Tag archive

Rocher de Palmer

Cigarettes After Sex, la volupté des maux

dans ÉVÉNEMENTS/REPORTAGES

C’est timidement que nous prenons place dans une salle bien remplie du Rocher de Palmer ce 27 mai, prêt à accueillir un groupe américain de renom, Cigarettes After Sex pour cette date exceptionnelle. Le public est au rendez-vous. Nous aussi.

Crédit photos : Nico Pulcrano

Le groupe prend place sur scène de la manière la plus simple possible qui laisse distinguer la prestance naturelle de chacun de ses membres.

C’est de sa voix suave et incroyable que Greg Gonzalez, chanteur et guitariste du groupe, nous lance les premières notes de cette mélodie qui fait valser nos cœurs. Accompagné des autres membres, maintenant permanents, du groupe, ils nous partagent un fragment de leur univers. Dès la première chanson, une aura langoureuse se diffuse dans la salle et envoûte les corps. Un moment calme et sensuel d’une extrême technique musicale. De leur dernier morceau sorti « Crush » en passant par leurs classiques, on embrasse les notes et on apprécie les airs. D’une aisance rare, le groupe salue  respectueusement la foule et la remercie être là pour ce moment de douceur. Les artistes nous parlent d’amour, et soyez-en sûrs, on adore ça.

À travers les accords mélodieux et la mélancolie des mots, nous redécouvrons chaque chanson d’une manière pourtant fidèle aux enregistrements studios. Ces quatre hommes et leur justesse incroyable emmènent toute la salle avec eux. Nous regardons autour de nous, et c’est l’amour qui l’emporte. Les gens partagent ensemble, se prennent dans les bras et c’est beau à voir. Le maniement d’un anglais simple et sans détour, permet à chacun d’interpréter la musique à sa manière, et donc de profiter du moment en introspection. Le groupe reste très pudique avec son public, mais se livre sur ses classiques. Les notes de « K » retentissent assez rapidement pour notre plus grand bonheur. Vous reprendrez bien une dose d’amour non ?

Lorsqu’on s’attarde sur les paroles, on imagine la beauté d’une appartenance libre à l’autre, d’une rupture, d’un abandon (sans assurance). Une démonstration de maniement du verbe pour les passionné(e)s de poésie. Une musique qu’on écouterait sans doute au coin d’un feu, les yeux rivés sur un ciel inondé par Lune et étoiles. Une musique qui permet à chacun de se projeter ailleurs. Un magnétisme qui traverse le corps et le cœur, pour se nicher au creux de nos oreilles, c’est ce que provoque Cigarettes After Sex. Nous partons. Avant de dire au revoir, un dernier regarde sur la salle pour ne jamais vraiment dire adieu à cet amour personnifié et idéalisé ce soir-là. Pour que cela dure. Toujours. Un concert dont nous sommes déjà nostalgiques.

Show « high level » by Caba & JeanJass

dans ÉVÉNEMENTS/REPORTAGES

Alors JeanJass et Caba c’est l’Amérique. Un vrai show. Simple et sans faux-semblant. Les deux artistes posent leur flow et partagent. La Belgique débarque au Rocher et ça va donner.

Photos : Intza Bagur

Caballero, jeune bruxellois d’origine espagnol et double J, JeanJass, rappeur et beatmaker de Charleroi d’origine marocaine forment le duo de feu belge de la scène rap actuelle. Ce soir-là, concert à guichet fermé très attendu par les Bordelais, complet depuis longtemps. L’ambiance est là dès l’entrée.

Les deux amis commencent très fort en emportant la foule direction L’Amérique, un de leur meilleur succès. Le Rocher s’affole dès le premier beat de DJ Eskondo. Le décor est posé, une voiture sur scène, une cabine téléphonique, fumée, lumières, l’accord est parfait. Confrontation entre concert de rap et moments de rires entre les artistes et le public. Un coup de téléphone interrompt le spectacle plusieurs fois apportant touche d’humour et transitions entres les morceaux, rendant le moment d’un équilibre déconcertant.

