Motorama – Poverty

dans MUSIQUE

C’est frais, c’est carré, c’est noir, c’est mignon, ça sautille et ça vibre. C’est le nouvel album de Motorama. Le troisième album, pour être précis : Poverty. Je vous passe l’historique complet du groupe, mais disons que ces quatre gaillards font de la new-wave (ou du post-punk, allez savoir…) depuis 2005. Ils sont russes. Mais ils chantent en anglais.

Formation classique pour ce genre de sucrerie : un clavier plutôt sombre sur une batterie en mode boîte à rythme, effet de reverb sur la guitare et peut-être même un peu sur la basse. Grosses lignes de basses d’ailleurs, en parfaite adéquation avec la batterie, très sèche. Le principal est là : ça swingue ! Parce que c’est de la musique qui trépigne, monsieur. Les neuf chansons se suivent et se ressemblent en s’étalant sur une petite demi-heure. Le calcul est vite fait, elles sont compactes et robustes. Robustes, oui. Ça tient la route, quoi. C’est dans l’ensemble très (trop ?) cohérent et on se fait plaisir. Quelques temps faibles, bien sûr, à commencer par… le commencement. L’ouverture est, d’après moi, le titre le plus dispensable, mais ne t’arrête pas là, le plus dur est fait. En effet, Dispersed Energy, premier candidat sérieux, est excellent. Simple mais envoûtant. C’est léger, le clavier se pose en douceur dans tes oreilles, et pourtant, ça tambourine derrière. Numéro 3 et numéro 4 ouvrent un flanc plus pop, tout en mélodie guitaristique, et c’est agréable. En charnière : Impractical Advice. Insipide. Si j’ai un conseil à te donner, mon ami, c’est d’appuyer sur la double flèche à droite, voilà le deuxième flop. C’est le dernier, rassure toi la deuxième mi-temps est de qualité.

Arborant fièrement le numéro 6, on trouve Lottery et sa batterie rentre-toi-ça-dans-le-crâne. Elle porte ce joli morceau de A à Z, ça me plait bien. Ah, Old et son incantation sauvage ! On piétine au couplet, pour mieux se décoiffer sur le refrain. La meilleure construction de l’album. Peut-être pas la plus belle ni la plus sophistiqué, mais ma préférée. Et voilà déjà Similar Way, plus sombre, au rythme bancal, une histoire sympathique. On termine avec Write To Me : on lâche ses cheveux et on apprécie la sourde énergie de ce truc : très peu de variations instrumentales et une jolie mélodie au chant.

Verdict : trente minutes qui ne sont pas perdues. Un album honnête qui se laisse écouter sans faire d’histoire malgré le manque de richesse des chansons en général. Mais si elles sont simples, elles sont efficaces. Un compromis classique. Du plaisir instantané, et vite oublié si je n’étais pas allé voir Motorama en live. Parce que là –– c’était différent.

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