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Odezenne, comme à la maison !

dans ÉVÉNEMENTS/MUSIQUE/REPORTAGES

Actif depuis 2007, Odezenne s’est fait une place de choix dans le monde musical hexagonal. Originaire de Bordeaux, le groupe n’a jamais été adepte des techniques conventionnelles, notamment lorsqu’ils se sont fait connaître. Ils ont en effet su tirer profit du développement d’internet pour sortir du lot et programmer leurs premières tournées, faisant d’eux un groupe différent des autres, avec son lot d’interrogations. Jeudi 20 décembre, lors de la tournée suite à la sortie de Bakara, leur dernier album, le groupe se produisait à la salle des fêtes de Grand Parc, fraîchement rénovée et ré-ouverte en juin 2018. Les hostilités ont été ouvertes par Moussa Fennira qui a joué de son talent durant une heure afin de laisser le temps à Odezenne de se préparer à un spectacle qui n’aura déçu personne. Mais on vous laisse en juger par vous-même.
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Walk in the Wood : ballade en forêt avec Ben et Rémi.

dans MUSIQUE

Il y a quelques jours, on est allé s’aventurer dans le Lot-et-Garonne (47), à Agen. Ville qui ne paie pas de mine mais qui grouille d’énergie. On a posé nos oreilles et notre cœur de rockeur au Florida (la salle de concert d’Agen) pour assister à la résidence de Walk in the Wood. Ben (le bassiste) et Rémi (le batteur) nous ont ouvert les portes d’un rock sauvage qui ne se limite pas aux frontières du 47. Une tournée se prépare. Cinq lieux. Cinq soirs. Il faut que tout soit cadré, au riff près (oui oui je sais). Une résidence, c’est trois jours de boulot. On teste, on se positionne, on se perd, on s’engueule, on fait comme-ci, comme-ça, on avance. On se perfectionne, on dialogue beaucoup, on demande des avis. On en sort grandi. Entre deux répétitions, on a pris le temps de discuter avec WW. Go on.

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En quelques mots, une résidence c’est quoi ?

WW : Il y a plusieurs types de résidence. Tu as une résidence de travail où tu peaufines ton set, tes transitions… Et tu as des résidences de créations, où tu n’as rien à proposer et tu crées pendant plusieurs jours. Nous on vient de finir trois jours de résidence de travail en préparation de la tournée.

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Justement, cette tournée ?

C’est une tournée de cinq jours, dans cinq lieux différents en Aquitaine. Ce sont des groupes en voie de développement choisi par les SMAC (salles de musique actuelles) de la région. On va avoir l’occasion de se produire sur différentes scènes de la région. On gagne mine de rien en visibilité puisque notre nom est affiché partout dans les salles, et puis on part à la rencontre d’un autre public. C’est excitant.

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Walk in the Wood c’est une ballade tranquille en forêt ?

Non du tout. WW c’est l’imprévu, c’est le côté noir de la forêt. C’est assimilé à la vie. Les chemins qu’on emprunte, les erreurs qu’on commet, les critiques, les encouragements.. c’est un tout. C’était mieux que Weed & Whisky (rires) ! Ça fait 1 an et demi qu’on existe et on est plutôt satisfait de notre évolution. On a réussi à se créer une identité sonore et développer pas mal de choses qui prennent du temps.

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Comment vous composez ?

Ben :  Je pars d’une base couplet/refrain, puis je passe du temps sur ma basse et je peaufine la chanson et une fois qu’on a mis le morceau en place avec Rémi, j’écris les paroles. J’ai besoin d’avoir un aperçu musicale, de me faire ma propre histoire avant d’écrire.

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Agen c’est votre fief. Et si on voit plus loin ?

Bien sûr ! Agen c’est notre base. Après, tu sais, quand tu es un groupe de musique, tu te développes partout. C’est une question de date. On envisage de faire des minis tournées en peu partout en France. L’essentiel c’est de jouer à l’extérieur, après le lieu où tu vis importe peu !

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Est-ce qu’aujourd’hui il est difficile pour un groupe de rock de trouver sa place ?

Effectivement… C’est un peu compliqué de tirer son épingle du jeu ! Mais c’est à nous de prouver notre valeur en se faisant connaître petit à petit. Pour au fur et à mesure se retrouver sur des scènes conséquentes.

