AKKI, revue papier pour documenter les marges de la Nouvelle-Aquitaine

dans DIVAGATIONS LOCALES/MÉDIAS

Actif depuis 2011, le magazine en ligne que vous êtes en train de lire s’apprête à lancer son premier format papier : AKKI. Une revue indépendante de 130 pages sur les marges et les cultures alternatives de la région Nouvelle-Aquitaine que vous pouvez soutenir en contribuant au lancement de son premier numéro via une campagne de financement disponible sur KissKissBankBank.

Identité visuelle : Bureau Nuits

En dix ans, notre magazine Le Type a été l’un des témoins de l’évolution du paysage artistique local. Pour continuer de soutenir les artistes, les initiatives, projets, acteurs et actrices culturels du territoire, notre site web restera toujours actif, plus que jamais à l’écoute de celles et ceux qui créent ici. En complémentarité, nous lançons en cette fin d’année un format papier. Celui-ci n’a pas vocation à reprendre des articles disponibles en ligne. Il propose plutôt de porter un autre regard sur notre région. De prendre le temps de la réflexion, à travers la lecture de sujets un peu plus longs, des analyses plus poussées. Pour ça, le papier nous semble être un format idéal. Un format physique à tenir dans ses mains, sans subir de distractions comme celles que le web inflige (notifications, temps d’attention limité, etc). C’est de ce constat qu’est né AKKI, objet hybride entre la revue et le magazine.

Local, collaboratif et indépendant : un nouveau média culturel pour la région Nouvelle-Aquitaine

Cette revue papier se veut avant tout locale. D’abord dans sa fabrication, puisque c’est le studio bordelais Bureau Nuits qui travaille au design de l’objet. L’impression se fait par ailleurs dans une usine basée en Gironde, tout comme le merchandising (t-shirt, totebags…). Ensuite, du point de vue de sa ligne éditoriale, puisque AKKI vise à documenter exclusivement ce qu’il se passe en Nouvelle-Aquitaine. Au-delà de Bordeaux, il s’agira donc de prêter attention et d’explorer la vitalité culturelle de départements comme les Pyrénées-Atlantiques (Pays basque), la Vienne (Poitiers) ou la Haute-Vienne, la Charente-Maritime voire des zones plus rurales comme la Creuse ou la Corrèze. C’est donc aussi une opportunité de mieux comprendre le territoire qui nous environne mais qu’on connaît paradoxalement parfois moins bien que d’autres métropoles européennes où l’on peut aller passer des week-ends touristiques ou festifs (Berlin, Londres, Barcelone…).

On pourra ainsi découvrir, au fil des pages d’AKKI, des scènes musicales, des lieux ou des artistes issus de toute la région. Cette diversité des sujets se retrouve aussi dans l’origine des contributeurs et contributrices de la revue. Dès le début, un « appel à contribution » a été lancé en vue précisément de collecter des idées d’articles, pour élargir nos horizons. Cette dimension donne au projet un aspect collaboratif, qui a permis à l’équipe du Type de nouer de nouvelles et belles connexions avec d’autres acteurs et rédacteurs du territoire.

Intention de couverture pour le numéro 1 d’AKKI

Cette volonté de co-construction d’AKKI se manifeste également dans la façon dont a été envisagé son financement. En effet, pour que la revue puisse voir le jour, une campagne de financement participatif a été créée. Impliquer les futurs lecteurs et lectrices dans le lancement du projet nous a semblé la meilleure condition de garantir son indépendance. Aucune page de publicité ne gênera ainsi la lecture du magazine. La cagnotte KissKissBankBank est en ligne et permet de recevoir le premier numéro juste avant Noël.

Hacking, rap, cultures électroniques, psychédélisme, skate, sexe, punk : premier numéro sur les contre-cultures

Pour garantir aux lecteurs et lectrices une forme de cohérence, chaque numéro d’AKKI sera structuré autour d’une grande thématique. Celle-ci offrira un prisme, une grille de lecture en vue d’appréhender un sujet, traité sous différents angles : musique, cinéma, et toute forme de création contemporaine… Pensé comme un semestriel (deux numéros par an), la revue, composée de 130 pages, pourra donc être lue calmement, sur le temps long.

Pour le premier numéro, l’accent est ainsi mis sur les « contre-cultures ». L’occasion de revenir sur l’état des cultures alternatives en Nouvelle-Aquitaine. D’explorer les « marges » de la région, de donner la parole à ceux qui produisent de nouveaux récits sur un territoire à l’image parfois trop lissée. Et ainsi s’éloigner des discours carte-postale.

Intentions de maquette du premier numéro d’AKKI

Sur les 130 pages d’AKKI, seront ainsi autant mis en avant les liens entre musique et psychédélisme avec des témoignages d’artistes de la région que la place du skate dans une ville comme Bordeaux, le rôle des fanzines dans la diffusion des cultures alternatives régionales, la place du street art en milieu rural, la charge contre-culturelle des musiques électroniques et du rap, la scène rock radical basque, la fonction subversive de l’art. On y retrouvera également des portraits de figures locales controversées aux pratiques déviantes, un témoignage précieux de l’équipe du VOID ou encore un panorama de la scène sound system néo-aquitaine.
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