 habitants, et avait rassemblé près de 1300 personnes sur le stade municipal de la commune. Pour l’évènement, Les Ogres de Barback y avaient réalisé un concert ainsi que Les Tontons Michel, une première édition réussie. La seconde année Cali était en tête d’affiche, mais tout ne s’est pas vraiment passé comme prévu… En effet, une accumulation de problèmes techniques a entrainé l’impossibilité de faire chanter Cali sur la scène du Beau C’est Festival. Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, le concert a bien eu lieu, en acoustique et en plein milieu du public. Oui vous avez bien lu et je n’ai fait aucunes fautes de frappes. Cali, l’homme aux 7 albums, aux tournées sans fins, a joué, sur le stade municipal d’une commune de 205 habitants en acoustique et au milieu du public. Lors de la troisième édition, le festival fit venir un groupe de rock connu de tous, Feu! Chattertonen tant que tête d’affiche, accompagné par Trois Cafés Gourmands, Ryon ainsi que Marion Fouré et Dom.

Et pour cette année ?

Cette année la petite commune se voit accueillir quatre nouveaux noms, RoundaboutDaguerre, Naya et Les Fatals Picards. D’abord Roundabout, il s’agit d’un groupe de rock crée il y a quelques années par trois jeunes périgourdins. En premier on retrouve Raphaël, franco-anglais bercé dans le rock des années 50-60 de ses parents, passant des soirées avec les CD d’Elvis, Johnny Cash ainsi que Ray Charles. Il rencontre Tim au lycée, grand fan des Beattles. Ils se réunissent tous les week-end pour reprendre les chansons des 4 de Liverpool. Raphaël commence à gratter ses premiers textes très rapidement, les deux garçons composent sans cesse. Cependant, il leur manque toujours un batteur. Mathieu, batteur depuis tout petit, vient clore le trio de Roundabout. Ils partagent la même idée de la musique et trouvent vite leur style qui ne cesse d’évoluer depuis. Des mélodies attirantes sur des riffs allant du folk au rock’n’roll que vous aurez l’occasion de vivre le samedi 17 août à partir de 19h00.

Ensuite on retrouve Daguerre, Olivier Daguerre précisément. Il a passé son enfance et son adolescence entre la Gironde et le Pays Basque avant de décider d’aller s’installer à Paris lors de ses 18ans où il s’imergera très vite dans le milieu artistique alternatif parisien. En 1990, il fait ses premiers pas d’auteur-compositeur-interprête en fondant le groupe « Les Veilleurs de Nuit », groupe qui se séparera 9 ans plus tard. Les 15 années qui suivront, l’artiste réalisera de nombreux albums, seul ou à plusieurs en faisant référence à l’album « Mandrogore » coréalisé par Cali (Beau C’est Festival #2). Puis en 2019 il sort 107218 km/h, en référence à la vitesse de rotation de notre belle planète bleue en orbite autour du soleil, ne déviant jamais de sa trajectoire. Daguerre est l’heureux artisan d’une chanson libre et indépendante : elle n’est pas faite que pour être entendu mais aussi pour s’écouter, se voir, réveiller et ressentir ce qu’il y a au creux du ventre, ce qui palpite sous nos poitrines.

Puis il y a Naya, apparue pour la première fois sur la scène de The Voice Kids à 14 ans où elle commence à écrire et composer ses premières chansons. À 16 ans elle se labellise dans la cour des grands et sort son premier EP Blossom. Petit à petit elle enchaîne les scènes, les concerts à l’acoustique et les douces mélodies. Elle réalise son premier album en coproduction avec Valentin Marceau, Ruby, sortit en 2018. C’est un genre de concentré énergique et euphorique berçant son passage du monde adolescent vers le monde adulte, tel un témoignage parsemé d’étoiles, de lumière et d’étincelles. Une langue solaire déclinée en français et en anglais à la manière d’une poésie universelle. C’est avec « Girl on the Moon » que la plupart d’entre nous la découvrirons, un titre qui comptabilise plus de 4,5 millions d’écoutes sur Spotify à l’heure où cet article est écrit. Naya est donc une personne attendue de pieds fermes lors de cette quatrième édition du Beau C’est Festival.

Enfin, Les Fatals Picards, un groupe de rock pas comme les autres. Disons que c’est avant tout un groupe capable de rire de tout, mais aussi de parler de tout. On remarque leur volonté d’aborder des sujets sensibles comme l’homophobie, les violences faites aux femmes, le chômage, le naufrage des illusions politiques, toujours avec décalage et humour sous cette certaine forme de politesse du désespoir. Mais Les Fatals Picards c’est aussi 15 années d’existence, 15 années de concerts où l’énergie du rock se dispute une certaine idée de la chanson française.

Tout cela, c’est le samedi 17 août 2019 à Bosset, Dordogne, de 19h00 à tard dans la nuit. On vous l’assure, il faut le voir pour le croire.

Live rock & sets électroniques, l’open air hybride de L’Astrodøme

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

Jeudi 18 juillet, en guise d’après-le-travail prolongé ou simplement de vacances appréciées, l’équipe de L’Astrodøme organisent un open air au skatepark des Chartrons, entre rock et musiques électroniques, le tout en entrée libre !

Acteur devenu incontournable de la scène indé bordelaise, L’Astrodøme continue d’essaimer ses événements ici et là à Bordeaux. L’ère du temps étant aux open air, c’est naturellement que le crew s’apprête à investir un spot particulier en vue d’une longue et belle soirée d’été : le skatepark des Chartrons. En délocalisant ainsi son propos hors de son lieu habituel, l’association renforce son maillage du territoire local et la dimension atypique des rendez-vous qu’elle propose en explorant un terrain relativement peu exploité par les promoteurs et autres organisateurs d’événements de Bordeaux. Toujours soucieux de soigner son public, l’équipe a d’ailleurs prévu de quoi se désaltérer ainsi que se rassasier pendant l’open air qui se déploiera de 18h00 à minuit. Un stand de disques vinyles est également prévu pour les plus mélomanes. Au-delà, ce rendez-vous tranche de ce qu’on a l’habitude de voir à travers la mise en avant à la fois de collectifs de musiques électroniques et de live rocks.

