Le Type a listé 7 bonnes raisons de se rendre au festival Hypermondes, dont la sixième édition se déroulera du 26 au 27 septembre. Le temps d’un week-end, l’événement met en avant la science-fiction, l’imaginaire et la fantasy, le tout mêlé à une approche scientifique, autour du thème « Pouvoirs ».
1) Pour son parrain et sa marraine
Impossible de parler de la sixième édition d’Hypermondes sans commencer par sa marraine, Christelle Dabos, autrice française de la célèbre saga La Passe-miroir, et son parrain, Michael Moorcock, figure incontournable de la fantasy et de la science-fiction britannique depuis plusieurs décennies. Si ce dernier ne peut pas être présent ce week-end, la talentueuse Christelle Dabos sera, elle, bien là le samedi 26 septembre à 14h40.
Pour les lecteur·ices assidu·es de ses œuvres ou pour les simples curieux·ses, le festival est l’occasion d’écouter l’autrice et peut-être de repartir avec quelques nouvelles idées de mondes à explorer.
2) Pour ses tables rondes, ses rencontres et ses conférences
Hypermondes, c’est aussi l’opportunité d’assister à de nombreux échanges riches et variés avec des auteur·ices, mais aussi des artistes et des scientifiques. Cette année, les réflexions autour du thème « Pouvoirs » seront l’occasion d’aborder une multitude de sujets.
Quelques tables rondes peuvent être citées, comme « Patriarcat, matriarcat : la lutte finale ? », « Science et technologie, des liaisons dangereuses » ou encore « Novlangues et résistances », qui abordera le pouvoir des mots capables de dominer, d’asservir ou de libérer. À noter également des conférences telles que « Les Super-héros à la française », « Buffy, icône girl power » ou « Ursula Le Guin, les mots du pouvoir » pour approcher l’immense œuvre de l’autrice qui oppose les notions d’agentivité et d’autorité.
Enfin, des rencontres permettront de découvrir les univers diversifiés des auteur·ices présent·es. Par exemple, « Il y a des alternatives » avec l’autrice Céline Minard, lauréate du prix SGDL, ou encore l’hommage à Pierre Bordage en compagnie des éditrices Nathalie Beaux, Mireille Rivalland et Marion Mazauric.
Pour celles et ceux qui souhaitent en apprendre plus sur les rouages du monde de l’écriture, « Écrire de la fiction, Yes we can ! » sera aussi un temps important avec le Cercle des Murmures.
Au-delà du thème de cette édition, une Bulle-Focus autour d’autres discussions sera proposée, avec des artistes qui plongent dans l’imaginaire pour métamorphoser les arts, des jeux de société créés pour s’engager et des romans sombres qui désespèrent moins qu’ils réveillent les consciences.


3) Pour son Salon du livre
Au-delà des tables rondes et conférences, le Salon du livre occupe une place tout aussi essentielle durant le week-end. Les librairies Le Pavé dans la marge (Mérignac) et Mollat (Bordeaux) seront présentes pour conseiller les visiteur·euses et proposer les ouvrages de l’ensemble des invité·es, et bien d’autres, autour de la littérature de l’imaginaire et de la bande dessinée. Ce Salon est aussi l’opportunité de rencontrer les auteur·ices présent·es lors du festival, comme Armelle Dufau, Arnaud Cazelles, Morgane Caussarieu, Serge Lehman ou encore Yasmine Djebel, lors de dédicaces aux différents stands des libraires.
Ce sera également l’occasion de découvrir ou redécouvrir près d’une quinzaine d’éditeur·ices d’imaginaires nationaux et régionaux, soutenus par l’AENA (Association des Éditeurs de Nouvelle-Aquitaine). Et pour les amateur·ices de livres d’occasion, les bouquinistes Duduc et Booktopus seront présents sur le festival.

