Tag archive

Vie Sauvage

vie sauvage, huitième édition : report photos

dans ÉVÉNEMENTS/REPORTAGES

Fleurs dans les cheveux, brin d’herbe à la bouche, déhanchés nonchalants… Aucun doute, les festivaliers ont encore été fidèles au rendez-vous vie sauvage pour la huitième année consécutive. Avec sa programmation singulière, les artistes présents cette année ont fait vibrer Bourg-sur-Gironde et sa citadelle. Des notes tendres de Voyou au show hystériquement maîtrisé de Marc Rebillet, tout le monde a su y trouver son groove. Des festivités également rythmées par de nombreux plateaux artistiques et gastronomiques. Retour en images sur ce festival haut en couleurs.
}

Rencontre : Marc Rebillet à vie sauvage

dans ENTRETIENS/MUSIQUE

Le Type a eu l’honneur de rencontrer le phénomène franco-américain Marc Rebillet, tête d’affiche de la huitième édition du festival vie sauvage. Interview détente d’un « monsieur tout le monde » pas comme les autres qui a retourné la citadelle de Bourg-sur-Gironde !

Artwork : Alice Belair

Fuckin’ rencontre

Cette huitième édition du festival vie sauvage à tenu ses promesses. De la bonne bouffe, de belles rencontres, un spot toujours aussi agréable, un temps estival et, bien entendu, une programmation défricheuse et de qualité.

Et parmi ce panel d’artistes et de styles en tout genre, Marc Rebillet. Né d’un père français et d’une mère américaine, cet « idiot qui fait de la musique » comme il aime s’appeler, vient bousculer internet avec ses vidéos Youtube « homemade ». À coups de compositions sonores spontanées dans un appartement ou un hôtel suivant ses pérégrinations, ce geek de la musique aime se mettre en scène, jouer avec son public, qu’il soit en face de lui, ou derrière un écran. De la techno club au hip-hop, en passant par le jazz et la soul, Marc développe un répertoire d’influences maîtrisées, tant par sa technique – armé de son looper et clavier – que par sa voix polymorphe. Comique, sensible, caricatural, ici il est avant tout question de sincérité. Passionné et pour le moins hyperactif, sa page Youtube est depuis plusieurs années le théâtre de folles vidéos, comme aussi les Sunday Mix, où il invite ses internautes à l’appeler directement sur son téléphone, et lancer un thème sur lequel il improvise un titre immédiatement. Détaché de tout label, il est autodidacte et auto-produit, lui laissant un pleine liberté d’action et de créativité.

On vous laisse ici savourer cet entretien en podcast.
}

 

Marc Rebillet x vie sauvage festival
Crédit photo : Miléna Delorme

Guide estival des festivals de la région 2019

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

À l’approche de l’été, on vous propose un petit guide des festivals de la région 2019, histoire de ne louper aucune étape d’une saison estivale qui s’annonce chargée et pleine de belles surprises. Sélection d’événements qui nous font saliver d’avance, entre spots bien cool, line-up alléchants et propositions artistiques séduisantes.

Crédit photo : Alice Belair

Festival ODP

Outre le line-up incroyable qu’offre ce festival, il met la lumière sur « L’Œuvre des Pupilles Orphelins de Fonds d’Entraide des Sapeurs-Pompiers de France ». Cette association a pour but d’assurer la protection matérielle et morale des Orphelins et des familles des Sapeurs-Pompiers décédés en service commandé ou non. Un village sapeur-pompier, proposant des scénarios et décors adaptés à différentes interventions, sera ouvert au public. Mais c’est aussi et surtout, une occasion inespérée pour l’ODP d’aller à la rencontre de ses donateurs et de générer des fonds supplémentaires. Retrouvez-les du 6 au 9 juin.

La Claque Festival

Les 7 et 8 juin, c’est la (GROSSE) Claque Festival au Château Montplaisir. Sur deux jours, pas moins d’une quarantaine d’artistes sont invités pour présenter douze spectacles. Parmi, les locaux Taranta Lanera, Les Dolphin Apocalypse et Lord Rectangle aux côtés d’artistes comme Francky Goes To Pointe à Pitre et Mechant Mechant. À dix minutes de Bergerac, avec un prix très abordable et le camping gratuit sur place, dépêchez-vous à réserver vos pass.

NSENSE

Le nouveau festival multi-culturel de Bordeaux, NSENSE s’installe aux Vivres de l’Art le 8 juin. L’occasion d’assister à de nombreuses performances et d’aller au devant des artistes. Artistes plasticiens, photographes, danseurs, chanteurs ou encore humoristes seront réunis pour nous partager leurs arts à travers une journée à la programmation éclectique. En guest, le rappeur Sopico vient d’être annoncé aux côtés de la chanteuse Naë.

So Good Fest

La Plaine du Courneau à Canéjan accueille la neuvième édition du So Good Fest les 8 et 9 juin. Un festival open air, tourné vers les musiques électroniques et le dub et des artistes de renoms. Entre Oliver Huntemann, Apollo Noir, Channel One, DJ Aphrodite, Diƶtone, King Shiloh… il y en a pour tous les amoureux des musiques électroniques et du dub. Quelques nouveautés pour cette édition 2019 comme son engagement dans une dimension environnementale par le biais de la digitalisation de sa communication et de l’internalisation de ses produits de restauration. Une troisième journée gratuite avec une programmation ludique et sportive permettra aux festivaliers de profiter de l’écrin verdoyant du site.

vie sauvage

Il fait partie des festivals auxquels on peut se rendre les yeux fermés chaque année. vie sauvage, c’est ce festival de musique, d’art et de gastronomie, situé dans le village de Bourg, surplombant le fleuve et la nature environnante. Cette saison, le 14, 15 et 16 juin, on pourra y croiser Flavien Berger, Todiefor, les collectifs bordelais, L’Orangeade, les Amplitudes et Super Daronne ou encore Vendredi sur Mer et CHIEN NOIR

SoliFest

Le SoliFest 2019 est un festival rassemblant petits et grands autour de valeurs qui lui sont chères aujourd’hui : le développement durable, l’intégration des personnes et la solidarité locale. Qui plus est dans un lieu qui partage les mêmes valeurs, Darwin. Sur deux jours, le 15 et 16 juin, vous retrouverez deux temps, un accès gratuit l’après-midi et payant le soir. Les bordelais WL Crew, Deep & IGee, Majin Killaz, MLX, YunG $hade assureront la programmation du samedi soir tandis que Bellaire Music, Identified Patient, Gentry et Nathan Zahef assureront celle du dimanche.

Free Music

Depuis 18 ans maintenant, le Free Music Festival séduit les festivaliers. Et pour cause, entre programmation idéale et prix abordable, il devient au fil des années un événement musical d’envergure nationale. Cette année, il attend entre autres les artistes Møme, Angèle, Orelsan, Ninho, WL Crew, Josman, Taiwann MC, Hyphen Hyphen du 21 au 23 juin. Niché près du lac de Montendre, le festival met en place des activités estivales autour du site afin de faire profiter aux festivaliers du cadre idéal qu’offre le Lac Baron Desqueyroux.

Écho À Venir

Écho À Venir est un festival bordelais porté par l’association Organ’Phantom dont la programmation singulière est tournée vers les musiques électroniques et les arts visuels qui l’entourent. Pour sa 8ème édition, le festival s’inscrit dans la saison culturelle 2019 de Bordeaux Métropole, sous le thème : « Liberté ! », en partenariat avec l’Office National des Forêts. Ce festival se déroule les 24, 25 et 26 juin avec des programmations gratuites les 24 et 25 et une programmation payante le mercredi 26 juin.

Hoop’ Festival

À seulement deux heures de Bordeaux, et dans un cadre paradisiaque, se tiendra la quatrième édition du Hoop’ Festival le 9 et 10 août 2019. Une programmation musicale diversifiée, loin des artistes qui squattent les affiches de la plupart des festivals de l’été. Conjugué à cela, des performances et des animations animeront ce festival dans le Château d’Excideuil.