Un événement hybride à la croisée des genres

Cet Astroshøw s’affirme en effet comme une fête singulière compte tenu de sa programmation. En mélangeant dj set et groupes de rock, l’événement promet un croisement singulier à la fois des publics et des esthétiques. Pour entamer le bal, c’est l’équipe organisatrice elle-même qui s’installera derrière les platines pour une sélection affinée de pépites rock et psychées. Les locaux de Cosmopaark (du collectif Flippin Freak’s) enchaîneront avec leur shoegaze débarqué d’une autre planète. Ce sera ensuite au tour des toulousain de SLIFT et leur psych garage de proposer un live survolté, avant de laisser la place à la tête d’affiche de cet open air : Le Villejuif Underground qui a « autre chose à foutre que de sauver le rock français ». Le CIAO! Soundsystem clôturera cette joyeuse fête avec la pêche qu’on leur connaît et qu’on a déjà hâte d’aller apprécier. Rendez-vous là-bas ?
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Entretien sans frontières avec Tushen Raï du label Hard Fist

dans ENTRETIENS/MUSIQUE

Co-fondateur du label lyonnais Hard Fist, Tushen Raï explore depuis maintenant quelques années une facette globale et ouverte de la musique. Défenseur d’un décloisonnement des genres musicaux et porteur d’une vision militante de la culture, Baptiste (de son vrai prénom) œuvre au développement d’une scène artistique qui fait fi des frontières et se connecte de Vilnius à la Palestine en passant par la Russie ou le Mexique. Également bien implanté à Lyon, l’artiste porte aussi un regard éclairé sur sa ville devenue l’une des références en Europe dès lors qu’on parle de cultures électroniques. Celui qui a choisi un nom qui renvoie à « l’essence de l’âme » (issu d’un dialecte ouest-africain) s’apprête à jouer à l’Iboat le vendredi 19 juillet pour la résidence Nouveaux Mondes : l’occasion idéale de revenir avec lui sur sa scène, son parcours, la création de son label ou encore les liens entre Bordeaux et Lyon…

Crédit photo : Gaétan Clément

Le Type : Peux-tu commencer par te présenter et nous raconter ton rapport à la musique ?

Tushen Raï : Pendant des années j’ai collectionné des disques, du disco, boogie, des vinyles plutôt old groove, de la musique traditionnelle… J’ai toujours écouté beaucoup de musique. J’ai diggé pas mal de trucs qui venaient d’Amérique Latine, d’Afrique, du Moyen-Orient… Je me suis plutôt tourné sur des continents du Sud, même si j’ai aussi pas mal de musiques afro-américaines, et d’éléments de la culture américaine au sens plus large. Puis j’ai commencé à digger des disques de musiques primitives, de field recording, des musiques enregistrées par des musiciens anthropologues des années 1960-1970.

Comment on passe de cette passion au fait de créer un label ?

J’ai fais la rencontre de Cornelius Doctor il y a environ trois ans. Il gérait un label de house (Art Feast qui va fêter ses 11 ans) à l’époque tout en étant producteur – et il avait envie de faire autre chose. On s’est retrouvé notamment sur des esthétiques rock, sur notre patrimoine un peu plus ado, voire le patrimoine de nos parents. Il a fini par sortir un premier EP qui n’avait rien avoir avec ce qu’il faisait auparavant, sous un autre alias. On a trouvé ça mortel et on s’est dit avec tous les gars du collectif qu’il fallait qu’on créé un nouveau label, quelque chose de différents avec des choses qu’on avait vraiment envie de faire. C’est comme ça qu’on a créé Hard Fist. On ne savait pas vraiment à qui on allait s’adresser, ni pourquoi on le faisait, quelle était la stratégie. Tout ce qu’on savait c’est que, ce son-là, on n’avait pas beaucoup l’habitude de l’entendre. On avait quelques références d’artistes, notamment israéliens, lituaniens ou mexicains qui faisaient des trucs un peu dans ce délire… On a commencé comme ça.

Comment on construit l’identité d’un tel label et comment les premières sorties se font ?

L’idée de ce second label Hard Fist, était vraiment de proposer quelque chose de différents avec Guillaume et le crew d’origine ; Romain, Etienne… C’est un projet collectif. Le premier EP a été fait par Guillaume en une semaine chez lui. C’est un EP que j’adore et qui a apporté, quand il est sorti il y a trois ans, un truc que tu trouvais très difficilement. A l’époque il y avait une ou deux sorties par an dans ce délire. Aujourd’hui il y en a tous les jours !

On a sorti le deuxième avec Bawrut que j’ai découvert sur Ransom Note. On avait une émission sur Nova avec Guillaume à ce moment. C’était une porte d’entrée pour connecter des artistes en leur demandant de faire des podcasts. C’est comme ça qu’on a eu Bawrut. Un jour il m’a envoyé des démos, notamment d’un edit remix de Gainsbourg du son « Marabout ». Il l’a appelé « Chien de temps », une version africaine de ce track que Gainsbourg a lui même volé au Gin-go-lo-ba… On s’est dit que c’était aussi marrant de lui voler.

Depuis, cette aventure c’est beaucoup de fraternité, l’amitié. Il n’y a pas une ligne directrice claire ; on a sorti des trucs avec MR TC en mode post punk, ambient, psyché… Et des trucs plus banger, tropical un peu plus happy, disco… On fonctionne beaucoup à l’affect, aux rencontres qu’on fait. Au total on a eu 6 sorties ; la septième arrive en septembre, ce sera le deuxième volet d’une compilation dédiée aux musiques arabes dans la musique électronique : qui s’appelle Princes of Abzu,

Par rapport aux influences que tu cites ; est-ce que tu considères que toi et Hard Fist évoluez dans une scène particulière ?

Ce qui est sûr, c’est qu’il y a une scène, c’est indéniable. C’est une scène hyper intéressante ; elle est très globale – c’est d’ailleurs un mot qu’on utilise beaucoup pour en parler, même si cette idée de globalisation de la culture est quelque chose de très péjoratif au premier abord. Elle sous-entend la globalisation économique, celle des marchés… Elle a plutôt été hégémoniste dans un premier temps, avec la vision d’une culture occidentale qui écrase toutes les cultures du reste du monde…

Cette scène existe donc. Elle est hyper militante et passionnante…

On prend un peu cette idée à contre-pied. On promeut plutôt l’idée que la globalisation culturelle arrive dans une seconde phase, avec plutôt une mise en valeur de différents patrimoines traditionnels qui n’ont pas d’appartenances direct. Ce que je veux dire par là c’est que tout le monde peut se l’approprier. C’est ce qu’on plaide. Et c’est en lien avec notre génération, celle qui a fait Erasmus, qui a eu une certaine facilité pour voyager, pour passer les frontières… C’est tout ce qui fait qu’aujourd’hui on peut se passionner pour une culture qui n’est pas du tout la nôtre, qui ne fait pas partie de notre patrimoine culturel de base.

