Tag archive

Saintes

Coconut Music Festival : toujours plus loin, toujours plus fort

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS

L’incontournable festival de la citée charentaise revient pour sa septième année consécutive du 12 au 15 septembre avec encore une fois une programmation soignée et alternative. Avec l’Abbaye aux Dames de Saintes comme terrain de jeu, le Coconut Music Festival nous promet quatre journées de fête, entre grosses pointures et scène underground dans un des plus beaux spots de la région.

Crédits photo : Max Chill, William Millaud, visuels par Coconut Music (Holy Soakers)

Sept ans d’aventure musicale

En perdurant sereinement au sein de son Abbaye, le Coconut entame sa septième année en proposant encore une fois un festival indépendant à taille humaine, avec pourtant une lourde programmation éclectique. On y a vu passer de nombreuses têtes d’affiches, allant de Flavien Berger à Rone, Metronomy ou Acid Arab… tout en laissant place à une scène atypique et émergente, tout styles confondus.

À la fois populaire et défricheur, c’est une fête de village à l’envergure nationale, qui séduit enfants, ados, adultes et seniors, dans le cadre enchanteur de l’Abbaye. Le Coconut c’est avant tout une histoire de potes qui innovent sans cesse et réinventent leur identité chaque année.

Une programmation sans frontières

En proposant 4 jours de festivités dont deux soirs gratuits (jeudi sur invitation et dimanche), le Coconut étend une programmation alternative et très ouverte entre rap, pop, électro et bien d’autres genres.

JEUDI

C’est AJA, chanteuse du groupe La Femme, qui se chargera d’ouvrir le bal, ainsi que le français Bumbypetit nouveau accouchant d’une dream pop française très poétisée. Et petite surprise, Andrew VanWyngarden du duo mythique MGMT viendra présenter son nouveau projet Gentle Dom. Et surprise de dernière minute, François Marry le leader de François And The Atlas Mountains concoctera un dj set 100% k7 avec sa collection venue des quatre coins de l’Afrique.

VENDREDI

Nous continuerons sur la lancée avec un beau bouquet bien coloré :

Auto-tune et sentiments avec une figure montante de la scène rap bruxelloise, Hamza. Parti pris de représenter la scène du rap game français, on pourra enchaîner avec la bande de Sevran, les 13 Block. Un rap ultra conscient nourri aux grosses instrus et de prod’ aux multiples influences, qu’elles soient passées, futures, d’ici ou d’outre atlantique. Lyon sera représenté par Lala&ce jeune rappeuse aux atmosphères vaporeuses et nourrie à la trap.

Jeune londonienne de 18 ans, Arlo Parks rythmera la foule de son r’n’b torturé aux effluves hip-hop, tandis que LAFAWNDAH, française d’origine égypto-iranienne et produite sur l’énorme label Warp, se chargera de nous bercer d’un r’n’b mystique qui ira jusque dans des contrées orientales. Nyoko Bokbae, trio avec pour chef de file le producteur Bamao Yendé sera également de la fête. Pour ce qui est de la partie plus électronique, la parisienne et discrète Andy4000 distribuera un furieux mix dont elle à le secret, et Full Option, un local à l’origine de pas mal de beaux projets électroniques…

Mais la fête ne s’arrête pas là puisque l’after au Silo sera orchestré par NTS Radio, antenne Londonienne de musiques alternatives, ce qui nous promet un beau plateau composé de la bass music de Culture Jah Tovo, la djette Crystallmess et pour finir une figure légendaire du prisme musical français et international, Monsieur Teki Latex, ancien membre des TTC, Boss du label Sound Pellegrino et résident chez Rinse ou Nova.

SAMEDI

A peine remis de vos émotions il faudra vous remettre en selle pour du gros lourd encore, Salut c’est Cool, groupe parisien déluré et anti-sérieux que l’on ne présente plus, ces quatre joyeux lurons vont encore exploser les oreilles et la scène, comme à leur habitude. Belle surprise que de voir sur l’affiche la formation néerlandaise d’Amsterdam Altin Gün, groupe de rock folk turque psyché des années 70’s emmené par la voix de Merve Dasdemir et Erdinç Yildiz Ecevit et leurs musiciens de renoms comme Jacco Gardner ou Jasper Verhulst.

Retour sur Londres avec le collectif de jazz KOKOROKO. Abusey Jonction sonnait déjà comme un tube jazz et c’est le cas, compilé sur le label Brownswood Recordings du grand Gilles Peterson, leur premier album fût produit par ce dernier, la grande classe. Allons ensuite vers le sud avec Ms Nina qui nous vient de la capitale espagnole pour faire bouger les filles (mais pas que) au rythme de son reggaeton féminin endiablé. Encore un Ovni avec Quinquinze et leur mélange psyché d’anglais et de tahitien, tandis que la douce et vitaminée folk de l’anglaise Rozi Plain se chargera de nous caresser dans le sens du poil. Charlotte Gainsbourg, Air ou encore François & The Atlas Moutains, nombreuses sont les collaborations que compte David Numwami alias Le Colisée, multi-instrumentaliste et songwriter qui n’en n’a pas fini de chanter l’amour, peu importe la manière. En terme de fin de soirée, juste avant l’after, c’est le nantais Discolowcost se chargera d’électriser les plus téméraires d’un set aux styles sans limites.

L’after sera 100% féminin avec une belle variété de styles, en commençant par l’italienne Ehua – basée en UK – qui a sorti son premier EP fin 2018 avec un savant mélange de basses, percussions africaines et d’electro. Sarah Farina quant à elle, livrera un set qui marquera sans doute les esprits, à en croire ses mix Boiler Room, et risque de faire trembler le Silo. Pour finir cette belle programmation, c’est Clara! venue tout droit de Bruxelles qui nous déhanchera de son reggeaton 2.0 pour un ultime voyage.