Malgré ce coté comique revendiqué et assumé, le concert n’en reste pas moins du « high level ». Les deux hommes partagent la salle pour un battle de paroles, pour finalement tous nous rassembler sur « Incroyaux ». Les titres s’enchaînent, JJ et Caba, c’est (vraiment) la base. Le public est au rendez-vous sur toutes les paroles. Ce show rassemble et unifie. Le téléphone sonne à nouveau, c’est Lomepal. Jean Jass fredonne le titre « X-men » réalisé sur l’album Jeanine de ce dernier. Des refrains fracassants privilégiant des directions libres et différentes pour un mélange homogène d’anciens et de nouveaux sons. Après avoir ambiancé les foules et demandé plus de son sur « SVP », le duo reprend « Degueulasse » soutenu par son fidèle public. On navigue entre l’humour et le cynisme toujours maîtrisé à la perfection.

Ensemble depuis plusieurs albums maintenant, les deux amis nous livrent une prestation toujours étonnante, maniant les changements de tons avec brio, et nous bousculent de rythme en rythme. On se retrouve vite pris dans un joli piège à mi-chemin entre les corps qui s’entrechoquent et les verbes qui percutent : Oui monsieur !

Ils nous font voyager jusqu’en Wali-fornie, la Cali de JJ. Les épicuriens reprennent tous en cœur « met du respect sur mon nom ». On finit sur Bruxelles arrivent, ou plutôt repart sur les routes pour revenir très vite nous voir, on l’espère.

 

Report : La Yegros au Rocher de Palmer

dans ÉVÉNEMENTS/REPORTAGES

Retour sur le merveilleux concert de La Yegros au Rocher de Palmer. Venue présenter son dernier album Suelta, l’artiste a su capter à merveille l’attention du public avec sa « nueva cumbia electro ». Retour sur un moment de grâce.

Crédit photo : Lina Botero

De l’énergie communicative saupoudrée de magnétisme et nous voilà dans une toute nouvelle ambiance. Une marée d’ondes positives s’apprête à déferler sur le Rocher de Palmer. La Yegros, cette artiste montante de la scène de la nueva cumbia electro, transmet en un geste ou un sourire, une étrange et fascinante énergie colorée. Elle nous invite au lâcher prise et à la découverte dun univers peu commun. Le charme opère dès les premières notes de musique…

Mélange enchanteur partagé

Au rythme frénétique de la première chanson tirée de son dernier album « Suelta », la Yegros nous propose un mélange enchanteur de sonorités et déjà les premières épaules s’agitent… A travers sa joie de vivre, tout le monde, même les plus frileux commencent à se balancer de gauche à droite. L’énergie traverse nos corps pour finalement assouvir notre confort auditif. Nous partageons tous ensemble ce moment.

L’artiste talentueuse nous présente alors ses musiciens, munis d’accordéons, flûtes de toutes sortes et percussions. Tout y est pour créer un accord parfait. Très vite, elle échange avec le public, nous parlant de son histoire, de sa progression, mais aussi de ce qui l’anime quand elle compose : les gens, la vie, l’amour, la passion. Le public avertis d’aficionados est déjà conquis. C’est alors que retentissent les accords de « Viene de Mi », son qui marqua un réel tournant dans sa carrière de musicienne. Nous regardons autour de nous et observons des sourires, des gens qui chantent, qui dansent et qui rient, un grand moment de partage : C’est ça l’effet La Yegros.

Show stupéfiant, moment de détente collective

Puis, elle laisse champ libre à ses compañeros, qui nous livrent un show stupéfiant au rythme de leurs instruments. Une performance maitrisée et intense qui fait son effet, le public reste bouche-bée.  Au fil des musiques qui s’enchainent, nous découvrons son nouvel album riche en musicalité, inventivités, textes maitrisés et styles en tous genres.

Le spectacle prend presque fin alors que la señora nous lance un « Chicha Roja » et les chants reprennent à l’unisson (de notre espagnol variant d’approximatif à très bon pour certains). Ce son chaleureux nous emmène aux portes des beaux jours et nous fait rêver à d’autres horizons. Un vrai moment de détente collective, une bouffée d’air dans notre quotidien. Encore une fantastique artiste, véritable bijou scénique et musical que le Rocher accueille ce soir là. On en réclamerai encore, et croyez-nous, vous aussi.

Report : Georgio ou l’écoute d’un rap libre

dans ÉVÉNEMENTS/REPORTAGES

Retour sur le live libéré du rappeur du dix-huitième Georgio, venu défendre son album XX5 au Rocher de Palmer il y a peu. Entre textes forts et poignants et démarche ultra sincère, l’artiste fascine. Hommage en images.