Cette scène existe donc. Elle est hyper militante et passionnante, dans le sens où on y retrouve des acteurs qui ne sont pas uniquement dj ; ils sont aussi directeurs de labels, promoteurs d’événements. Ils sont hyper activistes en fait. C’est d’ailleurs ce qui fait que cette scène grandit vite, parce qu’elle est très très fraternelle. On a tendance à tous s’appeler brother alors qu’il y a des tonnes de gars avec qui on parle depuis 2 ans et qu’on a jamais rencontré parce qu’ils sont à Tokyo…

Artistiquement parlant, comment tu pourrais décrire cette scène ?

C’est assez difficile de mettre un nom d’esthétique dessus… On n’a pas mis d’étiquettes dessus et je pense qu’on va se battre longtemps pour qu’il n’y en ait pas, car c’est plein de choses différentes. Ça va de la techno lente avec beaucoup d’influences cold wave, post punk, à de la musique plutôt tribale, africaine, quasi chamanique, psychédélique, acid… En terme général, on est slow tempo, on est dans un truc qui prend son temps, dans des sets qui se construisent avec une dimension de rituel, quasi-cérémonial où on essaye de créer une symbiose entre les danseurs, de créer quelque chose où on se libère complètement. Quelque chose d’assez introspectif en soit.

Sur Hard Fist on fait un mix entre de la musique électronique et de la musique organique ; que ce soit avec le rock des guitares ou des percussions, des voix et la musique du sud. Dans le côté électronique il y a un truc qui lit un peu tout ce qu’on fait, c’est l’acid house qu’on a dépitché (dont la vitesse a été ralentie, ndlr) et qu’on a rendu plus dark.

On a récemment rencontré Axel de Ko Shin Moon (qui jouaient à AHOY, le festival de l’Iboat) qui as utilisé l’expression de musique « extra-occidentale » pour parler de la musique qu’il écoutait (et non pas de la musique qu’ils font comme initialement écrit dans la première version de l’entretien, ndlr). De ton côté tu vas jouer sur une résidence «  Nouveaux mondes » à l’Iboat, qui renvoie de loin à l’expression contestée de « musique du monde ». Comment tu envisages cette notion et considères-tu que tu fais de la musique « extra-occidentale » ?

Je suis à l’aise avec aucun des deux concepts. Pour notre scène (et beaucoup d’autres l’ont fait avant nous), le combat c’est de bannir l’appellation « musique du monde ». C’est une notion très péjorative. Je ne suis pas non plus tout à fait d’accord avec Ko Shin Moon, même si je vois ce qu’ils veulent dire. Pour moi, le concept de musique extra-occidentale refait un cloisonnement entre le sud et le nord. Aujourd’hui notre philosophie c’est plutôt d’être curieux, de s’intéresser à des cultures qu’on ne connaît pas forcément. Je ne me retrouve dans aucun des deux termes, mais en même temps je pense qu’on tâtonne et qu’une définition en deux mots ça ne peut pas marcher. L’expression « nouveaux mondes » me va bien. Dans le sens où on parle avec notre musique de ce nouveau monde où la notion de frontière dans la culture est prête à être complètement abolie !

Pour donner un exemple, il y a le projet d’un pote qui s’appelle Gal Kadan. Il est israélien et nous a invité chez lui où il organise des teufs israélo-palestiniennes. Il vit maintenant à Berlin depuis 1 an où il a monté Awesome Orientalists From Europa. C’est donc un mec du Moyen-Orient qui se base à Berlin et qui fait un projet pour découvrir des sons géniaux orientaux mais fait en Europe ! Il déterre des trucs de big beats belge, du disco de la diaspora maghrébine en France de années 1990-2000 qui ont utilisé leur patrimoine en faisant des trucs de disco. Gal Kadan ne réédite que ces trucs là en free edit. Sa démarche renverse pas mal ce débat finalement.

Toi et Hard Fist êtes basés à Lyon. Quel est ton regard sur cette scène locale ?

Au moment où on a créé le label, on commençait beaucoup à parler de « scène lyonnaise », avec une sorte de hype autour, avec BFDM, G’boï et Jean Mi (de La Chinerie, ndlr), le label KUMP de Markus Gibb, Sacha Mambo… Beaucoup d’artistes qui font de la super musique, certains depuis très longtemps. On faisait des cartographies de Lyon, des visites de Lyon pour la musique alternative et les musiques indépendantes électroniques. Nous on ne voulait pas faire un « label lyonnais ». Le propos reste worldwide, global, ouvert… Du coup on a pas du tout basé notre propos là-dessus. D’ailleurs pendant longtemps très peu de personnes savaient qu’on était basé à Lyon !

Malgré ça on représente Lyon avec grand plaisir car on adore notre ville, on est vraiment connectés avec cette scène qui est hyper fraternelle, familiale… Lyon est un village ! On se croise tout le temps pour boire un coup, aller à un concert, digger des skeuds… On va tous aux mêmes endroits. On se connaît tous, on fait tous des trucs ensemble mais en même temps on respecte beaucoup l’indépendance des uns et des autres. Cette scène lyonnaise existe, c’est légitime d’en parler comme ça.

Comment cette scène a pu se développer et être identifiée comme une scène aussi active et rayonnante sur le plan des musiques électroniques ?

Déjà, il y a un truc qu’on dit rarement mais qui pour moi est important : Lyon est devenu une putain de capitale européenne du city break et du tourisme urbain éphémère ! Cet élément est forcément bénéfique pour les activités culturelles qui s’y développent.

