Edyth, une pépite venue du Soudan

dans MUSIQUE

Ce lundi 23 février est sorti le premier EP d’Edyth sous le titre de « Bare I ». Dernier venu sur l’excellent label parisien Fake Music, ce jeune producteur originaire du Soudan pourrait bien être la grosse révélation de cette année 2015. Dans des temps dominés par un retour (appréciable au demeurant) de la house, l’electronica qu’il nous propose apporte une vraie fraîcheur dans le paysage musical.

Edyth-Bare-Artwork

Edyth c’est un jeune artiste tout nouveau (c’est un euphémisme) dans le game. Une page facebook et twitter quasiment vierges qui ont été ouvertes il y a à peine un mois. De lui, on sait peu de choses donc dur de retracer son parcours. On sait néanmoins qu’il vient du Soudan. Et ce n’est pas anodin, car ça nous conforte dans l’idée que s’affirme une scène underground au-delà des frontières préconçues dans l’imaginaire collectif qui la voudrait limitée à quelques pays d’Europe et aux Etats-Unis.

Mais bien que jeune rookie, Edyth n’a pas eu besoin de plus d’un extrait de « Bare I » pour nous convaincre. Le premier qu’il nous a balancé, « Habibti » (présent sur la playlist du Type), est un sans faute. Une ambiance planante qui repose sur un sample de la regrettée Aaliyah. Un kick très prononcé qui donne du caractère à la mélodie très aérienne et tout en douceur. Un mélange savamment orchestré entre le côté ambient de la mélodie et le côté hip hop apporté par une des plus grandes voix du R&B. Que demande le peuple ?

Les deux autres extraits, « Crystxls » et « Herbal Blend », sont également très intéressants dans leurs conceptions, avec ce côté « symphonie électronique » qui n’est pas sans rappeler (même si comparaison n’est pas raison) certaines productions de Bonobo. Les deux autres titres inédits que l’on a pu découvrir sont également à la hauteur. Principalement « Vogue » qui a des sonorités plus house (personne ne peut échapper à ce revival !) avec un bpm plus rapide, des vocales à vous rendre fou : le son le plus club-friendly de l’album.

Un conseil : suivez de très près ce jeune producteur qui, en un seul projet, a réussi à se faire remarquer. Fake Music a eu du flair sur ce coup et nul doute que l’avenir d’Edyth sera radieux. Ce « Bare I » ne nous laisse présager que du bon pour le « Bare II » qu’on attend déjà avec impatience. Mais ne nous pressons pas, laissons lui du temps et profitons de cet opus qui met déjà la barre très haute.

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