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Report : Boiler Room à Bordeaux, fête totale & locale

dans ÉVÉNEMENTS/REPORTAGES

Vendredi 27 septembre, le collectif tplt s’est associé à Boiler Room pour organiser la toute première soirée soirée du même nom à Bordeaux. Un événement particulièrement attendu en ville et qui n’a pas manqué d’honorer ses promesses : 6 heures de musique, tantôt lente ou rapide mais toujours percutante et incisive, 7 artistes – dont une très large majorité de locaux – et surtout un lieu singulier parfaitement adapté aux sonorités proposés par les différents dj’s : retour sur l’événement.

Crédit photo : William Millaud

C’est peu de dire que la teuf était attendue ; mis en ligne le vendredi 6 septembre, les tickets pour la soirée s’étaient écoulés en quelques heures. L’engouement pour Boiler Room et la renommée locale du collectif organisateur aidant, Bordeaux s’apprêtait à vivre un moment marquant. D’autant que les récents souvenirs d’événements s’étant déroulé dans la Base Sous Marine n’avaient pas forcément aidé à la réputation des soirées en son sein ; tplt était donc attendu au tournant.

Spot singulier pour teuf totale

D’abord, le lieu : brut, imposant, quasi solennel. Une salle, une scène unique et centrale. Tel un ring de boxe, le public était invité à circuler autour d’artistes déroulant leurs morceaux dans un espace haut sous plafond où les basses manquaient parfois de profondeur. Qu’importe ; le public est remonté, comblé par une telle expérience inédite en ville. Dos aux artistes, l’un des murs du lieu offre un spectacle de mapping immersif qui voit se succéder des visuels de la chaîne anglaise et l’élégant logo de tplt. Des formes hypnotiques et des paysages dystopiques prennent également forme sur la façade. Niveau lumières, les organisateurs ont mis les petits plats dans les grands pour un rendu ultra convaincant qui renforce la dimension « totale » de la teuf. Par ailleurs, un spot extérieur assez spacieux offrait au public un sas pour souffler. Tous les ingrédients étaient donc réunis pour que les 700 personnes ayant pu mettre la main sur le précieux sésame puissent passer une excellente soirée.

Un bel hommage à la scène locale

Le line upqu’on vous avait présenté ici – de cette Boiler Room bordelaise promettait non seulement de ne pas décevoir par la qualité des artistes qu’on a l’habitude d’écouter lors des différents Vergers et Serre mais surtout par le bel hommage fait à la scène locale. Sans « têtes d’affiches », la soirée a tenue toute ses promesses. Comme à l’accoutumée lors des BR, un maître de cérémonie avait été choisi histoire d’introduire et présenter (en anglais) chacun des artistes en début de set avec une courte intervention. Là aussi c’est une figure emblématique de la scène locale qui avait été sollicité par tplt : Leroy Washington.

Tour à tour, les différents artistes ont donc déroulé leurs plaques, aucun live n’ayant été proposé. Dans des rythmiques tantôt lentes ou rapides et toujours entraînantes, chacun a su déployer son style tout en affirmant son univers respectif. Dès 19h00, dans une salle plutôt clairsemée, un back-to-back entre les résidents de tplt Superlate et Theorama a servi d’impeccable introduction avant d’accueillir la seule représentante de la gente féminine du plateau : Epsilove. Celle-ci nous plonge dans son univers aux ambiances cheloues et distordues, particulièrement en phase avec le lieu. Enchaînant dans la foulée avec un morceau bien mystique d’Eiger Drums Propaganda (moitié des Pilotwings), les résidents Blumm et Insulaire balancent du rythme lent et des relents dub à une audience qui réagit plutôt bien, galvanisée par le moment proposé. Jann succède au duo avec sa vibe punk et parvient parfaitement à entraîner le public dans son trip. Enfin, Djedjotronic achèvera de retourner une Base sous-marine blindée (mais qui malgré tout évite l’écueil de la surcharge et du manque de circulation). Son EBM tendance indus et sa techno ultra cognante emportent tout sur son passage : les derniers morceaux joués se font dans une ambiance finale survoltée. Le son s’arrête, comme convenu, à 1 heure du matin. L’heure de poursuivre la teuf ou d’aller se coucher, c’est selon. Une chose est sûre : Bordeaux vient de vivre un grand moment grâce à tplt qui, après cet épisode marquant prépare déjà la suite de sa saison bordelaise…
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Revoir les différents sets des artistes :

  • SUPERLATE B2B THEORAMA

  • EPSILOVE

  • BLUMM B2B INSULAIRE

  • JANN

  • DJEDJOTRONIC

Boiler Room : une première à Bordeaux

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

La célèbre chaîne anglaise Boiler Room s’apprête à faire trembler les murs de l’imposante Base Sous Marine de Bordeaux le 27 septembre. Derrière cette venue inédite on retrouve le collectif tplt qui a composé un plateau 100% français et bien local pour l’occasion.