Baleapop

Dixième et dernière édition du festival Baleapop, c’est maintenant ou jamais qu’il faut y aller. Du 14 au 18 août à Saint-Jean-de-Luz, l’édition anniversaire est, du coup, promise encore plus belle que les précédentes. « C’est la fin. Baleapop ne s’est pas fait virer, n’est pas ruiné. On ne s’est pas engueulé, nous ne sommes pas fatigués. Tout va bien. C’est juste que… c’est juste que c’est le moment. Ce qui est beau et magique doit finir un jour, même à Saint-Jean-de-Luz. »

Beau c’est Festival

À Bosset se déroule la quatrième édition du Beau c’est Festival. Sur deux soirs, se déroulent une première soirée théâtrale le 16 août et une soirée concerts le 17 août. Vous pourrez assister au spectacle « Du Son à L’Amusique » et Le Théâtre du Roi de Cœur interprétera Le Chaperon Rouge. Le jeune groupe Bergeracois Roundabout ouvrira la scène, s’en suivra Daguerre Officiel, Naya et Les Fatals Picards.

Tribus Libres

Du vendredi 30 août au dimanche 1er septembre 2019, le festival Tribus Libres vous propose cinquante heures de découvertes musicales, culturelles, culinaires, environnementales et d’animations dans le parc du château de Cadaujac (33). Le concept de ce festival n’est pas commun puisque le festivalier à la particularité de choisir la tribu qu’il souhaite rejoindre (La mer, l’air, la Terre) lorsqu’il achète son pass. C’est en quelque sorte son équipe pendant tout le festival, celle avec qui il relèvera des défis, bien que chacun est libre d’aller et venir dans tous les univers…

Les Z’Arpète

La dix-septième édition du festival Les Z’Arpètes fera la part belle comme à son habitude à la diversité avec un programme haut en couleur : du rap au rock en passant des débats, un marché artisanal, de l’art de rue et un village pour enfants… Tout le monde peut s’y retrouver ! Deux jours de fête intense les 28 et 29 juin sur la plaine de Courréjean à Villenave d’Ornon pendant lesquels on pourra voir et écouter des artistes tels que Valjean, Graines de Sel, 100 Grammes de Têtes, Resaka Sonora et Infinity Hi-Fi !

Insomni Club : la rencontre

dans ART ET CRÉATION/ENTRETIENS/MUSIQUE

Festival Grand Coeff, Get Wet Party à l’Iboat, première partie de Flavien Berger à la Rock School Barbey, Insomni club multiplie les apparitions et les performances. Entre musique et vidéo, le bordelais nous confie ses passions et sa philosophie. Entretien avec le musicien et aussi réalisateur des clips d’un certain Miel de Montagne

Le Type : Salut Insomni, comment vas-tu ?

Insomni Club : Ça va et toi mon frère ?

Beh écoute, la grande forme ! Comment te sens-tu au lendemain de la sortie du clip de « L’Amour » de Miel de Montagne ?

Satisfait de ouf ! J’ai commencé à écrire le scénario en décembre alors que j’étais parti trois semaine au Maroc. Milan et Joris m’ont appelé et m’ont demandé si j’étais chaud, ça m’a mis un peu le jus. C’était un peu tendu là-bas car j’étais en mode wild, sans portable etc. Pendant une semaine on s’est envoyé les pitch, c’était « L’Amour », et puis on s’est dit qu’on voulait le faire à la montagne, directement.

Du coup la montagne c’était le clin d’œil direct à l’artiste ?

Ouais en quelque sorte. Milan (Miel de Montagne) voulait le faire là-bas depuis le début. On était parti dans l’idée de faire le clip de « Pourquoi pas » à la montagne, mais finalement c’était pas le bon timing et plus celui de la plage ! Pour ce dernier clip, on voulait représenter l’amour, mais pas forcément l’amour homme-femme tu vois, c’était plutôt un amour universel. L’amour que tu peux avoir pour tes amis, quand tu es seul devant un coucher de soleil, etc… quelque chose de pur et naïf. On est parti sur plusieurs idées. Au final il a fallu un mois au total entre l’écriture, le montage et le tournage, ce qui est assez rapide.

Tu as réalisé les clips de « Pourquoi pas », « Slow pour mon chien », « Petit Garçon » et « L’Amour »As-tu rencontré des difficultés pendant tes tournages ?

Des difficultés forcément, mais en soit j’en garde de supers souvenirs car c’est avec les potes quoi. C’est toujours entre copains, le scénario est écrit seconde par seconde, mais sur le moment on improvise aussi. Le but c’est de progresser tous ensemble. Par exemple pour « Slow pour mon chien », c’était un délire de driver des petits vieux pendant leur cours de danse avec un chien-homme en plein milieu, ahah. Ils se sont pris de ouf au jeu et criaient : « Eh Gildas ! Tu veux des croquettes ?! ».

« Pourquoi pas » c’était mon premier clip, c’était un lourd défi de filmer depuis un autre bateau. D’ailleurs quand on a décidé de faire le clip, j’étais à l’Iboat avec Milan, on s’est dit « tiens on va faire du ski nautique », et c’est parti ! Il n’avait jamais fait de ski nautique, il était obligé de chanter sans entendre la musique car les moteurs faisaient trop de bruit ! Pendant ce temps ça bougeait dans tout les sens, c’était la première fois que j’utilisais vraiment un vrai boitier (comparé à mes caméras au poing) et bien sur sans steady cam ou quoi que ce soit pour stabiliser !

En gros on s’éclate sur les clips, tout est bien taffé en amont, comme ça sur le moment on peut rajouter ce que l’on veut, des délires des blagues ou des idées. C’est la famille. Pour L’Amour on a loué un Van, on passait plus de temps à essayer les chaînes pour la neige que pour tourner le clip ! Bon, j’exagère mais on est arrivé le premier weekend et il tombait de la neige vénère, mon pote Joris (Picaszo) s’est mis quelques bons jus de conduite sur le verglas en plus des falaises ah ah. J’aime énormément notre équipe, on galère de ouf parfois mais c’est que de la débrouillardise qui régale. Que du Love en fait.

En vérité c’est quoi ton domaine de prédilection ? Musique ou vidéo ?

J’ai commencé la musique assez tôt au collège, puis j’en faisais vachement plus au lycée, j’avais un groupe de rock garage sur Bordeaux qui s’appelait les Wild Cactus. Après j’ai fait des études d’architecture que j’ai terminé il y a deux ans. Ça m’arrivait en école de sortir ma caméra pendant des projets et faire des petites vidéos tu vois, c’était genre une cam’ année 2000 mais ça faisait le taff. Du coup j’ai mis la musique de côté, j’avais l’appartement, les potes, les sorties et les filles. Et en passant mon diplôme je savais déjà que ça ne deviendrait pas mon taff. En soit les études était incroyables, j’étais super libre au niveau de la création. Je ne serais pas comme je suis sans ces années, elles m’ont formé et ont développé ma liberté. Puis j’ai eu un an de césure, et au lieu de voyager ou autre, je me suis dis que j’allais me remettre à faire du son. Et au final, la vidéo et la musique se sont liés.

Comment en es-tu venu à devenir Insomni Club ?

Le nom Insomni Club est arrivé quelques temps avant la fin de mes études. C’est quelque chose de vraiment personnel, je n’aime pas dire d’où ça vient mais ça ne veut pas forcément dire que c’est quelque chose d’incroyable tu vois, c’est mon truc tout simplement. Insomni Club c’est la partie de moi créative. Il y a mon moi avec mon nom réel, ça c’est pour mes copains, ma famille, ou toi qui voit mon visage. Et à côté Insomni Club c’est ce besoin de m’exprimer, de sensibilité, de partager ce que il y a en moi. Mon taff c’est du sentiment, que ça soit en musique ou en vidéo. Après l’archi j’avais une guitare et un petit clavier, puis j’ai acheté un clavier midi, une carte son, des enceintes et là c’est parti quoi ! De là j’ai commencé à poser ma voix sur mon premier Ep Lamentation, c’était compliqué de la trouver, je la cherche toujours d’ailleurs, mais comme un instrument ça se bosse. Aujourd’hui je prend vraiment plaisir à chanter ! »

C’est une forme d’exutoire en quelque sorte ?