Ensuite, ce qu’a fait BFDM est hyper qualitatif, leur édito sur Lyon est très fort. Après, tout le monde le dit, et on le répète ; la présence de Chez Emile Records est essentielle dans ce développement local. C’est un disquaire qui a ouvert à Lyon il y a 6 ans. Ils ont monté une plateforme de distribution qui a vraiment œuvré au soutien des labels locaux. Ils ont accompagné des artistes qui faisaient de la musique mais qui n’avaient pas de labels. Chez Emile Records les aide à monter un budget, ils s’occupent ensemble de la presse des disques, de leur distribution… Ils l’ont fait merveilleusement bien et de manière passionnée. Avoir un shop distributeur au coin de ta rue est une chance incroyable ! Avant, on bossait avec Bordello A Parigi (un disquaire/distributeur basé à Amsterdam, ndlr) on aurait pu aussi avec Rush Hour (autre disquaire amstellodamois, ndlr)… Mais les contacts se font par mails, il n’y a pas de rencontres, ce n’est pas le même rapport.

Tu reviens d’une tournée entre le Mexique, la Russie, la Belgique, le festival Fusion en Allemagne, Israël avant ça… Qu’est ce que tu en as retiré et y a-t-il des territoires qui t’ont marqué ?

D’abord, même si ces pays ne sont pas forcément identifiés par les amateurs de musiques électroniques, ce sont des pays impressionnants où tout est 1000 fois plus cool et pointu qu’en France niveau club culture !

Parmi les dates qui m’ont le plus marquées, il y a ma première fois au Kabareet, le spot de Ayed et Rojeh de Jazar Crew à Haifa. C’est un lieu militant ouvertement pro-palestinien, ouvert aux communautés arabes. Ils font de la conférence, montent des résidences de création et organisent de temps en temps des teufs. En l’occurrence ils nous ont invité avec Ko Shin Moon. C’était d’une lourdeur incroyable, le public était tellement à fond dans la musique, comme j’ai rarement vu… Tu sens la liberté, ça fait énormément plaisir : ça rappel ce qu’on peut imaginer du début des teufs au début des années 1990.

Plus récemment l’expérience du Fusion m’a marqué. Au-delà d’un festival, ça fait partie d’un patrimoine qui pourrait être classé à l’Unesco. La date était incroyable, avec Tom Tom Disco, le label sur lequel on vient de signer. Il y a des fees égaux pour les dj, c’est complètement végétarien pour 70000 personnes. Ils travaillent à l’année sur une base militaire achetée il y a plus de trente ans, ils passent un an pour construire la scénographie… C’est un modèle alternatif de festival, de bulle qui dépasse la musique pour revendiquer une autonomie et une liberté totale basée sur le respect, la tolérance…

Tushen Raï et Cornelius Doctor, les deux boss d’Hard Fist

D’autres dates à venir dans des lieux tout aussi fascinant ?

Guillaume et moi on travaille à côté de cette vie, ce n’est pas notre profession. On doit donc s’organiser pour ces différentes dates. L’année prochaine on va partir en Asie, au Japon, Corée du sud, Hong Kong… Un endroit où on a très très envie de jouer sinon c’est l’Opium club à Vilnius…

Vilnius a l’air d’avoir une scène bien active dans un délire assez similaire à Hard Fist (et c’est d’ailleurs l’une des villes qu’on va explorer via notre nouveau projet Scene city). Il y a d’autres spots comme ça que vous suivez ?

Tel-Aviv et Vilnius sont deux scènes pionnières pour ça. La Russie et le Mexique aussi, avec un nombre de producteurs chanmés dans ce délire. Toute l’Amérique Latine commence à vraiment bouger. En Asie aussi, en Australie, du côté de Melbourne. Il y a des labels comme Animal Dancing (sur lequel les lyonnais The Pilotwings ont sorti leur dernier EP), il y a Calypso records à Mexico city qui est une grosse frappe. En Russie il y a un label qui s’appelle ИДА, Cornelius a sorti un track dessus qui défonce avec Front de Cadeau, Pletnev et d’autres artistes… A Saint-Étienne il y a aussi Worst Records qui est bien lourd.

Tu as joué récemment à Bordeaux et tu reviens pour la résidence Nouveaux Mondes à l’Iboat le vendredi 19 août avec Deena Abdelwahed. Tu connaissais déjà cette ville ? Lyon et Bordeaux restent deux villes mal connectées mais qui ont des similitudes…

J’y ai joué une première fois il y a deux ans, pour un truc alternatif, une sorte d’expo. J’avais beaucoup aimé la ville. Ma sœur y a vécu donc je connais un peu, mais surtout la dimension touristique. La dernière fois qu’on est venu c’était pour les 2 ans de SUPER Daronne. On a kiffé cette ville, on suit beaucoup ce qui s’y passe, ça bouge bien ! Il a l’air de s’y passer beaucoup de choses, avec Bordeaux Open Air, l’Iboat qui a une programmation hyper classe. Il y a des tonnes de collectifs comme tplt qui font des trucs mortel… Aujourd’hui c’est une ville qui a un énorme potentiel et où tu sens la passion, comme à Lyon pour ses musiques alternatives électroniques. Mais on sent malgré tout qu’il n’y a pas le même niveau de développement, notamment sur ce dont on parlait avant avec le rôle qu’a pu avoir Chez Emile Records à Lyon… Il manque peut-être des noms d’artistes qui résonnent, des producteurs… Il y en a des anciens comme Djedjotronic (qui n’est d’ailleurs pas forcément affilié à Bordeaux car il a une carrière internationale) mais pas tellement dans la nouvelle génération… Il y en a sans doute plein de talentueux mais ils ne font pas de disques, il n’y a pas de Premiere (morceaux qui sortent avant leur sortie officielle sur Soundcloud par exemple, ndlr)… C’est comme ça que je m’informe et que je découvre des nouveaux noms d’artistes ! Nantes a un développement similaire à Bordeaux, et est arrivé à mieux passer ce step-là ; pas mal de plaques de très bonnes qualités sortent depuis là-bas.
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Retour sur le festival SoliFest à Darwin

dans ÉVÉNEMENTS/REPORTAGES

En conjuguant solidarité et fête, le SoliFest qui s’est déroulé en juin dernier s’est révélé comme l’une des manifestations culturelles bordelaises majeures de ce début d’été 2019. Grâce à une programmation variée à la fois sur les esthétiques musicales présentées (hip hop avec entre autre les locaux de WL Crew ou encore house music, disco…) que sur les formats proposés (conférences, stands, performances…), le festival a su fédéré un bon nombre d’acteurs du territoire qui se sont rassemblés à Darwin. Par ailleurs, le SoliFest s’est distingué par la mise en avant de thématiques telles que les enjeux climatiques, illustrant sa volonté de s’inscrire dans son époque et de lier prise conscience et réflexion avec une dimension festive. Retour sur un rendez-vous culturel singulier qui a de l’avenir.

