Interview et réconciliation Bordeaux-Toulouse : Scarecrow

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Le 29 septembre dernier, à la Rock School Barbey, les toulousains de Scarecrow sont venus faire leur show. Sorte de blues / hip hop intriguant, la musique que distille les 4 compères avait déjà séduit le Type en 2013. Rebelote trois ans plus tard pour l’occasion avec Antibiotik, Le Pap’s, Jamo et Slim Paul, pour un entretien, entre leur évolution, leur projet et leur ville adorée, Toulouse.

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Quel âge a Scarecrow, et quelles ont été les circonstances de la rencontre ?

Le Pap’s : En 2017, Scarecrow fêtera ses 6 ans. La rencontre s’est faite entre Slim Paul (guitare/chant), bluesman du groupe, et Antibiotik (rappeur scratcheur). A Toulouse, ville du Sud-Ouest de la France. Précisément à un spot qui s’appelle La Daurade, en quai de Garonne. Paul posait un guitare/voix et Adri est passé par là et a commencé à rapper dessus. Un premier déclic, puis il se sont revus plus tard pour entamer des compos à deux, un peu plus sérieusement. Ensuite Jamo est arrivé à la basse.

Jamo : J’ai rencontré Paul avant en scène ouverte. Et nous on s’est trouvé à l’école Dante Agostini, parce qu’avant j’étais batteur. En fait ça a été des rencontre simultanées, variées et fortuites. Ça suffit ça comme adjectif ?

Slim Paul : Pour la question « Quel âge à Scarecrow ? » je pense que ça suffit.

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Du coup, vous n’avez jamais changé de composition ?

Le Pap’s : Moi je suis arrivé en 2010 ; le projet existait déjà, donc si. Mais disons que la formation n’a pas changé depuis ma venue.

Slim Paul : En fait, pour rétablir la vérité, Scarecrow tourne depuis 2010 avec cette formation là, mais y’a un passé. Sous un autre nom, un prémisse, des bases qui ont été posée. Mais Scarecrow, c’est nous quatre, et le premier album, comme toutes la production du groupe, est sortie sous le nom de Scarecrow.

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D’ailleurs, vous faites tout vous-même pour l’instant ? Deux albums c’est ça ?

Slim Paul : Deux albums, et entre-temps on a sorti des EP. Tout nous-même, oui on essaie, surtout sur la production filmographique. On écrit, on fait les visuels, on mixe. On s’entoure de prestataire pour faire les choses qu’on ne sait pas faire, comme le mastering. Sur la tournée on est entouré, on a un tourneur, mais on reste avec une équipe réduite.

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Avec une boite de production toulousaine ? Vous êtes restés basés à Toulouse ?

Le Pap’s : Oui, on est basé sur Toulouse, le groupe est né là-bas et même si on vagabonde à droite à gauche assez souvent, on vit là-bas !

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Vous avez l’habitude des scènes comme Barbey, 700 personnes ?

Slim Paul On connait les SMAC, on a une grosse expérience de festival mais on a toujours un plaisir particulier à jouer dans ce genre de salle parce que les technicien chers à notre cœur que sont Victor Perrin et Simon Hublot peuvent vraiment s’amuser, avec leur matos. Faire sonner Scarecrow comme il se doit et mettre Scarecrow en beauté. En festival, c’est plus difficile on ne sait jamais sur quoi on va tomber.

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Plutôt une préférence pour ce genre de concerts alors ?

Slim Paul : Y’a pas de préférence, c’est selon les humeurs et les saisons. La saison des festival, quand elle arrive on la sent et on se prépare pour. Déjà physiquement, parce qu’en général c’est assez fatiguant, il faut faire face à un certain rythme. Les concerts en salle c’est autre chose, on prend plus le temps c’est sûr.

Jamo : C’est pas le même plaisir. C’est comme une jauge à 100 personnes et une jauge à 20000. Tu prends du plaisir sur les deux mais pas de la même manière. Comme toi, en tant que public quand tu vas voir un concert avec les artistes à 50cm ou dans un grand festival, tu vas kiffer mais différemment.

Slim Paul : 50cm c’est le cirque !

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Quand est-ce que vous avez quitté les petits bars ?

