Du nouveau, du bon, du vieux #13

dans MUSIQUE

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Quand de grandes sorties sont attendues, elles font passer sous silence celles d’autres artistes qui peuvent se montrer aussi bon -injustice. C’est le cas avec « B.4.DA.$$ » (excellent album au demeurant), de Joey Bada$$, que la planète hip- hop attendait avec impatience et qui a laissé dans l’ombre le tout aussi ambitieux projet de J Cole « 2014 Forest Hills Drive ».

Donc, pour du nouveau, je me permets de faire la promo de Jermaine Lamarr Cole ! Tout d’abord, le titre de l’album « 2014 Forest Hills Drive » vient du nom de la rue où J Cole a passé son enfance. La couleur est annoncée, il s’agira d’un album intime qui racontera chronologiquement son parcours, de son enfance à son succès, en passant par ses études, ses choix de vies, de carrière… et oui, comme on le dit dans le langage courant, c’est du « rap conscient », n’en déplaise à certains. Un album où, effectivement, l’écriture et les thèmes ne seront pas débattus sur les grandes ondes mainstream. Autre point appréciable, une production très exigeante avec peu de tracks, en dessous des quatre minutes, et des samples qui viennent aussi bien de Prince, Esther Phillips ou encore 2Pac et The Notorious B.I.G. !

Le morceau que j’ai choisi, « January 28th », est le premier de l’album ; il s’agit donc de sa naissance (le 28 Janvier, vous l’aurez compris). Ce morceau est composé à base d’un sample de « Sky Restaurant » du groupe japonais Hi-Fi Set. Le rendu est sublime. Courez vous procurer ce bijou…

“2014 Forest Hill”
Dans les bacs
Spotify / Itunes

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Pour du bon cette semaine, retour au début de ce siècle avec la BO de « Virgin Suicides » de Sofia Coppola, sortie en 2000. A la baguette un des groupes français emblématiques de la french touch : Air.

Les sonorités vont de l’electronica au rock psychédélique. Les tempos sont très modérés, ce qui renforce le caractère psychédélique. La magnifique pochette de l’album a été réalisée par l’artiste aux multiples facettes, Mike Mills. Un album parfaitement réussi du début à la fin, avec des mélodies électroniques très aériennes, qui se marient à merveille avec des riffs de guitare venus d’ailleurs. Cela leur aura valu le prix de la meilleure musique de film de 2001 aux victoires de la musique, à une époque où ce type de récompenses avait encore une signification.

Le titre « Playground Love », le seul titre chanté de l’album, est en featuring avec le leader de Phoenix, Thomas Mars. Un titre très lounge, un solo de saxophone d’Hugo Ferran et la voix suave de Thomas au tournant. Toujours aussi bon.

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Pour du vieux, c’est du premier album de Tracy Chapman, au titre éponyme, certainement son meilleur dont je vais vous parler. Sorti en 1988 sur le label Elektra, il a des influences principalement folks et navigue entre ballades et chansons plus engagées.

Dans ce label, elle sera prise en main par Elliot Roberts, entre autres collaborés et grands noms du folk, comme Neil Young ou Bob D

ylan. Malgré le déclin de ce style dès les années 80, cet album sera un grand succès commercial : un disque d’or en France, six disques de platine aux Etats-Unis et sept au Royaume-Uni. Elle sera également récompensée de trois grammy awards. Un album populaire donc, mais exigeant. Tracy Chapman est l’auteure de tous les textes, qu’elle écrira durant ses années d’études, et a composé toutes les mélodies, s’entourant de musiciens de renom, comme le violoniste David LaFlamme ou le percussionniste brésilien Paulinho Da Costa.

La chanson que je vous partage, deuxième single de l’album, est certainement une des plus connues : « Talkin’ Bout A Revolution ». Chanson très engagée, elle y parle de l’aspiration à la révolte des peuples, face à l’inaction des politiques. Je vous laisse avec ce souvenir délicieux.

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