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Guide estival des festivals de la région 2019

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

À l’approche de l’été, on vous propose un petit guide des festivals de la région 2019, histoire de ne louper aucune étape d’une saison estivale qui s’annonce chargée et pleine de belles surprises. Sélection d’événements qui nous font saliver d’avance, entre spots bien cool, line-up alléchants et propositions artistiques séduisantes.

Crédit photo : Alice Belair

Festival ODP

Outre le line-up incroyable qu’offre ce festival, il met la lumière sur « L’Œuvre des Pupilles Orphelins de Fonds d’Entraide des Sapeurs-Pompiers de France ». Cette association a pour but d’assurer la protection matérielle et morale des Orphelins et des familles des Sapeurs-Pompiers décédés en service commandé ou non. Un village sapeur-pompier, proposant des scénarios et décors adaptés à différentes interventions, sera ouvert au public. Mais c’est aussi et surtout, une occasion inespérée pour l’ODP d’aller à la rencontre de ses donateurs et de générer des fonds supplémentaires. Retrouvez-les du 6 au 9 juin.

La Claque Festival

Les 7 et 8 juin, c’est la (GROSSE) Claque Festival au Château Montplaisir. Sur deux jours, pas moins d’une quarantaine d’artistes sont invités pour présenter douze spectacles. Parmi, les locaux Taranta Lanera, Les Dolphin Apocalypse et Lord Rectangle aux côtés d’artistes comme Francky Goes To Pointe à Pitre et Mechant Mechant. À dix minutes de Bergerac, avec un prix très abordable et le camping gratuit sur place, dépêchez-vous à réserver vos pass.

NSENSE

Le nouveau festival multi-culturel de Bordeaux, NSENSE s’installe aux Vivres de l’Art le 8 juin. L’occasion d’assister à de nombreuses performances et d’aller au devant des artistes. Artistes plasticiens, photographes, danseurs, chanteurs ou encore humoristes seront réunis pour nous partager leurs arts à travers une journée à la programmation éclectique. En guest, le rappeur Sopico vient d’être annoncé aux côtés de la chanteuse Naë.

So Good Fest

La Plaine du Courneau à Canéjan accueille la neuvième édition du So Good Fest les 8 et 9 juin. Un festival open air, tourné vers les musiques électroniques et le dub et des artistes de renoms. Entre Oliver Huntemann, Apollo Noir, Channel One, DJ Aphrodite, Diƶtone, King Shiloh… il y en a pour tous les amoureux des musiques électroniques et du dub. Quelques nouveautés pour cette édition 2019 comme son engagement dans une dimension environnementale par le biais de la digitalisation de sa communication et de l’internalisation de ses produits de restauration. Une troisième journée gratuite avec une programmation ludique et sportive permettra aux festivaliers de profiter de l’écrin verdoyant du site.

vie sauvage

Il fait partie des festivals auxquels on peut se rendre les yeux fermés chaque année. vie sauvage, c’est ce festival de musique, d’art et de gastronomie, situé dans le village de Bourg, surplombant le fleuve et la nature environnante. Cette saison, le 14, 15 et 16 juin, on pourra y croiser Flavien Berger, Todiefor, les collectifs bordelais, L’Orangeade, les Amplitudes et Super Daronne ou encore Vendredi sur Mer et CHIEN NOIR

SoliFest

Le SoliFest 2019 est un festival rassemblant petits et grands autour de valeurs qui lui sont chères aujourd’hui : le développement durable, l’intégration des personnes et la solidarité locale. Qui plus est dans un lieu qui partage les mêmes valeurs, Darwin. Sur deux jours, le 15 et 16 juin, vous retrouverez deux temps, un accès gratuit l’après-midi et payant le soir. Les bordelais WL Crew, Deep & IGee, Majin Killaz, MLX, YunG $hade assureront la programmation du samedi soir tandis que Bellaire Music, Identified Patient, Gentry et Nathan Zahef assureront celle du dimanche.

Free Music

Depuis 18 ans maintenant, le Free Music Festival séduit les festivaliers. Et pour cause, entre programmation idéale et prix abordable, il devient au fil des années un événement musical d’envergure nationale. Cette année, il attend entre autres les artistes Møme, Angèle, Orelsan, Ninho, WL Crew, Josman, Taiwann MC, Hyphen Hyphen du 21 au 23 juin. Niché près du lac de Montendre, le festival met en place des activités estivales autour du site afin de faire profiter aux festivaliers du cadre idéal qu’offre le Lac Baron Desqueyroux.