Je pense que de manière générale je suis quelqu’un de sentimental, j’ai envie de retranscrire ces sentiments matériellement (en vidéo ou musique) et pouvoir partager ma sensibilité. Tout ça à la base c’est pour moi, c’est hyper personnel, je suis dans ma petite bulle, j’écris mes morceaux et ça me fait du bien. Les retours sont assez vrais, sur qui je suis, ma personne en général. Ce que j’aime ce sont les gens qui sont humbles, qui ont des sentiments hyper naturels tu vois, un peu naïfs, qui sont honnêtes et j’essaie de mettre ça en musique et dans mes lives. Rester modeste et authentique. La vérité c’est très très important pour moi. Et la famille !

Au niveau de tes scènes comment ça se passe ?

J’ai un souvenir de ma première scène en Allemagne dans un festival perdu mec, au fin fond de la pampa dans le nord, un pote m’avait invité à jouer là-bas et j’étais le seul mec qui chantait et jouait d’un instrument, il n’y avait que de la techno ! On était trois cent, que des allemands en mode teknivaliers, je suis arrivé là, c’était trop bien. Ce qui marche bien, et ça m’est arrivé plusieurs fois, c’est que l’on m’appelle souvent pour jouer sur des scènes avant des Djs, et il y a le côté un peu club, ça fait l’introduction et ça marche trop bien tu vois.

J’ai joué à Paris avec La Mamie’s, un collectif qui organise des soirées en mode Les Vivres de L’Art mais en mode un petit peu plus fat tu vois, les teufs commencent à 14h00 et finissent à minuit. Je devais passer justement à 14h00, sauf que le groupe qui jouait après moi a pris du retard sur ses balances et ils ont finalement du jouer à ma place, je me suis retrouvé à jouer à 20h00 devant mille personnes prêtent à faire la teuf en mode techno et se percher ! Et moi j’étais là avec les tracks de mon dernier EP Envie, et au final ça a super bien marché.

Le live devient vraiment très important pour moi. C’est là que l’échange se fait et que je peux montrer/partager qui je suis. C’est à chaque fois un défi, un jeux, une thérapie, un baiser, c’est tout en fait !!! c’est la vie ! J’aime beaucoup trop ça !!!!

On te revoit où et quand ?

Et beh je jouerai à La Maroquinerie le 5 avril en avant première du frère Miel de Montagne !

JAH BLESS !

2019 : la saison très cool de Night Cool

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS/LES NOUVELLES/MUSIQUE

Malgré une année précédente chargée en concerts et festivals, Night Cool ne s’arrête plus de nous surprendre et promet une année 2019 toute aussi qualitative, pour notre plus grand plaisir.

Night Cool. Il se peut que ce nom ne vous dise rien, mais si vous vous demandez à qui la scène locale doit la présence d’artistes de renom, la réponse est sous vos yeux. Derrière ces programmations du feu de Dieu se cache un passionné, François-Xavier Levieux, fondateur de Night Cool production. Suite à une année 2018 plutôt riche (on pèse nos mots), Night Cool ne se retient pas de continuer à nous balancer un programme des plus détonants. On les retrouvera notamment sur l’ancien ferry préféré des bordelais, l’Iboat, leur lieu de prédilection.

En ce mois de février, le bateau le plus côté des quais accueille l’électrique Yarol Poupaud, aussi ancien guitariste de notre Johnny, ainsi que l’américain excentrique de 20 ans Gus Dapperton le 11 février. Encore et toujours à l’Iboat, c’est l’artiste pluridisciplinaire Johan Papaconstantino qui se produira le 25 avril, avant d’attendre le 18 mai où Night Cool et l’Iboat présenteront Miel de Montagne, auteur de « Pourquoi pas » avec qui Le Type avait eu la chance de s’entretenir quelques minutes à l’occasion de l’édition 2018 du festival Vie Sauvage. Night Cool participera également à la programmation du festival Jalles House Rock à Saint-Médard-en-Jalles dès le 5 juillet et, bien évidemment, au festival Vie Sauvage.

Le festival se déroulera cette année du 14 juin au 16 juin dans la citadelle de Bourg-sur-Gironde et frappe une nouvelle fois très fort. Après avoir ramené Rejjie Snow, Tommy Cash, Miel de Montagne, Yuksek ou encore Étienne de Crécy l’année dernière, les premiers noms de 2019 sont arrivés : le fascinant Flavien Berger et Marc Rebillet, ancien bedroom producer qui a visiblement pas mal percé. Des noms très prometteurs donc…

Interview à vie sauvage avec Miel de Montagne

dans ART ET CRÉATION/MUSIQUE

Le Type a eu l’honneur de rencontrer Milan alias Miel de Montagne à l’occasion de son live acidulé et enchanteur au festival vie sauvage le 16 juin dernier. Rencontre intimiste dans la douce citadelle de Bourg-sur-Gironde avec le créateur du titre « Pourquoi Pas » qui vient de sortir son premier EP Petit Garçon, sur le label Parisien Pain Surprises.

Crédits Photos : Alice Belair
)

Le Type : Si tu pouvais nous citer un artiste ou performeur « kitsch » et iconique qui t’inspire, de qui s’agirait-il ?

Milan : Si je devais parler de référence, l’autre jour je matais des live de Prince, et là tu y vois des nanas qui sont folles, tout comme ses chemises, il y a un côté super retro. Tu vois, ça marche toujours un truc comme ça, le côté glow  qui rayonne, ça cartonne et je pense que c’est quelque chose qui gravira les années. Pour moi tu vois c’est kitsch mais en fait c’est surtout une mode avant tout. Les chanteurs ou les mecs comme Julio Iglesias et leur charisme, faire tomber les filles tout ça ; oui, ça me fascine. Je ne suis pas du tout comme cela mais j’aime jouer cette caricature et parfois je me projette sur scène, je vais faire le crooner, chanter des histoires d’amour, ce que je pouvais imaginer en créant le morceau.

Jouer ici, dans ce cadre qui se rapproche de la nature et des grands espaces, est-ce quelque chose que tu affectionnes particulièrement ?

En ce moment, beaucoup oui, ça me fait du bien d’être ici. C’est vraiment un régal et je n’ai pas senti une seule tension en arrivant. Tu peux voir le sourire des gens qui sont ravis, tu ne te sens obligé de rien. Nous sommes arrivés hier et je pense que je me suis même trop imprégné du lieu, j’en ai oublié que j’étais sur scène (rires) ! C’est tout à fait ce que j’espérais avant de venir. Je découvre de plus en plus cette région puisque je travaille avec des gens qui sont dans les alentours de Bordeaux. Enfin, je ne fais pas que travailler, je passe du temps avec les copains (rires) !

Comment as-tu préparé ce live ?

Malheureusement, sur scène, je ne peux pas tout vous jouer contrairement au fait que je compose tout seul. J’ai donc vraiment eu la volonté de mettre l’accent sur la guitare et le chant pour me sentir libre sur scène et vraiment communiquer avec les gens. Pour le reste j’ai fait appel à un bon pote, Vincent « Le Vince » ; je l’ai appelé un jour et nous avons répété ensemble et ça l’a fait ! Je pense que même sans répétitions ça l’aurait fait. Du coup il me suit sur tous mes live.

Tu as connu l’atmosphère de Paris en tant que DJ, quel a été le déclic pour que tu deviennes Miel de Montagne ?