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Du coup, comment le public envisage le rock ? Comment êtes-vous accueilli ?

Le rock possède des messages forts. C’est une musique animale, puissante qui dégage quelque chose qui n’a pas d’égal. Ce n’est pas le genre qui prime aujourd’hui et on ne lui offre pas autant de visibilité qu’à l’époque mais elle reste très vivante, empreint de férocité. Il y a plusieurs façons d’envisager le rock mais le public apprécie toujours autant cette musique. Sur les concerts qu’on a faits, on pas souvent eu des lieux très remplis… C’est compliqué pour un public de se lâcher quand il se sent seul (rires), mais sur la plupart des dates qu’on a fait, il y a une réactivité du public. On ne peut pas le nier, notre musique est énergique, et quand tu arrives à emporter les gens, ils bougent ! Un public qui aime le rock, il aimera la voix, il aimera la batterie, la basse, l’ensemble…

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Le rock est une musique à message. Est-ce que WW aspire à cet héritage ?

Au-delà du rock, la musique est faite pour faire passer des messages. Après, sur les morceaux que l’on compose, on expose notre désaccord avec le système, avec « Welcome to the jungle » ! Mais on parle surtout de thème neutre.

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Une basse et une batterie, c’est suffisant ?

C’est les deux instruments les plus beaux au monde (rires). Non, ils se complètent parfaitement. Tu as toujours besoin d’une basse et d’une batterie, c’est les instruments qui gèrent la rythmique. On ne ressent pas le besoin de rajouter un instrument ou une voix. On est bien comme ça.

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Vous faites du « Rock Testiculaire » ! Ok, on m’explique ?

Tout d’abord, parce que c’est drôle ! Non, surtout on nous a dit qu’on faisait un rock qui était plutôt couillu.

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L’EP est prêt. Comment s’est passé l’enregistrement ?

Très vite ! Sur trois jours ! C’était fatigant mais on a beaucoup appris. Puis surtout, avec la tournée on s’est dit que ça serait intéressant de proposer une trace de notre travail. Du coup, l’enregistrement de l’EP s’est imposé de lui-même. Aujourd’hui, tu as « Kiss your Lips » qui est dispo ! Le CD sera disponible lors de La Tournée qu’on commence mardi 25 Octobre à la Rock School Barbey à Bordeaux (puis le 26.10 au Rocksane le 27.10, au Le Florida, le 28.10 à l’Ampli Billère et le 29.10 au Cafémusic Mont de MarsanMont de Marsan).

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Si tu le souhaites, tu peux pré-commander ce 1er EP en nous envoyant un mail à : walkinthewoodcontact@gmail.com

Merci les gars !

 

I’m from Barcelona, la dernière date

dans MUSIQUE

Plus qu’un groupe, I’M FROM BARCELONA, forme une chorale pop, mieux encore, un orchestre composé de 20 artistes ; chanteurs, guitaristes, trompettiste, saxophoniste, batteur, clavier, Dj etc. La liste est longue et semble ne pas en finir. Une chose est sûre, ce samedi 15 octobre, au Krakatoa, le groupe suédois nous a montré que le nombre peu faire la force. 

Ils règnent sur la scène et dans la salle une atmosphère électrique qui ne demande qu’à s’embraser dès les premières notes. Ils ont beau être un groupe, chaque membre affirme complètement sa personnalité. On ne sait plus où regarder tant on a envie de ne rien louper. Voilà un groupe généreux qui aime son public et n’hésite pas à le montrer : bain de foule, courses folles, chorégraphie, lâché de ballons et confettis. Qui a parlé d’un concert ? Parlons plutôt d’une fête où tout le monde est invité à danser et à chanter leurs textes positifs et pleins de vie. C’est le dernier concert de leur tournée européenne, Emanuel Lundgren (chanteur/guitare lead) nous annonçait plus tôt que tout le groupe voulait marquer l’événement en mettant le feu. Promesse tenue avec deux rappels inattendus de 12 chansons bonus. Le concert se termine et tout le monde repart heureux, le sourire aux lèvres, en fredonnant un air. I‘M FROM BARCELONA ne vient peut-être pas d’Espagne mais on voudrait les suivre au bout du monde.

Mélody.T & Fen.R

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