Anitya : l’exposition cachée du Bassin de Lumières

dans ART ET CRÉATION

Le Bassin de Lumières nous immerge depuis le 10 juin dans les univers de Klimt et Klee. L’exposition attire la foule, aussi bien par le cadre qu’offre la Base sous-marine qu’à travers sa réalisation technique. Or il existe une salle au sein de l’exposition qui délivre une des plus belles réalisations artistiques de celle-ci : Anytia.

Crédit photo : Simulation de Pablo Garcia & William Millaud

Une exposition dissimulée

Au fond de la seconde galerie, derrière un mur de projection, se cache Le Cube. Une salle de 220 mètres carré, totalement insonorisée, dédiée aux créations contemporaines. C’est dans cette salle qu’on peut retrouver Anitya, exposition du collectif bordelais Organ’phantom. Anitya signifie l’impermanence dans le bouddhisme et l’hindouisme. Une vision du monde dans laquelle on accepte que rien ne dure, que la souffrance n’est due qu’à l’illusion d’une satisfaction que l’on pense être éternelle, mais aussi que tout évolue et qu’un progrès peut toujours s’opérer.

Une histoire de la Base sous-marine

C’est avec cette approche qu’Organ’phantom retrace l’histoire de la Base Sous-Marine. Anitya narre son évolution : de sa construction liée à des événements destructifs, à son abandon au cours du XXème siècle qui a vu paradoxalement naître une nature sauvage reprenant de droit un espace qui lui était privé jusque là.

Enfin l’exposition se conclut sur une temporalité plus contemporaine, avec une vision déconstruite de la Base sous-marine qui n’a de belliqueux plus que le nom mais qui résonne aujourd’hui avec un appel à une culture. Une double lecture constante d’une poésie visuelle et sonore dont on oublie au cours d’un instant qu’on se trouve physiquement au sein de son sujet.

Anitya, bulle spatio-temporelle

Anitya est une expérience unique, une bulle spatio-temporelle au cœur d’une géométrie cubique. Une production artistique qu’on souhaite faire durer une éternité. La cohabitation entre un urbain brut, une nature qui s’impose et la culture qui y fleurit : l’environnement fondamental de l’Homo urbanus.
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  • Retrouvez Anitya dans Le Cube au sein de l’exposition Bassin des lumières à la Base sous-marine jusqu’au 3 janvier 2021.

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