J’ai toujours eu beaucoup d’instruments. Mon premier c’était la batterie à 5 ans, ensuite j’ai eu une guitare. J’ai eu pas mal de groupes aussi, puis après je me suis mis à faire des choses seul, j’étais DJ, je produisais de la house, des choses plus électroniques, c’est quand j’étais à Paris. J’ai suivi cette mode du DJ, mais il m’a fallu du temps pour faire le point et sortir ce projet Miel de Montagne, car c’était tellement sincère que j’en avais peur. Je suis revenu sur les bases car je n’étais pas 100 % moi même.

Quand j’avais 14 ans je composais déjà les mélodies qui sonnaient comme Miel de Montagne tu vois. Même mes parents aujourd’hui me disent : « C’est marrant, ça ressemble à ce que tu faisais quand t’étais ado, t’as toujours eu cette touche et ces riffs là ». Même moi je ne m’en rendais pas compte ; ce sont eux qui m’ont ouvert les yeux là-dessus. C’est un truc qui était en moi, et je pense que comme plein de gens, j’avais un peu peur, donc j’ai fait d’autres choses, ce qui a été bénéfique aussi, car j’ai appris beaucoup. J’ai de l’expérience dans plein de milieux différents et eu divers projets. Et à un moment j’ai rencontré des personnes, notamment Jacqueset c’est comme cela que je me suis dis « ouais beh vas-y faut se lancer quoi, je vais faire mon truc les gars ».

Ce n’est pas un ras le bol, c’est plus un moment où tu t’écoutes, tu prends le temps, tu rentres un peu à la campagne,. Moi, c’est ce qui s’est passé. J’ai ressorti la guitare, j’ai commencé à écrire des petites paroles et voilà, je me sens à ma place.

 

Mes parents m’ont dit : « Ça ressemble à ce que tu faisais quand t’étais ado, t’as toujours eu cette touche et ces riffs là ». Même moi je ne m’en rendais pas compte ; ce sont eux qui m’ont ouvert les yeux là-dessus.

 

 Comment s’est passé la rencontre avec les labels Pain Surprises et Délicieuse Musique ?

J’ai d’abord rencontré le label Parisien Pain Surprises par le biais de Jacques. Là on est sur une co-production où Délicieuse à apporté son soutien au projet, les deux se partagent le travail. Ce qui est vraiment cool étant quelqu’un qui aime faire les choses de A à Z, c’est qu’ils me laissent faire ce que je veux. Je me sens totalement libre.

« Pourquoi pas », ça ne serait pas un peu la réponse de ton parcours ? La prise de risque, se lancer ?

Ouais, on peut le voir comme ça. C’est surtout un truc simple, quand tu vois une aubaine une proposition, tu te dis pourquoi pas, tu ne n’émets pas de jugement dessus, tu y vas ou tu n’y vas pas, mais en tout cas : pourquoi pas ? Ça laisse des portes ouvertes et j’aime bien ça, cette continuité d’essayer des choses et voir ce que ça donne.

Le titre « Petit Garçon » et son atmosphère nostalgique, peut-on dire que c’est un retour aux racines ?

C’est marrant car quand j’ai composé les paroles de « Petit Garçon je courrais derrière ma réalité », c’était dans la période où je revenais vivre chez mes parents en Charente, et je commençais à prendre conscience de ces bases que j’avais. Il y a des choses parfois que tu ne contrôle pas et j’ai chanté ça comme ça, puis je me suis dis que c’était juste logique, que je pouvais aussi appeler mon EP comme cela car c’est un retour aux sources.

 

Pouvons-nous attendre un album en projet ?

Ouais bien sûr, c’est en projet, j’aime me surprendre et surprendre les gens. Sur cet EP il y a des choses différentes et variées, les titres ne traduisent pas tous les mêmes émotions. Justement ce sont celles qui me traversent. Tout ce que je sais c’est que je vais pas mal travailler en studio à la fin de l’été, et quelque chose va arriver très vite, il y a déjà quelques morceaux que l’on a pu entendre sur scène. Donc oui, soyez surpris d’un album, ou même d’un EP…

Merci Miel de Montagne.

vie sauvage, une septième édition en images

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Répondant chaque année au sauvage qui sommeille en lui, Le Type s’est rendu le week-end dernier à Bourg-sur-Gironde pour participer au délicieux vie sauvage. D’éditions en éditions, le festival parvient à affirmer une identité singulière tout en cultivant un côté extrêmement convivial. Avec des invités tels que Rejjie Snow, Etienne de Crécy, Yuksek ou l’étoile montante Miel de Montagne, l’équipe de programmation a encore une fois frappé avec justesse pour proposer un rendez-vous artistique très divers et donc résolument ouvert au plus grand nombre. La qualité de l’accueil, la bienveillance des organisateurs et du public ainsi que le cadre idyllique du lieu finissent de faire de vie sauvage un moment privilégié dans la saison des festivals auquel on peut se rendre les yeux fermés chaque année. Rendez-vous est pris pour juin 2019 ; d’ici là on se replonge dedans.

Crédits photos : Alice Belair & Juliette Miglierina Hardy
)

  • Vendredi sauvage (par Juliette Miglierina Hardy) :

  • Un samedi à vie sauvage (crédits photo Alice Rialeb)

Processed with VSCO with m5 preset

Report photo : vie sauvage numéro 6

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Au-delà des beaux jours qui pointent leur nez avec l’été, ce sont également un certain nombre de festivals qui éclosent une fois la saison venue. Une ribambelle de rendez-vous attrayants entre lesquels il est parfois difficile de choisir, mais parmi lesquels on retrouve quelques incontournables. vie sauvage fait partie de ces derniers ; en se situant au début de la saison, il s’est fait une place de choix dans l’esprit de festivaliers venant retrouver un havre de paix, un cadre bucolique, une ambiance à la cool ainsi qu’une programmation ouverte et aventureuse. Le Type s’y rendant chaque année, ce sixième cru ne dérogea pas à la règle. Retour en quelques images sur une édition ensoleillée et réussie.

 

Interview Vie Sauvage été 2016 : Papooz

dans MUSIQUE

Bourg-sur-Gironde, Vie Sauvage collection été 2016, samedi 11 juin. Le parc de la Citadelle se remplit doucement, tout comme les verres. Il ne faudra que quelques accords à Papooz, premier groupe de la soirée, pour faire lever un public qui semblait déjà conquis. Le concert qui s’ensuivit fut à l’image de leur album Green Juice : un concentré sautillant et joyeux, exigeant musicalement mais toujours dansant. Les sourires ont fusé et les pieds se sont décrispés au fur et à mesure des chansons, toutes tubesques.

Avant ce concert bien vitaminé, le Type est allé poser quelques questions à Armand et Ulysse, les deux garçons de Papooz. L’occasion d’en savoir plus sur eux et de parler de la construction de leur album, qui va squatter les oreilles du Type tout l’été, voire plus.

}

Hello Papooz. Apparemment, vous vous êtes rencontrés autour de l’élaboration d’un magazine littéraire à tendance révolutionnaire ?

Ulysse : Oui, c’est un peu ce qu’on raconte à tout le monde.

Ah, parce que ce n’est pas vrai ?

Ulysse : Si si, c’est vrai ! A des moments on trouve ça un peu chiant mais c’est la vérité. On faisait un journal littéraire tous les mardis soirs. On s’est rencontrés comme ça. On écrivait en français à l’époque puis on s’est mis à faire de la musique ensemble.

Comment on passe de l’écriture d’un journal révolutionnaire à la compo de chansons pop ?

Armand : En baissant les bras ! (rires)

Ulysse : Assez naturellement en fait parce qu’on aime la musique. Armand jouait de la guitare, on déblatérait des conneries, on a commencé à écrire des chansons et vu qu’on s’amusait à le faire, on a continué !

Vous écrivez et composez toujours à quatre mains ?

Armand : Ouais parce que c’est vachement éclairant. De toute façon, même quand tu es tout seul, tu vas toujours chercher l’avis de quelqu’un d’autre au bout d’un moment…

Ulysse : Au début, on écrivait beaucoup à deux. Puis, avec le temps, on a commencé à écrire chacun de notre côté et à se montrer les chansons. Sur l’album, il y a un mélange de chansons écrites à deux et de chansons écrites chacun de notre côté. Après, on la monte avec le groupe qui nous accompagne. Mais, c’est toujours nous deux qui apportons la composition, les paroles et la mélodie.

