2 Days in New-York

dans ÉVÉNEMENTS

Dans la comédie romantique classique, il y a des codes bien précis. La femme c’est ELLE, le mec c’est LUI, tous les opposent, ils ont des vies qu’on aura jamais avec des meilleurs amis trop hype qu’on n’aura jamais, dans des villes où l’on ne vivra jamais – frustré ? Pas du tout…Je disais donc… Ha oui… Elle est ELLE, il est LUI, tous les séparent, et pourtant on sait dés le début que l’ironie du sort et un bel enchaînement de quiproquos les réunira à la fin pour un amour qui durera toujours. Ce n’est pas du tout ce qui se passe dans 2 Days in New-York, le dernier film de Julie Delpy.

Synopsis : Marion (Julie Delpy) a quitté Paris avec Lulu son fils. Elle est toujours photographe. Elle est toujours aussi névrosée – mais elle se soigne. Elle n’est plus avec Jack mais avec Mingus (Chris Rock). Mingus est chroniqueur à la radio. Il voue un culte assez étrange pour Barack Obama. Il est le cliché de l’intello New-Yorkais. Il a une fille. Ha oui… Et il est noir. Mais ça, ce n’est qu’un détail – pour ne pas dire que dans ce film on s’en contre-fout. Marion et Mingus vivent ensemble. Ils sont très amoureux. Ils vivent paisiblement dans un loft bien décoré. Jusqu’à que la famille de Marion débarque…

La comédie romantique conventionnelle, aussi bonne soit-elle, se concentre généralement sur la difficulté de se mettre en couple et nous laisse tout penaud après le happy end. Comment ça se passe après ? Est-ce toujours aussi beau ? Pour 2 days in New-York, Julie Delpy a tout pris à contre-sens pour mettre en lumière la partie moins glamour des relations amoureuses, telle que la vie avec l’autre au quotidien, à travers la rencontre avec la belle-famille.  Et c’est ce qu’on aime. On apprécie se prendre la réalité de la galère de la vie de couple en pleine face. Et pas n’importe quelle vie de couple ! Un couple mixte qui forme une famille recomposée et qui réunie des personnes qui ne parlent pas la même langue et qui n’ont pas du tout la même culture.

Entre Rose (Alexia Landeau) la sœur de Marion, psychiatre pour enfant, qui analyse tout et se ballade tout le temps à poil, Manu (Alex Nahon) le petit-copain de Rose, arrogant, alcoolique, fumeur de joint qui est persuadé qu’arrivé à New-York il vivra une vie de gangsta rappeur et  Jeannot (Albert Delpy), le père de Marion et Rose, papy gâteau et gâteux, bon vivant, qui est la famille Bidochon à lui seul ; voilà un choc des cultures qui annonce bien des galères. Des galères cruelles de vérité, tellement clichés qu’on s’y reconnait parfois et qu’on ne peut qu’en rire tellement c’est naturellement mis en scène. Dans 2 Days in New-York, on ne cherche pas à provoquer le rire à tout prix. A ce propos Julie Delpy déclare « Je choisis des thématiques qui pourraient tourner au drame. Et ce n’est pas nécessairement une histoire amusante. Mais j’y introduis des situations et des personnages loufoques, et c’est ça qui suscite l’humour. »

En parlant de loufoque, parlons peu, parlons bien, parlons Chris Rock. L’acteur américain est hilarant dans le rôle de l’intello « newyorker » désemparé par l’arrivée de ces envahisseurs gaulois qui sentent le fromage et la saucisse. Il est l’un des pilier du ressort comique dans le film. On compatit à sa détresse tout en espérant le voir exploser à tout moment pour déverser des vannes assassines qui nous font mourir de rire. D’ailleurs la plupart des dialogues nous font mourir de rire et nous rappellent une version franchouillarde de Woody Allen.

Ainsi Julie Delpy nous offre avec 2 days New-York une comédie comme on les aime : vraie, optimiste et légère. Un agréable rayon de soleil caustique en ces beaux jours de printemps.

Il y a en tout 8 teasers pour 2 days in New-York. On a choisi pour vous celui qui nous a fait le plus rire.

Actuellement dans les salles

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

*

Dernier de ÉVÉNEMENTS

0 0,00
Retourner là haut