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Bordeaux Open Air ou quand le BOA sort de la jungle

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Le dimanche est un autre jour. Le soleil est différent, il brille plus intensément, glorieux d’offrir du temps disponible aux esprits vifs qui ont agi toute la semaine. Le dimanche est un jour hors du temps. Un jour où l’on peut faire ce que l’on souhaite. Où l’on peut suivre notre rythme et profiter des initiatives des gens qui ont passé un pacte avec le dimanche. Le pacte d’offrir de la légèreté, de la bienséance et de la culture. De ce pacte est né : Bordeaux Open Air. Entre musiques, animations et restaurations, nos sens sont gâtés. La simplicité séduit et le second été en plein air risque fort de vous rendre accro. Le dimanche n’a pas d’horaire. Mais on prend un peu d’avance, on vous en dit plus sur les ambitions des uns qui font le bonheur des autres. Rencontre avec un BOA citadin.

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Le Type : Qu’est qu’un BOA ?

L’équipe BOA : C’est avant tout une invitation à tous ! Tout le monde est convié ! D’où les choix du dimanche après-midi, que ça soit après votre repas de famille, au réveil après un samedi soir de fête, après la messe ou de retour de la plage, vous n’avez normalement pas de raison de ne pas venir ! On ne fait pas encore les mots d’excuses officiels pour les travailleurs mais on y réfléchit ! (rires). Sinon, l’idée c’est d’écouter de la musique ensemble dans un cadre naturel, à proximité d’un arrêt de tram, en dégustant des bons produits de la région, et avec quelques activités en plus de la danse et du chill ! L’entrée est gratuite et le sera toujours !

 

Qu’est qui motive un BOA ?

On est convaincus qu’il faut qu’on passe toujours plus de temps tous ensemble, et ce qui motive les Bordeaux Open Air c’est vraiment l’idée de proposer un moment où tout le monde peut être présent pour célébrer ce qui nous est cher et qu’on partage. Comme la musique électronique ou l’espace public par exemple !

Une autre motivation moins visible du projet pour l’instant, c’est que toute l’équipe, qui a de 20 à 40 ans, est super mobilisée dans l’innovation dans nos professions respectives, car on a aussi à cœur d’être des ambassadeurs du progrès avec le festival. La forme bénévole et associative de la structure nous permet une agilité qu’on choisit de mettre au service d’une « R&D » constante et très exigeante !

Comment profiter au maximum d’un BOA ?

Il faut venir avec des gens qu’on aime et repartir en ayant rencontré des nouveaux amis ! Pour ce faire, il suffit d’arriver assez tôt, de sourire et éventuellement danser. De notre côté on s’assure que vous ayez plein de choses à partager ! On se permet de glisser qu’il y aura une bière spéciale « Bordeaux Open Air » brassée à Bordeaux, qu’on vous conseille de goûter et de consommer évidemment avec modération, mais éventuellement aussi avec de la musique ou les activités qu’on a prévu pour vous…

 

Que propose un BOA ?

Quand vous arrivez sur site, vous avez plusieurs options ! Il y a la partie musique avec la scène et un bel espace pour danser, où s’allonger dans l’herbe et profiter de la vue. À côté, la partie animation proposera chaque dimanche un panel d’activités différentes très large, de l’initiation au rugby au djing, en passant par la peinture et des activités dédiés aux plus petits !

 

Une deuxième édition qui s’exporte sur plusieurs lieux, une volonté d’ouvrir le champ des possibles ?

Voilà la petite histoire derrière l’édition 2017 ; un mois après notre dernier dimanche l’année dernière, la Mairie de Bordeaux nous a proposé une carte blanche pour représenter la musique électronique au sein de Paysages 2017, la fête culturelle pour l’arrivée de la LGV. On est évidemment pas les seuls acteurs électro de la saison, et c’est un plaisir de voir autant de beaux évènements prévus sur l’été ! De notre côté, après réflexion on aurait trouvé ça dommage de se retrouver dans un seul lieu, aussi adapté soit-il ! On a choisi de proposer une programmation dédiée à la French Touch, tant sur le plan local que national. Quant aux lieux, c’est une sélection basée sur un cahier des charges simple mais exigeant : qui peut accueillir au minimum 2000 personnes, enherbé, à côté d’un arrêt de tramway et avec possibilité de stationner des vélos.

