Les Marches du Pouvoir, plus un escabeau qu’un escalier

dans ÉVÉNEMENTS

La politique, c’est la cour des grands. Quand on commet une erreur, on n’a plus le droit de jouer“

Les Marches du Pouvoir, quatrième long métrage réalisé par George Clooney, confirme ce fait : la politique est un monde âpre et impitoyable où coups bas et faux-semblants sont des outils que le candidat au pouvoir se doit de maîtriser avec talent s’il veut un jour atteindre les sommets qu’ils convoitent.

Ce drame politique d’1h35 introduit le spectateur dans les coulisses d’une campagne menée dans le cadre des Primaires Démocrates visant à désigner le candidat qui représentera le parti symbolisé par un âne pour la lutte finale face à l’éléphant Républicain dans la course finale au Bureau Ovale.

Mike Morris (George Clooney), gouverneur de Pennsylvannie, est au coude à coude avec le sénateur de l’Arkansas, Ted Pullman, pour être désigné candidat du parti Démocrate. L’Ohio sera décisif : celui qui remporte cet État est quasiment certain d’être l’heureux vainqueur des Primaires. Pour faire la différence, il est entouré de son fidèle chef de campagne (Philip Seymour Hoffman) et du bras droit de ce dernier, Stephen Meyers (Ryan Gosling). Pour gagner, toutes les méthodes sont permises.

Le casting est solide. C’est le point fort de ce film : des acteurs de talent. Avec en tête, Ryan Gosling. On l’avait quitté exceptionnel dans Drive, il confirme une nouvelle fois tout le bien qui peut être dit de lui ci et là. Il est parfait dans le rôle d’un conseiller idéaliste aussi talentueux que naïf qui va devoir s’adapter aux méthodes peu fair-play de ses adversaires pour espérer gagner la victoire.

Au final, l’immersion dans les arcanes politiques est intéressante mais The Ides of March est une fiction inégale qui laisse un goût de frustration. En effet, malgré de bonnes intentions dans la réalisation, le rythme est souvent trop lent et le scénario pas tellement novateur. Dommage. Si je devais attribuer une note sur 20 aux Marches du Pouvoir, je lui donnerai 12,5. En somme, un film à voir sur Canal+, pas au cinéma.

2 Comments

  1. Je sais pas si j’irais voir le film, mais j’aime beaucoup l’affiche, je crois que c’est STUDIO (ou PREMIERE) qui avait fait l’analyse de sa conception, et en elle même je trouve qu’elle reflète bien la manipulation des médias dans les campagnes politique … bref je m’égare ^^

    • C’est clair qu’en terme d’analyse sémiologique, cette affiche est superbe. Je pense que s’il y avais un Oscar de la meilleure affiche de film, Les Marches du Pouvoirs serait en très bonne position pour le remporter.
      Et tu ne t’égares pas tant que ça puisque dans le film, le personnage de Ryan Gosling est très à l’aise avec les médias qui, de ce fait l’adore et se laissent aisément manipuler par celui-ci.

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