Everyone Speaks invite Kam Records.

dans MUSIQUE

Un salon de coiffure pas comme les autres qui convie notamment des DJ à se produire toute une journée ? Oui oui ça existe à Bordeaux, et le Type a rencontré ses fondateurs, ainsi qu’un des DJ déjà invité à y jouer.

La place du palais à Bordeaux a une aura particulière. Nichée, presque cachée entre les immeubles (pourtant pas très haut) elle regorge de petites pépites qui font le bonheur des bordelais.

Une fois bien installé a la terrasse des quelques bars/restaurants qui occupe la place, il est alors possible de laisser ses yeux se promener pour apprécier la dynamique de cet endroit.

Puis, vos yeux s’arrêtent plusieurs fois sur une devanture, vous êtes intrigué. Vous vous approchez et vous observez avec vos yeux bien ouverts, cette devanture qui ne finit pas de vous surprendre.

Vous lisez « Everyone Speaks », le logo est entremêlé, le dessin représente un tuyau. Vos sourcils se froncent12065750_742311512540462_2759410013560906942_n. Et là vous comprenez, vos yeux viennent de tomber sur une énorme bécane, vieille, magnifique. Le genre de moto qui vous laisse rêveur. C’est exactement ce que vous êtes en train de faire. Rêver. C’est le mot d’ordre d’Everyone Speaks. Derrière la vitre, vous voyez des hommes couper des cheveux, raser des barbes, effilocher des moustaches… Vous êtes face à un salon de coiffure, un barbier.

Vous avez envie d’en savoir plus ? Je suis entré dans le le fief des sons of anarchy : entretien avec Cédric Cyam Lemonnier et Vincent Genet, co-fondateur d’Everyone Speaks.

LE TYPE : Comment est née Everyone Speaks ?

Everyone Speaks : On est 3 potes (cf/ Tony Heitzmann) et on bossait tous dans des salons différents sur Bordeaux. On se connaît bien, on a les mêmes passions, et à force d’en discuter, on a vraiment eu envie de combiner ce qui nous anime : les bécanes, le sport et surtout la coiffure. La création d’un salon exclusivement masculin, vient tout d’abord des nombreuses formations de barbier que l’on a pu avoir au cours de notre carrière. Puis, l’envie de se détacher du côté mixte du salon de coiffure basique. On s’est aperçu que l’homme est souvent l’intrus des salons. On privilégie la femme pour plein de raisons, qu’elles soient économiques ou esthétiques ; l’homme est souvent le grand oublié de la coiffure. On a voulu rectifier un peu le tir.

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LE TYPE : L’ambiance du salon est particulière. Entre virilité et créativité, comment avez vous été amené à le penser de cette manière ?

ES : C’est très important pour nous que le client se sente comme chez lui. Le salon est inspiré de nombreux lofts new-yorkais ! Grand, spacieux, cosy. Il a son âme propre. Il faut savoir qu’on avait fait appel à une entreprise pour les briques apparentes, qui sont un peu la touche street du salon, mais le résultat était très loin de ce qu’on espérait. Du coup, on a tous repeint à la main, brique par brique.

Ça impose un esprit manuel au salon. On met, également en avant, le travail de nos amis. Deux artistes exposent dans le salon. Manon Laborie (qui est à l’origine du logo), et Yann Furzin. Leurs œuvres habillent le salon, et lui donne un charme et une authenticité. On connaît les artistes, on peut parler d’eux avec nos clients, échanger et c’est vraiment ce qu’on avait en tête. Échanger est essentiel pour nous. Notre salon c’est notre moyen de communication. C’est notre chez nous et on souhaite que tous le monde s’y sentent bien. Chaque élément du salon a été pensé par nous, fabriqué, on a mis la main à la pâte pour créer un lieu où les différences se nourrissent entre elle.

LE TYPE : Le salon dispose d’un grand espace libre de mouvement, aviez vous déjà en tête, l’organisation d’événement connexe ?

ES : Tout à fait. C’est le but du salon. On voulait sortir des schémas classiques des salons de coiffures. On peut installer un groupe de musique, et faire notre travail en même temps. Et ça, ça nous rends heureux. Des gens de tous univers qui se rencontrent autour de la même passion, ou autres. Le tout c’est d’aller au-delà du simple salon. Vous pouvez tout à fait venir, vous installez au salon, sur le canapé (le Type confirme : ultra confortable, ndlr), boire un café, lire nos magasines, observer les objets qu’on nous laisse en dépôt vente, et de temps en temps assister à un événement qu’on organise, comme celui de samedi 24 Octobre en collaboration avec KAM RECORDS.