Texte : Noémie Malo
Photos : Miléna Delorme

On passe les portes du Rocher de Palmer… On entend des notes et on sent déjà les « boom boom » résonner. On franchit la porte de la salle et rencontre une identité à part, nature peinture. Que le partage commence ! Georgio, électron libre de vingt six ans partage ses paroles et ses maux passés, présents et futurs à sa manière. Cet artiste ambitieux, rêveur, et plein d’espoir, nous raconte son parcours à travers ses albums et son perpétuel mouvement, depuis Bleu Noir, album sombre et torturé jusqu’à Héra, représentatif d’espoir et de musicalité, pour enfin produire XX5, album qui semble être un retour à l’essence même de la vision du rap à la sauce Georgio.

Le rap fantasque d’un jeune prodige maniant habilement notre langue française, sachant apporter une dimension poétique aux mots qu’il chante et rap. Artiste lucide qui sait prendre du recul sur son art et qui semble s’adresser à chacun de nous de manière personnelle. Jeune homme plein d’humilité à mi-chemin entre rebelle piqué au cœur par le rap et homme posé et réfléchi. Dès ses quatorze ans, il vit l’évidence, découvre le rap français et commence à rapper. Le succès suivra.
}
}
A vingt six ans, Georgio est maintenant un artiste en devenir qui semble déjà avoir trouvé sa place, accomplit la création d’un flow concis et concret. Avide de paradoxe, il manie les mots et sait se faire entendre. Un visage expressif, une carrure et un être sachant transmettre émotions et envies à travers ses textes. J’observe depuis la fosse l’électron libre laissant valser son corps au rythme de ses sons, sans se soucier du regard de l’autre.
}
L’instant est grandiose, juste du partage et du lâcher-prise. Il nous emporte avec lui et chacun se met à danser. Un art loin d’être parfait, aspirant à le rester. Comme d’autres grands du rap français, Georgio a pour volonté de ne pas rentrer dans un moule mais de créer sa propre sphère. Au fil des sons, il alterne entre mélancolie aux notes de « Akira » à plus de brutalité énergique dès le début de « J’en sais rien » où il nous fait tourner tous ensemble.
}
}
Alors que nous commençons déjà à ressentir la nostalgie des instants passés, Georges prends un temps lui semblant indispensable, pour nous présenter chaque personne de son équipe en commençant par toutes les personnes de l’ombre : à la lumière, au son, à l’orga, en finissant par une petite anecdote pour son acolyte de tournée, complice de jeunesse et backeur Sanka, qui partage la scène de cette nouvelle tournée avec lui.
}
C’est le visage d’un homme heureux d’avoir transmis son énergie qui se présente à nous. Plein d’humilité, il nous remercie pour la force puis part retrouver ses proches. Nous le remercions nous aussi humblement de ce moment de partage. C’est doté d’une vision assagie que Georgio illustre la nouvelle pochette de son album XX5, mêlant souvenir d’enfance et adieu à sa jeunesse, accueillant la suite, « qui n’en sera que meilleure ».

L’Impératrice voyage à des années lumières

dans ÉVÉNEMENTS/REPORTAGES

Retour en images sur le concert forcément spécial du super groupe L’Impératrice qui nous a emmené loin dans son univers. Présentant au Rocher de Palmer leur dernier album Matahari, les artistes ont proposé un plan à six bien orchestré ; on se remet dedans.

Cortège en partance, l’assemblée docile attend dans un murmure le décollage. L’Impératrice, ce sont des musiciens, des virtuoses des notes, enchainant les coups de groove et les ascensions délicates.  On prend place avec enthousiasme, quelque peu fébriles, comme lors d’un rendez-vous galant avec un être aimé. L’appréhension s’efface aussi vite que nos hanches se déchaînent. On garde le sourire aux lèvres tout le long, on profite, on s’imprègne et bordel sur ce vol vacances on plane. C’est un plan à six bien orchestrés. Sur scène pour sublimer Matahari, – qui est définitivement un album qui s’écoute en live – l’Impératrice du haut de ses 7 ans, préfère les plaisirs ordinaires. Une scène, un public et leur talent. C’est un voyage vers les astres que nous vous proposons de revivre à travers ces quelques clichés.