Slim Paul : On ne les a jamais quitté ! Y’a des endroits qu’on affectionne particulièrement. Je pense au Showcase Time à Pau qui est un bar qui nous a fait confiance il y a 4 ans, et on y a encore fait un concert cette année parce qu’on est potes avec Eric, le patron. Après, on essaie d’éviter au maximum parce que quand tu fais une tournée avec 70 dates, quand on t’amène dans un bar Il ne faut pas fournir la même énergie. Mais c’est toujours un plaisir ! Tu sens le public, tu sens la bière, une chaleur… On vient de là, faut pas l’oublier.

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Je vous ai vu y’a deux ans à l’iBoat, ici à Bordeaux. Est-ce que vous avez beaucoup changé depuis ? Les méthodes de travail par exemple.

Jamo : Non, on change pas une équipe qui gagne. Forcément la musique évolue parce qu’on grandit et on continue à prendre du galon et de l’expérience. Les musiciens sont les mêmes, le concept est le même, mais on vit avec notre temps et on a beaucoup tourné, on fait beaucoup plus de gros festivals. Mais Scarecrow est resté Scarecrow.

Le Pap’s : Toujours le même kif de monter sur scène, quelques soient les conditions.

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Quand est-ce que vous avez sorti votre dernier album ?

Jamo : Le 26 mai. L’album est dans les bacs depuis mi-juin.

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The Last, c’est ça ? Mais ce sera peut-être pas le dernier.

Jamo : En tout cas il s’appelle The Last

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La prochaine étape ?

Le Pap’s : La prochaine étape j’ai envie d’te dire que c’est Perpignan dans deux jours, au Médiator.

En terme de production je voulais dire…

Slim Paul : Ça va être de clipper un deuxième morceau de l’album après « Shake It », mais c’est en pourparler. Moi j’aimerai bien qu’on sorte un live, même en CD. C’est un truc qui se fait plus trop, et on est un groupe de live avant tout. Je m’y mettrai l’année prochaine. Mais là il reste trois dates de la tournée, ensuite on va prendre de bonnes vacances bien méritées, on va poser le cerveau et les idées viendront d’elles-même.

Jamo : On n’a pas vraiment pris de vacances depuis 6 ans ! Donc là on prend 6 mois !

Slim Paul : L’album est sorti en juin, il a encore une belle année devant lui. Il peut encore nous servir de bannière pour la prochaine tournée. Il est bon, on en est fier, je le dis honnêtement, et on peut se pencher sur autre chose comme un live ou une production visuel.

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Une dernière chose : Le Type est un web-magazine centré sur la vie culturelle bordelaise. On va s’exporter à Toulouse avec vous. Des bonnes adresse pour manger, boire ?

Slim Paul : Manger à Toulouse ? Faut aller au Bon Servant, au Pied Sous La Table. Si tu veux boire un coup tu vas au Bohème, au N5, tu vas à La Comtesse

Jamo : Une petite parenthèse sur le N5 : on est à Bordeaux, ville de vin. Le N5 vient d’être élu meilleur bar à vin d’Europe. Ils ont une cave de 2200 références, c’est un truc de malade ! Tu peux aller manger au Solilesse aussi.

Slim Paul : On a des supers tables à Toulouse !

Jamo : Puis ça bouge, c’est dynamique ! On a toute une génération de trentenaires qui reprennent les rennes et qui propose pas mal de choses que ce soit en restaurant, en bar ou autre.

Slim Paul : Je voudrais quand même parler du Bohème, parce que c’est un peu mon fief. C’est un bar en périphérie du centre-ville, et un des derniers avec une scène. Avec le Connexion – mais j’aime pas le Connexion alors on n’en parle pas. Le Bohème c’est un bar qui paye pas d’mine, qui est pas très classe, mais y’a une scène et la programmation est très éclectique et recherchée. T’as tout. Soirée électro, soirée métal, punk, des scènes ouvertes… J’y ai joué avec tout mes groupes.

J’ai fait quelques soirée à Bordeaux, et j’ai trouvé beaucoup de similitudes entre les deux villes.

Et il faut savoir un truc, chers bordelais : l’album The Last a été enregistré à Bordeaux, au studio Berduquet. Toute les productions phonographiques de Scarecrow sont masterisées à Bordeaux chez monsieur Alexis Bardinet, Glode Audio. Bon, on s’aime pas, on se crache dessus depuis des années, mais on arrive à coopérer !

Merci beaucoup ! Allez salut, bise au chat.

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