Kenny Powers : Eastdown and Down

dans ÉVÉNEMENTS

A la rédaction du Type, nous partons du principe que le lecteur, que l’on a pas menacé pour qu’il se rende sur notre webzine, est quelqu’un d’extrêmement intelligent et toujours en quête de nouvelles expériences visuelles et/ou auditives. Oui, je tente de vous flatter.

J’en viens maintenant à l’objet de ma publication. Connaissez-vous ce bijoux de beaufitude et d’humour décalé qu’est la série Eastbound and Down ?

Si oui, vous êtes déjà au fait que chaque épisode est la promesse de près de 30 minutes fortement sympathiques à observer Kenny Powers à l’oeuvre : son manque de savoir-vivre et d’éducation, le tout enrobé dans un langage assez vulgaire.

Si ce n’est pas le cas, je vais tenter de vous convertir à cette série parce que, franchement, vous passez à côté de quelque chose.

Tout d’abord, il est important que vous sachiez que cette comédie est diffusée sur HBO. La chaîne de référence du câble américain, qui a depuis longtemps prouvé que son slogan, « It’s not television it’s HBO », se vérifiait. De plus, je me dois d’ajouter un autre bon point, l’acteur Will Ferrel, qui en est l’un des producteurs, tient également le rôle récurrent de Ashley Schaeffer, un concessionnaire automobile un peu déjanté.

Concrètement, de quoi ça parle ?

Eh bien, le viewer est invité à suivre les pérégrinations de Kenny Powers, qui fut un jour un immense champion de baseball dont les lancers mettaient  Out  chaque batteur se présentant face à lui mais qui, de part son caractère de merde – je m’excuse si ma vulgarité a pu heurter vos bonnes mœurs mais « merde » est le mot qui convient pour qualifier cet égoïste de Kenny – son penchant pour la cocaïne et l’alcool et pour finir parce qu’il s’est fait choper pour sa prise de stéroïde et qu’il a vécu une décente aux enfers telle que plus aucun club ne veut de lui. Il est désormais à ranger dans la catégorie « looser ». Ainsi, le temps de retomber sur ses pattes, il n’a d’autre choix que de retourner dans sa ville natale – il crèche chez son frère – et d’accepter de devenir le remplaçant du prof de sport.

Néanmoins, son égo sans limite n’accepte pas de devenir quasi-anonyme et le persuade que ce n’est qu’une mauvaise passe et qu’il peut retrouver son pitch. Son lancé si rapide qui faisait que chaque adversaire le craignait, que la foule le vénérait et que les « pussy » de toutes ethnies se jetaient dans son lit. Sans oublier qu’il souhaite reconquérir le belle April, la même qu’il abandonna lorsque l’opportunité de devenir pro se présenta pour lui à la fin du lycée.

Certes, Kenny Powers est une espèce d’enfoiré qui ne comprend pas comment le monde peut continuer à tourner sans lui mais on ne peut s’empêcher d’éprouver de la sympathie et de la compassion à son égard et ses faiblesses.

En somme, HBO a pondu une série totalement atypique qui traite de la chute après la gloire. Une descente du piédestal qu’est la célébrité qui n’est pas toujours acceptée et qui se vit plutôt mal.

Deux saisons ont d’ores et déjà été diffusées. La saison 3 commencera aux États-Unis à partir de janvier prochain.

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