Crédit photos : Astrid Lagougine & Intza Bagur

Les clubs solidaires de l’Iboat du mercredi

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

Cet été l’Iboat propose un nouveau format engagé et solidaire tous les mercredis soirs. L’idée à travers ce concept est de reverser les bénéfices de la billetterie (à prix libre) au profit d’une organisation avec qui la soirée aura été imaginée avec le club bordelais.

Club solidaire…

A l’arrivée de l’été, certains clubs ont pour habitude de proposer une grille de programmation spécifique, à travers des nouveaux formats. C’est le cas de l’Iboat qui, depuis 2011, se réinvente régulièrement avec divers concepts, notamment en période estivale. Pour cette saison 2019 ce sont les Clubs « with love » qui font leur apparition sur le programme du bateau bordelais. Chaque mercredi, c’est avec un organisme engagé et solidaire que sera imaginée la soirée. L’Iboat exprime ainsi son soutien à une association ou structure d’intérêt général en reversant l’ensemble des bénéfices de la billetterie à ce dernier.

Qui plus est, l’équipe du ferry met à disposition de cette organisation de l’espace et du matériel qui permettra d’expliquer sa démarche et donc sensibiliser le public présent ce jour-là. Un premier événement a ainsi mis à l’honneur Pratikable, « une association qui a pour objectif de valoriser le handicap à travers les sports de glisse et les sports à sensation ». Les prochains clubs with love seront quand à eux consacrés à Cap d’agir et Kfé des familles, dans les domaines de l’éducation et de la famille. Environnement, éducation, accueil… Ce sont ainsi une multitude de sujets qui seront mis en avant à travers ce format engagé pour la bonne cause !

… aux line up locaux

Au-delà de cette dimension solidaire, ces clubs du mercredi seront également l’occasion de (re)découvrir les talents artistiques locaux. Ce sont en effet uniquement des collectifs et artistes du coin qui sont conviés à l’Iboat lors de ces événements pour des all night long de minuit à 4 heures. En plus de soutenir la scène locale, l’Iboat diminue ainsi l’empreinte carbone de ces événements, bien en adéquation avec l’idée derrière ce format engagé.

Le 7 août, c’est Le Type Soundsystem (aka Birouette) qui jouera dans la cale de l’Iboat !

On a pu déjà retrouver FLTH lors du premier club sous cette forme, et on aura bientôt le plaisir d’aller écouter Remy Estera & Leroy Washington ou Timothy Curtis. Suivront ainsi Juniore du crew SUPER Daronne, ou encore Sisto Perez, Baron ou encore vos fidèles serviteurs puisque Le Type Soundsystem (aka Birouette) aura le plaisir de venir passer quelques disques dans la cale du bateau le mercredi 7 août !

Broken District, le label vinyle bordelais qui s’exporte

dans LES NOUVELLES/MUSIQUE

Déjà à l’origine de trois sorties vinyles, Broken District s’apprête à remettre le couvert avec de nouvelles productions à venir. En mélangeant les sonorités jazz, house, soul et hip hop, le label bordelais entend casser les codes et réussit déjà à s’attirer le soutien d’une partie de la scène et de la presse musicale spécialisée à l’international. On retrouvera l’équipe du label le samedi 6 juillet pour le Pavillon d’été de L’Orangeade.

Casser les codes, mélanger les genres

Le label Broken District est né en 2018 et a été fondé par trois acteurs de la scène bordelaise : Jus Jam, qu’on retrouve régulièrement à l’Iboat ou au Void, ainsi que l’artiste Momla et Antwan, fondateur du magazine Electrocorp, référence locale médiatique dès lors qu’on parle house music et de ses différentes ramifications. Déjà à l’origine de différents événements, podcasts et autres soutiens à la scène, ces derniers ont souhaité à travers cette nouvelle aventure explorer des styles de musiques alternatifs, « à la croisée de leurs différentes influences, mélangeant ainsi la house au jazz, en passant par le hip-hop, la funk, la soul et les musiques expérimentales ».

Cette volonté de casser les codes et de mélanger les genres se manifeste à travers les trois premières sorties vinyles du label, parfaite expression de ce décloisonnement des styles. On y retrouve des artistes émergents et d’autres plus confirmés tels que SofaTalk, Turbojazz, Setwun, Marian Tone, Sam Irl, ainsi que des artistes locaux comme Leon Revol, Jus Jam ou Momla. En un an, on peut d’ailleurs dire que Broken District a connu une actualité chargée et a réussi le pari de s’accorder le soutien d’une bonne partie de la scène concernée et d’un bon nombre de médias internationaux, laissant présager le meilleur pour les sorties à venir.

De Bordeaux à Chicago : un label soutenu à l’international

Dès ses premières actualités, le label a en effet été distribué et supporté très rapidement à l’international par des références médias et des disquaires spécialisés. Côté relais, on a pu voir passer des choses du côté de Mixmag ou de XLR8R, deux pointures du game médiatique électronique. Au niveau des disquaires, ce sont les très influents Gramaphone Records à Chicago, mais aussi Phonica à Londres et OYE Records à Berlin qui ont déjà référencé les premiers VA (ou Various ; des disques composés de plusieurs artistes différents) vinyles de Broken District.

