Rencontre avec Arch Woodmann #2

dans MUSIQUE

En 2010, nous découvrions Arch Woodmann, lorsque Le Type lui même n”était à peine qu”un embryon. Fidèles, nous l”avions revu plusieurs fois en concert, notamment au Rocher de Palmer en Février 2012. Ce laps de temps aura suffit à l”animal pour faire ses griffes. C”est donc avec plaisir que nous avons revu au Free Music Festival ce monstre de folk plus si propre. Sur scène, ça s”énerve, ça claque. En plus de s”être fait les griffes, il les a sorties. On revient donc avec lui sur son évolution.

Et puisque quand on aime on ne compte pas, on le reverra le 22 Juin au festival Vie Sauvage ! On s”y retrouve ?

IMG_2517-1

Le Type : On s”est déjà rencontré il y a un an. En quoi Arch Woodmann a changé en un an ? Que s”est-il passé ?

Antoine : Alors on s”est vu le 27 Février et qu”est-ce qu”on a fait le 27 Février ? Je ne sais plus… Ecoute on a sorti un EP entre temps déjà, on a enregistré un album et on a eu quelques changements de personnages… Enfin de personnages, une personne. Thomas l”ancien bassiste nous a quitté et c”est un nouveau Thomas qui nous a rejoint. On a aussi commencé à travailler avec Platinium Records, un label bordelais. C”est la première fois qu”on a un disque soutenu de cette manière là par des gens motivés et hyper investis.

Le Type : Par rapport à votre nouvel album, quelles sont les influences qui l”ont marqué ?

Antoine : Déjà le changement de mode de vie, j”ai déménagé à Bordeaux. Ça fait parti des choses qui ont généré toutes ces chansons là. Il y a aussi des influences musicales et autres comme David Axelrod. J”ai écouté pas mal de musique je pense, et essayé de faire vraiment des choses complètement différemment de ce qu”on faisait avant et qu”on ne puisse plus trouver la moindre trace de folk mignonne ou quoi que ce soit dans ce qu”on fait. Une autre chose qui a un peu changé aussi dans la conception du disque c”est le fait que Lucie et Benoit ont composé plus de parties. On a vraiment plus collaboré que d”habitude même si c”est moi qui fait toujours les chansons à la base, ça devient de plus en plus participatif.

IMG_2498-1

Le Type : Justement tous les trois vous êtes sur ce projet depuis le début et donc vous devez avoir chacun des Edite par Michel Martin, ils vous fait decouvrir 9 methodes insolites mais efficaces pour remporter de leargent e la reine des play2win casinos. évolutions musicales différentes ? Comme ça se passe pour gérer ça ?

Antoine : Déjà c”est moi qui suit en « charge » de gérer le projet donc c”est des choses qui sont facilement canalisables au moment de l”enregistrement etc. J”enregistre la plupart des parties et eux rajoutent autre chose. C”est des tensions qui sont intéressantes et qu”on retrouve plus en live parce qu”on est obligé de reconstruire les morceaux et d”aller à l”essentiel donc chacun a son approche du truc. Parfois ça passe et parfois ça ne passe pas. C”est un travail de groupe on ne peut plus normal (rires). Même si chacun essaie de servir au mieux les chansons qui sont sur le disque.

Le Type : Et comment on se sent quand on vient juste de finir un album ?

Antoine : Juste après on ne se sent pas forcément bien… Soulagé mais un peu déprimé parce qu”on a envie d”enchaîner direct sur autre chose et puis voilà… Je ne souhaite à personne d”avoir un mois de flottement juste après un album. Mais globalement je suis content du disque et c”est la première fois que je suis content d”un disque à ce point là donc je suis quand même heureux même si c”est un peu déprimant juste après. En plus je pense que c”est un peu normal. Quand on a fini une tâche qui prend du temps, qui prend beaucoup de place, quand elle s”arrête, on a l”impression qu”il n”y a plus rien.

Le Type : Quelle est ta dernière claque artistique ?

Antoine : Je ne sais pas, j”ai regardé des films de James Gray récemment. C”est vrai que ça me met toujours une claque de voir ce qu”il a fait et ce qu”il a fait aussi jeune aussi. Je suis toujours très admiratif. Et d”avoir vu le premier Wes Anderson aussi, donc Rushmore. En musique… Je ne sais pas trop. Je suis revenu à des trucs… J”ai écouté pas mal de blues ces derniers temps. J”essaie de me nettoyer les oreilles de tout ce que je peux entendre autrement. Et même s”il y a énormément de supers groupes, j”ai envie d”aller parfois vers une forme musicale un peu plus… pure, plus brute. Et j”ai l”impression que le blues peut offrir ce genre de chose.

IMG_2496-1

Le Type : Metronomy a donné son nom à de la bière. Si tu devais donner ton nom à un objet, ce serait quoi ?

Antoine : Soit un beurre salé, soit un sirop d”érable. Je pense que ça s”y prêterait pas mal.

Le Type : On a une rubrique qui s”appelle Du nouveau, du bon, du vieux, donc peux-tu nous donner une nouvelle, une bonne et une vieille chanson que tu recommandes ?

Antoine : Alors une vieille ce serait Rollin” and Tumblin” de Muddy Waters. La bonne en tout temps ce serait Song of Innocence de Axelrod. Et une nouvelle chanson ce serait… Swing Lo Magellan de Dirty Projectors.

Le Type : Si tu devais décrire Arch Woodmann aujourd”hui, comment le ferais-tu ? Et que penses-tu qu”il deviendra ?

Antoine : Je pense qu”Arch Woodmann est un projet assez exigeant en recherche permanente de changement. A mon avis, on a le mérite de ne pas aller systématiquement au plus facile et de proposer quelque chose qui ne cherche pas à s”inscrire dans un courant actuel. Donc non, on ne chantera pas en français ou quoi. Bref on fait ce qu”on a envie de faire tout en étant soutenu par ceux qui suivent le groupe depuis le premier album. Quant à savoir ce que le projet deviendra c”est difficile à dire… On traverse souvent des phases d”enthousiasme, d”autres de découragement. Le but c”est d”en retirer quelque chose mais la collaboration entre Lucie, Benoît, Thomas et moi est basée avant tout sur notre amitié et nos affinités musicales. Je tiens beaucoup à ce groupe puisque je l”ai créé mais peu importe ce que devient Arch Woodmann pourvu qu”on continue de jouer ensemble.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

*

Dernier de MUSIQUE

0 0,00
Retourner là haut