Carnaval des 2 Rives : chasse aux brigands et défilé 2.0

dans ANNONCES/ART ET CRÉATION/ÉVÉNEMENTS

Une fois encore, le Rocher de Palmer et la Rock School Barbey s’associent afin de donner une toute autre tournure au carnaval en y ajoutant une dimension virtuelle à travers une application ce dimanche 3 mars, lors du Carnaval des 2 Rives.

Un projet qui rassemble les plus grands : Guillaumit se joint au Rocher de Palmer et à la Rock School

Depuis 2018, le Carnaval des 2 Rives se déploie grâce aux co-organisateurs du Rocher de Palmer et de la Rock School Barbey, sous la direction artistique de Guillaumit. Ce dernier, artiste bordelais aux facettes multiples, illustrateur, graphiste, designer, performer ou encore réalisateur de films d’animation, a pu voir son travail exposé aux yeux du monde, de Paris en passant par Londres et Berlin, ou encore Tokyo. C’est une chance que le bordelais donne de son temps pour un projet tel que celui-ci, qui rassemble petits et grands autour de cette tradition universelle.

Imaginer un carnaval axé sur le numérique c’est réfléchir et jouer avec les peurs et la fascination d’un monde nouveau qui advient. Réunir les populations sur des sujets actuels et nouveaux en utilisant les codes traditionnels du carnaval : créations, extravagances, peurs, projets co-construits, échanges, fêtes, pratiques disruptives…

Une deuxième édition toute aussi riche et ludique que celle de 2018

Après une première édition réussie, les deux grands acteurs culturels de Bordeaux nous offrent à nouveau un spectacle haut en couleurs pour nous présenter un travail de plusieurs mois en collaboration avec le collectif Cmd+O. Comme l’année dernière, des ateliers, spectacles et expositions seront mis en place afin de faire de cet événement un moment convivial entre toutes générations confondues. Depuis début février, le 308 – Maison d’Architecture devient l’espace d’exposition principal pour une période de 2 mois où œuvres, costumes, dessins d’enfants, masques et chars sont exposés.  Ces mois de préparation auront également permis à des établissements comme les écoles, centres aérés ou EHPAD de vivre une aventure enrichissante et captivante autour d’un projet de création de jeux vidéos. Mais le Carnaval des 2 Rives vous donne rendez-vous pour 6 autres ateliers de danse pour amateurs et confirmés, percussions, dessin, découverte code et réalité augmentée, et costumes. Les enfants seront bien évidemment mis à l’honneur puisqu’ils pourront profiter de ciné-concerts organisés par Le Club des Chats.

De la récupération et de l’amidon de maïs : un message de respect pour la planète

En plus d’être un projet ludique pour les enfants, ce carnaval garde une dimension écologique, une priorité dans le monde actuel. La récupération est le mot clé de ces ateliers, notamment pour la création de costumes de Sew&Laine, où chacun ramène son propre sweat-shirt afin de le personnaliser à la façon du duo. Plutôt que d’utiliser du plastique, les masques en 3D sont également faits à partir d’amidon de maïs qui produit du PLA, un bio-plastique.

Bien sûr, la tradition reste la même que celle de votre enfance : déambuler dans les rues déguisés pour s’en prendre à Monsieur Carnaval. Via l’application du Carnaval Augmenté, partez à la chasse aux brigands : 9 brigands sont à chasser pour récupérer des pouvoirs, afin de faire chuter Monsieur Carnaval lors du grand final place Pey Berland le dimanche 3 mars. A vos applis !

Alfa Mist, du jazz, du jazz, du jazz

dans ÉVÉNEMENTS/MUSIQUE/REPORTAGES

Il y a des concerts qui vous enivrent. Des sonorités qui vous prennent aux tripes, des notes qui s’accrochent à votre cœur et qui lui en dictent les pulsations. Il faut avoir les sentiments bien accrochés lorsqu’on assiste à un concert de jazz. D’autant plus que le jazz band respire l’harmonie, l’écoute et la délicatesse. Alfa Mist. Quelques images tout en douceur de ce moment Lire plus

Jazzy Bazz + WL Crew au Rocher de Palmer

dans ÉVÉNEMENTS/MUSIQUE/REPORTAGES

Le 2 novembre dernier, au Rocher de Palmer, Jazzy Bazz nous a interprété entre autre son dernier album Nuit. De retour dans la « ville de l’Entourage », le rappeur, membre de 3.14 Band à su ambiancer la foule du Rocher. Il faut dire qu’à son arrivée sur scène, le public était déjà bien chaud par la première partie proposée par le WL Crew. Ce collectif bordelais fondé en 2011 a su tirer profit de son moment sur scène pour offrir une prestation impeccable et nous proposer des titres récents tel que « 2019 ». Voici un retour en image de la soirée orchestrée par RK2 Production.