La suite de l’aventure s’écrira rapidement avec trois projets à venir dans les prochains mois, confirmant l’appétit et le dynamisme de l’équipe du label ! C’est d’abord une mini compilation (Brokenbits Vol.01) qui sortira uniquement en digital et sur laquelle figureront des artistes tels que le producteur danois Jeppe Wolmer, l’artiste originaire de Leipzig Duktus ainsi que le « one man project » Sofatalk et Jus Jam, co-fondateur de Broken District. Un mini LP suivra fin septembre, écrit et produit par le même italien Sofatalk et intitulé SofaTalk – South Side. Brokenbit Vol.02 suivra en fin d’année pour clôturer une saison bien chargée pour un label qui voit grand et a tout pour grandir encore en 2020 (avec un EP de Jus Jam déjà en préparation…).
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Ola Radio pose ses valises aux Chartrons

dans ANNONCES/DIVAGATIONS LOCALES/ÉVÉNEMENTS/VIE DE QUARTIER

Sept mois après son lancement, la nouvelle web radio bordelaise Ola Radio vient frapper une fois de plus là où il faut, et installe une nouvelle résidence les 25 et 26 juillet dans un lieux historique et atypique de Bordeaux : La Halle des Chartrons.
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Un bilan qui pèse son poids

Difficile de ne pas entendre parler d’Ola. Après son lancement en janvier dernier, c’est un florilège d’émissions, résidences, talk-shows, live stream, collaborations et autres concepts novateurs, pour l’instant jamais vu dans la cité girondine. Sept mois d’activisme au sein de leur QG au Café Mancuso, comme aussi la présence à de nombreux événements culturels de la ville ou de la région (AHOY! festival, vie sauvage, Fête de la Musique, Heures Heureuses…), sans parler d’un catalogue d’artistes qui ne cesse de s’allonger.

Nouvelle résidence d’été et nouvelle teuf en vue

 

Toujours plus culottée, la radio à récemment fait l’acquisition d’un petit bijou bordelais, la Halle des Chartrons. Localisée au centre de la Place Du Marché Des Chartrons, cette bulle de 200 mètres carrés est un lieu historique accueillant habituellement des marchés de créateurs, expositions, conférences et concerts. Jusqu’alors il n’était question d’y héberger quelconque radio locale. Et c’est là qu’Ola Radio prend les commandes en proposant un événement sur deux jours consécutifs les 25 et 26 juillet de 14h à minuit.

Appuyée par son graphiste en chef MACEO, se dernier se charge d’une scénographie pensée tout spécialement pour ses deux jours où viendront se mêler en journée des émissions, interviews, tatouages, expos et autre, le tout accessible au public. Mais nous n’en resterons pas à l’heure où les poules se couchent, les soirées proposeront des Dj set, live modulaire ainsi que du Rap. Pour clore le tout, boissons sur place et food assurée par le Café Mancuso pour ravitailler les troupes.

Le rendez-vous est pris pour nous, il ne vous reste plus qu’à suivre l’événement juste ici.

 

5 raisons d’aller à Banzaï Land cet été

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Comme l’an passé, Banzaï Lab réinvestit cet été l’ancien Commissariat Casteja les vendredis, samedis et dimanches avec une programmation culturelle dédiée, féminine, pluridisciplinaire et ouverte aux plus jeunes. Cet oasis urbain est à découvrir gratuitement lors de 12 soirées pour lesquelles on a sélectionné 5 raisons de s’y rendre.
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Du commissariat à l’oasis urbain : un spot open air idéal

Ancien commissariat – symbole d’autorité par excellence, le lieu choisi par l’équipe de Banzaï Lab pour cette saison estivale est en fait particulièrement bien adapté à l’esprit du label. Au cœur de Bordeaux, cette grande cour est parfaitement propice à la découverte, au repos et à la fête en même temps. Sorte de cocon ouvert sur sa ville, le Commissariat Casteja s’apparente bel et bien à l’oasis urbain idéal où passer l’été à l’ombre et au soleil en même temps. Les organisateurs y compte bien en faire un « pays utopique où les valeurs qui ont fondé le collectif Banzaï Lab se rencontrent : solidarité, engagement culturel, créativité, convivialité, liberté. »

Une programmation féminine

Cette année, Banzaï Lab accordera une place de choix aux artistes féminines, que le collectif considère » trop souvent sous représentées dans les esthétiques musicales » qu’il défend. À savoir le hip hop ou encore les musiques électroniques, des genres dans lesquels on voit pourtant de plus en plus de représentantes de la gente féminines évoluer avec brio. Pour rendre compte de la richesse de cette partie de la scène, Banzaï Lab organisera donc des showcases, concerts ou dj set dédiés qui mettront en avant différentes actrices de la musique française ou européenne. En écho, une projection (en partenariat avec l’association Bordeaux Rock et leur festival Musical Écran) du documentaire « The Amazing Nina Simone » aura lieu, de même que celle qu’une série de documentaires autour des femmes dans le sport.

Un rendez-vous kids friendly

Non-content de proposer un rendez-vous susceptible de ravir un bon nombre de bordelais, Banzaï Land se paye le luxe de convier les bambins, à travers une programmation « kids friendly ». Des jeux seront en effet mis gratuitement à disposition des parents pour leurs enfants, et des animations seront proposées pour occuper les petits, mais aussi les plus grands. Avec entre autre des « Joué Music Sessions », de véritables « moments d’apprentissage de la musique basés sur la convivialité »

Un mot d’ordre : pluridisciplinarité

Musique, ateliers, projection… La programmation de Banzaï Land est bel et bien plurielle et très diversifiée, la rendant particulièrement attractive. En plus de tous ces concerts, dj sets, la partie artistique sera accompagnée de Street art. C’est à l’entrée du bâtiment notamment que celui-ci s’appréciera, avec le travail de l’artiste local Jonas qui a concoté une fresque de 20 mètres de long, autour du thème « Entre l’estuaire et le désert – Les Chemins de la liberté ». Cette dimension sera couplée avec de l’art visuel, proposant une véritable « expérience visuelle interactive ». Enfin, la scénographie du lieu a été complètement retravaillé par le collectif Cmd+O, (r)ajoutant une touche esthétique à l’ensemble déjà bien fournie.

Une fédération des acteurs culturels locaux

Enfin, l’événement complet proposé par Banzaï Lab est résolument tourné sur sa ville et sa région, à travers les multiples collaborations et partenariats qu’a noué le collectif avec l’ensemble des acteurs culturels locaux. Certains artistes du coin ont ainsi été convié, comme Yoüg, ou encore le Soundsystem de l’Iboat le 14 juillet. Des shops bordelais sont également mobilisés avec Jaqen qui viendra proposer une sélection de bières (de la région et au-delà) au bar lors du premier week-end. On les a cité plus haut, mais ce sont aussi d’autres structures locales telles que l’association Bordeaux Rock et son festival Musical Écran ainsi que le collectif de scénographes Cmd+O qui ont été invité à la fête pour proposer un pan de leur programmation.
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Les Francofolies de La Rochelle, encore et encore !

