Du Nouveau, du Bon, du Vieux #11

dans MUSIQUE

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Alice Boman vient de sortir un nouveau disque nommé EP II. Ce second EP est aussi agréable à l’écoute que son premier album Skisser, tous deux très beaux. L’enregistrement de ce premier disque, réalisé chez elle, et combiné avec un effet de réverbération donne une ambiance de cathédrale de poche. Les légères percussions qu’on entend seraient le bruit d’objets déplacés dans la pièce. Les mélodies sont simples et belles. Un son toujours aussi beau et intrigant même au bout de la troisième écoute.

Ce deuxième disque EP II est dans la continuité du premier, avec des harmonies nouvelles, des arrangements plus travaillés mélangeant différents orgues, pianos, guitare et voix. Le titre What, calme et énigmatique, est une belle introduction à ce disque et à ses chansons.

 

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Retournons maintenant en 2006. Et si je vous disais que le Bob Dylan récent n’est pas moins intéressant que le reste, voire autant, voire plus ! Son album Modern Times est un de ses disques qui a le plus tourné sur le mp3 du Type, parce que c’est pour lui un des plus directs.

A priori, rien d’original dans ce disque aux arrangements propres. Dylan se contente d’égrener les unes après les autres des chansons parfaites aux consonances folks, jazz, ou blues… Mais c’est justement ce dénuement qui laisse toute sa place aux textes, et à la voix rocailleuse qui semble appartenir à un vieux Dylan désillusionné, qui chante tout son désespoir (plus ou moins) insouciant.

Les blues sont soutenus par un rythme et un débit de parole endiablé qui prend aux tripes notamment avec Rollin’ and Tumblin’. Les ballades transportent. Elles évoquent la possibilité d’un amour et d’un bonheur simple comme sur Beyond The Horizon. On se balade entre la grande joie et la grande peine donc, et au final ça fait du bien. À écouter avec un bon son, une fois en marchant, et une autre fois en zyeutant les paroles si comme moi vous ne comprenez pas grand chose à l’anglais.

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Et pour le vieux, on va parler du premier album de garage… qui est un album de blues! Le son de cet enregistrement studio du très vieux bluesman Sleepy John Estes qui a fait ses armes depuis les années 30 date de 1964. Et il sonne vraiment particulièrement. Devenu connu grâce au regain d’intérêt du public pour le blues dans les années 60, Sleepy a été enregistré vers la fin de sa carrière dans un bon studio.

Dans ce disque, la présence sonore des instruments est donc bien retransmise et on les entend tous bien distinctement, ayant presque l’impression d’être au milieu des musiciens. Ceux-ci n’hésitent pas à marteler leurs instruments, à être dissonants, à changer de rythme, et ça donne un joyeux bordel ! Banjo, guitares, et harmonica, rythment les lamentations de Sleepy John jusqu’à sa dernière phrase.

Les thèmes des chansons sont bien sûr la misère, la déception amoureuse, mais aussi des sujets plus philosophiques comme la vieillesse avec l’énigmatique Sleepy John’s Twist, la perspective de la mort et le changement avec Eveybody Oughta Make A Change. Ce n’est pas un disque que Le Type écoute souvent, mais il l’a marqué par cette simplicité, cet aspect brut de décoffrage, et surtout cette  sincérité.

 

Par Victor.P

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