JAQEN, pour l’amour de la bière

dans DIVAGATIONS LOCALES

La bière, si l’on s’en tient à la définition du Larousse, c’est une boisson fermentée préparée à partir de céréales germés, principalement de l’orge et du houblon. La bière, dans sa définition, est incroyablement ennuyante. Cependant, Cédric et Benjamin, deux mecs qui vous veulent du bien, réussissent le tour de passe-passe de rendre cette définition alléchante. Chez eux, pas de grands maux. On prend le temps de s’asseoir et de déguster une bière. Une bière qui s’adapte à votre palais. Et pour cause, nos deux gars, les ont soigneusement sélectionnés pour vous. Ils vous écoutent et vous accompagnent dans votre choix. Ce n’est plus seulement une bière que vous buvez. C’est votre bière. C’est une harmonie. L’endroit vous englobe de joie, c’est brut et discret, tout est mis en œuvre pour vous offrir le meilleur moment de votre journée. JAQEN, c’est ce lieu où la bière se confond avec l’art, où la sympathie et le partage sont de rigueur. Ce genre de lieu qui rend Bordeaux encore plus belle. 

Rencontre avec deux amoureux des céréales germées. 

}

eb18a2c8e9523202039ce65171fbd0

Bonjour JAQEN. Votre nom, il vient d’où ?

Bonjour le Type. Alors, le nom, c’est assez simple. On ne voulait pas un nom qui soit une référence directe à la bière. On a vraiment essayé de trouver quelque chose de neutre, de plus accessible. Un nom simple, plus susceptible de construire une image et d’évoluer autour. On ne voulait pas être seulement un bar ou seulement un caviste. On voulait être les deux. Un beer shop où tu peux consommer la bière que tu achètes. On centre deux activités sur le même nom.

Pouvez-vous nous expliquer vos parcours ?

On s’est rencontré en école de commerce. On faisait partie de la même promotion. En deuxième année, on nous a demandé d’effectuer une étude de marché pour la création d’une entreprise. Et on s’est aperçu que le secteur de la bière était en plein essor. On a donc décidé de construire notre parcours professionnel autour de ce projet. On a fait ce qu’il fallait pour être les plus complets possible pour créer notre commerce : une grosse étude de marché, s’immerger dans le milieu de la bière. Il fallait faire des marchés pour tester les clients et les prix…
On a mis un certain temps avant de se lancer réellement.

Comment avez-vous pensé le local ?

On n’a pas à proprement construit le local, on a cassé tout ce qui était revêtement superflu. Le local, tel qu’il est maintenant, a été pensé pour notre activité, on voulait vraiment un lieu où tu consommes au milieu des bières. On souhaitait vraiment qu’il y ait un espace dans l’espace, un beer shop avec un design plutôt discret, des matériaux bruts, sobres. C’était très important de construire quelque chose de léger étant donné que les identités graphiques des bières sont multiples et variées.

Au niveau du bar, les tireuses sont en bois, sobre. On n’aime pas les colonnes, elles créent une barrière entre toi et le consommateur. Du coup, on a pensé le bar comme un lieu chaleureux, les tireuses sont derrière, sur “le mur de bière”, et le comptoir est laissé libre. Cela permet aux clients de s’y atteler comme bon leur semble. On voulait vraiment que l’espace soit modulable. Sous les banquettes, tu as des petites roues, on a des crochets pour les manteaux, on va avoir des étagères qu’on pourra également changer de place et modifier. Ça c’était notre idée. Après on a énormément travaillé avec les designers. Ils ont une vision plus juste et plus pertinente. Ils ont vraiment réussi à retranscrire ce qu’on voulait. On a fait une campagne de crowdfunding en parallèle des travaux, ça a été un franc succès. Le projet a bien été soutenu. On est en pleine expansion, on a encore de beaux projets pour le shop. Au niveau de la nourriture servie avec les bières, on prépare les tapas sur place, c’est un gage de qualité. Cela nous prend certes beaucoup de temps pendant le service, mais c’est important pour nous. On essaye au maximum de proposer une carte multiple à un prix minime, mais ça aussi c’est un développement. On a dans l’idée de proposer une formule avec deux charcuteries, deux fromages, deux pâtisseries fixes avec, à chaque fois, des accords culinaires. Le tout c’est de créer un équilibre et une harmonie dans la dégustation. Par exemple, une bière très acide associé à des tapas sucrés. Les accords culinaires ça change tout.

Tout est possible avec la bière [et chez JAQEN (message d’amour de l’auteur)].

Qu’est qui vous anime dans la bière ?