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

À l’aube d’un nouvel été, nous avons le plaisir de vous présenter un festival que nous apprécions particulièrement et auquel nous nous rendrons du 10 au 15 juillet : les Francofolies de La Rochelle.

Co-écriture : Miléna Delorme
Crédit photos : Aurele Bossan et Vincent Bidaux 

Cette année n’est pas anodine, nous fêtons les 35 ans du festival, et d’après les bruits qui court, c’est une édition pleine de nouveautés qui nous attend. Au-delà d’une programmation de qualité, on y retrouve une véritable volonté de donner du sens au festival avec la création du « Village FrancOcéan » qui prendra vie pendant 4 jours de fête, laissant libre court à énormément d’activités, conférences et moments de vies que nous évoquerons un peu plus bas… Un peu de patience. Avant d’aller plus loin, prenons le temps de contempler ensemble la programmation. Des génies musicaux français, M, IAM, Zazie, par la fraicheur d’Angele, Hocus Pocus, The Blaze, Synapson, et des artistes qui doivent beaucoup aux Francofolies comme Christine and the Queens. Et tant d’autres que nous aurons le plaisir de retrouver en ces merveilleux jours de juillet.

Au-delà des shows d’exception qui nous attendent, le festival prends cette année un autre élan avec la création d’un tout nouveau village éphémère et vivant où le partage sera à l’honneur. Les échanges autour de la musique, de l’écriture et du festival se passeront à « La maison des francos », fidèle au poste. Des réflexions sur l’éco-responsabilité de tous, et bien entendu une attention particulière à la préservation de l’eau et l’océan bordant les rives de La Rochelle. Pour ce faire, des jeux de sensibilisation à la découverte du milieu marin, des conférences scientifiques avec artistes ou professionnels, ateliers sont mis en place.

Bordant ces animations, des expositions sont mises en place spécialement pour cette édition anniversaire. Une rétrospective sur les francos, mes francos, tes francos, nos francos. Des souvenirs des meilleurs moments partagés. Également des engagements pris à l’année pour sensibiliser au futur et à l’évolution, la protection environnementale. Les Francofolies pensent à tout le monde et n’oublient certainement pas les plus jeunes d’entre nous, déjà aficionados de festival. Souvent non loin des parents et armés de leurs casques de protection auditive colorés, les enfants auront une réelle place dans le festival avec « Les Francos Juniors », une petite scène avec des spectacles adaptés au jeune public dès 3 ans.

Point culminant du festival rochelais, « Le Chantier Des Francos » véritable moteur du festival et accélérateur de talents. Un véritable accompagnement professionnel pour de jeunes artistes en devenir de la scène francophone. Chaque année, une nouvelle sélection d’artiste est proposée au plus grand plaisir du public fidèle. Après avoir assisté à une journée de festival l’an dernier, il nous tarde de venir approfondir notre découverte des francofolies et pouvoir partager des moments musicaux de qualité, tous ensemble.

Le WAC, à l’assaut de l’art contemporain

dans ANNONCES/ART ET CRÉATION/ÉVÉNEMENTS

Du 5 au 7 juillet, la deuxième édition du Week-end de l’Art Contemporain se déploiera dans tout Bordeaux, et célébrera une multitude d’artistes et de lieux de la ville. À l’origine du projet, Bordeaux Art Contemporain, véritable plateforme de valorisation de la scène artistique locale.

Crédit photo : Continuum, Julie Chaffort

Aux manettes du WAC : Bordeaux Art Contemporain

Ville au patrimoine artistique important et imposant, Bordeaux peut aussi se targuer de compter en son sein un grand nombre de structures œuvrant dans le champ de l’art contemporains. Les musées, galeries et autres lieux sont nombreux, offrant aux artistes de multiples espaces de diffusion. Malgré tout, il manquait un lien entre l’ensemble de ces acteurs. Partant de ce constat, Bordeaux Art Contemporain est né en 2017. Plateforme « d’échanges, de coopération, de mutualisation et d’entraide entre ses membres », B.A.C s’envisage comme un véritable outil au service des artistes, des lieux, des professionnels, des collectionneurs ou même du grand public afin d’encourager la promotion de l’art contemporain. De cette façon, la structure « participe au rayonnement de l’actualité artistique du territoire, présente la vitalité et la richesse de la scène locale, et sensibilise les publics locaux et de passage à l’art contemporain ».

L’organisation d’événements fait également partie des missions de la plateforme afin de mettre en avant certains artistes et matérialiser le lien qui unit l’ensemble des organisations impliquées. Depuis 2018, B.A.C est ainsi à l’initiative du WAC, le week-end d’Art Contemporain. Celui-ci rassemble l’ensemble des lieux artistiques de la ville qui œuvrent, le temps d’un week-end, à la promotion d’artistes locaux et d’au-delà. Forte du succès d’une première édition réussie, B.A.C rempile une deuxième fois, avec un événement plus long et conséquent.

Le WAC, deuxième édition ambitieuse

Plus de 150 artistes, des parcours créatifs et une quarantaine de lieux à (re)découvrir

Du 5 au 7 juillet, ce mini-festival prendra place dans le cadre de la saison culturelle « Liberté ! Bordeaux 2019 » et de la huitième édition l’Été métropolitain. À cette occasion, les 37 lieux du réseau (du CAPC au 5UN7 en passant par la Fabrique Pola, la Galerie MLS, l’Espace 29, Zébra3 et bien d’autres…) seront ouverts au public gratuitement ! L’occasion de (re)découvrir ces lieux artistiques sous un autre visage et d’explorer l’univers des artistes qui y seront exposés. Au total, ce sont pas moins de 150 d’entre eux qui seront mis en lumière, de la région et du monde entier. Des parcours créatifs sont également mis en place et proposeront « une approche singulière de la scène artistique bordelaise ». Une soirée d’inauguration à l’Iboat le jeudi 4 juillet verra aussi le jour avec dj set, vidéos et performances.

