Du Nouveau, du Bon, du Vieux #8

dans MUSIQUE

Quand Le Type rentre d’un périple sous la pluie et qu’il vient d’affronter vents et marées, il veut oublier. Alors pour ça, il s’aère l’esprit avec la pop ensoleillée du groupe californien Allah-Las. Le groupe formé en 2008 nous a livré en septembre dernier un album éponyme plein de légèreté à l’image de la reprise du morceau de The Roots « It’s been a long journey » de 1965, déjà présente dans leur 1er EP. Cette version « hamac », plus calme que l’originale, et son clip en noir et blanc nous plongent d’emblée dans l’Amérique des années 60-70.

Le très bon Nick Waterhouse a su flairer le talent des quatre californiens en produisant cet album qui ressemble à une balade au son « garage » le long des routes californiennes. On n’y retrouve pas de morceau vraiment énervé mais c’est aussi ça qui fait son charme. Une virée au rock sablonneux, donc, portée par la voix du chanteur et guitariste Miles Michaud mais surtout par les riffs de Pedrum Sidatian. Le tout, joyeusement rythmé par Spencer Dunham à la basse et Matthew Correia à la batterie.

Les grandes étendues arides américaines et les combi Volkswagen ont l’air d’inspirer le quatuor. Le clip de Busman’s Holiday frôle même le cliché des baroudeurs jouant de la guitare autour d’un feu de camp dans un coin perdu de l’Amérique de l’ouest sous un ciel étoilé. Mais après tout, on aimerait bien être à leur place alors on voyage avec leur musique.

 

Vous avez peut-être entendu parler du film « Inglourious basterds », ou le Commando des bâtards en Français, réalisé par Tarantino (c’est d’actualité). Si c”est le cas, vous aimez la boucherie, qu’on se le dise ! Inglourious Bastardz (IBZ) est un collectif de nombreux rappeurs originaires de Grenoble, Toulouse, Belgique, Suisse… Plusieurs d”entre bet online casinos eux dont Jeff le nerf (IV my people) et Furax Barbarossa (Bastard prod) étaient d’ailleurs connus avant la formation du collectif. Rejoints par 10vers, Swift Guad, Neka&Menshen (Le S1drome), Emetik & Amanite (L’1solence), Scylla, L’Hexaler, Sendo, Abrazif, Mutchach, Open mic, Skip, DJ Vice et DJ Toots, le regroupement ne pouvait être qu’explosif !

Inglourious Bastardz a un message à faire passer pour décrire le monde dans lequel nous vivons. Un mélange de punchline, de drogue, d’instru et d”alcool pour que ça frappe sec. Une vraie recherche liée à la tristesse, à la dépendance ou à la rage. Tout ça sur du bon son dans le caisson histoire de faire trembler les murs.

L’album est sorti officiellement le 26 Novembre 2012. Du rap qui sort du mauvais panier commercial consensuel surtout à notre époque. Pour ceux qui soutiennent le mouvement Hip – Hop dans le bon sens !

 

Et pour finir, Le Type mute d’amateur de Hip-hop à rockeur psychédélique avec Os mutantes. Ce vieux groupe brésilien s’est formé en 1966 à Sao Paulo.  Arnaldo Baptista et Sergio Dias font sonner leurs guitares en chœur avant d’être rejoints par Liminha à la basse et Dinho Leme à la batterie. Les chœurs sont super importants chez ces mutants brésiliens. Rita Lee mène le tout au chant pour nous faire twister sur ce rock aux sonorités psyché.

Leur morceau le plus connu A minha menina est très festif par exemple. Il donne envie au Type de retrouver ses amis les autres types pour chanter en chœur en frappant dans leurs mains dans un jardin estival éclairé par des lumières rouges, vertes, bleues et jaunes. Vous voyez le tableau ? Ce titre a été repris en 2002 par le groupe anglais The Bees originaire de l’île de Wight. Pas mal comme cadre.

En plus de nous rendre joyeux, Os mutantes nous emmènent dans un univers enfantin et naïf. Dans A minha menina, on trouve des paroles légères comme « A roseira já deu rosas e a rosa que eu ganhei foi ela » qui veut dire « Le rosier a donné des roses et j’ai gagné la rose qu’elle était ». Et cet univers enfantin se retrouve dans le titre Technicolor avec une intro qui sonne comme un conte. Mais en même temps, la chanson parle d’un rêve en technicolor, d’un voyage en train comme une hallucination. « I’ll take a train in technicolor ». On hésite entre rêve et hallucination. En tout cas, le message est bien de concrétiser nos rêves. Oui, c’est naïf mais sans ça, on serait bien triste les enfants.

 

Jérémy, Vico & Florence

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