Cheaper Shepherd : interview

dans MUSIQUE

Cheaper Shepherd c’est Baptiste (alias Jean Tourne Disque) et Maxime, deux bergers venant tout droit du 15e parisien. C’est des mecs sympa qui élèvent des sets endiablés au fin fond de leur bergerie. Mais le berger des temps moderne, il se déplace en Fiat 500 et il aime le hip hop. Ce duo original qui manie les codes des rappeurs U.S aussi bien que leurs platines, du côte du Type ça suscite beaucoup de curiosité. Ça tombe plutôt bien ; ils amènent leurs moutons au Block, vendredi 4 mars. Une belle occasion pour en apprendre plus sur eux. 

}

Prêts a affoler la scène bordelaise ?

Maxime le point : Carrément ! On est à fond !

Jean Tourne Disque : Oui, on est impatient de jouer au Block, cela a l’air très cool. C’est une salle qu’on ne connait pas et on est très excité de jouer là-bas.

C’est votre première venue à Bordeaux ?

Non, c’est la deuxième fois. On avait joué il y a un an et demi à l’IBoat. C’est un bon souvenir, ça fait longtemps qu’on a pas vu Bordeaux, et comme c’est une ville qu’on affectionne tout particulièrement, on a hâte.

}

Sur le descriptif de l’événement, on vous qualifie de « scène émergente », ça vous inspire quoi ?

Jean Tourne Disque : C’est flatteur. On est content de faire partie d’une scène émergente. Notre travail avance et fait son chemin.

Maxime le point : On essaye de proposer quelque chose de différent, et quand les gens accrochent c’est plaisant.

En tout 5 EPs, principalement orientés techno et house depuis 2013, vous ne chaumez pas ! L’inspiration vous la sortez d’où ?

Jean Tourne Disque : Bon… J’avoue, l’alcool !

Maxime le point : Oui, un peu d’alcool (rires). On a toujours ressenti le besoin de se renouveler. On a fini par se dire que ça serait plus simple de produire nos tracks pour alimenter nos DJ sets. On en produit pas mal par an, et de temps en temps on arrive à les transformer en EP !

Jean Tourne Disque : C’est venu naturellement, la question ne s’est pas vraiment posée. On jouait ensemble depuis quelques années, et on s’est mis à produire du son tous les deux. On a beaucoup de références en commun.

Maxime le point : Tout à fait, on se retrouve sur pas mal d’influences, comme le hip hop. On aime beaucoup l’aspect “rentre dedans” de la house music, particulièrement dans les 90’s. À l’époque, on voulait seulement faire une musique un peu cheap, mais efficace !

Paris, Shanghai, New York et Londres, ça donne PSNL. Vous l’avez composé au volant d’une fiat 500 ?

Maxime le point : (rires) Non, une fiat punto !

D’ailleurs, pourquoi une fiat 500 ? C’est une question de courbe ?

Maxime le point : (rires) On s’est rencontré sur un festival de vieille voiture des années 60/70. Baptiste (alias Jean Tourne Disque) était collectionneur de voitures anglaises, moi j’étais plus orienté sur les allemandes, et au final on s’est retrouvé autour d’une Fiat 500. Le début d’une nouvelle aventure ! C’est avant tout  un hommage.

Paris, c’est la maison, vous avez un club fétiche, une ambiance que vous adorez quand vous jouer à paris ?

Maxime le point : On aime beaucoup les petits clubs, les soirées intimistes, des soirées un peu surréalistes, en semaine où tu en croises des mecs qui en veulent, ceux qui ont vraiment envie de sortir. On a beaucoup joué Chez Moune les mercredis soirs et on en garde de bons souvenirs !

Le public Chinois, il a réagi comment a Cheaper Shepherd ?

