I Heart Sharks + Divine Paiste @L’iBoat

dans MUSIQUE

C’est toute une épreuve de sortir l’hiver, surtout quand on tourne à 5 concerts par semaine. Pour la review d’aujourd’hui, Le Type a bravé le froid pour bouger jusqu’à l’iBoat se réchauffer au son de I Heart Sharks. Et il a bien fait de refouler ses envies d’hibernation !

En première partie, Divine Paiste nous abreuve d’un rock indie teinté d’électro-pop, énergique et accrocheur. Quelque part entre Electric Guest et Franz Ferdinand, la recette ici est un savant mélange entre gros riffs et pop légère. Leurs tracks passent parfaitement en live, avec des petits plus comme une session furieuse de breaks survitaminés : trois membres à s’acharner sur la batterie pendant que le bassiste improvise.

Divine Paiste, c’est frais, c’est dynamique, ça fout la pêche. Enfin bref, une aisance sur scène digne des plus grands, et honnêtement, il ne fait aucun doute que ces quatre tourangeaux ne vont pas s’arrêter de si tôt, parole de Type. En tout cas, c’est tout ce qu’on leur souhaite, en attendant leur premier album qui devrait sortir bientôt. Stay tuned !

(PS : Ils ont aussi un projet sympa qu’on peut retrouver ici et pour les tracks c’est .)

Et pourtant, pas facile de s’imposer quand on ouvre pour I Heart Sharks. Le trio germano-anglo-américain a mis la barre très haut dans la petite cale de l’iBoat.

On attendait impatiemment leur album depuis la sortie de leur tout premier EP, Wolves en 2010 suivi par Neuzeit en 2011. En Octobre 2011, ça y est, Summer sort : 12 pépites électro indie. Il aura fallu encore un peu plus d’un an pour que LeType puisse les voir en concert, mais ça valait le coup.

Même si, comme ils le disent eux-même, ils « ne sont pas vraiment allemands mais essaient de l’être, un peu », en les voyant on se dit qu’ils n’auraient pu être de nulle part ailleurs que Berlin. Chaussures blanches, jeans noirs, chemises bleues boutonnées jusqu’en haut, les I Heart Sharks ont tout l’air des héritiers de Kraftwerk, dont on retrouve d’ailleurs la patte dans la base rythmique de nombreux morceaux, notamment Ny Bln. Des influences, on pourrait en citer plein – The Cure ou encore Foals pour les plus évidentes – mais le génie de I Heart Sharks, c’est ce style à la croisée de tout et pourtant si personnel.

 

C’est une ambiance toute particulière, dansante mais planante en même temps, qui happe  le public et le tient en haleine tout au long du concert. On comprend les cabrioles de Simon Wangemann – le guitariste – qui semble ne pas pouvoir tenir en place plus de 30 secondes, jusqu’à descendre dans la fosse au grand dam de l’ingé son qui galère avec son jack. Autre talent des I Heart Sharks, ils font tout en live et ils le font bien : pas l’ombre d’un laptop ou d’un sampler sur scène. Pas étonnant donc que Pierre Bee -le chanteur- et Martin Wolf -le batteur- aient leur synthés et autres multipads à portée de main. Et ça fait toute la différence, sur des morceaux comme Wolves qui en ressort bien plus puissante que la version studio, ou Animals qui semble alors prendre possession de tout l’espace.

Gros coup de coeur pour Summer, l’un des titres phares de l’album, ainsi que pour Suburbia, reprise en chœur par tous. Parce qu’enfin, le groupe sait comment impliquer le public. Pierre nous parle dans un français quasi parfait, et va jusqu’à revisiter Neuzeit en traduisant le refrain (en allemand à la base) dans la langue de Molière.

http://www.iheartsharks.net/

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

*

Dernier de MUSIQUE

0 0,00
Retourner là haut