Est-ce que vous vous sentez proches d’autres duos ? Je pense par exemple à Kings of Convenience…

Armand : Pour des mecs qui sont uniquement deux sur scène, je trouve ça très impressionnant comme groupe.

Ulysse : Avec le temps, c’est un groupe qui m’a un peu lassé. J’aime beaucoup Erlend Øye en solo et The Whitest Boy Alive par contre. Mais avec un peu de recul, j’écoute de moins en moins Kings of Convenience, même s’ils nous ont inspirés évidemment. Et avant ça, il y a surtout les Beach Boys, les Beatles… Il y a aussi Simon & Garfunkel, surtout Paul Simon.

}

papooz-vie-sauvage

}

On danse assez facilement sur vos chansons… Vous êtes de ces perfectionnistes de la pop qui s’enferment jusqu’à trouver le refrain parfait ou pas du tout ?

Armand : On n’a pas fait un album extrêmement pop au niveau perfection quand je pense au dernier album de Tame Impala par exemple. Mais quand on sent qu’on a un refrain qui peut être très bien par exemple, on va vraiment se focaliser dessus.

Ulysse : Je pense que c’est surtout une question de goût en fait. Avoir une bonne culture qui permet de discerner un truc un peu plus joli qu’un autre. Il faut avoir l’oreille et ça passe par le fait d’avoir écouté beaucoup de morceaux.

Vous avez enregistré tout l’album en live. Cela apporte quels avantages selon vous par rapport à un enregistrement studio classique ?

Armand : C’est déjà plus marrant à faire que de passer une journée entière à n’enregistrer d’une batterie ou qu’une basse. Et puis c’était génial parce qu’on était dans la maison d’Ulysse, au bord de l’eau. On avait tapissé tout son salon de matelas pour en faire un studio. On a ramené un ingé son et c’était super drôle.

Ulysse : Et puis, c’est pas vraiment notre culture de faire une musique où tout est bien placé et parfaitement « dedans ». On a plutôt envie de jouer les morceaux comme si on les jouait en concert. D’ailleurs, si on vient nous voir, il n’y a pas un immense gap.

Vous avez enregistré au Cap-Ferret c’est bien ça ?

Ulysse : Oui, au village de l’Herbe, dans la maison de mes parents.

Et si vous n’aviez pas enregistré au bord de l’eau, vous pensez que la tonalité de l’album aurait été différente ?

Armand : Je pense pas. Honnêtement, le mieux, c’était la temporalité que te donne la maison.

Ulysse : On a eu le grand confort d’éviter le studio où ton temps est limité et où cela revient vite cher.

}

}

Votre album est sorti au Japon. Comment cela s’est passé ?

Armand : C’était un coup de chance. On est allés jouer pour Hermès là-bas parce qu’on avait été repérés par leur directeur musical à un concert. Il nous a ramené à un fashion show et on était le groupe du cocktail. Les gens ont bien aimé le clip qu’on avait sorti. De fil en aiguille, ils nous ont demandé l’album et un mec a voulu le sortir.

Ulysse : Ça s’est fait très naturellement et on espère y retourner très prochainement.

Vous aimeriez que les gens fassent quoi en écoutant votre musique ?

Armand : Qu’ils conduisent des bagnoles.

Ulysse : Moi j’aime beaucoup la musique qui s’écoute dans les grands salons, pour faire la cuisine ou se faire couler un bain.

Pour finir, si vous n’étiez pas musiciens, vous feriez quoi ?

Ulysse : Je ferai du football. Ou je rachèterai un club de foot. Ou un restaurant pour faire de la bouffe.

Armand : Moi, j’aurai bien aimé être critique de cinéma, à la radio. Une planque juste pour voir des films !

}


Papooz est sur Facebook, Instagram et Soundcloud.


Photos : Charlène Plaut

}

Vie Sauvage : édition été 2016

dans MUSIQUE
Vie Sauvage été 2016

Depuis 5 ans, l’association de copains Vie Sauvage propose des événements culturels hors des sentiers battus. Comme tous les ans, le point d’orgue se déroulera cet été à Bourg-sur-Gironde, avec une édition qui s’annonce dansante et ambitieuse. Le Type te donne quelques petites choses à ne pas louper.

}

La programmation musicale de l’association sans majuscules fera le pont entre folk, pop et électro dans des lieux divers de Bourg. Plus que les autres années, cette édition 2016 incitera les festivaliers à explorer le village et à expérimenter des ambiances variées.


Intimiste pour commencer les réjouissances avec les concerts en appartements de Naya, Henri Caraguel et Capt. Lovelace le mercredi 8 juin. Les habitants de Bourg ouvriront à cette occasion leurs portes pour des concerts qui ressembleront à des soirées improvisées, où chacun sera encouragé à apporter sa pitance et à la partager.

}


Jeudi 9, le Bourg Joie accueillera I Am Stramgram qui aura carte blanche pour la soirée. Après le concert de circonstance, les festivités dériveront vers un concours de bras de fer pour élire l’homme ou la femme le/la plus fortiche de Vie Sauvage. Viendront ensuite des surprises et performances de l’artiste à l’honneur : « un véritable jukebox humain », selon François-Xavier Levieux, en charge de la programmation musicale.

}


Pour coller à l’ambiance hédoniste chère au festival, le vendredi 10 sera l’occasion de profiter de DJ sets gourmands sous la halle de Bourg. Le fond musical des dégustations de fromages sera assuré par 45 tours mon amour et A-side B-side. Une retransmission sur écran géant du match de l’Euro France/Roumanie permettra également aux footeux de ne pas sacrifier la grande messe.

A partir de 22h, le Café du Port sautillera avec un programme électronique et qui s’annonce suant, avec l’ovni/icône cheveux Jacques, les « roux qui font de la disco électro » de Bodybeat et les fougueux en baskets Bagarre. Un gros vendredi en somme.

 }


Le samedi 11 sera en toute logique le climax du festival. On retient la carte blanche dans la Cuve à Pétrole accordée à Guillaume Batistea Pina, un artiste ayant élaboré la fameuse rampe musicale à Nantes. On ira aussi se prélasser au bord de la piscine municipale lors d’une sieste électronique assurée par les Atlas Mountains (groupe de François) et Cracki Records (label de Los Porcos, Ménage à Trois, Babe…). On découvrira ensuite la salle de boxe de Bourg, un nouveau lieu mis à l’honneur à Vie Sauvage, dans laquelle on écoutera des musiques de Gameboy tout en profitant de jeux d’arcade en libre accès. On ira aussi rendre visite au doux projet Playtronica, un collectif qui fait de la musique avec des légumes <3

}

De 18h à 3h, le Parc de la Citadelle bouillonnera avec les lives d’artistes solidement calés sur une rampe de lancement atomique. En effet, on comptera pendant la soirée plusieurs artistes à qui 2016 sourit déjà avec notamment LA Priest, Bon Voyage Organisation, Papooz (« des Kings of Convenience en plus fun »).

 }

On prend aussi note du retour en exclusivité d’Arnaud Fleurent Didier, auteur du cultisme et épique France Culture.

Question DJ sets, ils seront deluxe avec l’Impératrice et Paradis. Deux groupes particulièrement sous les projecteurs en ce moment.

Tu l’auras compris : le samedi soir s’annonce brillant et dansant. Une nuit aux teintes pop et électro clairement revendiquée par l’équipe de Vie Sauvage qui veut faire danser les festivaliers pour les 5 ans et les voir « repartir fatigués à la maison ».


Le dimanche 12 sera bien utile pour faire redescendre la pression et décoller les paillettes des cheveux avec un concert qui s’annonce tout doux et lumineux de Stranded Horse dans l’Eglise.

