Interview : Odezenne cru 2015-2016

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

16.09.15
_ « Bouche à lèvres » dans la rétine.

J’ai vu des gens. J’ai concerté la Famille. Les Bordelais. Les Parisiens. Et on s’est pris la gueule comme jamais. Entre tristesse, dévotion inflexible et sentiment de trahison. Ça faisait si longtemps. Notre gars Odezenne était revenu et nous ne savions pas comment accueillir son retour. Il avait tellement changé.

12.11.15
_Festival Les Inrocks Philipps à La Cigale

Première confrontation après des jours entiers hanté par Dolziger Str. 2. Hanté par ses boucles enivrantes et la gueule de bois qui s’en suit à cause de l’excès d’écoute. Pourtant pour le Type, cet album s’imbrique parfaitement dans l’histoire du groupe, dans l’évolution de sa musique et de son esthétique. Où les textes sont de plus en plus abstraits pour laisser une place à notre propre interprétation. Où le verbe venait à se fondre de plus en plus dans le son. Odezenne n’a pas changé. On sent les coups durs, les doutes, les cernes. Ils auraient pu tout arrêter. Ce soir-là, ils étaient là. Debouts, vivants avec ce même éclat dans les yeux quand la foule scande leur nom. Debouts, rassurés. Oui, le public est toujours là. Ce soir-là, notre gars Odezenne était revenu. Il avait tellement de choses à nous dire.

21.11.15
_Tourcoing Le Grand Mix

Le Type et Même pas peur retrouve Alix avant l’ouverture des portes du Grand Mix. Après avoir échangé pendant des mois sur le cas Dolziger Str. 2, il était temps de rendre des comptes ensemble avec l’un des principaux accusés. Attention interview fleuve, intimiste entre coup de langue, coup de gueule et confessions de groupie.

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Le Type : Il est comment le public à Londres ?

_ALIX_Il est français (rires). C’est vrai ! On a préparé des phrases en anglais et là on arrive, on regarde le public et on se dit qu’il n’y a que des français. Ils chantaient tout et tous dès la deuxième chanson. J’ai demandé s’il y avait des français dans la salle. Il n’y avait que quelques anglais dans le fond. A un moment donné j’ai expliqué la chanson Je veux te baiser en anglais c’était cool.

_ALIX_Attendez, on va boire un verre non ? Je vais prendre des verres au fond.

Même pas peur : Ha mais la sort pas ! On a ramené de la bière du Nord ! Je pense qu’elle n’est plus très fraîche mais elle fait partie de l’interview. Le Type : Alors, on commence ! La première question est en référence à « Souffle le vent », à l’origine un freestyle qu’on a découvert en vidéo. A un moment, on t’entend dire « Je suis fan de Jaco ». Depuis ce freestyle à aujourd’hui, qu’est-ce que tu as envie de dire à ton équipe ?  Même pas peur : Vous nous dites toujours de nous aimer. Maintenant à toi de donner de l’amour aussi à ton crew. C’est ton moment d’amour, ton moment « Aimez-vous ».


_ALIX_Alors…Je vous sers des verres hein ? Donc…Jaco c’est juste ouf à quel point on peut compter sur lui. C’est un mec d’une droiture et d’un engagement rare. Il a un grand sens de la fraternité et de l’amitié. Il m’apprend vraiment tous les jours. C’est comme une trousse de survie. Si je devais partir dans le désert, Jaco serait ma trousse de survie. Et Mattia…ça va rester surtout axé musique. Il a une capacité impressionnante à sortir de la musique. Je n’ai jamais rencontré une personne comme lui dans ma vie. Grâce à lui, je ne suis jamais impressionné par les producteurs de musique que je rencontre. Il est super humble, il ne se la pète pas, il est toujours en train de se remettre en question. Pourtant, il sort toujours des trucs de fou. Il sait se mettre à notre place. Il a beaucoup d’altruisme, il se met vraiment au service du projet.