Alors pour en revenir à notre volonté, on est vraiment content du dialogue qui s’est installé avec la Mairie et la Métropole, cela nous permet de réfléchir beaucoup en amont, et on a effectivement la volonté de faire grandir le projet, et beaucoup d’idées derrière la tête ! Mais rien de tout ça ne se fera sans le soutien des bordelais et du public des évènements, et franchement, c’est grâce au public de l’année dernière qui a été à la fois festif et très respectueux qu’on a l’opportunité de présenter une deuxième édition vraiment plus complète ! On a tellement hâte de vous rendre la pareille !

Le dimanche d’ouverture promet d’être grandiose. Le Cercle filmera pour la première fois à Bordeaux, une belle réussite. On attend quoi de ce BOA ?

La collaboration avec Le Cercle est née d’une rencontre, et on est vraiment ravis de pouvoir les accueillir pour la première fois ici – on rêve de devenir un argument pour que chacun puisse inviter ses amis le temps d’un week-end à Bordeaux, on a donc convié et travaillé avec quelques partenaires nationaux cette année pour nous aider à porter ce message d’invitation, et on vous réserve encore quelques surprises !

On a choisi de commencer en bouleversant quelques codes, donc on a confié la programmation à Djedjotronic en lui laissant carte blanche… Voyez plutôt selon ses dires ; « j’ai profité de ma carte blanche pour vous concocter un petit line-up pas piqué des hannetons, avec du jeune bien péchu Picaszo, du vieux beau Art Feast Records et un chaman Rouge Mécanique Musique. »

Plutôt impatients de partager ce line-up bien représentatif de notre ADN avec vous, on vous conseille d’arriver tôt pour en louper le moins possible, il y aura beaucoup à faire, voir, entendre et déguster !

Rendez vous le 30 juillet à partir de 16:00 !

 

Bordeaux Open Air #1 – Parc Palmer – 30.07

 

 

L’été à l’IBoat, l’été à la plage !

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

« Sur la plage abandonnée, coquillage et crustacés… ». Cette plage là n’a rien d’abandonnée. Bien au contraire, elle s’active sous la brise délicate d’un vent d’été. De 10h00 à 01h00 en continu, du mardi au samedi. Il y aura des activités aussi cool qu’au Club Mickey, entre pataugeoire et ice cream, l’été en ville n’aura jamais été aussi surprenant ! On te concocte un petit guide pratique du chill.

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En douceur…

Le lundi, on ne se met pas une trop grosse pression. C’est ultra mauvais pour commencer la semaine. Un mot d’ordre : apaisement ! Tous les lundis matins dès 11h00, on s’étire, on communique avec soi-même, on s’étale sur un tapis vert et on respire. Les cours de yoga sont fait pour ça. Rien de mieux pour se remettre des douces folies du week-end et amorcer la semaine flexible comme un bambou (tarif : 20 euros + déjeuner).

… cap sur la chaleur…

Chaque soirs, la plage proposera des aperoboat affriolant. La diversité culturelle est la clé de voûte de la programmation de l’IBoat. Des saveurs venues d’ailleurs, des expositions, de l’art et du théâtre.

Le mercredi soir, c’est ROUUUUEEEE LIBREEEE ! « Avec un prix d’entrée qui se joue à la roue de la fortune (de 0 à 5 € maximum) ; c’est une totale perte de contrôle qui est recommandée pour entrer dans le club, mais aussi une intrigante envie de déjouer le destin. » Rien que ça ! Y a de quoi l’aimer ce petit bateau. Il ne faudra surtout pas se fier au prix pour jauger de la qualité. L’IBoat compte bien servir une programmation ambitieuse et de qualité. 