 

Festival Hors Bord, édition hiver : retour d’un poids lourd

dans ANNONCES/ÉVÉNEMENTS/MUSIQUE

L’un des plus gros festival des cultures électroniques de Bordeaux revient pour sa troisième année, cette fois-ci dans une édition hiver au Rocher de Palmer de Cenon. Une longue partie jour et une nuit s’annoncent donc pour le 3 novembre prochain. L’occasion d’y annoncer, de plus, le retour d’une édition été pour l’année prochaine.
}

Un retour attendu

Nombreux ont du être dans l’impatience de revivre une troisième année d’affilée sur les Bassins à flot, tapant du pied ou se trémoussant cheveux aux vents, bière à la main, l’été pointant le bout de son nez. Mais suite à deux belles années fortes de rebondissements (notamment une météo plus que capricieuse) le festival Hors Bord n’est pas revenu au mois de mai, comme nous l’attendions. On se souvient pourtant d’une programmation coup de poing, soignée et variée, mêlant techno, house, pop et même hip-hop, le tout sur un vaste dancefloor à l’air libre ; celui des Bassins à flot, la vieille grue Wellman veillant sur les milliers de festivaliers.

Le spot du Hors Bord des deux éditions précédentes

Pantha du Prince, Omar-s, Floating Points, Agar Agar, Leon Vynehall, Paradis, Sunns, Romeo Elvis, Dj Koze, L’Orangeade ou encore Bonnie Banane : force est de constater qu’il fût rare de voir une telle programmation pour un festival dans Bordeaux. En alliant des groupes et collectifs locaux avec des pointures nationales et internationales, le festival s’est paré d’une étiquette de qualité. Le b2b entre MCDE et Antal (le boss de Rush Hour records) donnait des allures de Dekmantel Festival à notre belle endormie.

Le Rocher comme nouveau terrain de jeu

Qui dit édition Hiver, dit montagne ? Alors ce sera donc le Rocher comme dancefloor de ce retour inattendu. Une partie journée et une partie nuit qui s’étendront de 18h00 à 5h00 du mat’ (de quoi quand même faire appel à quelques irréductibles endurants de la teuf) avec un line up surprenant encore par sa diversité avec pour la partie JOUR…
}

Agar Agar, french pop heroes

Une partie journée aux couleurs locales et pop indé

Le duo français Agar Agarqui reviendra à Bordeaux pour la seule et unique date de leur nouvel album The Dog And The Futur, toujours produit par le label parisien Cracki Records. Miel de Montagne avec son incontournable titre « Pourquoi pas » viendra bercer les festivaliers de sa dream pop kitsch et soyeuse, et proposer quelques nouveautés de son premier album qui arrive à grands pas… Notre local Th Da Freak et sa pop/rock indé survitaminée reviendra après avoir pas mal tourné ces derniers mois. Ce sera ensuite au tour de Picaszo (encore une pépite du coin), qui sortira encore de son chapeau un bon mix bien chaloupé, comme il en a l’habitude.

Et bien entendu le reste de la programmation s’annonce plutôt lourd, avec une surprise de taille pour la partie NUIT…

Légende de Détroit, techno & talents français en soirée

La nuit du Hors Bord verra la venue exceptionnelle après 7 ans d’absence du maître Derrick May, légende que l’on ne présente plus. A 55 ans le Dj de Détroit compte des centaines de productions derrière lui. Il est considéré comme le porte étendard de la techno et force le respect. On ne peut qu’être excité à l’idée de taper du pied sur les kicks qui nous feront remonter presque un demi siècle en arrière, à l’époque où naissaient les mouvements house et techno.

