Le TYPE rencontre Bordeaux Collectif Burlesque.

dans ART ET CRÉATION

À l’issue du show du 14 Février 2012, le TYPE rencontre les membres de l’association Bordeaux Collectif Burlesque pour une discussion à bâtons rompus sur l’association et ses perspectives d’évolution. 

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– Genèse – 

L’association Bordeaux Collectif Burlesque naît le 18 Avril 2011. Quelques années auparavant, sa présidente, Bettina Sulfur, découvre la discipline New Burlesque grâce à une exposition de la photographe américaine Katharina Boss. Né dans les années 1990 aux USA, le New Burlesque ne s’implante en France qu’à l’orée des années 2000.

BCB naît de la rencontre entre une performeuse parisienne – Miss Glitter Painkiller – et une poignée de filles décidées à se lancer dans l’aventure New Burlesque. Parmi elles, on compte des effeuilleuses Miss Cherry Cake, Paris la Haine, Lolo Chantilly, Cyd Sailor. Pour la présidente, Bettina Sulfur :

 “La discipline m’a intéressée, d’un point de vue à la fois esthétique, humain, et politique. Je me suis toujours intéressée à la transmission et à l’apprentissage sur mon matériau humain. Le burlesque regroupe beaucoup de choses que j’aime : un univers artistique, le fait d’être en groupe, d’être une troupe, un collectif, le fait de pouvoir transmettre des choses aussi, de pouvoir s’entre-aider. Ce qui me plaît beaucoup aussi dans le principe de l’association c’est ça : on est pas seul(e)s à mener quelque chose, on collabore.”

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A ses débuts, l’association propose des cours d’effeuillages, et des stages d’initiation. A Bordeaux, la demande est déjà très présente. Puis vient le temps de la médiatisation et l’association organise une première action de communication évènementielle au Garage Moderne, en Septembre dernier.

 “On a démarré école associative, on proposait essentiellement des cours et des stages à Bordeaux (nous proposons à nos stagiaires de monter sur scène au bout de trois mois). On a fait notre première soirée évènementielle en Septembre dernier au Garage Moderne, et ça a été un vrai succès ! Nous avons récemment ouvert les statuts de l’association pour être également créateurs d’évènements et accompagnateurs d’artistes (par exemple nous suivons Paris La Haine).

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Le succès de l’association BCB dans une ville comme Bordeaux est essentiellement dû aux valeurs véhiculées par le New Burlesque. Discipline nouvelle et politique, permettant à toutes les femmes de s’exhiber et de dompter leur corps, et ce malgré la prégnance des diktats esthétiques de la société post-moderne, le New Burlesque séduit et attire de nombreuses participantes. En effet, peu importe que l’on soit petite ou grande, grosse ou mince, le New Burlesque est ouvert à toutes les femmes. Dans sa dimension politique, cette discipline se présente comme le manifeste de tous les corps, et de toutes les beautés, et ce en plus de sa dimension ludique, et théâtrale.

 “On sent que ça répond aussi à des attentes très personnelles de femme très différentes, avec des corps différents, des âges différents, donc c’est vraiment très intéressant de faire toutes ces rencontres. On sent que ces femmes ont besoin de ça pour se trouver aussi, pour se lâcher, pour prendre possession de leur féminité, et se donner le droit d’être féminines. Les femmes ont de nos jours beaucoup de choses à assumer et c’est vrai que se donner ce genre de petites récréations et se donner le droit d’être une fille c’est quand même plutôt agréable.

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Effectivement dans le burlesque la féminité est exacerbée. L’effeuillage n’est pas vulgaire, il est artistique, et tout dans cet univers participe de cette atmosphère théâtrale. Le TYPE se demandait d’ailleurs comment les performeuses choisissent leur nom de scène. Miss Glitter Painkiller nous explique que les performeuses américaines optent pour des noms à consonance française, tandis que les européennes pour des noms à consonance anglo-saxonne. Souvent, les noms de scène se déclinent en plusieurs mots, qui correspondent soit à des caractéristiques personnelles, indices de caractère, soit aux traits du personnage de scène.

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Le TYPE est charmé, et  vous invite donc à venir découvrir l’univers esthétique déjanté du burlesque !
Glitter rules
!

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Les tips du Type : où se fournir pour la lingerie et les accessoires ?

 “Beaucoup en boutique spécialisée, notamment sur Internet ou à Paris. Mais à Bordeaux nous avons également le Boudoir D’Eugénie, ouvert récemment (rue Saint James). Avec l’asso, nous créons des partenariats, nous travaillons également avec un atelier de création de nippies. Il faut savoir aussi que la plupart des filles font elles-mêmes leurs costumes, souvent elles les conçoivent en fonction de leurs personnages. Sur scène il y a ni grands créateurs, ni grandes marques. Et les accessoires sontextrêmement importants dans le burlesque.”

Crédits photos : Emeline.D et Mélody.T

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