Le jeudi soir, le club accueillera la scène locale. La découverte et la mise en avant des talents de la région est une quête que le bateau réussit avec brio. Il est d’ailleurs de notoriété publique que l’on peut se produire à l’IBoat avec son association et profiter de l’ambiance électrique du bateau.

Le vendredi, on met à l’honneur les vinyles. C’est jolies choses indémodables, pleine de grâce et qui font tourner les têtes comme je fais tomber les verres.

Dimanche 23 juillet et dimanche 20 août, le bateau met en place des dégustations de fruits de mer, des cocktails, des fripes et des disques… Pour se remettre en douceur du week-end.

La Cantine de l’IBoat est ouverte tout l’été. Elle vous propose des formules de 7 à 10 euros – c’est mignon et à tout petit prix.

… des envies d’ailleurs

Après avoir investit les flots, l’IBoat s’empare des terres. L’équipe à investit dans un bus (oui oui un bus) qu’ils ont nommés : l’Iboat Sound System ! Le principe ? Être mobile et indépendant musicalement. On a besoin de son dans une garden party en Auvergne ? Le bus est là (bon après je fantasme mais sait-on jamais). Et surtout, l’IBoat compte bien inviter sur son quai des collectif qui lui ressemble. Des projets similaires, des communions… On est pas loin de la foire du bateau dansant !

Ce petit être tient bien la houle. On leur avait prédit trois mois… Ça fait cinq ans qu’ils larguent les amarres. Oyé oyé matelot, le bateau n’a pas finit de naviguer sur les flots !

 

SUR LA ROUTE DU TYPE #8 – Baleapop #6 (encore et toujours)

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Il y a des amours d’été qu’on aime préserver et qui animent en nous les mêmes émotions depuis des années. Baleapop et Le Type, c’est depuis 2011 que ça dure. Nous fêtons nos 5 ans cette année. Nous nous sommes rencontrés à Guéthary. Le Type est tombé amoureux tout de suite. Il s’est promis que chaque année, il reviendrait en terre basque pour revivre chaque été ce qu’il ne vit pas ailleurs. Chaque fois que Le Type parle de Baleapop autour de lui, il te dira toujours « Viens avec moi ! Chaque année, il se passe un truc dans ce festival que tu connaîtras nulle par ailleurs ». Et chaque année, la promesse est tenue. Pour cette 6ème édition, Le Type a réalisé une énième interview (il y a déjà eu celle-ci, puis celle-là). Le collectif Moï Moï y fait le bilan de 6 ans de festival et te dresse le programme des festivités.

https://instagram.com/p/5LHo3tsPRS/?taken-by=baleapop

Salut les Moï Moï ! Ça fait longtemps ? Comment ça se passe pour vous depuis notre dernière interview (pour Baleapop, les artistes du label etc.) ? C’était en 2013.

Et bien, ça se passe plutôt coolio. La dernière fois qu’on s’est vu, on était à Bidart. Mais, on a dû bouger… Sur le moment, c’était assez dur, mais en fait, c’est assez cool. Baleapop a lieu maintenant à St-Jean-de-Luz, dans le parc de nos premiers amours. On a des nouveaux bureaux avec une vue pornographiquement scandaleuse sur la baie de St-Jean. On n’a toujours pas de site internet mais on s’aime tous toujours, et même encore plus qu’au premier jour.

Le festival prend de plus en plus d’ampleur. Est-ce que malgré tout, vous arrivez à maintenir vos valeurs DIY du début ? Baleapop c’est toujours une histoire de copains ?

