Electric guest

dans MUSIQUE

Puisque Le Type était invité, il n’a pas décliné. Le rendez-vous à la Rock School Barbey avec les trublions d’Electric Guest, que vous aviez découvert sur le site avec leur premier tubeThis head I hold extrait de l’album Mondo qui s’avère être un savant meltin-pot musical. Beaucoup d’influences pour un album qu’ils ont mis cinq ans à mener à terme, c’est long, mais le résultat vaut amplement l’écoute. Le live a été à la hauteur de l’album rythmé, intense. Dans une ambiance de feu, les natifs la côte ouest ont assuré le show. Le Type vous conseille vivement d’aller les voir en concert, parce qu’ils sont simples et chaleureux, et parce que Asa a une façon de bouger sur scène et de vivre les morceaux qui est juste incroyable. Ne perdez plus de temps, foncez. Passant par Bordeaux pour tournée européenne, Asa et Matthew nous ont reçu souriants, et détendus une petite heure avant leur montée sur scène. Ça a parlé musique, petites anecdotes, et encore musique, autour d’une petite bière bienvenue.

Le Type : Salut Electric Guest, on va commencer avec quelques questions au sujet de votre album, Mondo. On a remarqué que les chansons sont vraiment éclectiques, on trouve de tout dans cet album. C’est voulu ?

Asa : Je pense que c’est parce qu’il a été écrit sur une très longue période. Certains des sons datent de plusieurs années et quand on est parti en studio avec Danger Mouse, au lieu de remplacer certains trucs, on en a juste ajouté. D’ailleurs j’ai eu un peu peur de ça, mélanger tous ces morceaux, je me suis demandé “Est-ce que c’est trop différent ?” mais Brian de Danger Mouse m’a dit “Non, ta voix est le fil conducteur de tout l’album.”
Mais ouais, certains des morceaux ont été enregistrés dans nos chambre, d’autres dans un vrai studio, parfois sur le dictaphone de l’Iphone, d’autres sur des micros à 15 000 dollars. C’est pourquoi tout est si différent.

Le Type : Vous avez des histoires intéressantes à nous raconter ? Vous vous êtes engueulés ?

(Asa regarde Matthew)

Asa : Ouais ! (rires) Enfin, pas nous deux mais je me suis engueulé avec Brian. Quand on a commencé à enregistrer l’album, il avait choisi 30 chansons au cours des années précédentes du genre “J’aime celle ci et celle-là et elle.” et on a fini avec 17 morceaux. Il a dit “Celles-ci sont les bonnes, on va bosser dessus.” Ensuite, le tout premier jour de studio il me fait “Désolée mais je veux pas les produire dans le sens classique du terme.” donc j’ai dit “Ok” et j’étais vraiment excité mais je pense que passer de sa chambre, tout seul, à un studio avec plein d’autres gens : c’était difficile. A la fin de la seconde semaine, on s’était pas engueulé mais bon, il a compris que j’étais pas d’accord pour certains changement. Donc on a fait un voyage à San Francisco (je viens de là-bas) et on a juste fait la fête, écouté de la musique, se changer les idées. Quand on est revenu l’enregistrement s’est bien passé.

Le Type : Si vous deviez expliquer le concept de Mondo à un jeune enfant, vous lui diriez quoi ?

Asa : Quel age ?

Le Type : 12 ans ?

Asa : Pour moi, l’album traite de la difficulté de grandir en Amérique, de notre place d’un point de vue culturel. Il n’y a qu’une seule chanson d’amour. Le reste parle de la recherche de soi dans une culture avec laquelle vous êtes en désaccord. Et c’est dur quand vous en arrivez à prendre des décisions sur vos convictions mais que vous voyez des choses qui ne reflètent pas ce que vous ressentez. “Awake” et “Control” sont deux chansons pleines d’espoir pour le futur. Donc je lui dirais surement « C’est dur pour toi de grandir dans ce monde et cette culture mais… tu peux le faire ! » (rires)


Le Type : Si vous deviez collaborer avec un –et un seul– artiste, mort ou vivant, ce serait qui ?

(silence)

Matthew : Moi, probablement John Barry. Vous le connaissez ? C’était un compositeur…

Asa : Il est mort ?

Matthew : Oui il est mort. Il a fait la musique de Midnight Cowboy ou Out of Africa. La plupart des James Bond aussi. C’est mon compositeur préféré.

LeType : Et toi Asa ? (silence)… Matthew ?

Asa : Ouais, Matthew ! Je collaborerais avec lui volontiers (rires)

 

Le Type : Quel est votre pire souvenir de scène ?

Matthew : Je devais avoir 15 ou 16 ans, on faisait un concert chez un pote et j’avais fumé de la beuh pour la première fois. Non…en fait…c’était la deuxième mais la première fois je n’ai pas eu d’effets. Donc je devais faire de la batterie mais IMPOSSIBLE de la voir juste devant moi. Je me suis dit « Plus jamais ça! »

Asa : Mon pire souvenir de scène c’était l’autre jour ! On était au Kansas…

Matthew : Kansas city !

Asa : Ouais, c’est ça, rien à voir avec le Kansas. Mais j’ai fait « CA VA KANSAS ?! » et c’était pas le bon nom, donc les gens aux premiers rangs était juste genre « Non » mais je m’en suis pas rendu compte. C’est après que je me suis senti mal. Je me suis dit que ça devait arriver un jour où l’autre. Tu te trompes forcément dans le nom des villes puisqu’on en change tous les jours.

Le Type : On a une rubrique sur le site qui s’appelle “Du nouveau, du bon, du vieux”. Est-ce qu’il y a un nouveau, un bon et un vieux morceau que vous pouvez nous recommander ?

Asa : Peut-on y répondre ensemble ?

Le Type : Carrément !

Matthew : Pour le vieux, il y a ce groupe Honeybus et la chanson exacte c’est “Be thou by my side”

Asa : C’est une chanson géniale, vraiment belle

Matthew : En fait je pense qu’on va essayer d’en faire une reprise, bref il faut une chanson récente, Asa ?

Asa : “Dark Allies” de lightAsylum. Elle est énorme. Ils sont de Brooklyn et sont vraiment cool avec beaucoup de style. C’est de l’electro assez sombre. La chanteuse a une voix d’homme, c’est tellement bien !

Matthew : Et pour une bonne chanson le dernier de Cage the elephants.

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8tracks de l’interview

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