Du nouveau, du bon, du vieux #12

dans MUSIQUE

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Avec « Couleurs primaires », la barre est mise très haute pour ce début d’année. Vous connaissez certainement déjà Paradis, le duo parisien composé de Simon et Pierre, qui nous livre ce petit bijou. Malgré la jeunesse de leur groupe, formé en 2011, ils s’imposent déjà comme des piliers de la french-pop autour de cette jeune garde talentueuse dans laquelle on retrouve Pendentif, Cléa Vincent, Granville …

Beaucoup les ont découvert sur la reprise de « La ballade de Jim » d’Alain Souchon, qui avait fini par nous convaincre que la langue de Molière pouvait très bien se marier avec les sonorités électro-pop planantes. Et on finissait bien par s’impatienter, au gré des singles qu’ils nous ont balancés ces derniers mois en guise de promo de ce nouvel EP. Mais il est enfin arrivé. A première vue, le tracklisting nous laisse sur notre faim : sur les cinq titres, on connaît déjà deux singles (« Garde le pour toi » et « Sur une chanson en français ») et il y a en plus deux remixes ! Mais il n’en est rien. Les deux remixes sont très réussis. Ils ont par ailleurs la particularité de durer plus de quinze minutes chacun ! Le remix de « Garde le pour toi » par le producteur Britannique Thee Loving Hands est plus club-friendly que l’original, avec de long passages instrumentaux aériens entrecoupés de breaks apaisants. Le second remix de « Sur une chanson en français » par l’Allemand Superpitcher est davantage introspectif, avec une mélodie plus dark. En ce qui concerne l’autre morceau inédit, « Le bal des oubliés », on retrouve encore cette construction, empruntée à la musique électronique, avec une longue intro et une structuration progressive de la mélodie.

On ne peut que vous inviter à découvrir cet EP, intelligemment produit, prometteur et symbole d’un véritable souffle nouveau dans la chanson française.

EP sortie le 19 janvier
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NbV12-2Comeback en 2002 maintenant pour du bon, du très bon, voire de l’excellent, avec le premier album « Come Away With Me » de Norah Jones. Populaire, car unaniment salué par la critique et le public, il n’en reste pas moins exigeant – preuve en est sa sortie sur le label Blue Note Records, pour la fille du plus célèbre des joueurs de sitar, Ravi Shankar.

Cet album aux sonorités éclectiques, passe du jazz à la soul et parfois même par le folk. Les thèmes abordés sont classiques : l’amour, la nostalgie, la solitude… Pour un premier opus, c’est une correspondance résolument intime qu’elle établie avec son public, mais sans jamais tomber dans le pathos. Ceci peut-être grâce à sa voix, sublime, forgée dans les chorales de gospel, à la fois sensible et sûre d’elle, et grâce l’écriture des morceaux qui ont souvent un côté plus poétique que dramatique. Artiste complète, car également pianiste, tout le monde se rappelle de son fameux « Don’t Know Why » qui dès les premières notes nous fait savoir pourquoi on lui est fidèle depuis plus de dix ans déjà.

Le morceau « Long Day Is Over » que je vous partage, n’est peut-être pas le plus connu de l’album mais il n’en reste pas moins magnifique. Un morceau sans sophistication, tempo modéré, accompagnement minimal, paroles quasi spirituelles… définitivement intemporel, délectez-vous.

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Ces derniers temps, je me suis surpris à réécouter beaucoup d’ambient, de jazz ainsi que leurs dérivés. Alors pour du vieux, quoi de mieux que le pilier du nu jazz : Saint Germain. Ludovic Navarre, de son vrai nom, a su magnifier ses trois influences qui sont le jazz, le hip hop et la deep house. Lui aussi, comme Norah Jones, peut se vanter d’avoir sorti un album, « Tourist » en l’occurrence, sur le prestigieux label de jazz Blue Note Records.

Mais c’est de son premier album, « Boulevard » sorti en 1995, que je vais vous parler. Cet album est une référence de la musique nu jazz, un style apparu dans les années 90, issu d’un croisement entre musiques électroniques et instrumentations jazzy. C’était un temps où électro osait encore s’associer avec musique acoustique. Il s’est d’ailleurs entouré de plusieurs instrumentistes pour la production de ce chef d’oeuvre.

Le morceau que j’ai sélectionné est la première track de l’album : « Deep In It ». Dans son format, ce morceau est très proche de la deep house, aussi bien dans sa durée, son tempo (autour de 120 bpm) et sa mélodie lounge.  La caution jazz sont les différentes impros avec une progression chromatique typique qui émaillent le morceau, juste sublime.

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