Le Type : Il est beaucoup plus présent sur cet album, non ? On en parle beaucoup entre nous. On s’est beaucoup dit que sur cet album on a vraiment pu entendre jusqu’où le génie de Merlin pouvait aller encore.

_ALIX_ça on le savait depuis le début. Personnellement, je le connais depuis 20 piges. C’est vrai que c’était long de trouver chacun notre place. A la base, c’était difficile d’écrire sur ses instru comparé à une face B lambda. Parce que…c’était toujours un peu alambiqué, un peu chelou, un peu décousu. Là on a vraiment tout déstructuré. On a pris les choses à l’envers. On est parti de la musique pour habiller la musique avec nos textes, et pas l’inverse. Alors que sur les albums Sans Chantilly et O.V.N.I, c’était encore un mélange des deux. On avait pris l’habitude qu’il arrange autour de nos paroles. Pour Dolziger Str. 2, il y a des choses qu’il nous a proposées et qu’on a essayé de sublimer. On a essayé de se rapprocher de ce qu’il faisait avant. C’était très intéressant pour Jaco et moi. Ça a explosé les frontières de nos écritures. On s’est invité dans les textes de l’autre. Ça a donné cet album qui je pense…Elle est super bonne cette bière au fait ! Et heu…Oui, je suis super content de cet album. Je suis super content de tous nos disques mais celui-là il a une importance autre. J’avais beaucoup de doute sur notre capacité à exister après un troisième disque. Il n’y avait pas de concession possible. C’était soit on faisait un disque qui nous plaisait soit c’était fini.

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Même pas peur : On va revenir sur « Le Plus Beau Cul du Monde ». C’est quoi le plus beau cul que vous avez rencontré dans vos vies ? Le Type : Jaco avait déjà répondu à cette question. Quelqu’un lui avait demandé si l’histoire du Plus Beau Cul était réel et il avait répondu « C’est un orgasme multiple. »

_ALIX_Ha ha…C’est vrai. C’est vrai. Je ne voudrais pas ternir la réputation du Plus Beau Cul du Monde mais…c’était une grosse conne. Voilà. (rires)

Le Type : La prochaine question c’est pour « Bouche à lèvre ». « Je dessine, je dessine ». Est-ce que tu peux nous dessiner un cunnilingus ?

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Cunninlingus selon Alix

_ALIX_ Je suis très mauvais dessinateur.C’est conceptuel hein ! Mais moi je le vois comme ça en tout cas !

Même pas peur : On pensera à ça la prochaine fois qu’on verra des meufs avec un cercle et un rond tatoués. On continue ? Je ne sais pas si tu as vu mais il y a eu une conférence à Paris : « Pourquoi les rappeurs ont choisi d’être MC ? ». Qu’est-ce que tu en penses toi ? Pourquoi tu as choisi cette voie ? C’est important pour toi que les rappeurs soit reconnus comme des artistes ?

_ALIX_ On est toujours exclu de ces conférences à chaque fois. Je ne sais pas pourquoi. Mais tu sais pour moi, faire du rap c’est pas un combat que j’ai envie de mener.

Le Type : C’était pas un débat sur la légitimité d’un rappeur. C’était surtout axé sur l’écriture. En quoi dans l’écriture un rappeur est un genre d’auteur.

_ALIX_ Mmmh…Je pense qu’à partir du moment où quelqu’un prend un stylo pour écrire, il peut être un auteur. S’il est un bon ou un mauvais auteur, c’est une appréciation subjective. Je considère l’écriture comme quelque chose d’accessible. A partir de ce moment-là, je n’aime pas cette idée qu’on ait à se justifier en tant que rappeur de manière lettrée avec une surenchère de références. Je ne fonctionne pas du tout comme ça. Déjà, je me considère de moins en moins comme un rappeur, parce que le projet s’éloigne de plus en plus du rap. Et puis, j’écris vraiment ce qui me passe par la tête. Si on considère que j’ai une qualité d’auteur tant mieux, si on pense que je suis un escroc tant pis. Personnellement, si on m’invitait à une conférence comme ça. J’irais pas. C’est pour ça qu’on m’invite pas (rires). J’ai répondu à ma question tout seul ha ha.

