Angus Stone @ Rocher de Palmer

dans MUSIQUE

Stone, c’est bien le mot. Même sans avoir pris le Trully mellow chanté par le très bon Tom Freund en première partie, Le Type s’est senti stone tout le long du concert. Un peu comme le chanteur.

Après avoir bravé la file d’attente qui serpentait devant le Rocher, Le Type est enfin arrivé dans la salle. Alors oui, Tom Freund avait déjà commencé à chatouiller son ukulélé. En nous fredonnant Victoria Queen of the desert, le décor était déjà planté. Certes, ce soir, et malgré ses talents reconnus de danseur, Le Type n’allait pas danser un rock endiablé. Au contraire, il allait se laisser bercer à coups de ukulélé, de guitare sèche et d’hommes enchapeautés.

Après un passage folk remarqué, apprécié et applaudi (oui tout ça à la fois), Tom laisse la place à Stone. Angus sans Julia. N’ayant pas atterri n’importe où, le monsieur arrive un verre de vin rouge à la main. Du Bordeaux, on espère. Le Type est chauvin. Quelques secondes de réglages et on décolle avec Broken brights. Le décollage est plutôt réussi. Pour le quatrième morceau, Angus attrape l’harmonica pour nous jouer The Wolf and the Butler. Alors entre ukulélé et harmonica, on se sent un peu comme devant un fjord norvégien, au coin de la cheminée d’un chalet en bois, un chocolat chaud entre les mains, voyez-vous ?

Et tout ça continue. On traverse les forêts, les lacs, les rivières, les cols aussi quand la guitare est plus électrique comme avec It was blue, avant d’achever le voyage sur End of the world. Pour le coup, le morceau qui dure quand même plus de cinq minutes met un peu de temps avant de nous achever. Il monte petit à petit en puissance jusqu’à arriver à une apocalypse musicale où tout se brouille ; guitares, piano, chant, basse, batterie et violoncelle. Du coup, entre la valse des lumières et la guerre des instruments on a presque envie que ça s’arrête. Maintenant.

 

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