Jean Tourne Disque :  Plutôt bien ! C’était différent. C’était surtout en fonction des villes. Il y a des villes où le public était chaud sur du hip hop, d’autre sur la house, et ça donne des styles de danses… très différent (rires). Parfois, on avait l’impression de faire de la musique éducative ! Ils découvraient la house ou la techno et ils ne sont pas vraiment habitués !

Maxime le point : À Shanghai, tu as un peu l’impression de mixer en Europe. Il y a beaucoup d’occidentaux. Mais globalement, il y avait une bonne énergie !

Votre musique séduit, qu’on soit amateur de techno, de house, Sheep House, d’électro… l’oreille accroche, et le corps convulse. Est-ce que ça vous vient naturellement cette énergie, ou elle est la conséquence d’une observation de ce qui fait danser la nuit ?

Jean Tourne Disque : Ça vient vraiment naturellement.

Maxime le point :  On a une sphère de travail qui est assez renfermée sur elle-même ! Notre studio est dans un sous-sol, on y passe beaucoup de temps, on ne voit pas ce qui se passe autour de nous. Ça dégage surement beaucoup d’énergie quand on produit, mais on fait ce qu’on a envie d’entendre et on ne se pose pas trop de questions.

On parle beaucoup de votre changement de cap et de votre voyage à Poughkeepsie, pour vous frotter au monde du rap US. Ce projet, il est né comment ?

Jean Tourne Disque : C’est venu de Cheaper Shepherd. On utilise beaucoup de voix hip hop dans nos prods house et on avait envie d’avoir de vraies voix américaines. On a commencé à contacter des rappeurs aux Etats-Unis pour finaliser le projet.

Maxime le point : A côte de ça, on écoute énormément de hip hop, on a toujours eu envie d’être des gangsters, des gros rappeurs U.S… Mais on n’est pas née du bon côté du globe. On a eu l’occasion de se lancer et cela a été une super expérience. Ce n’est pas vraiment un changement de cap, c’est une expérience en plus, qui nous a permis de nous évader et de nous inspirer.

Vous avez été les directeurs artistiques de Baldwin Records, est-ce que c’était une expérience positive ?

Maxime le point :  Oui, bien sûr. Même si aujourd’hui, on arrête, car nos carrières d’artistes nous prennent trop de temps, on en tire que du bon. Directeur artistique ce n’est pas simple. Ce qui est intéressant quand tu as un label, ce n’est pas seulement mettre les sons sur Soundcloud, c’est s’ouvrir aux gens. Tu accompagnes tes artistes, tu les conseilles, … On a eu de belles signatures comme le premier EP de Mondowski, les premières tracks de Pilotwings.  On a eu l’occasion de bosser avec un producteur comme Peterbär qui est très doué, de jouer à Lyon et de côtoyer de bons artistes (petite dédicace à Mitch). C’était vraiment une belle aventure et on t’avoue qu’aujourd’hui ce qui nous manque le plus, c’est la dynamique de groupe, partager et échanger ton boulot avec tes potes !

IMG_2910

Quels sont vos projets pour la suite ?

Jean Tourne Disque : On a beaucoup de projet sur le feu, qui avance doucement !

Maxime le point : On une track qui va sortir sur la compil PRÉVISION O2 du label Forecast chez qui on a signé l’EP Holysheep. On va sortir un EP gratuit courant avril et on finalise notre projet NYC qui nous tient vraiment à coeur. On prend notre temps, on finit de monter un documentaire sur l’aventure !

Jean Tourne Disque : D’ailleurs, on lance un appel, si tu es un label et que tu veux signer un bon disque hip hop, n’hésite plus !

Et pour finir, vous nous avez prévu quoi pour le 4 mars ?

SC : DU GROS LOURD. On a hâte de vous y voir !

}

Merci le crew Fiat 500 !

}

  • Cheaper Shepherd sur Facebook
  • & sur Soundcloud.
  • Avec des places à gagner pour la soirée au Block vendredi 4 mars ici.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

*

Dernier de MUSIQUE

0 0,00
Retourner là haut