Pour clôturer le festival, le minimaliste Nortnord livrera une performance dans la Cuve à Pétrole. Petit trip sombre et claustro à prévoir.

}


Plus que les autres années, l’édition d’été de Vie Sauvage s’annonce ambitieuse et festive, avec un bon mix entre artistes bien installés et projets plus confidentiels. Ajoutez à cela à un événement à taille humaine et un cadre idyllique (on pose un cierge pour le soleil cette année), vous obtiendrez une belle messe pour fêter l’été qui arrive.


Toute la programmation est à retrouver ici.

Vie Sauvage sur les internets :

 

Flavien Berger : interview.

dans MUSIQUE

En ce début de mois de février tiraillé entre un ciel bleu et des pluies éparses, vie sauvage était de retour le week-end dernier à l’IBoat pour présenter la quatrième édition de la collection hiver du festival.

Pour l’occasion, vendredi soir, c’est Flavien Berger qui prenait possession de la cale du bateau. Il nous livra un live d’un peu plus d’une heure. Cet homme atypique aux cheveux mi-long n’est plus tellement à présenter. Après trois EP, Glitter Gaze et Mars Balnéaire en 2014, puis La Fête Noire en 2015, il sort en avril 2015 son premier album Léviathan. Et dernièrement il a même offert en téléchargement gratuit l’album Contrebande, le disque de Noël. De sa voix au large ambitus, il transporte le public directement à l’intérieur d’un univers qui lui est propre. C’est à la fois poétique, un peu fou et rempli d’une certaine énergie mystique. 

La vieille de son concert, Le Type a eu le plaisir de pouvoir poser ses questions à cet O.V.N.I de la musique électronique pour en savoir un peu plus.

]

Bonjour Flavien, comment-vas-tu ?

Je vais bien, je suis à l’Orillon, un bar à Belleville que j’aime beaucoup et je viens de manger une chocolatine. C’est toujours meilleure quand on dit chocolatine que pain au chocolat. Et sinon ça va très bien, l’année commence sur les chapeaux de roue.

Tu avais déjà été de passage l’année dernière à l’Hérétic, heureux de revenir cette année à Bordeaux à l’IBoat ?

Ouais, à l’Hérétic ça a été une des dates que j’ai préféré parce que c’était de la folie et aussi parce qu’on était à l’Hérétic, donc le plafond était bas. C’était une soirée de pleine lune en plus et les soirs de pleine lune il se passe des trucs incontrôlables, que la raison ne sait pas canaliser. J’avais vachement kiffé et je suis content de revenir parce que on a eu pas mal de rendez-vous manqués cette année donc là c’est bien de se retrouver à la rentrée, histoire de reprendre les bases.

En plus tu verras qu’à l’IBoat aussi il y a un plafond plutôt bas, donc tu retrouveras le bonheur du plafond bas.

Génial, le bonheur du plafond bas. Je ne viens que pour les plafonds bas à Bordeaux. (rire)

Et avant de te lancer dans la musique, que faisais-tu? Tu a toujours fais ça, ou tu as eu Une sorte de « vie antérieure » ?

Non, en fait j’ai toujours fais de la musique par passion, par occupation, comme d’autres font des activités sportives ou s’adonnent à des hobbies. Et puis j’ai fais de plus en plus de musique et à un moment je faisais ça à fond. C’était par effet boule de neige de pratique aussi. Sinon je fais des choses à côté, je suis professeur dans une école et puis il y a souvent d’autre projets qui sont menés de front. Mais bon la musique c’est central depuis deux ans.

Tu es professeur à l’atelier de Sèvres c’est ça ? Qu’enseignes-tu ?

Oui c’est ça. J’ai enseigné quatre ans la vidéo, et cette année j’enseigne le son et la pratique de faire du son dans des œuvres d’art et comment les mettre ensemble. C’est assez difficile, car ce n’est pas encore dans le champ des arts vraiment explicites le son. Qui sont les artistes sonore ? Dans le milieu de l’art contemporain on ne les connaît pas. C’est un champ qui n’est pas solitaire, qui n’est pas au même niveau que les autres. Donc en plus quand t’es étudiant et que tu veux travailler là dessus, si tu veux en parler à des concours c’est difficile. C’est une pratique qui est encore à questionner alors qu »il y a des pratiques qui existent et on questionne les œuvres et les travaux. Mais là c’est la pratique en soit qui est à prouver.

Après l’album Léviathan et puis l’album surprise Contrebande: le disque de Noël, tu te vois faire quoi ? Peut-être partir sur d’autre sentiers que la musique ?

Non, justement le sentier de la musique il est très bien parce qu’on parle de musique et moi ça me va. Donc je me vois continuer à faire et écrire de la musique, à faire des disques et à continuer à faire des concerts pour jouer mes disques en live. Je trouve que la structure telle qu’elle est est très bien. Le fonctionnement il est clair, il est simple. Dans le cadre du disque je peux expérimenter et j’ai pas a redéfinir le cadre, c’est ce qui me plaît.

Tu as un sacré univers, elle vient d’où toute cette inspiration ?

De partout, c’est redigérer des influences. C’est se servir des choses qu’on imagine et les faire rentrer dans des cadres d’illustration. Ça vient du cinéma, de rêves, de sons. Ça vient aussi de la drogue, des apparitions, de l’exploration de failles, de la croyance en des êtres invisibles. Ça vient de plein de choses différentes qui sont toutes liées à l’histoire que je veux raconter. Car ce sont des histoires que je veux raconter. Dans le cas de Léviathan c’est une grande histoire fragmentée en plein de reflets. Chaque morceau parle d’un de ces reflets là. C’est une histoire éternelle, c’est une histoire d’exploration de l’inconnu et c’est une métaphore de l’aventure amoureuse. J’ai fais exprès que ce ne soit pas très clair parce que sinon on ne pourrait pas imaginer ce que l’on veut. Mais en tout cas c’est un fil rouge que j’ai tracé et que je change de couleur au fur et à mesure des morceaux.

Quelles seraient tes influences du coup ?

J’aime bien les œuvres de n’importe quel domaine artistique qu’elles soient, qui font appel à la distanciation. C’est-à-dire un phénomène de prise de recul sur la situation de contemplation. Pour les films j’aime bien Richard Linklater qui est un cinéaste américain qui fait plein de films différents à chaque fois et qui dresse des dogmes et des codes qui font qu’à chaque fois ça lui donne des champs d’expérimentation pour faire ses films. Par exemple il a fait un film sur douze ans qui s’appelle Boyhood ou bien il a fait un film sur le rêve où il a demandé à des gens de redessiner chacune des images du film, ça c’est Waking Life, qui est un de ses meilleurs films. Richard Linklater pour moi c’est un mec génial. J’aime bien Lars Von Trier aussi. J’aime bien la littérature un peu méta, la science fiction qui te ramène à ta condition de lecteur, ta condition d’humain au XXIème siècle. En musique j’aime bien Philippe Katerine, qui va lui par exemple faire un album où il y a une idée par chanson et qu’une seule et c’est génial. Du coup il va beaucoup plus loin que plein d’autres gens qui veulent se cacher derrière des milliards de concepts pour faire une musique qui n’est pas bien au final. J’aime bien Salut C’est Cool. J’aime bien Gainsbourg, qui lui va se donner comme concept de mélanger des choses qui ne sont pas censées être ensembles au départ comme un style de musique et un thème ou un style d’écriture et un genre musical. Enfin voilà, j’aime bien les gens qui expérimentent mais qui mine de rien n’ont pas l’air d’expérimenter. Car en ce n’est pas un genre en soit d’expérimenter, c’est juste une philosophie, une manière de voir le monde. Les gens qui font juste de la musique expérimentale je trouve ça bidon parce que ce sont des mecs qui n’ont pas réussis à faire rentrer leur expérimentation dans un cadre digeste.

Parle nous un peu du clip de Bleu sous-marin, c’était un concept assez original de tourner le clip et de le retransmettre en direct sur Youtube.