LE TYPE : Pourquoi Kam Records ?

12077021_742576522513961_316185466_nES : Tony, (3e associé) connaît bien Jack (Jack Stricker, ndlr), un des artistes et fondateur de Kam Records. Il le coiffe souvent. Et on savait que Jack mixait, on avait déjà évoqué l’idée d’une collaboration. Ça s’est concrétisé le 26 septembre. Jack est venu mixer avec des artistes de Kam records. On a également mis en place une exposition d’un artiste peintre présent dans le collectif. Tout ce joyeux bordel à bien fonctionné, alors, on repart pour une seconde édition samedi.

LE TYPE : Les petits plus d’Everyone Speaks ?

Nos prix sont abordables. On proposé un forfait shampooing + coupe  à 25 euros. Sinon on est sur du 15/20 euros. Nous avons un gage de qualité. Notre but c’est de transmettre notre savoir faire. On aime notre boulot, et on a envie de bien le faire. On a été formé au métier de barbier et de coiffeur. On peut prendre du recul, et réalisé qu’on est plutôt compétent. On rase à l’ancienne, on aime ce côté d’authenticité qu’on propose avec des produits d’origine naturel.

Puis on chercher à évoluer, dans l’avenir on pense à installer un tatoueur.

Mais là, le prochain meuble c’est un baby foot.

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Vous l’aurez compris, Everyone Speaks c’est une belle histoire d’amitié. Et quand deux belles histoire d’amitié se rencontre ça donne lieu à un bel événement.

Après le succès de la première édition, KAM Records revient chez Everyone Speaks pour un second épisode. Le programme reste le même, mais en mieux : Venez vous faire couper les cheveux ou tailler la barbe en compagnie de Kam Records.

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LE TYPE a voulut en savoir plus sur KAM Records. On est partit à la rencontre de Jack Striker, artiste et co-fondateur de KAM Records.

Kam profond copieLE TYPE : KAM Késako ?

Jack : KAM Records est une boîte de promotion artistique, basée sur le partage de culture sonore et visuelle. Lorsque des artistes sortent un album, organisent une tournée, montent un clip ou créent un événement, notre rôle est de promouvoir leurs actions par le biais de la presse (papier et digitale) et de mettre tout en œuvre pour relayer au maximum l’information. De plus, KAM Records a la possibilité d’exercer une activité de Booking à la suite d’un accord entre l’artiste la structure.

LE TYPE : Qu’est qui est important chez KAM ?

Jack : Pour nous, ce qui est important, c’est la création. Ce que nous recherchons le plus sont des artistes qui se créés univers, un style propre à eux, qu’ils soient musiciens, Dj, peintre, photographe, vidéaste… Ce qui nous motive dans ce travail c’est la découverte et le partage de talent et de voir la réussite de certains artistes qui l’ont mérité.

LE TYPE : Comment vous vient l’envie de promouvoir un artiste ou un événement ? 

Jack : On peut pas juger la qualité, d’autant plus que ce serait malsain venant d’un producteur de musique. La décision de promotion vient d’un coup de cœur, d’une bonne entente avec la personne, d’une certaine technique dans sa représentation, de sa prestance… Et, bien sûr, il faut que le projet nous plaise. Cela dit, nous sommes ouvert à n’importe quel type de propositions

LE TYPE : Bordeaux est-elle une ville accessible pour une association comme KAM ?

Jack : Elle l’est en premier plan. Mais en regardant de plus prêt, beaucoup d’associations se montent, que ce soit dans l’évènementiel, la promotion, les labels… Ce qui, au final, est bien puisque la concurrence est bonne pour nous, ça nous permet de découvrir d’autres choses et de ce fait la ville se différencie, se mélange et évolue. Mais elle n’est pas accessible en se disant « je suis le seul à faire ça, je me lance et ça fonctionnera ».

LE TYPE : Peux tu nous parler un peu de votre collaboration avec ES ?

Jack : Je connais Tony (un des fondateur d’ES) depuis quelques temps et il savait que je mixais à droite à gauche et que je produisait de la musique. Une fois qu’il a monté son salon avec Cyam et Vincent, on a convenu qu’il serait intéressant de faire un genre d’apéro mix dans un salon de coiffure… Ça a super bien marché et on en fait régulièrement maintenant.

On hésite plus et on file dard dard au fief des motards les plus (dé)coiffant de Bordeaux.

Les liens utiles des artistes :

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