 

LES APRÈS-MIDI

Pour terminer cette belle programmation, une COCOKIDS Party est organisée le samedi après midi pour les tout petits (qui eux aussi ont droit de taper du pied quand même) ainsi qu’un bal trad’ le dimanche juste après une sieste électronique pour digérer, comme tout bon festivalier qui se respecte.

Il ne vous reste plus qu’à prendre la route, direction Saintes et son Abbaye Aux Dames jeudi prochain, pour la billetterie et les infos pratiques ça se passe ici !

Saintes sous les tropiques !

dans MUSIQUE

Cet été sera chaud, très chaud.. Viens donc te désaltérer avec une noix de coco sous les palmiers pour célébrer la fin de la période estivale : le Coconut Festival t’invite à voyager le temps d’un instant sous une chaleur tropicale, du 7 au 10 septembre prochain.

Credit photo : Thomas Bertini

}

« On s’est beaucoup amusé. A la base, Coconut Music ce sont des copains de lycée qui se retrouvaient et organisaient des concerts. Y a vraiment une histoire de fraternité ». Coconut Coconut est l’air que tu chanteras à tue-tête l’été prochain. Voilà maintenant dix ans que cette association créée par une bande de potes a vu le jour. Allez viens avec nous, on t’emmène rêver, voyager dans cet univers complètement décalé !

Vous sentez ça ? Cette atmosphère tropicale, sauvage, mais à la fois paisible et tranquille… Voici toute la particularité de cet événement atypique qu’est le Coconut festival. Véritable atelier d’expérimentation, ce festival a éveillé en nous des sensations jusque-là oubliées. Sonne comme un goût de liberté, lorsque ta tong entre en contact avec le sol du jardin de l’Abbaye aux Dames. Véritable spot que tout festivalier qui se respecte recherche.

Tout à commencé dans la ville de Saintes, sur les bancs du lycée. Ce festival, initié par Amaury Ranger, le programmateur, a connu un réel succès ces dernières années. A la base il n’y avait rien d’artistique, le but était juste de proposer au public un événement jamais vu à Saintes. Au fur et à mesure du temps, les amitiés ont fait que le festival s’est créé et a évolué. Mais pourquoi donc l’avoir surnommé Coconut festival ? « Par goût de l’exotisme ! On avait dix-neuf ans, on était jeune et libre » raconte Yann Baradeau qui gère la communication de l’association.

Mis en place pour accueillir des artistes et leur servir d’appui, le Coconut était un moyen d’offrir aux groupes invités un cadre légal. Pour financer leur première édition, une bourse pour jeunes talents les a épaulés. La première session a plutôt bien marché avec 200 spectateurs aux compteurs. « On est parti de rien. Petit à petit, la mairie nous a aidé. Si par exemple on te finance, mais que tu fais n’importe quoi à coté, évidemment ça ne marchera pas.. C’était vraiment une relation basée sur la confiance. »

Les murs du Taquets se souviennent certainement de leur débuts. « On a commencé par organiser des événements dans une cave à Saintes, plutôt de manière illégal… Ouais non, en fait c’était totalement illégal ! » s’exclame Yann Baradeau. L’idée de trouver une plus grande salle s’est donc posée. Histoire d’offrir un autre cadre aux artistes et aux publics. C’est alors qu’on leur fait une proposition pour la salle Geoffroy Martel. La Coconut party est née ! « On s’est remis à la décorer. Des concerts en partenariat avec l’abbaye aux dames ont eu lieux. De fil en aiguille, l’idée est venue d’organiser un festival. C’est alors que Victor Crespi, l’administrateur de l’asso, nous à rejoint » explique Yann Baradeau

La team a voulu organiser un événement à son image, quelque chose de libre et innovant. Pour les mélomanes, le Coconut festival a pensé à tout. Une multitude d’artistes, tout genre confondu, était au rendez-vous. Des invités de marque telle que Metronomy, Flavien Berger, A-Wa et bien d’autres ont répondu présent. Une programmation orchestré par Amaury Ranger qui nous fait découvrir ses coups de cœur, et nous propose une programmation qui défend la scène nationale tout en s’autorisant de beaux écarts internationaux. En effet, des artistes venant d’Afrique du Sud, Nouvelle Zélande, Australie, Royaume Uni ou Inde on déjà fait le déplacement. Une occasion pour les festivaliers de découvrir des petites pépites parfois inconnues du grand public. Une bonne leçon de partage : « on a pas vraiment de style particulier, on marche beaucoup au coup de cœur. C’est difficile de décrire notre ligne artistique. Ce sont des personnes que l’on a envie de mettre en avant et de défendre artistiquement » explique Yann Baradeau.

Viens groover au rythme de la musique, l’ambiance y est joviale, familiale et bon enfant. Des parties et activités gratuites sont également proposées aux différents publics. Le festival a accueilli environ 1150 spectateurs l’année dernière. Le Coconut c’est une famille, avec un public qui se fidélise chaque année. L’ambiance y est vraiment sublime. Le festival ne serait pas le même sans l’aide du régisseur, Simon Bernard. Une scénographie des plus simples est mise en place. Des créations artistiques sont faite manuellement par les membres du Coconut. « On avait envie de donner une cohérence entre la musique et la scénographie. L’Abbaye aux Dames est déjà un lieu extraordinaire. » nous dit Yann Baradeau. Contrairement aux autres festivals, le Coconut permet de te relaxer, d’être « pepouze » sur ton transat. « On a vraiment envie de développer ça plutôt que de ramener un max de monde. » explique Yann Baradeau.

Alors, es-tu prêt toi aussi à venir chanter l’hymne du Coconut Festival cette année ?

Retourner là haut