Écho À Venir

Écho À Venir est un festival bordelais porté par l’association Organ’Phantom dont la programmation singulière est tournée vers les musiques électroniques et les arts visuels qui l’entourent. Pour sa 8ème édition, le festival s’inscrit dans la saison culturelle 2019 de Bordeaux Métropole, sous le thème : « Liberté ! », en partenariat avec l’Office National des Forêts. Ce festival se déroule les 24, 25 et 26 juin avec des programmations gratuites les 24 et 25 et une programmation payante le mercredi 26 juin.

Hoop’ Festival

À seulement deux heures de Bordeaux, et dans un cadre paradisiaque, se tiendra la quatrième édition du Hoop’ Festival le 9 et 10 août 2019. Une programmation musicale diversifiée, loin des artistes qui squattent les affiches de la plupart des festivals de l’été. Conjugué à cela, des performances et des animations animeront ce festival dans le Château d’Excideuil.

Baleapop

Dixième et dernière édition du festival Baleapop, c’est maintenant ou jamais qu’il faut y aller. Du 14 au 18 août à Saint-Jean-de-Luz, l’édition anniversaire est, du coup, promise encore plus belle que les précédentes. « C’est la fin. Baleapop ne s’est pas fait virer, n’est pas ruiné. On ne s’est pas engueulé, nous ne sommes pas fatigués. Tout va bien. C’est juste que… c’est juste que c’est le moment. Ce qui est beau et magique doit finir un jour, même à Saint-Jean-de-Luz. »

Beau c’est Festival

À Bosset se déroule la quatrième édition du Beau c’est Festival. Sur deux soirs, se déroulent une première soirée théâtrale le 16 août et une soirée concerts le 17 août. Vous pourrez assister au spectacle « Du Son à L’Amusique » et Le Théâtre du Roi de Cœur interprétera Le Chaperon Rouge. Le jeune groupe Bergeracois Roundabout ouvrira la scène, s’en suivra Daguerre Officiel, Naya et Les Fatals Picards.

Tribus Libres

Du vendredi 30 août au dimanche 1er septembre 2019, le festival Tribus Libres vous propose cinquante heures de découvertes musicales, culturelles, culinaires, environnementales et d’animations dans le parc du château de Cadaujac (33). Le concept de ce festival n’est pas commun puisque le festivalier à la particularité de choisir la tribu qu’il souhaite rejoindre (La mer, l’air, la Terre) lorsqu’il achète son pass. C’est en quelque sorte son équipe pendant tout le festival, celle avec qui il relèvera des défis, bien que chacun est libre d’aller et venir dans tous les univers…

SUR LA ROUTE DU TYPE #8 – Baleapop #6 (encore et toujours)

dans MUSIQUE

Il y a des amours d’été qu’on aime préserver et qui animent en nous les mêmes émotions depuis des années. Baleapop et Le Type, c’est depuis 2011 que ça dure. Nous fêtons nos 5 ans cette année. Nous nous sommes rencontrés à Guéthary. Le Type est tombé amoureux tout de suite. Il s’est promis que chaque année, il reviendrait en terre basque pour revivre chaque été ce qu’il ne vit pas ailleurs. Chaque fois que Le Type parle de Baleapop autour de lui, il te dira toujours « Viens avec moi ! Chaque année, il se passe un truc dans ce festival que tu connaîtras nulle par ailleurs ». Et chaque année, la promesse est tenue. Pour cette 6ème édition, Le Type a réalisé une énième interview (il y a déjà eu celle-ci, puis celle-là). Le collectif Moï Moï y fait le bilan de 6 ans de festival et te dresse le programme des festivités.

https://instagram.com/p/5LHo3tsPRS/?taken-by=baleapop

Salut les Moï Moï ! Ça fait longtemps ? Comment ça se passe pour vous depuis notre dernière interview (pour Baleapop, les artistes du label etc.) ? C’était en 2013.

Et bien, ça se passe plutôt coolio. La dernière fois qu’on s’est vu, on était à Bidart. Mais, on a dû bouger… Sur le moment, c’était assez dur, mais en fait, c’est assez cool. Baleapop a lieu maintenant à St-Jean-de-Luz, dans le parc de nos premiers amours. On a des nouveaux bureaux avec une vue pornographiquement scandaleuse sur la baie de St-Jean. On n’a toujours pas de site internet mais on s’aime tous toujours, et même encore plus qu’au premier jour.

