Deux types de Serial killer

dans ART ET CRÉATION

UN

 

Tuer le jeune c’est votre business. Jeune parce que frais. Mention de qualité ONP, pour “organes non périssables“. Dans votre branche, vous êtes un ténor. Il vous suffit d’un scalpel bien aiguisé, de gants parce que l’hygiène c’est important et de quelques millilitres de chloroforme pour travailler sur un sujet immobile et la magie s’opère. Votre moment préféré : quand la victime se réveille et que la douleur la gagne, qu’elle est transpercée par une souffrance indescriptible. Pas besoin d’avoir fait d’études de médecine pour livrer un diagnostic : sans sa vésicule biliaire, ni son poumon droit (enlevés sans anesthésie qui plus est), la mort n’est qu’une questions de minutes (d’heures pour les plus malchanceux). Quelques fois, après une longue journée de charcutage, vous êtes fatigué et ne supportez plus les appels à l’aide tout en désespoir et panique qui émanent de ce qui était un jour la bouche du tas de viande. D’autant qu’il use bêtement du peu d’énergie qui lui reste. Primo, d’accord il n’est pas censé le savoir, mais l’insonorisation de la pièce est excellente, elle a été refaite la semaine dernière. Deuxièmement, ses suppliques vous donnent un de ces mal au crâne… Enfin merde quoi !? Vous êtes un serial killer, pas une conseillère sociale, bordel ! De fait, vous décidez de conjuguer sadisme et zenitude : vous emmurez ce qui d’ici quelques temps ne sera plus qu’un tas d’os.

L’un des posters fixé sur le mur de votre chambre

DEUX

Comme votre père avant vous, le mythique “Boucher du Gers“, et son père avant lui, “Alfredo le Fou“, vous avez très tôt embrassé la profession de nettoyeur de vie. Les légendes du type “il y a dix ans jours pour jours a été retrouvé dans ce ruisseau, le corps mutilé d’une jeune fille“ ou encore “on raconte que la chambre 112 de l’hôtel Des Trois Perdris de Bagne-sur-Mer est hantée et que tous ceux qui l’ont occupé un jour, y ont été retrouvé mort au petit matin“, c’est votre œuvre. Vous êtes un tueur à l’ancienne. De ceux dont la police, malgré qu’elle ait dépêché une unité entière et soit allée jusqu’à solliciter l’aide du FBI, ne parvient toujours pas à comprendre le mode opératoire. Et ce quand bien même vous avez poussé l’insolence jusqu’à avoir pris la peine de régulièrement lui envoyer des lettres explicatives extrêmement détaillées avec légendes et dessins qui vont bien. Votre plus grande fierté, c’est d’être parvenu à ériger le meurtre au rang d’art. Il paraîtrait même que vous soyez l’un des cas enseigné dans toutes les bonnes universités où l’on peut étudier la criminologie. Plus que des tableaux “vos“ scènes de crime sont des fresques du meilleur effet. Toutefois, votre passion, vous la pratiquez dans un cadre éthique. Au travers d’une sorte de code que vous vous êtes imposé (note de l’éditeur : Dexter n’était même pas un projet que vous massacriez déjà). Un exemple à la volée, vous avez uniquement le droit de tuer durant la “saison du meurtre“, qui coule du 18 février au 28 septembre.

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