Guide pratique d’une soirée pluvieuse // en semaine.

dans DIVAGATIONS LOCALES

Il est 20h00, je suis chez moi, et en ce mercredi soir, pour combler le tout d’une journée sacrément chiante, il ne s’arrête pas de pleuvoir.

Pour commencer, j’ai pas eu mon café-clope matinal puisque mon école de com’ n’est pas foutue de faire venir un technicien, ma sensibilité artistique a encore fait un bide et mon date du soir m’a fait faux bond.

Je suis donc là, enfoncé dans mon canap’ à entamer ma 3ème heure consécutive de geekage à blanc, à vaciller entre « Ivre, il travaille dans la pub » et chattesbrulantesurcanapé.com

DING DONG. Damn, j’avais com-plétement oublié ma pote Ana qui devait passer récupérer ses bouquins de géopolitique pour son exposé sur le conflit démocratico-médiatique entre le nord de la Tanzanie et les régions basses de l’Iran.

Elle déboule toute dégoulinante dans mon salon et se jette sur mon frigo :
« Putain t’as rien à grailler ? J’ai une de ces dalles…»
Je baisse les yeux, l’air un peu gêné, et en quête d’une Solution Alimentaire d’Urgence. C’est là que je repense à mon pote Marco, avec lequel on s’était fait livrer indien, plutôt pas mal  et à l’heure.

Ana embraie :
« Euh ça te dit pas qu’on se commande un truc ? »
Du coup, ni une ni deux, je m’empare de mon computer et l’historique Google me remet sur la page. Américain, Chinois, Vietnamien, Français, Italiens, Africains, Thaï… Il y a de quoi répondre à nos désirs gustatifs du moment. J’entre mon adresse, et le Template en flat design fait défiler les propositions de resto.

Au final, le choix est assez rapide, mon quartier n’étant pas le plus fourni en bonnes adresses. Et puis on a envie d’exotisme asiatique anyway.
Cambodgien ce sera, à base de bœuf mariné, nems au poulet et bière de là-bas.

Ana avait ramené de quoi patienter et alimenter notre flot déjà continuel de paroles, j’en profitais aussi pour faire ma chialeuse sur cette journée, et sur le reste. Ça va, deux filles – une bouteille de vin, jusque-là rien d’étonnant, ils l’avaient fait des années plus tôt dans “4 filles un jeans”, puis dans Le journal de Bridget Jones, etc, etc….

Heureusement peut-être, je suis de nouveau interrompue par ma sonnerie. Je vais ouvrir à un livreur à l’heure mais trempé, le pauvre. Et dire qu’ils sont tous à vélo…

Ça y est, c’est là. Je l’apporte fièrement à ma pote qui ne quitte pas des yeux le sachet embué. L’odeur du riz parfumé et de bœuf mariné se mêle à ceux des nems dont j’imagine la peau croustillante se noyer dans la sauce nuoc-mâm pour ramollir juste un peu, avant d’entrer, brûlant dans ma bouche.

Il est temps de faire vivre ces belles images, fourchette en main et papilles acérées…

Capture d’écran 2015-12-16 à 23.37.55

Nos bouches sont à présent les temples gardiens de délicates saveurs agencées avec subtilité – loin du stéréotype de la cantine asiate qui décline « le plat qui plaît » sous toutes ces formes. Nos assiettes sont généreuses, honnêtes et riches. Elles nous remplissent de bonheur la bouche et le ventre.

Plus personne ne parle, on se regarde d’un air approbateur, pari gagné.
Quelques lampées de Tsingtao servie fraîche, mais un peu chère pour faire descendre.
Bilan positif pour un premier essai.
Ana me lance : « Deliveroo en vrai, ça fait le taff ! », et c’est vrai que ça fait le taff et en plus ils s’occupent l’air de rien, de muscler une sacrée équipe de gambettes Bordelaises et ça, j’achète.

Bon, pour le Cambodgien qui fait de ta bouche un film porno avec ses saveurs illicites, c’est : Nyam Baï.
Pour le faire venir tranquille chez toi, c’est ici : https://deliveroo.fr
Si les mots foodista et #foodporn te parle, c’est .

 Deliveroo-logo

Ana et moi, on va digérer au calme, et puis on dormira sur le dos.

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