Crédit photo : Thierry Llansades

Boiler Room à Bordeaux : une première

Difficile d’être passé à côté du phénomène Boiler Room ces 9 dernières années. Depuis 2010, ce projet londonien propose des captations vidéos live de dj sets, dans différents clubs ou festivals, en Europe et dans le monde entier. Se concentrant à la base principalement sur quelques événements bien ciblés (avec en tête de proue le Dekmantel et une scène BR dédiée qui a fortement contribué à forger sa renommée), la chaîne anglaise a opéré une ouverture ces dernières années en partant à la conquête d’autres manifestations et en s’entourant d’autres promoteurs.

La Base Sous Marine de Bordeaux

On a ainsi pu observer l’apparition plus fréquente de ces scènes, avec par exemple la Palestine ou le Bassiani à Tbilissi, en passant récemment par Barcelone. En France, après des premières teufs affiliées à Paris (avec Teki Latex aux commandes), Boiler Room s’est exporté dès 2016 à Nantes  – et y retourne en octobre 2019 – ainsi que cette année dans des villes comme Marseille à l’occasion du Bon Air Festival, à Lyon, lors de Nuits sonores ou même à Rouen dans quelques jours. L’équipe anglaise du projet a même annoncé prochainement la tenue d’un festival éponyme. À Bordeaux, ce sera donc dans le magnifique écrin de l’imposante Base Sous Marine que ses caméras se tourneront. La bâtisse, chargée d’histoires, a déjà accueilli quelques événements d’envergure, avec notamment la venue de Rone ou Kerri Chandler pour le « Ahoy » de l’Iboat ou de CHLOE Endless Revisions. Un lieu pas forcément évident à sonoriser (on se souvient d’un événement s’y étant déroulé ayant causé des nuisances sonores jusqu’en centre-ville…) mais qui reste particulièrement majestueux et où la fête a toute sa place une fois bien réglé.

Un collectif bordelais aux manettes : tplt

A l’orchestration de cette première, on retrouve le crew tplt, bien connu des adeptes de la bringue en ville. Déjà à l’origine du Verger, de La Serre ou des soirées Déviantes, le collectif frappe un gros coup en signant cette première historique qui va indéniablement renforcer la place de Bordeaux sur la carte hexagonale (et au-delà) des cultures électroniques. D’autant que, pour mener à bien l’opération, c’est une programmation très en phase avec l’identité artistique de tplt qui sera proposée.

Un plateau exclusivement français, sans « têtes d’affiches » : telle est la recette du plateau composé par l’équipe bordelaise. Soutenir et promouvoir sa scène locale, c’est le mojo de Thibault, aux manettes et qui œuvre depuis plusieurs mois à la réalisation de cet événement d’envergure. Récemment revenu s’installer à Bordeaux, Djedjotronic sera de la partie pour diffuser des ambiances indus & EBM. Jann et ses relents punks se feront entendre, de même que la parisienne Epsilove, ex-moitié de Syracuse ayant notamment signé l’an dernier un EP sur Antinote Records et qui arpente depuis les meilleurs clubs et festival de France (on l’a notamment aperçu à la dixième de Baleapop). Enfin, les membres du collectif tplt s’occuperont des finitions ; Superlate, Insulaire, Blumm et Theorama pour des back-to-back entre résidents qu’on attend impatiemment.
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Immersion en terres basques à Baleapop

dans MUSIQUE

Moment privilégié dans notre été, Baleapop est un passage incontournable en vue de clôturer la saison de la plus douce et conviviale des manières. Beaucoup a été dit et écrit sur le festival basque. Pourtant, rien ne saurait remplacer l’expérience que représente cette bulle musicale idéale. Avec sa programmation pointue et ouverte sur de nombreuses esthétiques, Baleapop offre un cadre de découverte particulièrement plaisant, à l’heure où la plupart des festivals misent sempiternellement sur les mêmes têtes d’affiches bankable. Ici, place à la diversité, à la singularité et aux coups de cœur. Cette édition « sabotage » n’a donc pas dérogé à la règle, avec son lot d’explorations sonores. Retour sur notre passage en terres basques en images.
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Eclectype #42 – La playlist bordelaise – mai 2018

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Rendez-vous mensuel pour découvrir de nouveaux artistes issus de la scène bordelaise tout en redécouvrant des pépites locales bien de chez nous, enfouies parfois dans les bas-fonds des internets. Sans trier, on sélectionne de manière éclectique dans cette playlist des univers parfois très différents, du rock psyché à la house en passant par le hip hop ou la musique de chambre, toujours dans une démarche de promotion de la création émergente à Bordeaux.

