Tour du monde musical avec Hilight Tribe

dans MUSIQUE

C’est un peu inconscient de la tempête sonore qui l’attendait que Le Type s’est rendu au Krakatoa ce 26 avril. Les Hilight Tribe sont venus nous faire tâter de cette “natural trance” qui leur est propre, une acoustique parfaite de percussions et autres instruments divers venus des quatre coins du monde.  Un son et un rythme d’ailleurs, auxquels nous sommes peu accoutumés. Et un métissage musical pareil, ça vaut le détour. Mais attention, oreilles sensibles s’abstenir !

Certes, ça met longtemps à être mis en place. Entre la fin de la première partie, Sakya, et le début du concert, il y a bien une demi-heure de préparation. Trente minutes pendant lesquelles le public, visiblement déjà très chaud, a le temps de s’enflammer à chaque apparition d’un des membres de la Tribe, qui, imperturbables, font les tests sonores de mise sur tous les instruments. Et quand on aperçoit le nombre toujours plus important d’instruments qui sont amenés sur la scène pour ces cinq musiciens, on comprend la raison de l’attente.  Le Type, dans son habituelle curiosité naïve, ne s’attend toujours pas à l’explosion.  Quand Greg porte son didgeridoo de plus d’un mètre 50 à sa bouche, il n’en reste pas moins impassible. Il faut dire qu’il ne sait pas ce qui peut sortir d’un tel monstre. Le public, lui, semble être au courant, vu les hurlements impatients et généralisés.

Hilight tribe 1

Mais dès la première seconde, le premier souffle, c’est parti. Au son aborigène s’associent immédiatement le tonnerre de djembé et de la derbooka de Ludo, la basse de Rishnu, les congas et bongos de Roots et la batterie de Seb. Une harmonie plutôt difficile à concevoir si on ne l’entend pas en direct, étant donné la prédominance des percussions, et pourtant, le son est parfait. C’est très bruyant, mais pourtant très audible. L’oreille experte de Mathias, l’ingé son du groupe, est derrière tout ça. Un mélange de techniques ancestrales -la plupart des instruments ne datent pas d’hier- et avant-gardistes.

Hilight Tribe 5

C’est d’ailleurs cette diversité d’instruments qui fait le caractère unique de ce groupe parisien. La base musicale, la trance, n’est pas leur invention. Apparue dans les années 1990, sa musique et sa danse modifient les perceptions sensorielles de l’auditeur, frôlant parfois pour certains l’extase hypnotique. Mais c’est le plus fréquemment de la musique électronique. Chez Hilight Tribe, tout est naturel et acoustique, simplement amplifié. Le groupe se veut proche de la terre -ils ont effectué un long stage au Tibet pour s’imprégner de la culture locale, et se produisent souvent en Inde- et l’extériorise avec sa musique. Du sitar hindou au didgeridoo aborigène, des congas cubaines au djembé mandingue, en passant par la trompe tibétaine, les bougarabous diolas, la darbouka tunisienne ou le berimbau brésilien, c’est autant de cultures très diverses qui sont rendues complémentaires sur scène.

Hilight tribe 4

Quelle meilleure façon de faire passer un message, engagé pour une communion avec la nature, que d’utiliser la musique, une culture que tous les hommes ont en commun à travers le monde, à défaut de tolérance.

 Crédit photo: Juliane L.

 

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