On a un intérêt naturel sur tout les produits gastronomiques. D’un point de vue business c’est un marché qui est en train d’exploser dans le monde entier et particulièrement en France (même si on est un peu en retard). Il y a une sorte de défis, on cherche à démocratiser la bière auprès du grand public qui n’est pas accompagné pour cette découverte, mais aussi lui rendre ses lettres de noblesse. Au-delà du côté populaire, la bière a un aspect gastronomique. Elle est injustement dissociée de ce dernier aspect. C’est typiquement un produit que l’on peut faire vieillir et qui mériterait d’avoir sa place dans les meilleures caves. Il y a tellement de choses à faire avec la bière. Il n’y a aucune barrière à la créativité. On est dans un domaine qui ne plie pas sous le poids des traditions, comme c’est le cas pour certains alcools. Il n’y a pas d’appellation, il n’y a pas de limite esthétique. On est en contact direct avec les producteurs. C’est un monde vraiment très intéressant composé de personnes aux profils vraiment différents, et tout ça, ça nourrit le milieu de la bière. C’est un choc des cultures. Puis, la bière tu peux vraiment l’associer à tout. Du lancement d’un guide sur une ville au vernissage d’un artiste… La bière va avec tout les contextes. Il y a vraiment beaucoup de choses à faire, et c’est ça qui nous intéresse.

Qu’est qui vous rend le plus heureux depuis le début de l’aventure ?

L’engouement que suscite JAQEN. Surtout pour un lancement. On a de bons retours des consommateurs, et également de nos fournisseurs, des brasseurs… Ça compte beaucoup. On a déjà pris presque une centaine de nouvelles références depuis qu’on est ouvert. On a beaucoup de projets qui fonctionnent bien. Financièrement, la machine roule bien, ce qui nous permet d’envisager l’avenir plus sereinement. On a d’ailleurs commencé à embaucher des extras qu’on forme doucement au métier. Le shop s’anime et l’ambiance y est vraiment chouette. Les gens arrivent à bien s’approprier le lieu. On est vraiment heureux car l’atmosphère ressemble vraiment à celle que tu peux trouver à La Parcelle (bar à vin à Talence). C’est un environnement qui se nourrit de personnes différentes, d’âge contraire venant de tous les milieux. Ce n’est pas un lieu adressé à une catégorie de personnes, c’est un lieu ouvert à tous et à toutes. Avec JAQEN, on a un peu l’impression d’avoir réussi à coller à cette idée.

On a de plus en plus tendance à consommer la bière comme on consomme du vin, JAQEN tombe à point nommé non ?

Oui, tout à fait. Après c’est un effet de mode. On sort un peu du schéma classique de la dégustation d’une bière. Il faut arriver à faire la part des choses. Ce n’est pas parce qu’une bière est artisanale qu’il faut s’extasier dessus (rires). Nous, on se positionne uniquement sur de la bière artisanale. Mais peu importe le style de bière. On réfute complètement l’idée de la bière que l’on boit uniquement quand on à soif. La bière sans prise de tête. Même quand tu as soif, tu peux avoir de la qualité. C’est vraiment notre credo. Chaque occasion a le droit à sa bière, et à sa bière de qualité. L’idée chez JAQEN, c’est de travailler avec des bières de qualité, pour tous les budgets et tous les moments d’une journée/soirée. On fait bien notre boulot quand on est capable de trouver une bière qui correspond à nos clients, et même à ceux qui n’aiment pas la bière. On accompagne vraiment les consommateurs. On essaie de voir par rapport à leurs goûts ce qui va leur convenir, on prend du temps pour expliquer le contenu et les saveurs de nos bières. Si ça ne suffit pas, on fait goûter des échantillons. On veut vraiment montrer que les bières peuvent plaire à tout le monde.

Comment vous choisissez les cavistes ?

On prospecte pratiquement tout en direct. A part les brasseurs étrangers. On passe par des distributeurs en qui on a confiance. Et on goûte tout. Les bières que l’on met en vente, on les valide. On a travaillé avec beaucoup de brasserie indépendante qui brasse eux-même leur bière. On essaie d’avoir suffisamment de référence pour proposer de la nouveauté. On travaille aussi avec beaucoup de références éphémères. Des « bières one shot ». Les brasseurs ont des idées, ils fabriquent et ils vendent. Et si ça marche, ils gardent. Et des fois tu as des bières que tu ne revois plus. C’est le jeu. Mais ça nous permet d’avoir de la nouveauté régulièrement. On crée des événements où l’on met en avant les brasseurs. On sensibilise les clients sur son univers. Mais ce n’est que dans le cadre d’une soirée.

Justement, des événements vous en organisez à quelle fréquence ?

L’idée c’est d’en avoir un par semaine. C’est assez facile pour nous de créer un événement. On souhaite mettre en avant une bière, on regarde sur notre stock et on met en place la dégustation. On essaie d’être vraiment actif. On table sur 4/5 événements par mois. Le but c’est d’en faire beaucoup. On aurait sûrement besoin de quelqu’un qui s’occupe à temps plein de l’aspect communication. Mais, c’est vrai qu’on accorde beaucoup d’importance sur la mise en avant de nouveau concept, et des brasseurs.

}

 

JAQEN est situé au 5 rue Beaubadat.

La bière coule à flot de mardi-mercredi: 10:30 – 20:30 et du jeudi-samedi: 10:30 – 23:00

 

JAQEN EST SUR FACEBOOK

et ils ont un super site : JAQEN Craft Beer

et un chouette instagram : JAQEN

Photo prise sur leur compte Facebook.

 

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

*

Dernier de DIVAGATIONS LOCALES

0 0,00
Retourner là haut