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Momla – First Joint

Nouvelle aventure à Bordeaux : Broken District, label house musical exigeant. Avec cette première sur Delicieuse Musique, c’est le producteur Momla et son titre funky et jazzy « First Joint » qui sont mis en avant. Une belle histoire à suivre.

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Le Bal Chaloupé – Cumbia de Pedro


Maîtrisant à merveille l’art du chaloupage, les 5 joyeux lurons du Bal Chaloupé amènent chaleur et sueur dans la région bordelaise à coup de cumbia revisitée, de jazz déstructuré et d’une bonne dose de bonne humeur. Véritable « Carnaval de Rio miniature » comme l’explique lui-même le groupe, on scrutera avec attention les différents passages de ce dernier au fil des événements auquel il sera convié
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Lord Esperanza – Replay

Si Lord Esperanza n’est pas bordelais, toute l’équipe derrière son clip « Replay » l’est. Dans le cadre de sa tournée, le rappeur a en effet clippé 10 de ses morceaux dans 10 villes différentes, à chaque fois entouré d’une équipe locale. Pour Bordeaux, ce sont François Potrel (réalisation), Harden Hu (post-prod), Morgan Bachel, Yann Toscan, Baptiste Chabot, Thibaud Drobiolle et Victor Chevalier qui se sont prêtés au jeu, avec talent. Big up à eux.

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Mama Laveau – Bouger comme benoit

Mama Laveau est un duo marseillais qui s’est pris d’affection pour Bordeaux, au point d’y tourner son clip « Bouger comme Benoît », réalisé par Julien Robin, à La Tencha avec plusieurs danseurs de la scène locale. On suit les aventures d’un certain Benoît qui y déambule, pas très à l’aise.

tplt radio show on LYL Radio w/ Superlate & Theorama


Gérants du nouveau disquaire en ville oto disques (implanté au sein du Café Mancuso), Superlate et Theorama sont également deux artistes gravitant au sein du collectif tplt, instigateur des excellents Vergers (l’été) et de La Serre (l’hiver). Avec leur émission sur la webradio lyonnaise LYL Radio, ils partagent leurs dernières trouvailles diggées dans les bacs de leur shop et ailleurs.

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Procrustean – New

Avec un premier un EP (Merely a Cure) a son actif, Procrustean propose une formule mathématique (ou chimique, c’est selon) simple énoncée sur ses réseaux : Music + Words + Vocals = Pol + Doni. Deux têtes donc pour composer ce qui sonne comme un subtil mélange de pas mal de trucs cool, entre noise, new wave et rock.

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Poumon – Dig in me

Poumon n’est toujours pas calmé. Bien au contraire. « Dig In Me » l’illustre bien et nous conforte dans l’idée que la formation a de beau jours devant elle. A retrouver entre autre le 30 mai à L’Antidote à Bordeaux.

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Colt – Blue Diamond Pills

Avec une sortie d’EP imminente prévue pour l’année 2018, le trio de choc Colt est attendue au tournant. Squattant depuis quelques années maintenant les salles bordelaises, le groupe accélère avec ce nouvel effort qui, à l’image de « Blue Diamond Pills », transpire un rock garage qui sent bon les caves mais qui garde la classe.

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Smogs & Tacos – Spit On Your Fac

Si le premier album de Smogs & Tacos Dreams Removal vient de sortir le 28 mai, les 5 musiciens n’en sont pas à leur premier coup d’essai. Habitué des scènes (une première partie de Jim Jones Revue ou de Datcha Mandala au compteur notamment), le groupe confirme ici son penchant pour les courants alternatifs qui ne laissent pas vraiment indifférents.
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T-Bow – V

Après s’être exilé à Miami où il a sans doute puisé son inspiration pour la confection de ses titres punchy et ensoleillés à l’image de « V » et ses rythmiques chaleureuses, Thibault est de retour à Bordeaux où il trouvera, on l’espère pour lui, matière à composition.

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Mama Killa

Un EP, 5 titres : Mama Killa prend tout dans « Take It », et prend surtout par la main l’auditeur pour l’emmener avec panache dans son univers à la lisière de la pop, du rock et du grunge.

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D’autres Eclectypes avec d’autres artistes locaux à découvrir :

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