Le festival prend de plus en plus d’ampleur. Est-ce que malgré tout, vous arrivez à maintenir vos valeurs DIY du début ? Baleapop c’est toujours une histoire de copains ?

Baleapop n’a pas vraiment changé, on est toujours la même bande de potes, avec perceuse, scotch, plancha et talky dans les poches. On a même de plus en plus de copains qui viennent nous aider, ça nous permet de nous professionnaliser et de faire encore plus de trucs nous-même. Aujourd’hui, chacun est responsable d’un truc, qui est très souvent à mille lieux de son vrai métier, c’est un peu le principe d’un métier un jour quoi. Ces commissions deviennent indépendantes, mais chaque ‘réunion Baleapop’ se termine toujours en apéro qui lui ne se termine jamais. En réalité, on fait tout pour que le festival soit de plus en qualitatif, car c’est là tout le challenge et paradoxalement, on ne fait rien pour qu’il y ait plus de monde, parce que c’est ça aussi le challenge. Du coup à voir l’affluence en hausse, on se dit juste que les gens ont bon goût !

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Vous avez toujours envie de créer une maison d’édition et de louer un van pour un road trip dans les Bois ?

On a acheté un camion. Mais il est trop pourri pour aller dans les bois et de toute façon, on est trop nombreux pour tous rentrer dedans. Par contre, on a une nouvelle passion : louer des bus et partir tous ensemble à l’aventure, c’est la nouvelle tradition du Baleapotes. Et notre maison d’édition, sortira son premier ouvrage après Baleapop #6 avec la publication d’un livre de photographies d’Olivier Metzger prises lors du festival.

Parlez-nous de la programmation ? D’où viennent les artistes que vous avez choisis ? Qu’est-ce qu’ils vont partager avec nous ?

C’est toujours une programmation faite de coups de cœurs artistiques et amicaux. Coté art contemporain, des œuvres monumentales, des projections vidéos, une chasse à l’homme photographique. Côté musique, des concerts, un mini club, une block party dans les bars de la ville. De l’acid, des nappes mélodiques, du sombre, de la techno, du punk… on s’est encore bien marré cette année en imaginant la programmation.

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J’ai l’impression que vous étiez un peu prescripteur d’un concept de festival local avec une programmation transversale. Un festival doit-il forcément multiplier son offre pour se développer ?

Je ne serai pas catégorique sur cette nécessité ! Par exemple, un festival de musique avec une prog mortelle, se suffit à lui-même. Ce qui est vrai en revanche, c’est qu’il y a de plus en plus de festivals qui tentent de créer une histoire, de transmettre une philosophie, au travers d’un certain art de vivre et de valeurs communes en multipliant les propositions (de la bonne bouffe, des temps forts étudiés…) Créer l’à côté, tendre des ponts entre diverses disciplines, pour pousser la réflexion, un peu plus loin que ses limites.
Mais un champ, de la bière fraiche, un mur d’enceintes, et des amis, ça peut suffire à faire le meilleur des festivals. Bota Azidoa !

Qu’est-ce qui fait que le Pays-Basque est le meilleur endroit en France où faire un festival ?

Humm en réalité, j’ai des doutes sur cette affirmation ! Certes, le xingar y frit à gogo et la Bob’s beer y coule à flot, mais il faut sacrement croire en la Pachamama pour penser un festival ici à l’air libre ! Je pense que la seule vraie raison pour laquelle le Pays-Basque est pour nous le meilleur endroit DU MONDE où faire un festival, c’est parce que c’est chez nous, là où sont nos racines. Ça n’aurait aucun sens ailleurs…

Qu’est-ce qu’on peut espérer de cette nouvelle édition ?

Que le Dieu Moï Moï soit toujours des nôtres : qu’il parvienne encore à repousser les orages. Que les baleapoppers soient à la cool, que les frites croustillent, que notre président ne casse pas de voiture, que notre commissaire d’expo ne se casse pas de pied, que nos festivaliers progressent en euskara, que les concerts ne soient pas trop pourris voir super biens. Et qu’à la fin, on ait hâte d’être à l’été prochain.