Pour continuer la soirée en beauté, ça sera la présence de deux français bien habitués des clubs et qui ont déjà une notoriété affirmée, Low Jack et Bambounou. De leur passage au Berghain à leurs dernières productions incisives, il y a de quoi s’attendre à une techno fraîche, novatrice et expérimentale. Déjà produit sur le même label que Nina kraviz, c’est Bjarki nous fera l’honneur de sa présence, et ça risque de faire trembler le Rocher. A l’écoute de « Oli Gumm » ou « I Wanna Go Bang », l’islandais va nous tirailler entre techno puissante, industrielle et sombre, voir jusqu’à la trance.

  • L’événement Facebook c’est .
  • Des places sont à gagner sur notre page Facebook, et pour chopper vos billets ça se passe ici.

 

2.5.0.0
2.5.0.0
2.5.0.0

HER – L’apparence mystique bien ancrée dans le réel

dans ÉVÉNEMENTS/MUSIQUE/REPORTAGES

Ce fut merveilleux et frissonnant. Des mouvement fluides du corps de Victor au son de sa voix, tout s’accorde. La salle est comble, on peine à se faufiler. On sent l’émotion, il plane une excitation que l’on peut attraper avec les yeux. C’est un secret que l’on partage. Un concert de HER est un événement émotionnel.

Au bout de quelques instant de magie, Victor nous annonce que HER s’arrête. Ce projet qui unit deux amis d’enfance, oui je dis bien qui unit au présent. Car Simon n’est plus physiquement, mais son aura est partout. Dans les râles de Victor, dans les riffs de guitare, dans les applaudissement et dans nos yeux mouillés. La salle exhale, souffre avec Victor et comprends ce geste. Arrêter HER car sans Simon HER n’est plus. C’est les larmes aux yeux – sans exagération – que je capture avec conviction ce qui est le dernier concert de HER à Bordeaux.

Migratory Musics : accueil en musique au Rocher de Palmer

dans ART ET CRÉATION/DIVAGATIONS LOCALES

Samedi 13 et dimanche 14 octobre, le Rocher de Palmer accueille un temps de réflexion et de restitution autour de Migratory Musics. Ce projet, soutenu par la Commission Européenne à travers le programme Erasmus+, vise à faciliter l’accueil et l’intégration des populations migrantes, à travers l’art et le patrimoine culturel.

Migratory Musics, projet européen pour l’intégration des populations migrantes

Depuis le mois de septembre 2017, Migratory Musics vise à développer des outils pédagogiques innovants en vue de l’intégration des populations migrantes. Porté par Musiques de Nuit et le Rocher de Palmer, ce projet de coopération réunit des acteurs français (la Commune de Bègles associée aux écoles Marcel Sembat et Ferdinand Buisson, le Centre Social et Culturel de l’Estey, le LABA et INSUP Formation), belges (la Maison de la création Bruxelles Nord et l’École Fondamentale de l’Athénée Royal Bruxelles 2) et grecs (EDRA et Synkoino Coop associé à l’école de Menemeni de Thessalonique). Cette coopération, qui bénéficie de financements européens via le programme Erasmus+, entend mettre l’éducation, la culture et les arts au cœur du processus d’intégration des plus jeunes. Dans le cadre d’ErasmusDay, une session de présentation des accomplissements du projet sera présentée au Rocher de Palmer.

2 journées d’échanges sur les liens entre culture et migrations

Rendez-vous donc le samedi 13 et le dimanche 14 octobre au Rocher de Palmer pour deux journées de discussions, projections ou de concerts pour rendre compte des réalités et des aboutissements d’une année de coopération. La journée du samedi sera rythmée par une table-ronde (de 10h30 à 12h30) ayant pour intitulée : « Quand l’accueil des familles migrantes passe aussi par la valorisation des langues maternelles ». Le lendemain, une séance d’écoute de berceuses du monde sera mise en place (un disque enregistré avec des jeunes de Bègles, de Bruxelles et de Thessalonique), ainsi qu’une projection d’un documentaire de 20 minutes racontant le making off du projet. Un concert est également prévu, de même qu’une rencontre avec Aurélia Coulaty, à l’origine de Migratory Musics, et avec le photographe Pierre Wetzel autour de l’exposition « Les rêves d’avant la route ». L’entrée est gratuite, dans la limite des places disponibles.
)

Bordeaux : le guide de la Fête de la Musique 2018

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

A l’approche de la Fête de la Musique 2018 qui aura lieu le jeudi 21 juin, on vous propose un petit guide histoire de ne louper aucune étape d’une soirée qui s’annonce chargée et pleine de belles surprises. Sélection d’événements qui nous font saliver d’avance, entre spots bien cool, collaborations intéressantes et propositions artistiques séduisantes.