C’est du méta-cinéma. Justement méta c’est un terme que j’ai utilisé deux secondes avant pour parler de la distanciation. C’est le travail de deux réalisateurs, Cosme Astro et Jeanne Frenkel. Ces deux personnes viennent à la fois du théâtre, des arts plastiques et du cinéma. Et elles ont eu l’idée de faire comme ça un plan séquence, et de le retransmettre en direct sur Youtube. Je trouve que c’est une des premières fois où on atteint la justification de l’illustration de l’image. Le clip c’est juste un objet commercial, pour diffuser de la musique à la télé ou sur internet, c’est juste pour faire parler de ta musique. Même si dedans il y a des choses géniales. Il y a même des choses qui ont changé l’histoire de l’image. Mais ça reste en soit un format bâtard. C’est pas noble. Sauf quand les gens s’en emparent et réussissent à faire un truc qui s’émancipe de ça et qui transcende le cadre du clip. Et ça rejoint ce qu’on disait sur le cadre et les contraintes.

C’est un peu repousser les limites que le cadre du clip impose alors ?

C’est l’idée ouais, en plus dans le clip il y a un dogme qu’on a mis en place avec Robin Lachenal, le directeur artistique du projet visuel de ma musique. En fait on a fait un dogme avec pleins d’éléments. Il faut qu’il apparaisse dans chacun des clips, il faut que chacun des éléments soient comme des chapitrages, comme dans les livres où tu serais le héro mais là c’est les clips dont tu es le héro. Et ils ont bien réussi Cosme Astro et Jeanne Frenkel à faire ça, parce qu’en fait tout ces éléments apparaissent dans le clip mine de rien. Il y a des signes qui reviennent. C’est à la fois des signes, des sigles, des images, des métaphores, des lieux, des environnements. Ça c’est intéressant et ils l’ont bien réussis.

Pour terminer, t’en penses quoi toi de la disparition des accents circonflexes dans la langue française ?

Je pense qu’il ne faut pas l’affilier à un contexte particulier. Ceux qui arrivent à rapprocher la guerre en Syrie et l’accent circonflexe, c’est des connards. Après l’accent circonflexe c’est joli, moi je continuerai toujours à l’utiliser parce que c’est un sigle joli, parce que j’aime bien les lettres en majuscules, les graphismes orthographiques, la cryptographie. J’aime bien tout ce qui est sigle et la signification. Donc l’accent circonflexe de toutes façon ça rappelle que avant il y avait des S à la suite de la lettre qui porte l’accent, c’est juste une espèce de trace du passé mais moi je trouve surtout que c’est une ornementation qui me plaît, donc je continuerai de l’utiliser. Après les académiciens ils font ce qu’ils veulent, c’est cool. La langue elle est faite pour changer, voilà. Je n’ai pas de problème avec ça.

Le Type remercie encore Flavien Berger de lui avoir accorder un peu de son temps.

Crédits photos: Nico Pulcrano – photo prise à l’Hérétic le 21 mars 2015 


Si vous voulez vous amusez à retrouver les éléments qui constituent le dogme mis en place dans les différents clips de Flavien Berger allez faire un tour par ici ou bien par  ou encore .

[INTERVIEW] Thousand @ Vie Sauvage Collection Été 2015

dans MUSIQUE

Bourg-sur-Gironde, entre deux gouttes. La nuit de festival ne venait que de commencer pour les sauvages quand Stéphane Milochevitch, aka Thousand, leur conta ses histoires pop. Une prestation à l’image de son disque tubesque « The Flying Pyramid » : entre nonchalance de cowboy par la voix et rigueur absolue par la précision des arrangements. 

Le Type a profité de l’escale girondine de ce drôle de garçon, aussi bien à l’aise en homme orchestre qu’en dessinateur, pour lui poser quelques questions et lui demander de concocter une mini playlist introspective et éclectique.

Pour commencer, peux-tu nous dire comment tu as construit ton album « The Flying Pyramid » ?

C’est un album qui s’est construit de façon très éclatée. Certains morceaux remontent à très loin, d’autres ont été crées au dernier moment. En général, j’ai une vision globale du morceau plutôt rapide. Ce qui me prend le plus de temps, c’est tout le travail autour des arrangements. Pour moi, ce sont vraiment eux qui donnent le style d’un morceau. Je suis super pointilleux avec ça. Ce boulot m’a pris deux ans pour ce disque.

En plus d’être musicien, tu es également dessinateur. Ton processus de création est-il le même pour le dessin et la musique ?

En dessin, j’ai une démarche plus libérée qui tient de l’impro. Mes dessins s’apparentent à des collages d’images qui n’ont rien à voir entre elles mais qui finissent par former un ensemble cohérent. Je ne m’impose pas de diktat ou de formalité… En ça, on peut peut-être rapprocher mes dessins de ma musique : je peux tester à l’infini des styles et des instruments très différents avant d’être satisfait d’un morceau. Je ne me refuse rien !

D’où tu tires ton inspiration? De ta vie personnelle ou de choses plus abstraites?

C’est assez particulier… En fait, je pars d’éléments de ma vie perso mais pour arriver à un morceau, j’ai besoin d’un stimuli extérieur. Ça peut être une phrase prononcée par un pote, une réplique dans une série un peu naze… C’est ensuite la nuit que je suis le plus productif, quand je suis dans une sorte de demi-sommeil. C’est à ce moment que le texte découle. Puis viennent les histoires, les rythmes, la mélodie, le phrasé…

Avec une partie de ton enfance passée au Texas, tu penses que ça impacte ta façon d’écrire et de composer ?

Cela m’a beaucoup influencé au niveau musical parce que j’étais très libre et j’ai pu assisté à des concerts qui ont été déterminants pour moi. Je me suis retrouvé dans des festivals de métal un peu extrêmes qui étaient des parfaits clichés sex, drugs and rock and roll. Je me suis retrouvé assez vite à assister à des trucs d’adultes… C’était assez frontal mais ça m’a forgé, pas seulement pour ma musique mais aussi dans mon style de vie.

IMG_6454
Stéphane Milochevitch était accompagné sur scène de Sylvain Joasson (batterie) et d’Olivier Marguerit (basse).

Est-ce qu’il y a des artistes dont tu te sens particulièrement proche et qui t’inspirent ?

J’oserai pas me hisser au rang d’artistes que j’adore mais je suis assez fan de la manière d’écrire de Bill Callahan. Je trouve aussi l’écriture et l’attitude de David Berman des Silver Jews assez fascinante… Il y a aussi la musique d’Olivier Marguerit, qui m’accompagne à la basse sur scène, qui me parle beaucoup. Sinon je pourrai dire François and the Atlas Mountain ou Requin Chagrin, un tout jeune groupe que j’ai vu récemment en concert. Tu sens qu’ils ne sont pas encore super rodés mais leur l’honnêteté m’a vraiment touché.

Quels sont tes projets pour la suite? Toujours aussi éclectiques?

Là je suis en train de finaliser quelques dessins, dont un énorme. Je travaille aussi sur de nouveaux morceaux… En fait on peut carrément dire un album je pense (sourire). Et puis je suis en train de finir le clip de « To Dance in a Circle of Fire »… C’est là que je me rends compte que j’ai un gros problème pour déléguer les choses niveau musique (rires). Heureusement que c’était un pote qui s’occupait du mixage parce que j’étais insupportable à vouloir tout gérer.

Pour finir, tu penses quoi des initiatives comme Vie Sauvage? Un festival pluri-disciplinaire, un peu comme toi au final. 

Déjà, je suis super touché d’avoir été choisi. On sent que c’est ultra soigné que cela soit dans la programmation ou l’accueil. L’ambiance est différente des autres festivals où tu sens vraiment les grosses machines derrière.

Thousand – Playlist Introspective :

Une chanson tourne en boucle de ton côté en ce moment ?

« Rose » de Requin Chagrin. Une nouveauté très chouette !