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Baleapop #6
Du 5 au 9 août
Saint Jean de Luz / Donibane Lohitzune
Billetteriehttp://bit.ly/1TPHk0N
Infos Pratiqueshttp://baleapop.com/infos-pratiques

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Rendez-vous à Baleapop #3 : Premier jour

dans MUSIQUE

C’est au cœur de l’automne, quand le temps est trop pourri pour sortir – de toute façon c’est la rentrée des séries, pourquoi sortir ? – que le Type a décidé de vous parler de BaleapopLes beaux souvenirs d’été qui vont venir sont à lire entre deux téléchargements, pause déj, cours en amphi. Suivez Le Type et (re)découvrez un festival au succès inattendu où le Type a aimé danser à moitié nu sous le soleil en sirotant des bières au son de Morgan Hammer et Rone sur la plage de Cénitz, s’émerveiller au concert de Summer Recreation Camp, Yeti Lane, Kate Wax et allumer le parc de Guéthary au live de James Holden, Panda Valium & Polygorn, Odei, Crânes Angels, J.C Satàn et Connan Mockasin.

Haaa Baleapop, difficile d’en parler sans avoir une petite larme de nostalgie au coin de l’œil ! Nous avions entendu parler de ce festival toute l’année par le collectif Moï Moï, à l’origine de cet événement au cœur du Pays Basque, dans un cadre de rêve entre la mer et la montagne : Guéthary.

Will Smith à fond dans la voiture, « Wow » est la première chose qui nous est venu à l’esprit une fois arrivée à la plage de Cénitz pour planter notre tente. Petite escapade en Espagne, nous récupérons du trajet une Corona à la main sur la plage de Saint-Sébastien. Il est l’heure de revenir au parc de Guéthary pour ne pas rater Summer Recreation Camp. Nous n’avons pas pu rencontrer Cristiàn Subirà, à l’origine du projet Summer Recreation, mais nous serons amenés à reparler de lui et des ses projets – Le Type est obstiné. Cristiàn seul sur la scène loin de nous tous qui l’observons assis dans l’herbe, paraît imperturbable. Quand on l’a écouté chez nous, arrangé, mixé, on avait l’impression qu’il nous embarquait dans un voyage cosmique à travers plusieurs univers. Finalement en live, c’est Cristiàn lui seul qui plane et qui est embarqué par sa musique. De là où nous l’écoutions, la magie tardait à opérer, nous étions plus fascinés par la passion du personnage que par la musique, difficile à atteindre, il est peut-être trop tôt. Il fait encore jour après tout.

Nous filons chercher des tokens, monnaie du week-end, pour se rafraîchir avec quelques bières. Comme il est tôt nous allons faire un tour au Baleamarket se fournir en t-short et tote bags du festival – qui seront sold out dès le lendemain. La nuit commence à tomber, le parc se remplie peu à peu, Panda Valium & Polygorn entre en scène. Le Dj basque reste fidèle à ses influences techno et pimente son set grâce aux riff de guitare, la basse et la batterie du groupe Polygorn. Nous oublions l’électro grosse machine pour une techno simple qu’on ne cherche pas à déchiffrer, on l’écoute, on l’aime et on danse. C’est tout. C’est Panda Valium & Polygorn.

C’est la folie dans le parc. On nous dit que le monde n’arrête pas d’affluer pour la tête d’affiche de la soirée : James Holden.
Le Dj anglais aux multiples casquettes – dj, compositeur et producteur, rien que ça – a embrasé le parc de Guéthary bondé et à bloc…alors qu’il n’est que 23h. Et ce n’est pas près de s’arrêter, ce soir on tord le cou de la house music. Derrière ses platines, James Holden gère les boucles avec brio et envoûte une foule conquise qui n’est pas prête d’arrêter de faire la fête – et qui n’arrête pas d’affluer, on se marche dessus ! Il est seulement 1h00, à l’entrée du parc, plusieurs personnes essaient de rentrer mais le festival affiche complet pour ce soir. Dépités les gens essaient de resquiller en sautant des buissons, tandis que Le Type un brin ivre se fait des potes en sirotant sa bière près des toilettes. La classe quoi !

Le Type est crevé, ses yeux brûlent, ses oreilles sifflent mais il n’attend que le lendemain pour savoir ce que ce festival prometteur lui réserve.
Au début de Baleapop en 2010 ils étaient une centaine, en 2012 dès le premier soir du festival nous étions 1500.

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