Rencontre // Crâne angels @ Krakatoa

dans MUSIQUE

On a profité de la Release Party de Crâne Angels pour les rencontrer et en apprendre plus sur ce groupe exceptionnel qui apporte un bon vent de fraîcheur sur la scène bordelaise. Rendez-vous dans les loges avec Mr Crâne, Botibol, Arthur(J.C Satan), Sylvain (Nunna Daul Isunyi)et d’autres Crânes qui allaient et venaient dans la loge.

Le Type : Une petite présentation de Crâne Angels ?

Arthur Satan : On est un groupe de douze personnes. On est pleins de mecs avec juste deux filles. Et là on sort un album avec Animal Factory qui s’appelle Le Sylphide de Brighton. Dans le groupe, il y a des landais et des basques, quelques parisiens et un mec qui vient du Médoc.

Sylvain (Nunna Daul Isunyi mais on l’appellera Sylvain parce qu’il tient à être lui-même) : On s’engueule un peu des fois, pour ne pas dire tout le temps mais on est quand même l’expression de la tolérance.

Mr Crâne : Vous devriez mettre dans votre interview qu’on a le neveu de Christine Boutin avec nous aussi.

Sylvain : Il ne veut pas qu’on le dise !

Arthur Satan : En même temps, ça fait vendre. C’est le genre de truc qui se « twitte » non ?!

Botibol : En plus, on pourra jouer sur notre image de catholique invétéré (rires).

Le Type : D’où vous est venu l’idée de faire une chorale ?

Arthur Satan : On devait être bourré certainement…(rires). C’est Mr Crâne qui va répondre.

Mr Crâne : Peut-être oui. Mais sinon, quand je lance des projets, souvent j’aime appeler des potes. Je laisse aller les choses. Pour le projet Crâne Angels, on est parti sur des chansons que j’ai composé et qu’on a repris avec Botibol, Sylvain et d’autres qui nous ont rejoint. A la base, on ne faisait ça que pour s’amuser. On chantait tous ensemble avec nos guitares. C’était un projet “off” qui est devenu un projet “in”.

Arthur Satan : C’est tellement bien tourné ce que tu dis.

Le Type : Comment on compose quand on est 12 ?

Sylvain : C’est comme une partouze sans mode d”emploi. Quand tu arrives dans une partouze la première fois, tu comprends pas vraiment ce qui se passe. Tu te la donnes trop vite et après tu te rends compte qu’il y a d’autres gens qui sont là derrière. Alors t’es là, “merde j’aurais du ralentir”.

Arthur Satan : Et puis, tu sais pas où donner de la bite. Tu te rends compte que c’est une partouze évolutive. T’as fini le premier mais tu réalises qu’il y a mieux à côté aussi.

Mr Crâne : Chacun arrive avec son idée du truc, tout ça se confronte et ça te permet de réfléchir.

Arthur Satan : Il y aura toujours quelqu”un qui aura un peu de recul et qui va utiliser ce qui se passe devant ses yeux pour nous rassembler.

Botibol : C’est souvent celui qui filme à la fin d”ailleurs ! Souvent, c”est Romain, le batteur.

Sylvain : Ça prend du temps. C’est comme dans un groupe à quatre sauf que ça demande plus de compromis vu qu’à onze, on multiplie les problèmes.

Mr Crâne : Mais on a le temps. Il n’y a pas de recette miracle.

Le Type : Est-ce que le fait d’appartenir à d’autres groupes influe sur Crâne Angels et inversement ?

Sylvain : Non, je pense que ça renforce ce qu’on fait tout seul.

Mr Crâne : Oui, tout ce qu’on ne peut pas faire sur Crâne Angels, on le fait pour nos projets persos.

Arthur : En même temps, on peut foutre n’importe quoi dans Crâne Angels…comme du zouk.

Botibol : On a fait du zouk ! Ça s’appelait «Yes», c’était du disco zouk même !

Sylvain : Du hard zouk même !

Le Type : C’est quoi être un Crâne ? Comment on vit en tant que Crâne ?

Arthur : Oula, ça demande trop de question sur moi-même (rires).

Botibol : Je vais appeler notre agent. Fred ! Ha non, il est là !

Fred : Ha oui, toute question sur la vie du Crâne est interdite. (il nous pointe du doigt et s’en va)

Arthur : C’est se sentir moins seul dans l”adversité. C’est rater des concerts et trouver que c’était super quand même. Surtout après. A onze, on s’amuse mieux avant et après les concerts même quand ils sont ratés.

Mr Crâne : C’est prendre beaucoup de place dans les loges aussi.

Romain (c’est le batteur et il vient d’entrer dans la loge) : C’est comme une baston dans le village d”Astérix. Les bastons qui se déplacent. Sauf que nous, on est en van et en voiture. Et qu’on sent moins le poisson, l’enclume, le menhir et le sanglier.

Arthur : Je ne suis pas d”accord ! On est quand même une belle bande d’Assurancetourix, le barde là, qui fait chier tout le monde.


Le Type : Quel est votre meilleur et votre pire souvenir de tournée ?

Arthur : Le pire, c’est Niort ! Le concert était complètement raté. Et on a fait n’importe quoi dans les loges. Romain s’est mis à vomir du sang, enfin, à tousser du sang. On s’est fait des caleçons égyptiens. On se battait. D’autres gens, d”autres groupes ont voulu se battre avec nous. Et au moment où tout le monde a cru qu’on allait se calmer, ben c’était le moment où on est venu demander une ambulance pour Romain.

Botibol : Il était tellement mal qu’on l’a isolé parce qu’on pensait qu’il avait la tuberculose. Mais c’était pas ça. Romain a juste une mauvaise hygiène de vie.

Romain boude.

Botibol : Mais je rigole !

Arthur : Le meilleur ça doit être au Chiquito ! Il n’y avait que 80 personnes mais le concert ressemblait à un rassemblement sous le drapeau gay. On était tous torse nu à se toucher, à se prendre dans les bras et à suer.

Sylvain : Belle image de l’homosexualité ! (rires)

Botibol : C”est surtout que même si on était peu, il faisait 50° dans la salle ! Mais les gens ont kiffé quand même. C”était un petit concert au final mais on s’est vraiment éclaté.

Emeline.D & Fen.R
Crédit photo : Emeline.D / Annie Bossut

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