Une chanson qui a changé ta vie ?

« Don’t cry » des Guns n’ Roses (version Use Your Illusion I). Plus qu’une chanson, un art de vivre. Si tu ne peux pas t’empêcher de chanter chaque solo par coeur, tu sais ce que je veux dire.

Une chanson qui te rend heureux à tous les coups ?

 « Young Turks » de Rod Stewart, une ode à la vie devant soi.

Une qui te rend triste automatiquement ?

« In Dreams » de Roy Orbison, mélancolique et teintée de terreur quand Dennis Hopper la chante dans Blue Velvet.

Une chanson inconnue mais qui mériterait d’être connue du plus grand nombre ?

« Chemirocha », un chant Kenyan magnifique inspiré par la country de Jimmie Rodgers.

Photos :  Gil Quaresma

Le retour à la Vie Sauvage

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Pour la quatrième fois, les sauvages investiront Bourg-sur-Gironde du 12 au 14 juin prochain. Une parenthèse enchantée qui alliera bonne musique et vibes aquitaines.


Loin des gros festivals impersonnels aux allures de beuverie générale, la collection été Vie Sauvage 2015 entend nous préparer à l’été en douceur.

Côté musique, les festivaliers pourront shaker des épaules (et du reste) sur une programmation pointue et fraîche : Barbarossa, Thylacine, Thousand, Forever Pavot… Encore une fois, Vie Sauvage mise sur des talents en route pour un couronnement imminent. Une preuve : l’année 2014 fut l’année de la révélation pour Fakear, au programme de la collection été de la même année.

En plus d’une programmation musicale aux petits soins, les organisateurs n’ignorent pas les besoins primaires de chaque festivalier affamé et assoiffé. C’est pourquoi Belle Campagne et le vin Côte de Bourg seront également de la partie. C’est un peu plus chic qu’un panini accompagné d’une bière tiédasse oui.

Pour parfaire cette petite bulle que s’évertue à créer Vie Sauvage, des activités à la cool rythmeront le week-end : tournoi de football, pétanque et piscine notamment. Le concept-store itinérant Noir Gaazol fera également un stop au festival avec sa sélection léchée et tendance.

Le programme des réjouissances est à retrouver sur le site officiel de Vie Sauvage ainsi que sur la page événement Facebook du festival.

Pour se procurer le précieux sésame, rendez-vous sur les réseaux de distribution habituels (Fnac, Weezevent, Ticketnet et Digitick) et Total Heaven. Tarifs en prévente : 19€ (hors frais de location), 25€ sur place et gratuit pour les moins de 10 ans.

La Vidéo du jour #77

dans ÉVÉNEMENTS

Les copains de l’agence Vie Sauvage ont crée un beau projet vidéo appelé « Tribu ». Retrouvez régulièrement sur leur chaîne Dailymotion un portrait d’Homme et de Femme dans leur environnement quotidien. Chaque portrait a pour angle la question du sauvage : qu’est-ce qui vous rend sauvage ?  Pour ce 2ème épisode de Tribu, nous rencontrons Nicolas Delbourg, sauvage graphiste, buveur de café, fondateur du Poivre Lab. C’est lui qui avait réalisé la scéno de l’édition précédente de Vie Sauvage. On avait essayé de le rencontrer mais les cœurs de canard et le vin rouge avait eu raison de nous.

Vie Sauvage : https://fr-fr.facebook.com/festivalviesauvage
Images et Réalisation : Thomas Blanc (http://vimeo.com/user26075139)
Musique : Bengale​ (https://fr-fr.facebook.com/bengalemusique)
Nicolas Delbourg : http://www.poivre-lab.com/

Sur la route du Type #5 – Direction Vie Sauvage (bis)

dans MUSIQUE

Le départ est lancé, c’est parti, Le Type a récupéré sa tente Queshua 2’’, il a fait ses plans Mappy, il s’entraîne tous les jours à dormir à même le sol et à danser jusqu’au bout de la nuit tout l’été durant. Pour commencer son périple physiquement musical, Le Type compte bien faire une nouvelle fois escale à Bourg, à Vie Sauvage, du 13 au 15 juin. Si la Collection Hiver était magique, la Collection Eté s’annonce mémorable. Cette année, le crew Vie Sauvage prend des allures d’agence de voyage hédoniste qui vous invite à libérer tous vos sens le temps d’un week-end.

Ecoute

1658730_10152256233538612_5259500979670940408_o

Ecoute, écoute (maman est près de toi), écoute Ross Heselton un jeune poète vagabond pour une romance sans lendemain au son d’un univers folk mélancolique qui figent tes pieds sols, la tête dans les étoiles sans ciel // Nunna Daul Isunyi cet indien en godasses qui t’angoisse puis te sert, te brûle et te gèle sur place, notre chouchou du Collectif Iceberg // Cléa Vincent faire vibrer des notes au piano en contant des histoires de fille fragile mais pas farouche pour un sou. // Le A une bande de fennec aux plages rock qui s’étendent à perte de vue le long d’une mer électrique aux vagues psychédéliques.

Ecoute

10286826_801441383219102_5927517849761380273_o

Friends of Mine pour une boum aux sonorités pop et aérienne. // John and the Volta un gang de fantôme aux draps arc-en-ciel pour flotter dans une galaxie rock léché et ciselé. // Be quiet, meute de loups noirs, dont la musique oscille entre la cold wave froid et aérien et une cold wave plus métallique et électronique. // Isaac Delusion, nos chouchous de l’écurie Cracki Records, monstre à deux têtes qui te plonge dans un rêve sans fin où la pop se marie au hip-hop, la folk, la funk dans une boucle entêtante. // Rien. Odezenne. De l’amour charnelle, de la rage animale et du vomi acide qui marque un retour qu’on n’espérait plus (c’est faux).

Ecoute

1796816_816776475015054_484360404_o

BABE une douce brise pop folk qui réchauffe le cœur comme les rayons d’un soleil couchant. // Lawrence Arabia une friandise sucrée venue de Nouvelle-Zélande pour nous offrir des mélodies mielleuse et funky, Miam // DJ Martial Jésus notre prophète des nuits sans lendemain dans l’église du rire, de la danse et de la transpiration. // Fakear, poulain de la maison Nowadays records, gourou adepte des machines pour nous envoyer vers des destinations exotiques sans retour // Baleapop & sa Team, les grands frères de la Team Sauvage pour un dj-set love to love en attendant le mois d’août St Jean de Luz et Mykki blanco.

Goûte

10300663_798543406842233_7309283240974631445_n

Du pinaaaard. Hum, pardon. Goûte du Côte du Bourg pendant une dégustation gratuite proposée par les jeunes viticulteurs de l’appellation. Et les produits du marché gourmand locavore du restaurant Belle Campagne.

Regarde
10152572_617490681662816_3085529800225826375_n

Regarde les installations numériques du laboratoire POIVRE où la nature trouve sa place et reste en communion avec l’art et la technologie. Regarde la scénographie du collectif Nocturne, on nous promet du beau, du sincère, de l’éphémère sensible à capter dans le parc de la Citadelle. // Regarde les clichés de Romain Laffue qui t’invite à le suivre en voyage au fil d’instants de vie justes et honnêtes. // Regarde une fresque prendre vie sous les coups de crayon du collectif Sauvage Garage.

Ecoute, goûte, regarde tout ce que tu veux au final, tout est permis surs les terres sauvages.

 

 

 

Vie Sauvage
Du 13 au 15 juin
Bourg-sur-Gironde

Vendredi 13 & Dimanche 15 juin // GRATUIT
Samedi 14 juin // 17€ en pré-ventes & 20€ sur place

FNAC: http://bit.ly/QI4aMs
TICKETNET: http://bit.ly/1jUTtP9
DIGITICK: http://bit.ly/1jufItN
TOTAL HEAVEN : disponibles
OT BOURG : disponibles
PASS CROISIÈRE + FESTIVAL: http://bit.ly/1kC6uwe

Retourner là haut