Aux destins isolés : le premier EP poétique d’Hirschmann

dans LES NOUVELLES/MUSIQUE

Fondateur d’Eclipse Collective, Hirschmann dévoile un EP s’articulant autour de trois titres composés à la campagne à la tombée de la nuit, entre acid, downtempo et sonorités leftfield. On part à la découverte de cette balade poétique et mélancolique dont la sortie est prévue pour le 15 mai 2020 en digital et le 28 mai physiquement.

Crédit visuel : TXX Design

Hirschmann, artiste au talent implacable, a composé cet EP sous le signe du chiffre 3. Deux compositions, dont un remix du dj et producteur grec Anatolian Weapons. Le producteur nous bouscule à travers son art auditif très contemporain. Avec un EP construit autour de ce bel instrument qu’est le piano, le musicien vient expérimenter, entre MAO, poésie vocale et mélodies tournantes pour produire des morceaux aux allures de Steve Reich.

Des morceaux qui pourraient parfaitement avoir leur place dans un film indé, faire l’objet d’une performance ou encore juste s’immiscer dans nos casques le temps d’un instant. Avec déjà pas mal de projets à son actif et de collaboration avec d’autres artistes (dont un morceau pour une compil sortie le 4 mai avec Tustance), Hirschmann a su faire murir ce projet et effectue maintenant des recherches techniques sonores toujours plus avancées.

L’EP s’ouvre sur le morceau qui fait directement accrocher à son univers : « Le hasard de la danse ». Premier titre de cet EP, il est tout à la fois le second, remixé par Anatolian Weapons dès la deuxième piste. Le moins que l’on puisse dire c’est que le morceau ne lésine pas sur les changements de textures, les contrastes de matières. Le morceau est une pure expérimentation aux touches bruitistes. L’artiste vient jouer sur les effets de son, les échos, les motifs qui s’imbriquent dans une virtuosité unique. Ce premier morceau a déjà un caractère fort, à la fois contemplatif et rythmé tel une danse hasardeuse, pourtant loin d’être composé au hasard.

Le troisième morceau, qui clôture cet EP, « J’ai oublié mon nom » joue sur la même corde, profondément expérimentale. Un piano à certains moments aux mélodies japonisantes, une entrée en tuilage des différentes voix, avec un sublime violon qui vient ajouter tout en langueur une sorte de tension vibrante. Ce morceau tout instrumental a beaucoup de chose à nous dire. L’artiste opère une montée crescendo, plus obstinée, plus angoissante… Une nouvelle composition, une nouvelle histoire, chaque instrument comme un protagoniste. Un EP expérimental mais magnifiquement abouti et parlant.
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