Le Type : Il y en a eu une autre par exemple c’était « Wesh les puristes » je crois. Et le thème était de savoir si le rap qui se vendait massivement était celui qu’on écoutait vraiment.

_ALIX_ C’est bizarre quand même de réfléchir là-dessus. Le rap qui vend peu importe sa valeur, il se vend. Je connais personne autour de moi qui écoute Maître Gims mais c’est quand même un champion des records en vente de disques. Il y a des gens qui écoutent. Même si c’est des enfants, c’est pas vraiment gênant.

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Le Type : On passe à la question bière ? De Sans Chantilly à Dolziger Str. 2, on est passé des stupéfiants à l’alcool. Et toi t’es passé du rap, à la bière ?  Même pas peur : Qu’est-ce que tu penses de notre bière du Nord comparée à ta bière,  La Pip ?

_ALIX_On a eu une pleine page dans le Sud-Ouest d’ailleurs ! La vôtre, elle est forte ! Je regarde…Ha ouais, 8,5°. La mienne c’est une bière légère. Elle est à 5,3°. La Pip, c’est une bière de soif. Attention, je vais parler comme un commercial. J’aime beaucoup votre bière. Elle s’appelle comment ? « Hé biloute t’es d’min coin ? ».
Ha ha, j’aime bien. Je suis sorti avec une fille du Nord pendant un temps. J’ai beaucoup bu de bière comme ça. Ça me rappelle des souvenirs. Elle est très bonne cette Hé biloute. La Pip, on l’a créée avec des copains. Faire une bière c’est comme une médaille. Après, j’en parle pas trop. Je mets pas trop en avant que je suis dans le projet.

Le Type : C’est trop tard c’est enregistré. Même pas peur : On s’en fout.  Personne ne lit Le Type. Le Type : Mais il t’arrive quoi à toi ? Dis pas ça !

_ALIX_Mais non, c’est pas grave. Calmez-vous ! Pour en revenir à ce que Le Type disait sur le passage des stup’ à l’alcool, c’est sûrement dû à notre voyage à Berlin. De la rue Dolziger où on habitait et le studio, il y avait 4-5 bars dans lesquels on s’arrêtait à l’aller et au retour. On passait notre temps à faire ce trajet. C’est là où on discutait des morceaux. C’est là où on mettait les choses à plat Tout le whisky qu’on a bu là-bas a dû influencer ces textes. Ça et les bières en cannette de 40 cl qu’on a torchées tout l’hiver. Dans notre studio, il y avait une montagne de verres de 7 mois de consommation.

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à partir d’ici l’ordre de la conversation bascule
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Même pas peur : On a une question qu’on hésitait à vous poser mais je pense qu’on va la poser quand même. Est-ce que vous en avez marre de nous voir partout avec Le Type ?

_ALIX_Mais non pas du tout ! Au contraire, pour moi, vous êtes comme un baromètre d’Odezenne. Vu que vous nous suivez depuis super longtemps. Concrètement l’album on s’en fout. S’il ne plait pas, c’est pas ce qui est important. D’un autre côté, ça importe quand même par curiosité. Quand on a réussi à avoir un minimum d’attention et que les gens arrivent à coller leurs propres souvenirs sur ta musique, on se dit que c’est dommage de pas y porter attention aussi. On ne se concentre pas que sur ça. Je regarde quand même ce que vous dites. Je regarde Même pas peur et Le Type. Je regarde pour voir si vous avez aimé ou pas. J’ai vu que Le Type t’a eu un peu de mal au début et après t’as fini par kiffer ?

