Souvenirs du Free Music

dans MUSIQUE

La première escale de notre tour de France des festivals commence ici, autour du lac de Montendre, pendant la 13ème édition du Free Music Festival. Treizième édition de découvertes, d’aventures, de pluie et de boue. Mais quelle édition mes amis ! Quelle édition !

JOUR 1 

14:00 Heure à laquelle le Type était censé partir  s’il n’avait pas été retenu au travail – et oui le Type travaille

16:00 Heure de départ reportée – il s’agit en réalité de l’heure à laquelle le Type est parti de son bureau. Il est donc arrivé à son point de rendez-vous une bonne vingtaine de minutes plus tard puis est allé faire les courses et ranger ses affaires dans sa Clio.

17:00 Véritable heure de départ – le premier concert du Free est à 18h30, il y a des bouchons mais Le Type est confiant, il a un plan Mappy, il ne paiera pas le péage et sera à Montendre d’ici une demie heure. Il n’y a pas de radio dans la Clio donc il écoute de la musique avec son iPhone, il écoute Doing it right.

18 :00 Ce plan Mappy est pourri. Il y a des bouchons. Le Type ne sera pas arrivé à 18h30. En plus il fait chaud dans la voiture.

18 :45 Mappy c’est vraiment de la merde pour les distances. Pause clope. On ne sait pas où est la sortie. Le Type décide de filmer le trajet pour faire un report vidéo du point de vue d’un festivalier qui galère. La galère commence sur la route.

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19 :00 Hallelujah. Le Type est arrivé. Il s’est garé beaucoup trop loin du camping. Il a trop chaud. Il marche autour du lac pour se rendre compte que c’est interdit mais tant pis il ne veut pas faire demi-tour. Il est très impressionné par les festivaliers et leur campement. Ici ça na rigole pas, on installe tonnelle, tente, chaise, lanternes et pack de bières – Le Type n’a qu’un sac à dos, une tente Queshua et des briques de lait de soja…

19 :30 Le Type vient de lancer sa tente. Il ne s’est rien passé. FAIL. Il faut la déplier à la main. Queshua c’est comme Mappy. APERO.

21 :10 Fin de l’apéro pour Le Type. Le service commence caméscope au poing, Konica Pop en main. Allons découvrir une légende du reggae et son fils : Omar Lee & Lee « Scratch » Perry. C’est Omar qui commence. Il nous montre le reggae de sa génération, allant du dancehall au nu roots – genre dans lequel il se retrouve le plus. Sa voix nous habite et son charisme nous fédère tous dans un seul et même mouvement de tête. On dirait bien que la relève est assurée. Alors place au père. Une légende en survêt, avec une barbe rouge flamboyante et des kilos de bijoux en or. Le show n’est pas spectaculaire mais on admire ce papy à la barbe rouge, marqué par l’expérience et la ganja, qui garde son humour, son extravagance et son envie de faire danser pour s’élever.

22 :15 Interview exclusive et complètement barrée d’Omar & Lee « Scratch » Perry  

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22 :30 Mosdef a changé de nom de scène. Il s’appelle Yasiin Bey. Le Type ne verra que la moitié du concert, interview oblige, mais il retiendra un set moins « gros rap indé », toujours engagé, mais plus smooth plus jazz, parfois funk avec des digressions qui tendent vers un style nu roots.  Il retiendra son euphorie explosive et révoltée au son de « Niggas in poorest » et salue ce hip-hop éclectique qui sort des clichés. On regrette un peu d’avoir raté le début, quelqu’un pour nous faire part de ses impressions ?

23 :00 Tout le monde à la FIRE STAGE, c’est l’heure de Breakbot. Le Type avoue avoir été un peu sceptique à l’idée de le voir – comme souvent quand il a bien aimé un album en fait. SURPRISE. La scénographie en jette et le live nous donne un autre point de vue sur « By your side ». Si l’album était pour la rédaction du Type un doux chamalow, le live est plus acide, plus piquant comme des Croco Piks.

