Martin Mey Release Party @ La Maroquinerie

dans MUSIQUE

Pour son premier concert en tant que nouveau citoyen parisien, Le Type s’est rendu à La Maroquinerie pour le concert de Martin Mey, qui y célébrait alors la sortie de son dernier album : « Taking off ».

On avait découvert Martin dans une suggestion Spotify liée à Kid Francescoli – qu’on écoutait en boucle au passage. C’était avec le morceau « Nobody’s fault but mine » sur l’album « Out of my loops ». Des voix raisonnaient comme un gospel sur fond de guitare. On avait instinctivement envie de secouer la tête, de taper des mains, de claquer des doigts. Il est très pur, cet album, sans fioritures. Tout est fait pour mettre en avant la voix, on a là affaire à un chanteur, ni plus ni moins. Le reste, c’est de l’accompagnement. Les voix seules, qui s’associent par deux, par trois, par quatre font toute l’harmonie, tout le rythme et toute l’émotion. Et puis « Taking off »  est sorti en Novembre dernier…

La voix a toujours gardé le lead. Ceci dit les instrus ont une place plus importante. Il faut dire que Martin Mey était plus entouré pour cet opus. Du coup, les voix dialoguent avec du synthé, des percussions, de la guitare ; ce qui donne une toute nouvelle saveur. C’est toujours une musique personnelle mais plus universelle. Les instruments font diversion pour donner un champ libre aux angoisses, à la remise en question, à la fuite et à la rédemption.

En live, la référence au gospel ne perd pas son sens. Le Type reconnait cet assemblage de voix qui s’unissent ou s’opposent pour porter une émotion forte et fédératrice, qui donnent envie de taper des mains et de claquer des doigts. Cette voix qu’on avait découverte sur Spotify se concrétise. Elle devient réelle et s’essouffle même, tellement elle est exploitée. Pourtant, au départ, on ne sait pas trop si le public est conquis ou non ; tout le monde encercle la scène, sur les escaliers, mais ce qui fait fît de fosse reste vide. Les corps gardent une distance timide, entre eux et avec la scène. Après on se rapproche et au fur et à mesure des phrases musicales, la fosse se remplit. On voit, de part et d’autre de la scène, une femme faire des gestes fluides et gracieux, tandis qu’un mec sautille, l’oeil allumé. Des pas de danse qui n’ont rien avoir, l’un avec l’autre, mais qu’ils peuvent faire tenir sur le même tempo. Finalement, tout le monde se met à danser et à crier (presque tout le monde). Sur scène aussi, on sent que la pression retombe.

C’est terminé. « Haaa c’était bien », je m’exclame sans trop réfléchir avec un retour d’accent sudiste très caricatural. Mais c’est vrai, c’était vraiment bien et ça donne l’impulsion suffisante pour s’ouvrir plus souvent aux suggestions les plus diverses – et de répondre plus souvent au mail… ha ha.

Pour en savoir plus, retrouvez notre rencontre avec Martin Mey dans la rubrique « Interview ».

Martin Mey
« Taking off »
Sortie depuis Novembre 2014
En tournée

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