L’hypertourisme d’Emma Cozzani

Parmi les diverses propositions artistiques, les parcours créatifs font office d’expérimentation particulièrement intéressantes. On y retrouve par exemple un générateur de dérives, monté par Émilie Gauvin. À travers une longue-vue installée Place du Palais, il s’agit de se laisser aller à une « observation urbaine virtuelle ». Le petit WAC d’Elora Jolis et Caroline Godon se composera lui d’une visite à pied destinée aux enfants qui pourront profiter de la visite de 5 lieux. L’occasion d’envisager l’art contemporain sous un autre jour, en famille ! La poétesse et street-artiste Nathalie Man fera elle découvrir les parcours de 6 artistes femme à travers des « poèmes de rue » ou des visites accompagnées. Une session d’« hypertourisme » sera également proposée par Emma Cozzani, entre sport et performance collaborative ! Elle s’inscrit dans une réflexion « autour de la place du corps et de celle de l’hyper-connectivité ». Les secrets du milieu de l’art contemporain seront dévoilés par Fausto Mata et Véronique Bevillaqua, tandis qu’Ola Radio proposera un parcours sonore pour envisager l’art contemporain sous un angle musical.
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La Mêlée, l’événement hybride du Bruit du Frigo

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

L’association ancrée à la Fabrique Pola Bruit du Frigo s’apprête à lancer « La Mêlée« . Du 29 juin au 14 juillet, cet événement célébrera la sédentarisation de la structure bordelaise du côté de la rive droite. Concert, danse, installation architecturale, expériences collectives, exposition, restaurant éphémère : ce rendez-vous artistiquement hybride explorera la thématique « rester groupé » tout en permettant de découvrir différentes facettes du Bruit du Frigo. On offre aussi en bas de l’article une balade en Tourbus le vendredi 5 juillet pour partir « à la découverte de nos paysages animés ».

Crédit photo : Anne-Cécile Paredes

Bruit du Frigo, collectif de création

A l’origine de La Mêlée, on retrouve donc Bruit du Frigo, association pluridisciplinaire dont les membres la définissent comme une « structure intermédiaire entre un bureau d’études et un collectif de création ». Regroupant architectes, designers et urbanistes, la structure invente de nouvelles manières de faire la ville de demain, en y insufflant une dimension participative, culturelle et artistique. Comme l’explique Gwenaëlle Larvol, chargée de projet pour l’association, il s’agit d' »’appréhender l’architecture et l’urbanisme en y mêlant des artistes et de la création [ce qui] permet de connecter de manière plus tangible et plus sensible les personnes avec qui nous travaillons. ».

Concrètement, cela a pu se concrétiser par exemple par la mise en place d’une scénographie telle que la terrasse d’été de l’Iboat, conçue de manière responsable et intelligente. Le projet des refuges périurbains laisse entrevoir une autre facette du collectif. Conçus aux pourtours de Bordeaux, ces onze « observatoires artistiques » ont été mis en place afin que les voyageurs se les approprient temporairement. Ils illustrent la démarche du Bruit du Frigo qui cherche à « mieux comprendre nos métropoles » en proposant d’arpenter ses interstices, ces zones méconnues et d’y passer une nuit.

Les balades périurbaines du Bruit du Frigo

La Mêlée, événement hybride pour « Rester groupé »

Après une période de mobilité depuis 2008 l’ayant conduit à tisser de nombreux lieux à travers la ville et ses alentours, Bruit du Frigo s’apprête à se sédentariser rive droite, avec la Fabrique Pola. Pour fêter cette installation, le collectif entend donc célébrer durant une quinzaine de jours différents formats artistiques, à l’image de sa pratique quotidienne. Ces derniers s’articuleront autour d’un thème ; « Rester groupé ». Toujours dans une perspective de créer du commun, la thématique permettra  d' »exprimer ses points de vue, partager, s’outiller, créer, flâner, regarder et faire ensemble autrement. Parce que l’union fait la force, le groupe devient un levier de nos pensées et de nos actions ».

La dimension hybride de l’événement se manifestera à travers la multiplicité et la diversité des formes d’expression. En effet, durant ces 16 jours, on aura l’occasion à la fois d’écouter des concerts, d’admirer des œuvres exposées, de déguster des propositions culinaires ou de découvrir un nouveau lieu.

Un laboratoire artistique,vivant et éphémère sur la ville

Conçu comme un événement amené à se pérenniser d’années en années, La Mêlée s’envisage véritablement comme un laboratoire artistique ouvert sur sa ville et connecté à ses enjeux. Une « avancée groupée » est ainsi mise en place pour partir à la rencontre de la périphérie urbaine bordelaise, en compagnie d’Yvan Detraz, fondateur du Bruit du Frigo. Des restaurateurs et pâtissiers du coin (Vivien Durand du Prince Noir, Diego Cervantes de Mi cielo ou encore Julien Cruège) sont invités à proposer des repas géants à prix réduits tandis qu’un Tourbus sera organisés par l’agence Fluxus pour découvrir les paysages animés de la Métropole (et pour lesquels on vous offre des places).

Le tourbus de Fluxus

L’offre étant très complète, on vous recommande chaudement d’aller découvrir par vous-même la programmation complète de l’événement sur leur site. L’inauguration du samedi 29 juillet est particulièrement attendue avec la présence de Lord Rectangle, groupe trublion pourvoyeur d’une musique des Caraïbes, mêlée à celle de Gendarmery, « duo qui a décidé d’intervenir dans les soirées les plus risquées ». Se joindra à cette belle réunion musicale DJ Zorro du Cul, adepte de banjo pince-oreille et d’électro pince-fesse et grand défenseur du mot d’ordre « dancefloor de puta madre ».
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▬▬▬▬ INFOS PRATIQUES▬▬▬▬

« Marre de la routine, l’ennui vous guette, l’Agence Fluxus vous propose de partir en goguette à la découverte de nos paysages animés. De Bordeaux à Sainte-Foy-La-Grande, l’Agence Fluxus vous promet un voyage où l’aventure côtoie l’humanité de nos campagnes et de notre périphérie métropolitaine. Vous êtes intrépides ? Ce voyage est fait pour vous ! Départ 8h30 de la station la Buttinière (tram A) avec sac de plage complet, baskets pour marcher. Pour le reste, Fluxus s’occupe de tout, t’occupe de rien ! Retour station Cité du Vin à 23h15. »

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