Baleapop n’a pas vraiment changé, on est toujours la même bande de potes, avec perceuse, scotch, plancha et talky dans les poches. On a même de plus en plus de copains qui viennent nous aider, ça nous permet de nous professionnaliser et de faire encore plus de trucs nous-même. Aujourd’hui, chacun est responsable d’un truc, qui est très souvent à mille lieux de son vrai métier, c’est un peu le principe d’un métier un jour quoi. Ces commissions deviennent indépendantes, mais chaque ‘réunion Baleapop’ se termine toujours en apéro qui lui ne se termine jamais. En réalité, on fait tout pour que le festival soit de plus en qualitatif, car c’est là tout le challenge et paradoxalement, on ne fait rien pour qu’il y ait plus de monde, parce que c’est ça aussi le challenge. Du coup à voir l’affluence en hausse, on se dit juste que les gens ont bon goût !

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Vous avez toujours envie de créer une maison d’édition et de louer un van pour un road trip dans les Bois ?

On a acheté un camion. Mais il est trop pourri pour aller dans les bois et de toute façon, on est trop nombreux pour tous rentrer dedans. Par contre, on a une nouvelle passion : louer des bus et partir tous ensemble à l’aventure, c’est la nouvelle tradition du Baleapotes. Et notre maison d’édition, sortira son premier ouvrage après Baleapop #6 avec la publication d’un livre de photographies d’Olivier Metzger prises lors du festival.

Parlez-nous de la programmation ? D’où viennent les artistes que vous avez choisis ? Qu’est-ce qu’ils vont partager avec nous ?

C’est toujours une programmation faite de coups de cœurs artistiques et amicaux. Coté art contemporain, des œuvres monumentales, des projections vidéos, une chasse à l’homme photographique. Côté musique, des concerts, un mini club, une block party dans les bars de la ville. De l’acid, des nappes mélodiques, du sombre, de la techno, du punk… on s’est encore bien marré cette année en imaginant la programmation.

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J’ai l’impression que vous étiez un peu prescripteur d’un concept de festival local avec une programmation transversale. Un festival doit-il forcément multiplier son offre pour se développer ?

Je ne serai pas catégorique sur cette nécessité ! Par exemple, un festival de musique avec une prog mortelle, se suffit à lui-même. Ce qui est vrai en revanche, c’est qu’il y a de plus en plus de festivals qui tentent de créer une histoire, de transmettre une philosophie, au travers d’un certain art de vivre et de valeurs communes en multipliant les propositions (de la bonne bouffe, des temps forts étudiés…) Créer l’à côté, tendre des ponts entre diverses disciplines, pour pousser la réflexion, un peu plus loin que ses limites.
Mais un champ, de la bière fraiche, un mur d’enceintes, et des amis, ça peut suffire à faire le meilleur des festivals. Bota Azidoa !

Qu’est-ce qui fait que le Pays-Basque est le meilleur endroit en France où faire un festival ?

Humm en réalité, j’ai des doutes sur cette affirmation ! Certes, le xingar y frit à gogo et la Bob’s beer y coule à flot, mais il faut sacrement croire en la Pachamama pour penser un festival ici à l’air libre ! Je pense que la seule vraie raison pour laquelle le Pays-Basque est pour nous le meilleur endroit DU MONDE où faire un festival, c’est parce que c’est chez nous, là où sont nos racines. Ça n’aurait aucun sens ailleurs…

Qu’est-ce qu’on peut espérer de cette nouvelle édition ?

Que le Dieu Moï Moï soit toujours des nôtres : qu’il parvienne encore à repousser les orages. Que les baleapoppers soient à la cool, que les frites croustillent, que notre président ne casse pas de voiture, que notre commissaire d’expo ne se casse pas de pied, que nos festivaliers progressent en euskara, que les concerts ne soient pas trop pourris voir super biens. Et qu’à la fin, on ait hâte d’être à l’été prochain.

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Baleapop #6
Du 5 au 9 août
Saint Jean de Luz / Donibane Lohitzune
Billetteriehttp://bit.ly/1TPHk0N
Infos Pratiqueshttp://baleapop.com/infos-pratiques

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