Du 30 juillet au 1er août prochain, Udada revient au Parc Ducontenia de Saint-Jean-de-Luz pour une cinquième édition entre musique, pavillons immersifs, débats et célébration collective. Porté par le collectif Moï Moï, le festival transforme le parc en village artistique éphémère. On a listé 6 bonnes raisons d’y faire un tour cet été.
1) Explorer les « Udatchas »
Derrière cette appellation qui fait directement écho au nom du festival, les Udatchas portent l’une des idées fortes du festival Udada : ne pas se contenter d’installer des scènes, mais créer de vrais espaces à explorer. Ces pavillons immersifs sont pensés pour être traversés, habités, écoutés, parfois même activés par le public.
Ils seront au nombre de quatre cette année : Sirena, installation audiovisuelle et sonore imaginée par le duo basque Matthys & Franz Vulder Allain ; Salle de Bal, pavillon autour de la danse, de la mémoire collective et du rassemblement, conçu par Super Cellule, structure dédiée à la diffusion de la culture architecturale et du design au Pays basque, avec les agences 2PM et Montagne Noire ; Beleza Stage System, nouvelle scène en bambou pensée comme un sound system par Oscar Gachet et Théophile Monnoyeur du collectif Beleza ; et enfin la Grotte, pavillon coloré construit autour du travail de Bonnefrite, artiste invité de cette édition.

2) Faire d’un moment festif un acte de résistance collective
Dans un moment où la scène culturelle est sous pression, où les financements culturels se fragilisent, où les espaces de rencontre se réduisent et où certaines formes festives sont directement attaquées, faire la fête ensemble n’a rien d’anodin. Censures, répression de communautés marginalisées : le contexte rappelle que la fête peut aussi devenir un terrain de lutte, de transmission et de lien. Un esprit qui colle parfaitement à l’histoire de Moï Moï.
Né en 2005 d’une bande d’ami·es au Pays basque, le collectif s’est construit avec l’envie de créer des espaces où l’on peut expérimenter, se rencontrer, danser, penser et faire autrement. Pas vraiment une institution, ni seulement une association : Moï Moï fonctionne plutôt comme une fabrique culturelle, portée par le bricolage artistique, l’instinct et l’énergie du collectif.
Cette manière de penser la fête comme un espace vivant, politique et collectif se retrouvera aussi avec DADA Radio, proposée en collaboration avec Le Type. En amont des concerts et performances, des tables-rondes, entretiens et capsules sonores viendront interroger un même fil rouge : « culture en lutte ». Une manière de prolonger la fête au-delà du dancefloor, et de rappeler qu’à Udada, danser, parler, écouter et se rassembler peuvent faire partie d’un même geste collectif.


3) Découvrir une programmation musicale aventureuse
À Udada, la programmation est diversifiée. On y croise des figures iconiques des cultures électronique s comme DJ Marcelle, des groupes venus brouiller les frontières entre post-punk et club comme Baby Berserk, ou encore Susobrino, qui fait circuler les rythmes latino-américains entre cumbia, salsa, reggaeton.
La programmation continue dans le même esprit avec Yael Ohayon, MCKER6, Objection de Conscience, Collectivo Miramar, Vitamine C, Soft Baïkal ou Stacktrace. Des artistes et DJs aux univers très différents, entre house, dub, post-punk, bass music, sons latinos ou sélections plus expérimentales. Une affiche faite pour danser, mais aussi pour découvrir autre chose.

4) Soutenir un festival qui participe à la dynamisation du Pays basque
Si le Pays basque espagnol brille en ce moment par ses footballeurs, d’Oyarzabal à Merino, le versant français a lui aussi ses figures de terrain. Depuis 20 ans, Jeanne et Pierre Lafitte font vivre le territoire avec le collectif Moï Moï et son label électronique Moï Moï Records, en imaginant des projets devenus structurants : Baleapop et ses magiques 10 éditions ou DIA! Radio, webradio locale et indépendante.
Avec Udada, cet écosystème trouve un nouveau terrain de jeu, entre foire, festival et village artistique. L’ancrage basque se retrouve aussi dans la programmation, avec Xirena, installation audiovisuelle portée par le duo local Matthys et Franz Vulder Allain, ou encore Lumi, duo donibandar parmi les projets musicaux les plus aventureux du territoire. Sans oublier DIA! DJs, qui rappelle que le festival s’appuie aussi sur celles et ceux qui font vivre la scène locale toute l’année. Une manière de rappeler qu’ici, la culture aussi sait jouer collectif.


5) Fêter par l’assiette
À Udada, la fête passe aussi par l’assiette. Cette année, le Grand Banquet quitte le parc pour s’installer au Café Belardi, néobistrot luzien récompensé par le Fooding en 2025, porté par des chefs étoilés et des œnophiles. Le samedi midi, sur réservation, les festivalier·es pourront ainsi s’attabler avant de rejoindre le parc pour la dernière après-midi et soirée du festival.
Dans le parc, Buttter reprend aussi du service avec son restaurant éphémère. Après son Palazzo Frito de l’an dernier, le label food nomade promet pop-ups bien beurrés, friture qui croustille et ambiances bien senties. Parce qu’un bon festival se vit aussi entre deux bouchées.

6) Profiter d’un cadre idyllique
Dernière raison, et pas des moindres : Udada prend donc ses quartiers au Parc Ducontenia, en plein cœur de Saint-Jean-de-Luz. La ville à portée de main, l’océan tout proche, la montagne non loin : un décor idéal pour célébrer l’été.
Avec ses 33 000 m² d’espaces verts, ses reliefs vallonnés et son théâtre de verdure, le parc coche toutes les cases du terrain de fête idéal : central, respirable, assez vaste pour accueillir concerts et pavillons, mais assez intime pour garder l’esprit village. Pendant trois jours, il devient le cœur battant d’Udada, entre familles en journée et danseur·euses jusqu’au bout de la nuit.
