[INTERVIEW] The Dedicated Nothing @ Ocean Climax

dans MUSIQUE

Après leur concert à l’Ocean Climax, le Type est allé poser quelques questions aux Dedicated Nothing, un quatuor rock aux accents surfs.

Les Dedicated Nothing tirent leur nom d’une citation de Miki Dora, surfeur rebelle, culte et controversé des 50’s en Californie. Celui-ci classait les surfeurs en 4 catégories : les kooks (les blaireaux), les punks, les freaks (les monstres) et les dedicated nothing (les bons à rien).

De quoi mieux cerner l’univers d’un groupe de bons vivants, made in Sud Ouest, qui aime les grosses guitares, les choses stylées et qui ne s’éloignent jamais trop longtemps de l’océan.

Rencontre avec des musiciens quelque peu dissipés, mais gentlemen quand même.

Si vous deviez définir votre groupe en quelques mots ça serait lesquels ?

– Instants d’hésitation, quelques propositions fusent timidement –

Franck (batterie) : “There is no “I” in rock bands”. Je pense qu’on pourrait décrire la philosophie du groupe comme ça.

Ok je m’attendais à ce que vous placiez “surf” dans la réponse mais je me suis un peu loupée sur ce coup là… En fait, après avoir lu des articles ou s’être penché sur votre groupe, on pourrait croire que votre musique s’apparente à de la surf music. Pourtant pas du tout, on est plutôt du côté du rock anglais, des Strokes… Ce sont des influences communes à chacun d’entre vous ?

Clément (guitare) : Ouais on peut dire qu’on a tous comme un tronc commun autour de groupes comme The Maccabees, The Strokes, Interpol, Radiohead, Artic Monkeys…

Franck : Mais pour revenir à ce que tu disais, on est plus imprégnés du surf dans notre façon de vivre, notre culture que dans notre musique.

Matt : Et puis selon moi la surf music n’existe plus. En plus, sa définition a vachement changé en fonction des époques. Avant, on rapprochait ça du punk rock alors qu’aujourd’hui on qualifie la musique folk posée de Jack Johnson comme de la surf music par exemple.

Franck : C’est aussi souvent une façon pour les gens de catégoriser des musiciens, des groupes… Enfin bref, on a pas sorti le ukulélé quoi ! (rires)

Mais vous pensez pas que cette culture surf, que vous partagez tous, apporte un souffle différent à votre groupe par rapport à d’autres formations ?

Greg (chant et guitare) : Oui au niveau visuel et graphique par exemple c’est sûr. On a créé une image autour du surf. Mais on est pas dans une “mystique” dans laquelle peuvent être certains groupes de surfeurs.

Avec l’enregistrement de votre premier album, qui est sorti l’année dernière, est-ce que vous avez eu l’impression de toucher une sorte de finalité ou du moins un virage ?

Clément : Non pas vraiment, ce fût plutôt une succession d’opportunités qui nous a permis de faire ce disque. C’était pas calculé et on peut dire que cet album c’est la capture d’un instant T dans notre histoire. Ça s’est fait de façon très fluide. Après, forcément, la sortie de l’album nous a permis de jouer beaucoup ce qui a été un virage pour nous en soi.

Vous avez des projets d’ailleurs dans l’immédiat par rapport à l’enregistrement de nouveaux morceaux ?

Matt : Oui on a des nouveaux titres en tête et on est sur le chemin du studio pour l’automne.

C’est quoi votre meilleur souvenir de scène ? 

Franck : On a eu la chance de faire des grosses scènes assez tôt avec notamment Birdy Nam Nam, The Shoes… Dans ces moments-là, on est dans une certaine intensité qui peut vite faire venir les larmes.

Et le pire souvenir ?

Greg : Bah des petits moments de solitude face à certains publics, ça arrive parfois… Mais, même dans ces moments-là et même si ça fait un peu cliché, on arrive à tirer beaucoup de plaisir de la scène.

Sinon, vous faîtes de la musique à plein temps ?

Matt : Non, on fait tous des choses à côté car on y est bien obligés.

Clément : Après on sent vraiment qu’on est à un point de rupture. Soit on reste comme actuellement, soit on y va à 100% pour se consacrer à la musique. Ça remet pas mal de choses en cause et ça génère pas mal de frustration aussi.

Pour finir, si vous deviez faire votre festival, qui serait à l’affiche ? Vous avez le droit de ressusciter les morts…

Greg : The Maccabees, The Strokes, Alt-J, Artic Monkeys…

Matt : Mickaël Jackson aussi.

Clément : Kasabian !

Franck : Je verrai bien Nina Simone aussi.

Facebook

Soundcloud

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

*

Dernier de MUSIQUE

0 0,00
Retourner là haut