Crédit photo : Astrid Lagougine
}

L’Astrodøme x Musique d’Apéritif @ Place du Palais

Récemment arrivé dans le paysage musical bordelais, L’Astrodøme continue sur sa lancée en mettant en place une belle affiche place du Palais avec la team de Musique d’Apéritif. Point central en ville, cette joyeuse sauterie verra défiler une belle brochette d’artistes locaux, de Wizard à Equipe de Foot en passant par le groupe américain L.A Witch ou la formation issue de Haute Savoie Korto.

tplt x L’Orangeade @ Square Dom Bedos

C’est bien connu ; l’union fait la fête. C’est le leitmotiv qui a poussé deux des meilleurs collectifs locaux à joindre leur force pour un événement de taille qui fera la part belle aux belles galettes et aux morceaux de choix dans un cadre d’exception, le Square Dom Bedos. Ayant déjà collaboré pour l’édition 2016 de la Fête de la Musique, tplt et L’Orangeade remettent donc le couvert et s’apprêtent à célébrer comme il se doit le passage vers l’été.

Délicieuse Musique @ Cour Mably

Se déployant au sein d’un des spots les plus cools en ville, Délicieuse Musique inscrit définitivement son rendez-vous comme l’un des temps forts de cette édition 2018 de la Fête de la Musique. Qui plus est, l’équipe réunit un line up impeccable avec une surprise de taille, qu’on peut découvrir dans la mixtape que Délicieuse Musique nous a concocté il y a quelques jours.

Pour Ceux x Findout Music

Rue passante de choix, la rue des Ayres verra pour sa part une autre union investir le Verde Nero ; celle de Pour Ceux et des gars de Findout Music, férus de bass music, de house et d’autres beats en tout genre. Ambiance tropicale garantie jusqu’à « une heure et des brouettes ».

Iboat w/ Sacha Mambo @ au MADD

Après un récent déménagement s’étant soldé par l’événement d’envergure Ahoy, l’Iboat investit le centre-ville de Bordeaux jusqu’à la fin du mois de juin du côté du Musée des Arts décoratifs et du design. La fête de la musique sera l’occasion pour le célèbre ferry bordelais de marquer le coup avec une soirée qui verra notamment le lyonnais Sacha Mambo faire défiler sa sélecta toujours impeccable.

Bordeaux Rock @ Place Fernand Lafargue

Autre spot bien central et stratégique ; la place Fernand Lafargue ! Cette année, c’est la team de Bordeaux Rock qui y pose ses platines pour un « grand bal populaire et moderne ». Aux commandes, on aura le plaisir de retrouver le duo fou 45 Tours mon amour, pour une distribution d’ondes positives rétro, ainsi que Double Tee et Lionel Fantomes qui tient son salon sur la même place le reste de l’année.

FIP @ Rocher de Palmer

Pour tout ceux répugnant à l’idée d’aller s’entasser dans un énième open-air et d’écouter un mélange de disco et de house, une alternative existe à quelques stations de tram du centre-ville. FIP fête en effet au Rocher de Palmer la musique avec plusieurs artistes gravitant dans la sphère jazz world. On y retrouvera la formation bordelaise Robin & the Woods, le jeune prodige de 18 ans Tom Ibarra, Benkadi Quartet et Touré Kunda.

A l’eau x SUPER Daronne @ Crédit Municipal de Bordeaux

Les deux crews trublions A l’eau et SUPER Daronne s’unissent eux aussi pour une teuf également très bien située en plein centre de Bordeaux. On retrouvera aux platines les membres des deux équipes pour ce qui s’annonce être un truc bien chaud !

Raibow Pony x Les Amplitudes @ Place Saint-Projet (rue Sainte Catherine)

Quand deux collectifs s’unissent et proposent un événement en plein sur la plus longue rue de Bordeaux, on peut légitimement s’attendre à un joyeux bordel. Raibow Pony et Les Amplitudes, habitués de la fête bordelaise occuperont ainsi une place de choix en ville, qui s’annonce comme l’un des points de passage obligé de ce rendez-vous musical.

Uni-Tekno 4 @ Doyen Brus

9 heures de son non-stop : c’est la formule proposée par une pléthore de collectif techno à Pessac pour une teuf en open-air bien solide. De quoi régaler les plus teuffeurs d’entre-nous et autres aficionados de rythmes accélérés ou énervés.

