Du Nouveau, du Bon, du Vieux #9

dans MUSIQUE

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Côté nouveauté, on peut discuter de Milky Chance avec l’album Sadnecessary. Une pop idéale pour le mois d’août et plus encore. Si Le Type avait la chance d’avoir un hamac, à coup sûr il se balancerait dessus avec Stolen dance ou Flashed Junk Mind dans ses grandes oreilles. L’Allemand démarre bien avec ce premier album sorti le 31 mai dernier uniquement en Allemagne. Un album rythmé et plein de bonne humeur comme sur Sweet sun. Un peu de guitare, des percussions et une voix chaude parfaite pour bercer nos soirées estivales. Alors bien sûr, si l’album s’appelle Sadnecessary c’est aussi parce qu’on y trouve des morceaux plus nostalgiques et moins rieurs comme avec Running ou Feathery, mais tout aussi agréables.

Si pour l’instant Mister Chance tourne surtout en Allemagne, ça n’étonnerait pas Le Type de le voir franchir les frontières. Et puis s’il y a des lecteurs-voyageurs dans le coin, il ne reste plus qu’à remplir un sac à dos et aller au Ms Dockville Festival à Hambourg du 16 au 18 août. Milky Chance y sera aux côtés de (entre beaucoup d’autres) Mac Miller, The Lumineers, Woodkid, Crystal Fighters, Wankelmut et toute la clique.

 

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On peut commencer à chanter dans le jardin familial, se lancer en jouant dans le métro new-yorkais, enregistrer ses premiers morceaux dans un vieux théâtre abandonné et finir en étant comparé par à peu près tout le monde à ce cher Bob. (Dylan). C’est le très très résumé du chemin musical des Felice Brothers. Ils ont pris cette route en 2006 et un an plus tard, Tonight at the Arizona voyait le jour fait de douces ballades mélancoliques de You belly in my arms à Ballad of Lou The Welterweight. Et puis parfois, une pointe de country vient se glisser entre deux chansons folk comme sur T for Texas.

Le Type a choisi Hey hey revolver pour illustrer cette chronique. Ce morceau représente bien l’univers de ce très bon album. Doux et mélancolique. Si vous tendez l’oreille, vous entendrez la pluie tomber en intro et le tonnerre gronder pendant le couplet. C’est bien la preuve du côté débrouille de Ian Felice au chant, James Felice à l’accordéon, Simone Felice à la guitare et de Christmas Clapton à la basse. Ils racontent avoir enregistré ce morceau dans le fameux théâtre abandonné du début. C’est cette dose d’imprévu et de « fait maison » qui donne encore un peu plus de poésie à ces folk-débrouillards et surtout à leurs chansons.

 

 

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Le Type va à présent vous raconter l’histoire d’un grand album né pendant ces années étranges où la musique était arrosée d’acide. Au pays des Beatles, trois ans après le début du phénomène Pink Floyd, 4 multi instrumentistes fort inspirés décident de former Traffic, sous l’impulsion d’un jeune virtuose de 19 ans : Steve Winwood. Après deux albums assez remarqués, Winwood lâche Traffic pour former avec Eric Clapton le groupe Blind Faith, avant d’envisager de réaliser un album solo dans lequel il jouerait tous les instruments. Il sera cependant rejoint par le reste de la bande (avec quelques modifications…) : Traffic renaît de ses cendres, et le projet John Barleycorn Must Die est né.

Sonorités jazz, orgue Hammond (l’instrument de prédilection de leurs lointains cousins The Doors), guitares électriques, flûtes, saxophones… L’album que livre Traffic en 1970 est un vrai travail d’orchestre. Loin de ressembler à un joyeux bordel, tout est calibré, la musique s’assemble comme des pièces de puzzle et pas un seul instrument ne gâche l’œuvre multicolore et psychédélique qu’est John Barleycorn Must Die. On y croise des titres de hippies (Freedom Rider), des délires psychés (I Just Want You To Know), des bons vieux morceaux de rock teintés de blues à la Creedence (Empty Pages) ou dignes de Jefferson Airplane (John Barleycorn).

Glad, un morceau live de plus de 10 minutes ajouté à l’album dans sa réédition de 1999, est pour Le Type une vraie pépite. Des élans de saxophone rehaussés de piano et d’orgue électronique, avec un rythme parfois saccadé, parfois lancinant, forment un parfait mélange entre bœuf de jazz et rock psyché ; de quoi nous emmener loin, très loin, dans des rêves acidulés peuplés de petits bonshommes joyeux qui dansent follement… Bref, à écouter en cas de déprime, ou en cas de bonne humeur aussi. A écouter, tout court.

 

Juliane.L, Vico.B & Florence.L

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