4) Pour son Salon du jeu
À Hypermondes, l’imaginaire ne se contente pas de se lire ou de se regarder : il se joue aussi.
Pendant tout le week-end, le Salon du Jeu invite à s’installer autour des tables pour découvrir gratuitement une sélection de jeux de société, accompagnés par les bénévoles et les associations ludiques partenaires du festival. Et cette année, le thème « Pouvoirs » se retrouve jusque dans les jeux proposés.
Les amateurs de jeu de rôle pourront s’essayer à de nouvelles aventures avec la Guilde du Dé Libéré, tandis que les curieux auront la possibilité de découvrir les coulisses de la création ludique lors de rencontres avec plusieurs auteur·ices de jeux. Le week-end sera notamment l’occasion d’appréhender LEADERS, Pitch Out, Mythologies ou encore CTRL GLOBAL aux côtés de leurs créateur·ices.
Le jeu continue après la fermeture du salon : le samedi soir, une soirée ludique de 18h à 22h permettra aux joueur·euses, débutant·es comme habitué·es, de découvrir une sélection de « gros jeux » autour du thème « Pouvoirs ».
Et pour ceux et celles qui préfèrent les écrans aux plateaux, direction la salle Ambroise Croizat à partir du samedi après-midi pour une exposition de jeux vidéo jouables consacrée au retrogaming. Sans oublier la brocante geek, la boutique ludique de la Librairie Georges et, nouveauté de cette édition, un point de collecte permettant de donner une seconde vie à ses anciens jeux de société.
Petit plus, le bar à jeux « La Luciole», situé à deux pas du festival, mettra en place un week-end d’animations en lien avec la thématique.

5) Pour son cinéma
Hypermondes investit aussi les salles obscures. Tout commencera avec une projection à l’Utopia du film Akira dans une superbe version restaurée en 4K, suivie d’un échange avec Antoine Daer et Benjamin Patinaud.
Dès le lendemain, au cinéma de Mérignac, le 7e art abordera le thème de cette année avec, entre autres, le pouvoir de la machine et du cerveau dans Imitation Game, celui des images dans The Truman Show ou encore le pouvoir de l’imaginaire et de l’amitié dans Le Géant de fer.
Un documentaire inspirant sera également projeté le samedi matin sur l’histoire et l’essor des super-pouvoirs africains avec Captain Africa.
Et comme toujours à Hypermondes, ces projections seront aussi l’occasion d’échanger. Certaines séances seront accompagnées de rencontres et de discussions pour revenir sur les œuvres, leur création ou les questions qu’elles soulèvent. Une façon de redécouvrir certains classiques sous un autre regard, que l’on soit cinéphile aguerri·e ou non.
6) Pour son concert
Après les conférences, les rencontres, les jeux et les projections, pourquoi ne pas terminer le week-end en musique et prolonger l’ambiance du festival autrement ?
Avec l’Orchestre d’Harmonie du Conservatoire de Mérignac, sous la baguette de Richard Ducros, un voyage des temps bibliques jusqu’aux profondeurs de l’espace, en passant par des univers médiévaux et des lieux empreints de magie.
Rendez-vous le dimanche à 16h à l’Église Saint-Vincent de Mérignac.


7) Pour ses expositions et animations
Hypermondes, c’est aussi l’occasion de s’immerger dans l’imaginaire avec plusieurs expositions et animations.
Entre deux tables rondes, une exposition consacrée à des personnages parfois méconnus comme Fantax, le Nyctalope ou Superdupont permet de plonger dans l’histoire des super-héros français.
Approchez aussi les coulisses de la création d’une bande dessinée avec l’exposition consacrée à Cendre et Hazel.
Pour les animations, direction Cap Sciences et ses ateliers pour se frotter aux pouvoirs de l’électricité statique ou pour comprendre l’univers fascinant des végétaux et leur présence indispensable sur notre Terre.
D’autres animations, destinées aux petits comme aux grands, seront proposées à la médiathèque durant le week-end.
À ne pas oublier : dès l’ouverture du festival, la place Charles-de-Gaulle accueillera également la splendide Cadillac Ecto-1 de Cinécars Studio, un petit bijou qui enchantera les fans de SOS Fantômes !
Bonus) Pour rencontrer celles et ceux qui font vivre le festival
Qu’est-ce que serait un festival sans ses bénévoles ?
Durant tout le week-end, une discussion aura peut-être lieu, une rencontre, assurément !
Derrière les auteur·ices, les conférences et les animations, une équipe entière est présente tout au long du week-end. Ses missions sont nombreuses et parfois peu visibles, mais indispensables au bon déroulement du festival.
Alors, pourquoi ne pas profiter de son passage pour échanger avec eux ?
Passionné·es de littérature, de jeux, de cinéma ou simplement heureux·ses de participer à l’aventure, ils et elles sont aussi là pour partager leur enthousiasme et faire découvrir le festival.
Peut-être cette rencontre suscitera-t-elle l’envie de rejoindre l’équipe lors de la prochaine édition !