00 :00 Ruby, Ruby, Ruby, haaaa haaa haaaaaaaaaaa. Moment de nostalgie avec Kaiser Chiefs, un groupe de power pop de notre adolescence. C’est propre et survitaminé. Ricky Wilson, le chanteur, possède toute la scène et possède  Le Type par la même occasion. Il est porté par l’énergie et s’il ne tenait pas une caméra il se laisserait bien aspirer par les pogos qui se forment autour de lui – bon il s’est pris un bon coup dans la tempe et une droite dans l’arcade sans y participer quand même, il faut le savoir.

01 :00 Raison de plus pour aller écouter Hatebreed de l’espace presse en sirotant une blonde. Pas d’humeur pour une joyeuse bagarre générale. Si des gens y ont survécu, racontez-nous !

2 :00 Malgré la fatigue et la faim – oui il n’a rien avalé de solide depuis son arrivé – Le Type rassemble ses dernières forces pour danser comme un chaman sous acide au son de Popof. Issu de la scène rave parisienne, on n’attendait pas de lui un set aussi techno qui ne saurait nous rappeler Noob – un de nos chouchous bordelais avec qui Popof a déjà travaillé d’ailleurs.

JOUR 2

10 :00 Le Type est réveillé par le doux bruit d’une averse. La tonnelle de nos voisins de campement s’est écroulée à cause du vent et la bâche qui servait de sol est inondée d’eau et de whisky.

11 :00 Balade à Montendre. Pizza. Café. Un pilier de bar nous vente le mérite du cognac du bar-tabac. Chips. Fin de taboulé. Ravitaillement de liqueur.

Ellipse temporelle – ce qui correspond au début de l’apéritif pour beaucoup. Le Type a donc assisté à un combat de catch nudiste, vu un mec tapisser le sol de biscuits pour ne pas perdre le chemin de sa tente et a cherché Mick Jagger avec des anglais pas très nets.

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18 :20 Dansons sous la pluie au son de « Good God ». Dansons sous la pluie avec Arch Woodmann. Exit la folk ! Sortons les griffes ! Bombons le torse ! Quittons le bois pour plonger dans le lac et rejoindre l’océan.

19 :20 Le concert de Kavinsky est annulé pour des raisons de « santé ». Les gens sont un peu dégoûtés mais dans l’ensemble tout le monde s’en fout !

Ellipse temporelle – Bataille de boue devant Sanseverino. Dégustation du pire sandwich au fromage de la terre. Bière. Échauffement avant IAM dont le set a été allongé grâce à l’absence de Kavinsky.

21 :40 DEBOUT LES GARS ! Rien que d’y repenser le Type a les yeux qui brillent et des papillons dans le ventre. Il n’est pas pour dire que le rap était mieux avant…mais il faut reconnaître que le rap de ces samouraïs du mic c’était du bon et ça le restera toujours ! Avec Arts Martiens IAM repasse à l’offensive et nous rappelle qui est le patron. Leçons prises à L’Ecole du Micro d’Argent, Arts Martiens se veut être un disciple insoumis aux punchline redoutables sur fond de soul, de scratch et de samplers guerriers à la 300.

22 :40 Les patrons laissent la place à la relève : 1995. La présence est là, le show bien maîtrisé mais c’est trop naïf, trop juvénile. Le Type redemanderait bien encore un peu d’IAM.

23 :15 Plus de force dans les jambes. Plus du tout. Le Type s’enfonce dans la boue et se laisse emporter par Patrice. On le connaissait comme une bête de scène ce soir il se fait plus prophète. Sa voix apaise, rassemble et nous soulève le cœur plus que les bras.

Ellipse temporelle – On ne sait plus trop ce qu’il est advenu du Type après ça. La fatigue ayant entièrement pris possession de son corps. Mais même absent de son corps, il entend, il entend la foule s’embraser sur Pendulum & Verse et Koan Sound.

De retour à Bordeaux, Le Type est aphone, il a la tête ailleurs et veut repartir sur les routes. Les fins de festivals sont si brutales. On a l’impression d’avoir tout inventé.
Pour pallier à ça, pas de panique ! Le Type se lance dans la création de mini-reportages de festival. C’est sans prétention, tourné avec un regard de festivalier qui marche, qui tremble et se prend des coups. 

ENJOY !

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