Concilio @ l’Iboat

Si la plupart des événements prévus pour la Fête de la Musique en centre-ville s’achèvent relativement tôt (autour d’une heure), les plus gourmands auront malgré tout de quoi se rassasier.  L’Iboat accueillera en effet BinarySound et Les Viatiques, deux collectifs de la région aux esthétiques micro house et minimale, pour finir la soirée en beauté.

Les 10 ans de Banzaï Lab en images

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Ayant toujours eu à cœur de soutenir les acteurs culturels et artistiques de notre ville, c’est tout naturellement que le label Banzaï Lab se retrouve régulièrement dans nos colonnes. Pour leur dixième anniversaire, qui s’est déroulé début mai au Rocher de Palmer, nous nous sommes rendus sur place pour capter l’ambiance et les concerts survoltés d’une belle partie de la Banzaï Family élargie, de Smokey Joe & The Kid à Too Many T’s en passant par Al’Tarba, Youthstar, SENBEÏ, Dirty dike ou The Subvivors. Retour en images sur ces deux belles soirées d’anniversaire !
)

Roméo Elvis : Bruxelles est arrivé à Bordeaux

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Roméo Elvis s’est imposé comme l’une des figures majeures du paysage rap belge. Son titre « Bruxelles arrive » sur lequel posait également Caballero a été l’un des hymnes de l’année 2017, et l’artiste continue en 2018 d’enchaîner des dates à succès dans la foulée de la sortie de son album Morale 2. Venu encore une fois s’essayer au Rocher de Palmer, dans une salle comble, Roméo a su démontrer ses talents de scène et sa capacité à remuer les foules. Avant lui, Nusky échappé de son duo qu’il forme avec son pote Vaati, a également bien chauffé le public de Cenon. Toujours à l’affût, le Type s’est rendu là-bas et vous propose de revivre le concert en image.
}

   

Anniversaire Banzaï Lab : 10 ans

dans DIVAGATIONS LOCALES/MUSIQUE

Le Label Bordelais fêtera ses 10 ans le 4 et 5 mai au Rocher de Palmer, avec l’écurie au grand complet sur deux soirées qui promettent du lourd !
)

L’incontournable label bordelais soufflera ce weekend ses 10 bougies sur deux soirées riches en surprises avec un line-up fracassant, réunissant grosses pointures, nouvelles recrues et collaborations inédites. Banzaï Lab revient donc après 10 ans de bons et loyaux services, une aventure qui n’est pas prête de s’arrêter après plus d’un centaine de concert, le label développeur et dénicheur de talents vient enfoncer le clou et investir le Rocher de Palmer de Cenon.

Entre hip-hop, dub, soul, electronic, bass music et autres, Bordeaux vibrera, avec pour le premier soir :

  • Les Bordelais Smokey Joe & The Kid « ALL STARS », le duo Bordelais sera présent pour un live inédit en France puisqu’ils seront accompagné des Mc’s anglais Youthstar (Chinese Man Records) et Mysdiggi, des ricains Black Worell et Non Genetic (Shadow Untaz) et du français Yoshi (Zulu Nation).
  • Suivi du duo londonien Too Many T’s, récente recrue du label, pour leur tout premier live dans la ville, pour terminer avec le groupe vainqueur du Tremplin « La MUE » .

Le samedi verra le Rocher vibrer sur deux salles:

Mainstage :

  • L’anglais Dirty dike de chez High Focus records qui viendra poser pour la première fois les pieds dans notre région, Youthstar qui remettra ça avec cette fois ci notre bordelais SENBEÏ aux platines pour un set qui s’annonce puissant, du rap avec Cheeko & S.O.A.P, electro-funk avec KOAN SOUND, l’abstract Hip-hop fusillant d’Al Tarba, la neo-soul du trio J-Silk et les mélodies électroniques de Noke.

Dub Corner :

DUB ADDICT Crew et leur Soundsystem, La voix roots de Joe PilgrimFeldub (Co-fondateur de Banzaï) accompagné de Twan Tee, et pour finir la formation de dub The Subvivors. De quoi taper du pied et s’en mettre plein les tympans.

BANZAÏ !!!

 

 

 

 

 

 

Retourner là haut