Drive

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Drive, c’est l’histoire d’un jeune homme solitaire et peu bavard (Ryan Gosling), cascadeur pour Hollywood le jour et conducteur à disposition des voleurs la nuit, qui va tomber amoureux d’Irene (Carrie Muligan). Sauf qu’entre la sortie de prison du mari d’Irene et l’implication de Nino, un mafieux notoir, dans le projet monté par son manager, Shannon, qui vise à le faire participer aux courses de stock-car professionnels, les choses vont prendre une tournure délicate…

A la rédaction du Type, bien qu’étant une jeune communauté et n’ayant donc que très peu eu l’occasion de nous achopper sur quelque point que ce soit, nous sommes facilement tombés d’accord pour dire que Drive est l’un des meilleurs, si ce n’est Le meilleur, film à avoir été projeté sur les écrans hexagonaux depuis la rentrée. De plus, nous adoubons définitivement Ryan Gosling : il a tout pour appartenir à la race des monstres sacrés du cinéma tant son talent éblouit une nouvelle fois le spectateur.

Certes, diront les mauvaises langues que si quelqu’un s’amusait – ce n’est pas vraiment le verbe qu’il convient d’employer pour cette activité mais je ne juge pas, chacun s’occupe comme il le souhaite – à recopier l’ensemble des dialogues récités tout au long des 1h40 que dure ce thriller, il n’obtiendrait que deux à trois pages grand maximum. Certes, ce n’est pas très rythmé et il existe toujours le risque que vous ne parveniez guère à entrer dans cette adaptation cinématographique du roman de James Sallis.

Néanmoins, c’est justement dans cette lenteur et cet usage parcimonieux de la parole que résident toute la force du long métrage de Nicolas Winding Refn. A savoir que tout est suggéré par la communication non verbale : un regard qui en dit long, un sourire, un poing qui se serre…

Aussi, il est certain que le réalisateur danois n’a pas volé le Prix de la mise en scène qui lui a été décerné lors du dernier Festival de Cannes tant la réalisation et l’esthétique de chaque plan sont parfaites. Refn alterne avec réussite les scènes de suspense et d’action (le film mérite largement sa mention “déconseillé aux moins de 12 ans“) avec les séquences d’amour et d’émotion. De plus, l’idée de symbiose entre le “driver” et la conduite est parfaitement traduite.

Il faut également souligner l’excellence de la bande originale du film. Constituée en grande majorité de morceaux électro-pop, elle participe à donner davantage d’épaisseur aux scènes qu’elle accompagne.

Finalement, Drive est un thriller très réussi comme on en voit pas souvent. Conduit par un réalisateur au sommet de son art et interprété par des acteurs en état de grâce, Drive pourrait bien devenir un classique. Un incontournable que nous vous invitons fortement à aller voir.

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