Le Type : Je l’ai écouté 1000 fois en fait avant de mettre des mots dessus. Même l’album. Même pas peur : Moi j’ai eu du mal. J’ai ressenti de la tristesse surtout. Je me reconnaissais pas du tout dans cet album. On m’a envoyé un lien limité. Au bout de quelques temps, on m’a dit qu’il fallait le redemander parce que j’allais plus pouvoir l’écouter. C’était pas possible, je pouvais pas arrêter de l’écouter, malgré mes doutes. Le Type vous a vus à La Cigale. C’était le premier parmi notre groupe de potes à vous revoir depuis l’Olympia. On s’est tous appelé avec Tom de Slapzine. On avait l’impression que Le Type avait revu un pote qu’on avait pas vu depuis longtemps. On lui demandait tous « Alors c’était comment ? », « T’en as pensé quoi ? », « La setlist elle est comment ? » etc. On a l’impression qu’Odezenne c’est notre pote en fait. Vous faites partie de notre groupe. Vous êtes la musique de notre groupe.

_ALIX_ On est hyper content. Je suis content d’entendre ça. Vous verrez ce soir et on s’en est rendu compte pendant la tournée. Les gens chantent déjà nos nouveaux morceaux. Ils s’intègrent vraiment aux anciens. On l’a toujours dit et on continuera de le répéter. On fait juste ce qu’on peut à un moment donné…par rapport à ce qu’on a vécu entre les enregistrements. Il n’y a jamais eu de tentatives de coller à une esthétique précise. C’est pour ça qu’on se permet de sortir des trucs comme ça. Au final, c’est les mêmes voix, la même façon d’écrire.

Le Type : Il y a eu une scission entre nous. On était tous là : « Qu’est-ce qu’on va dire de cet album ? ». On en a beaucoup parlé entre nous avant d’écrire dessus.

_ALIX_J’trouve ça bien déjà que vous preniez le temps de l’écouter. C’est important quand on a mis deux ans à faire un album. Quand on sort un truc et qu’on voit des commentaires dans la minute. Que ce soit positif ou négatif. T’as envie de dire : « Digère-le. Ecoute-le. ». Une semaine, deux semaines.

Le Type : C’est notre réflexe à nous. Dès que c’est sorti, on voulait pas émettre d’avis, on ne s’est pas précipité sur un commentaire. On en a d’abord parlé entre nous. Notre rapport à Odezenne est très collectif.  Même pas peur : ça a toujours été comme ça. Même quand Rien est sorti c’était pareil. Enfin bref, on voulait juste savoir si on pouvait encore vous suivre partout et gueuler toutes vos chansons. Le Type est quand même allé jusqu’à Lille alors qu’il vous a vu à Paris la semaine dernière.

_ALIX_Bien sûr ! Il y a un truc encore plus fou ! Vous allez peut-être le remarquer un jour. Ça me fait halluciner. Il y a une meuf qui est là à tous nos concerts. Elle les fait tous en stop. Elle est brune, elle a des lunettes. C’est chelou la première fois que tu t’en rends compte. Elle est là une heure avant le concert sans être envahissante. Elle a l’air d’aimer une certaine distance. Elle était hier à Londres, ce soir à Tourcoing. Elle a l’air de faire toute la tournée. Je lui ai demandé pourquoi elle faisait ça, elle m’a dit : « Ouais, je vais pas faire ça à 40 ans quand j’aurai deux gamins ! ». C’est hallucinant !

Même pas peur : C’est sûr qu’on peut pas faire éternellement !

_ALIX_Oh je ne sais pas ! Regarde Fouine, notre ingé-son !

_FOUINE_ Oui, oui. Regardez, j’ai 50 ans et un gamin ! Et je suis toujours là.

_ALIX_Et du coup l’album ? Vous l’avez écouté en entier ? Parce que Bouche à lèvres sur scène c’est un truc de malade. Le public connait déjà les paroles c’est hallucinant !

