Interview : In transit de Straybird

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Straybird, une des valeurs sûres de la scène bordelaise, revient en force avec son nouvel EP, In transit. Un projet mélangeant ambient et sonorités ethniques avec en fond un véritable conte qu’elle a elle-même imaginé. Créative et innovante, elle enchaîne les grosses dates : première partie de Jabberwocky au Rocher de Palmer, soirée Villa Schweppes à Nantes, live au Nuba à Paris, sans oublier sa release party le 18 mai au Silencio. Elle semble ainsi s’être définitivement faite adopter au-delà des frontières bordelaises. En s’imposant comme une des figures montantes de la scène électronique en France, elle est désormais totalement affranchie de l’étiquette de « pendant féminin de Fakear » qui lui collait à ses débuts. Rencontre avec Straybird avant la sortie de son EP le 29 avril.

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Salut Straybird, on s’était rencontré il y a un an et à l’époque on parlait déjà de cet EP In transit. T’avais d’ailleurs balancé deux singles (« Le voyageur » et « Run ») ; pourquoi a-t-il mis autant de temps à sortir ?

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Parce que j’étais encore insouciante à l’époque et je voulais absolument le sortir pour l’été, pour faire la fête. Le problème c’est que, par rapport aux médias, sortir un album l’été c’est pas le top côté communication. Puis j’étais aussi dans un collectif à l’époque, The Way of Sound, que j’ai finalement quitté pour Banzaï Lab avec qui j’ai signé un vrai plan com’ sur trois ans qui prévoit deux EPs et un album normalement. Puis à l’origine je voulais le sortir pour le fun cet EP mais c’est devenu un truc plus sérieux donc mastering, préparation de la pochette, clip… ça prend du temps ! En signant sur Banzaï Lab j’ai aussi appris énormément de choses, notamment au niveau communication, puis avril/mai c’est la période classique de sortie.

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Tu viens un peu d’en parler mais l’autre super nouvelle pour toi c’est ton passage de The Way Of Sound à Banzaï Lab ! Comment s’est faite la connexion ?

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Peu de temps après notre première interview, comme The Way of Sound n’avait pas encore leur label de vraiment monté, j’ai décidé de chercher un peu à gauche à droite. J’ai eu un rendez-vous avec Boxon Records mais au final ils étaient très club par rapport à moi qui suis plus dans le live donc ça ne collait pas. Je me suis réorientée vers Banzaï Lab, surtout pour avoir des plans parce qu’ils ont un bon réseau sur Bordeaux, en contactant Marie Trieux (également manageur de Al’Tarba, ndlr). Le lendemain, Marie est venue me voir en concert sur la terrasse de l’IBoat, elle a aimé et m’a tout de suite prise en management. Du coup c’est elle qui m’a permis d’entrer chez Banzaï Lab ! C’est un label hyper cool, une vraie bande de potes avec une direction artistique totalement libre. Et c‘est Marie qui m’a aussi trouvé un tourneur, Cartel Concerts, et un éditeur, Alter-K, qui sont tous les deux indés.

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Ton tout premier projet Experiment with elements c’était un jeu avec la nature, quelle histoire tu nous racontes avec In transit  ?

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In transit c’est la première partie d’un conte qui se divise en trois parties avec un deuxième EP et un album final. Dans ce premier EP c’est l’histoire d’un enfant un peu rêveur qui se rend compte qu’il vit dans un monde où tout est formaté, préconçu. Et un jour il rencontre un voyageur qui lui dit qu’il existe d’autres cultures ailleurs et que certaines personnes comme lui ont voyagé dans l’univers pour créer d’autres mondes à leur image. Du coup, l’EP 1 finit avec son départ dans l’espace pour aller construire son monde, d’où le dernier titre « Run ». Et pour la suite du conte il faudra attendre les deux prochains projets ! Bien sûr, toute cette histoire c’est la métaphore de plein de choses personnelles, mais chacun est évidemment libre de l’interpréter à sa manière !

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Et est-ce que, comme tu nous le disais à l’époque, cet EP s’appelle In transit parce que ton style est en pleine transition ?

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Oui voilà. C’est à la fois une histoire de transition pour le personnage comme je l’ai expliqué mais c’est également une transition pour moi dans la mesure où j’essaye de construire un vrai univers avec quelque chose d’un peu plus sérieux.

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Cover In Transit
Artwork de In transit

Une attention particulière a été apportée à tout l’aspect visuel. Tu peux nous parler de cette belle pochette ?

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C’est Romain, un graphiste bordelais avec qui je m’entends super bien qui l’a réalisée. Quand je lui ai parlé de l’histoire et de l’univers graphique que je voulais on était totalement en phase l’un avec l’autre. C’est un univers “rétro-futuriste-collage” (rires) ! On a pris des éléments déjà existant pour faire du collage avec ensuite un travail graphique pour retravailler les images et ajouter certains éléments afin d’obtenir quelque chose de nouveau… d’où le terme “rétro-futuriste-collage” ! J’espère donc travailler avec lui pendant longtemps encore ! Si tout va bien il sera au moins là pour mes deux prochains projets.

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Ton premier clip a été tourné et il est sublime (sortie prévue le 28 avril). De qui vient l’idée et qui l’a réalisé ?

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Il a été réalisé par deux étudiants (Anthony Hang Hu et Vincent Puaud, ndlr). Au départ ça correspondait pas trop à l’univers graphique que je voulais mais finalement ça colle bien à l’idée de conte, de l’enfant qui voyage, …

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Cette approche globale de la musique que t’as, comme une expérience de tous les sens, c’est quelque chose voulu ?

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Oui j’essaye d’être la plus complet possible. Je respecte tout à fait ceux qui se disent « ouais on va monter un groupe entre potes pour déconner », j’ai eu moi aussi cette période, mais pour ces personnes la musique c’est juste un délire. Maintenant j’essaye de faire quelque chose d’un peu plus construit pour aller au-delà du simple divertissement, pour essayer de vraiment transporter les gens.

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Tu prévois quoi pour cet été ? Des festivals et de la promo ou, comme t’es hyper productive, la préparation du prochain EP déjà ?

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Je travaille déjà un peu sur le prochain EP qui sera sans doute un peu plus chanté. Mais surtout beaucoup de dates et beaucoup de concerts !

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Merci à toi Straybird et bonne continuation!


 

Crédits photos : MK&Co

Straybird sur le web :

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