Le Type : Tu sais un concert d’Odezenne pour nous c’est quelque chose de tellement rare. Toutes vos sorties, c’est quelque chose de rare. Dès que vous sortez un titre, un clip, on a appris à s’en contenter, à le digérer et à se l’approprier avant de le voir sur scène. Donc, là il va s’avérer que c’est Bouche à lèvre parce que c’est tout ce qu’on peut avoir pour l’instant quand on ne peut pas choper des exclus. Et il y aura toujours Sans Chantilly et O.V.N.I, on continuera de les écouter.  Même pas peur : Carrément. Je crois que même s’il y a du nouveau aujourd’hui, c’est pas ça qui m’empêche d’écouter Sans Chantilly. En écoutant Boubouche, par exemple, elle m’a fait penser à Mérédith. Quand on entend « Danse, danse » sur Boubouche, ça a fait écho à Mérédith. Ça m’a donné envie de réécouter O.V.N.I que j’écoutais plus forcément. C’est un tout votre projet. Je ne peux pas écouter que le nouvel album. Ça reste qu’une partie de votre discographie.

_ALIX_C’est ce que je répondais aux gens. Dès le début, tu as les fans de Sans Chantilly qui viennent te voir pour te dire que tu as trop changé, les fans d’O.V.N.I qui vont reprocher la même chose. Tout ce qu’on peut leur dire c’est d’aller écouter Sans Chantilly ou O.V.N.I s’ils veulent pas écouter autre chose. C’est pas notre problème. On ne va pas en refaire un deuxième. Finalement, ça reste pour nous anecdotique. En concert, les gens réclament Le Plus Beau Cul du Monde, Chewing-gum, Boubouche, Adieu, Tu pu du cu, Dieu était grand, Je veux te baiser, Bouche à lèvres…Ils ont compris qu’on était tout ça en même temps. Et là, on est déjà chaud pour faire un autre truc. Un autre album. On a déjà des sons.

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l’ordre est réétabli
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Même pas peur : On peut dire merci à Bûche alors ?

_ALIX_Ha oui c’est clair. J’avais dit plusieurs fois à Jaco et Mattia qu’on était fini. Et au final, ça en valait la peine. C’est ça qui est beau et compliqué. Ça tient vraiment à rien un groupe de musique. Du moins, un groupe comme le nôtre. C’est pas ce qui fait tenir notre amitié. Ce n’est pas une condition pour qu’on tienne les uns aux autres. Le jour où on va s’arrêter ça va plus vous faire mal à vous qu’à nous je crois.

Le Type : Faut pas nous dire ça ! Même pas peur : On organisera un enterrement. On veut pas y penser.

_ALIX_En tout cas, on espère qu’on va assurer ce soir. Merci d’être toujours là.

Même pas peur : Attend, on avait une question sur le cheval Mirabelle aussi ! Sur la couverture des Inrocks ! Il n’y a pas eu de conflit entre Mirabelle et le cheval dans Je veux te baiser ?

_ALIX_Non ça va. Ils ne se connaissent pas. Pour la petite histoire : la première photo qu’on a faite sur Mirabelle c’était dans un commissariat. Elle était en train de se chier dessus. Mais littéralement. Elle a glissé dans sa merde avec nous trois dessus. On est tombé avec elle. Mirabelle est tombée sur nous. J’ai cru qu’on allait crever. Mattia s’est explosé le dos. Et c’était que la première photo ! Après il a fallu qu’on passe trois heures sur son putain de dos.

Le Type : Vous avez l’air serein sur la photo pourtant !

_ALIX_Oh regarde bien Jaco, tu verras qu’il est pas serein. Il était là : « On sert les jambes ! Les gars, on sert les jambes ! ». On était là c’est bon Jaco, tu nous stresses.

Même pas peur : Je sais pas si on avait d’autres questions de merde comme ça ?  Le Type : Non, on a fait le tour.

_ALIX_Alors, je vais m’échauffer au whisky dans ce cas ! Merci encore d’être là !


Quand souffle le vent
s’essouffle le temps
Dolziger Str. 2

Sur tous les stores / Bandcamp
La Tournée
http://odezenne.com/tour/
Odezenne à la demande objectif le monde
Choisis ton territoire

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